Et voilà, je sais que ca fait longtemps et je suis impardonnable, mais me revoilà avec par un mais deux chapitres pour vous... En esperant que vous n'avez pas abandonné cette fic...
Sinon, je tiens à dire que j'ai failli ne pas traduire la suite, mais étant donné la belle fin GSR que les producteurs nous ont donné, j'ai retrouvé un peu de mon âme GSR. Alors voilà. J'essaye de traduire la dizaine de chapitres restant avant avril (enfin avant la naissance de mon bout de chou...) Après ca risque d'être chaud !
Bonne lecture à tous et merci de continuer à me lire...
Chapitre 29
La clarté du jour la réveilla. Sara cligna plusieurs fois des yeux, s'habituant petit à petit à la lumière plutôt envahissante qui entrait par la fenêtre. Grissom dormait encore à côté d'elle.
Elle frissonna de plaisir sous la chaleur de la coquette. Elle ne dormait que très rarement nue, mais le sommeil les avaient emporté tous les deux suite à leur retrouvaille. Plus tard, elle avait été incapable de sortir de la douceur des bras de Grissom pour partir à la recherche de ses vêtements.
Sara roula sur le côté pour faire face à Grissom. Dans la nuit, il s'arrangeait toujours pour se coller contre elle, ce qui était un contraste assez intéressant entre le Grissom de la nuit et le Grissom de la journée. Ce matin là, il tenait la moitié du lit, avec un bras coincé sous sa tête et l'autre là où Sara était une seconde auparavant. Il ronflait paisiblement.
Elle respira profondément et failli l'embrasser pour le réveiller, peu importe son haleine matinale. Mais il avait toujours des cernes sous les yeux, et elle-même avait plutôt faim et rêvait d'une bonne douche.
Alors elle sortit délicatement de sous les draps et s'étira, vraiment contente du matelas de Grissom. Elle n'avait pas mal au dos pour une fois. Le tapis sous ses pieds était tout doux. Elle regarda autour d'elle, se réveillant tout doucement.
La robe de chambre de Grissom était là où elle se rappelait l'avoir vu la veille, pendue derrière la porte de la salle de bain. Elle l'enfila, et profita pleinement de la bonne odeur de Grissom.
Malgré la petite visite de Grissom, Sara se sentait encore comme une invité dans cette maison, mais ce devait être normal. C'était la maison de Grissom, après tout, et il lui faudrait certainement un peu de temps pour se sentir à l'aise.
Mais, en regardant autour d'elle, elle réalisa soudain qu'elle n'était pas seulement la bienvenue entres ses murs, non, elle vivait ici maintenant. Elle frissonna à cette idée.
La maison de Gil. Notre maison. Notre… maison.
Sa machine a café était très perfectionnée, il fallut donc à Sara quelques minutes pour comprendre comment elle marchait avant de préparer un pot. Elle était apparemment programmée pour préparer le café tous les jours en fin d'après midi, pour suivre le programme de Grissom. Sara s'imagina que si Grissom était encore au lit maintenant, après avoir dormi pourtant beaucoup plus longtemps que ces heures normales, c'était certainement du au déménagement de sa maman, qui l'avait épuisé. Quand elle l'avait revu la veille, elle l'avait trouvé beaucoup plus fatigué que lors de son départ pour la cote ouest, mais Sara ne lui avait rien dit.
Elle appuya sur le bouton de la cafetière et parti récupérer sa valise qui était toujours dans l'entrée. Il est temps qu'il prenne un peu soin de lui. Il a besoin de quelqu'un pour le surveiller.
Ce n'est que plus tard, les bras charges de ses vêtements, qu'elle réalisa que c'était elle qui allait s'occuper de lui. Amusée, elle secoua la tête et commença à ranger.
La baignoire de Grissom était énorme, et ils pourraient aisément entrer à deux dedans, mais Sara se contenta d'une rapide petite douche, trouvant ensuite les serviettes dans les placards. La salle de bain était vraiment spacieuse. Il y avait de l'espace pour elle dans tous les placards, et une place libre attendait sa serviette sur le porte-serviettes.
Le temps que Sara sorte de la douche, le soleil était complètement levé. Elle retourna dans la cuisine, lavée, habillée, mais pieds nus. Elle avait séché ses cheveux rapidement avec une serviette, ne voulant pas réveiller Grissom avec le bruit du sèche-cheveux.
Le café était prêt. Sara prit un mug sur l'égouttoir de l'évier et se servit une tasse. En ouvrant le frigo, elle trouva du lait, et beaucoup d'autres choses, lui montrant une nouvelle fois que Grissom avait vraiment préparé son arrivée. C'est ca ou bien il vient de se découvrir une passion soudaine pour les choux de Bruxelles.
Mais je ne pense pas.
Sa tasse de café à la main, Sara regarda par la baie vitrée. Grissom ne lui avait pas montré cette partie de la maison. Elle découvrit un petit jardin bien verdoyant, qui tranchait plutôt avec l'aridité du désert ambiant. Il y avait également des massifs de fleurs et une petite cabane sur un côté. Sara ouvrit alors la baie vitrée.
Une sirène d'alarme se mit alors à hurler dans la maison. Surprise, Sara referma la fenêtre aussi sec, mais le bruit ne s'arrêta pas. Merde ! Je ne savais pas qu'il avait une alarme…
Elle chercha autour d'elle le boitier de commande, le trouvant caché derrière un rideau, mais c'était un boitier à code. Sara jura. Je ne savais pas…
Avant qu'elle ne panique d'avantage, elle sentit une main sur son bras et vit Grissom composer un code de 5 chiffres. Le bruit assourdissant s'arrêta aussitôt et un lourd silence s'ensuivit.
Réveiller Grissom comme ca le premier jour de leur vie ensemble n'était pas la meilleure des choses à ses yeux.
"Sara…" commença Grissom derrière elle, sa voix encore endormi. Elle le regarda.
"Je suis désolée," luit-elle, ne le laissant pas reprendre la parole. "C'était bête, j'aurais du savoir que tu avais une alarme."
Grissom était craquant tout endormi. Il ne portait que son caleçon, ses yeux étaient encore fermés à moitié. Il passa une main dans sa barbe "Sara, je ne t'en ai pas parlé, comment tu aurais pu savoir."
Elle ouvrit la bouche et réalisa qu'elle n'avait rien à dire à cela. Elle ne l'avait pas vu composer de code la veille en entrant.
"C'est moi qui devrait m'excuser," continua-t-il. "J'aurais du te le dire dès qu'on est entré dans la maison. J'utilise une télécommande qui est sur mes clés, j'y pense même plus."
Sara secoua la tête, en souriant enfin "Alors si on reprenait depuis le début ?"
"Pardon ?"
Elle posa ses mains sur ses épaules nues et l'embrassa. Il résista une petite seconde avant de l'entourer de ses bras "Bonjour," lui murmura-t-elle.
Grissom lui sourit "Bonjour à vous aussi, Mademoiselle Sidle." Il souleva un sourcil. "Je vois que tu as compris le fonctionnement de la machine à café."
"Ce n'était pas très dur." Elle sorti des bras de Grissom et prit un autre mug qu'elle offrit à Grissom "Je voulais juste aller voir dehors."
Grissom ouvrit la porte, laissant l'air matinal s'engouffrer dans la maison. "Le code c'est le 28635" lui dit-il en sortant sur sa petite terrasse. "J'appellerais pour que tu ais toi aussi une télécommande."
Sara le rejoignit dehors. Le ciment de la terrasse était froid sous ses pieds nus. Elle prit une profonde respiration. IL y avait une petite table et une seule chaise sur la terrasse.
"Dans la cabane il y a surtout des insectes," lui dit Grissom "Des cafards pour les courses."
Sara regarda plus attentivement et vit qu'il y avait une clim pour la cabane. "Tu ne les gardes pas à l'intérieur ?"
"Je gardais les tarentules à l'intérieur à l'époque, quand j'en avais, mais pas les crickets ou les cafards. Parce ce que j'ai essayé, mais les cafards puent et les crickets ont tendances à s'enfuir. Au pire s'ils s'enfuient maintenant, c'est dans la nature, donc pas très grave, mais à l'intérieur, je les entendais chanter pendant des jours sans pouvoir les attraper."
"Tu devrais retourner te coucher. Je sais que tu es encore fatigué et en plus tu dois reprendre le travail ce soir."
Grissom secoua la tête. "Non, pas ce soir. J'avais envie de passer du temps avec toi."
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Grissom sourit beaucoup ce jour là, sans vraiment en avoir conscience. C'était tellement bon de voir tous ses rêves se réaliser.
Il avait eu le plaisir de préparer le petit déjeuner à Sara ce matin là, c'était quelque chose qu'il s'était toujours imaginé faire sans avoir le moindre espoir que cela se réalise un jour. Ensuite, ils avaient commencé à débarrasser les cartons de Sara dans le garage et à tout ranger dans la maison. Les meubles de Sara n'allaient pas forcément avec les meubles de Grissom, mais malgré tout il semblait y avoir une certaine harmonie dans la maison.
Le bureau de Sara et ses cartons de livres furent déposés dans sa pièce personnelle, un cadre fut posé dans le salon et des photos prirent place sur le frigo.
"Où est ta lampe de bureau ?" demanda Griss en farfouillant dans ses affaires. "Je ne la vois pas."
Sara fit une grimace. "Joey," dit elle sans rancœur. "Il a voulu la démonter un jour…"
Grissom grimaça lui aussi "Ouch."
"Elle était vieille de toute façon, elle tombait en ruine." Elle se redressa de ses cartons et refit sa queue de cheval, ce qui fit se lever le bas de son tee-shirt. Grissom resta le regard fixé sur son nombril.
"Je l'avais depuis l'Université… Ca me rappelle que ma coloc avait un truc encore plus hideux fait en glace et en acier…" dit-elle en se dirigeant vers le placard.
Grissom essayait de s'imaginer Sara à l'Université… Une jeune Sara, moins prévoyante. "Tu as des photos ?" demanda t il soudain.
Sara le regarda "Tu veux voir mes photos d'Université ?"
Il sourit. "J'aimerais voir toutes tes photos depuis ta petite enfance."
Elle sourit à son tour et hausa des épaules. "Pourquoi pas."
Grissom suivit Sara dans le garage où étaient encore entassés une bonne partie des cartons, cartons qui pouvaient aller directement dans le box que Gil louait. Elle ouvrit l'un d'eux et farfouilla dedans un moment avant de trouver son bonheur. Une boite à chaussure qu'elle tendit à Grissom. "Et voilà."
Il ouvrit la boite. Elle contenait plein de photos. "On a besoin de plus de lumière."
Sara monta les yeux au ciel. "Quoi tu veux un commentaire pour chacune d'elle ?"
Grissom lui sourit, amusé par la situation.
"Ok, ok."
Ils finirent sur le canapé du salon, Sara lui montrant chaque photo une par une. De temps en temps elle les retournait pour avoir des indications de la période ou des personnes. "Kaye, Rica et Eillen," expliqua t elle en tendant à Griss une photo d'elle et de trois autres jeunes femmes qui se tenaient toutes serrées les unes contre les autres en riant. "On était complètement folles."
Grissom était heureux de découvrir une jeune Sara Sidle, encore plus maigrichonne qu'elle ne l'était maintenant. Elle avait souvent un sourire crispé mais avait pratiquement toujours un livre à la main. Il était persuadé que même si elle s'était vraiment amusée pendant ses années d'Université, elle avait aussi du passé beaucoup de temps seul dans sa chambre et pas forcement que par choix.
Une fois la boite vide, Sara regarda toutes les photos posées devant eux sur la table basse. Sara allait les ranger dans leur boite quand Grissom attrapa son poignet. "Je crois que j'ai un album vide quelque part."
"Gil…"
"Tu ne penses pas que Kimmy et Joey voudront les voir un jour ?"
Elle soupira "Peut être, mais il faudra que je fasse un petit tri avant."
"Vraiment ?" l'ennuya t il "Tu ne crois pas qu'ils méritent de te voir endormi en classe ?"
"Toute bavante ? Non, je ne crois pas."
"Je n'ai vu aucune photo de tes petits amis," commenta Grissom d'un air qui se voulait naturel. Ce n'est pas qu'il était jaloux, c'était le passé de Sara après tout, mais il se rappelait qu'elle avait parlé d'un gars une fois.
"C'est parce que je me suis débarrassé des photos," répondit Sara "Je n'ai jamais été très doué dans les relations amoureuses, alors c'est mieux comme ca"
"Sara…" commença t il, sans avoir la moindre idée de ce qu'il voulait dire par la suite. Elle secoua la tête et lui prit les mains.
"Gil, j'ai foiré toutes mes relations amoureuses. Ca m'a blessé à chaque fois. Mais je ne voudrais pour rien au monde changer tout ca, parce que tous mes échecs m'ont menés droit dans tes bras."
Grissom sentait que Sara disait la vérité, mais elle tremblait légèrement.
"Des fois le pire entraine le meilleur."
"Et quand tu as trouvé ce que tu désir, tu arrêtes de chercher." Il avait la voix grave, mais il s'en foutait. Il enroula ses doigts autour de ceux de Sara et les porta à sa bouche en l'embrassant. "Je t'aime."
Elle se pencha vers lui pour l'embrasser.
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Le son de Cœur contre son oreille était réconfortant. Sara était étendue dans les bras de Grissom, heureuse qu'il est remplacé son mini canapé par celui-ci. Il était parfait pour eux deux. Elle trembla un peu ce qui fit bouger Grissom.
"Tu as froid ?" demanda t il, la voix un peu endormie. Sara secoua la tête.
Les photos avaient fait remonter à la surface tout un tas de souvenirs. Des vieux amis, des professeurs, des évènements… Les personnes avec qui elle avait étudié, les professeurs qu'elle avait admiré, les petits amis qui l'avaient utilisé et l'avait jeté ensuite… Tout ca appartenait à un autre temps.
Lui revinrent ensuite des souvenirs plus récent. Son premier jour de boulot à San Francisco, le mariage d'Ed, le sourire de Grissom le jour où elle l'avait retrouvé à Vegas…
Ca faisait plus de dix ans qu'ils étaient tout les deux dans une relation qui était tantôt douloureuse, tantôt heureuse. Mais les huit derniers mois avaient été fantastiques, transformant toutes leurs blessures en autre chose. Elle avait réussi à lui pardonner et avait accepté de le reprendre dans sa vie.
Je ne veux surtout pas foirer tout ca.
Mais elle n'avait plus vraiment peur maintenant. Grissom était présent pour elle. Le simple fait qu'elle soit là, étendue dans ses bras, dans sa maison, était une preuve non discutable. Et je ne suis plus la personne que j'étais cinq ans auparavant.
Elle fut sortie de ses pensées par l'estomac bruyant de Grissom. Elle sourit. "Désolé," lui dit il.
Sara se redressa, en attrapant son tee-shirt et en le renfilant. "Je crois qu'il est l'heure de manger."
Ils mangèrent des sandwiches tout en finissant de ranger les affaires de Sara. Ils étaient en train de charger le coffre de la Mercedes pour transporter les cartons dans le box, quand une voix amusée et familière les fit se retourner.
"Hey, j'étais peut être pas là hier au soir, mais vous auriez au moins pu m'appeler, non ?"
Sara regarda l'homme qui se tenait à quelques pas d'eux, avant de sourire et de courir dans ses bras. Brass, qui était pour une fois en jean et tee-shirt l'accueillis les bras ouvert pour un énorme câlin. "Hey, vas-y doucement, ma grande, je ne suis plus tout jeune."
Sara s'éloigna de lui. C'était Brass qui l'avait déposé à l'aéroport quand elle était partie de Vegas et elle était plus qu'heureuse de le retrouver. "J'allais vous appeler, mais j'ai pensé que vous deviez être en train de dormir."
Ils se rapprochèrent de la voiture où Grissom les attendait. "Tu rigoles ? J'avais à peine fait un pas dans le labo ce matin, que Greg me sautait dessus pour me dire que tu étais de retour. Qu'est ce que vous lui avez fait à ce petit ? Il était tout excité."
"C'est tout Greg, ca," dit Grissom. Il regarda Sara et un discours sans parole s'ensuivit.
Jusqu'a ce qu'il regarde de nouveau Brass "On va déposer ces cartons en ville, Jim, mais si tu veux, tu peux nous accompagner, on ira manger un bout après."
Le policier sourit. "Tu n'as pas à me demander deux fois."
Il les suivit donc et les aida à ranger les cartons dans le box, avant qu'ils ne trouvent un petit italien calme et sans trop de touristes. "Maintenant," commença t il dès qu'ils eurent leur boisson entre les mains "Je veux des détails."
Sara sourit à Grissom et obéit.
Ils en étaient à la moitié de leur repas quand l'histoire fut terminée. Brass resta silencieux un moment, sirota son vin avant de dire à Grissom "Toi, mon ami… tu es le plus chanceux des fils de pute."
"Je sais," lui dit simplement Grissom. Sara lui prit sa main sur la table, ce qui fit sourire Brass.
"Bon, très bien. Alors tu prends bien soin de lui, Sara… Par contre, est ce que ca signifie qu'on aura plus nos jeudi soir poker chez toi ?"
Sara sourit et Grissom monta les yeux au ciel.
Ils discutèrent ensuite d'affaires passées et en cours tout le reste du repas. Grissom paya l'addition en se battant contre Brass. Celui-ci regarda finalement sa montre "Désolé de vous quitter comme ca, mais il faut que je rentre à la maison pour me changer avant d'aller au boulot. Tu reprends demain, Gil ?"
"A moins d'un imprévu d'ici là, oui."
Brass se leva "Alors j'espère pour toi qu'il n'y aura pas de corps couvert de bestioles cette nuit."
Il embrassa Sara sur le front "Je suis heureux que tu sois de retour, Sara." Dit-il en partant.
Sara secoua la tête "Il n'a pas changé." Grissom acquiesça.
"Il est super." Il lui serra la main. "Tu veux qu'on aille se promener un peu ?"
Ils se promenèrent un moment dans les rues calmes près du restaurant, main dans la main, appréciant ce moment paisible. Sara se disait que normalement, elle n'aimait pas passer une journée entière avec quelqu'un, il lui fallait forcément un moment de solitude… mais pas avec Grissom. On va bien finir par vouloir un peu d'espace, mais pas pour le moment…
"Tu es content d'être de retour ?" lui demanda t elle.
"Oui," dit-il heureux. "J'adore cet endroit. J'aime travailler ici." Il la serra contre lui. "Et toi ?"
"Demande-moi dans une semaine."
Ils retrouvèrent leur voiture un peu plus loin, et en lui ouvrant la portière, Grissom lui demanda gentiment : "Prête à rentrer à la maison ?"
Sara sourit et lui caressa la joue "Oh oui."
