CHAPITRE 29: Vengeance féminine

Molly Weasley avait pris congé de ses hôtes et tandis que Harry faisait la vaisselle et Ron vidait la poubelle, Hermione débarrassait la table. Les deux hommes ne parlaient pas et l'ambiance paraissait loin d'être festive. Seule Hermione semblait s'être engagée dans un long monologue.

-…je ne comprends pas, on dit que ce sont les hommes qui doivent travailler, mais c'est injuste, parce qu'une femme qui reste à la maison n'a aucun lien social adapté à ce dont tout être vivant doit connaître dans sa vie. Molly a raison, la vie d'aujourd'hui est bien plus facile. Chez les moldus…

Ron et Harry n'écoutaient pas la moindre parcelle du discours de leur amie et se contentaient de bouger leur baguette pour que la vaisselle se nettoie et se sèche ou pour que le sac poubelle vole jusqu'à l'entrée tout en lançant des « hum » pour montrer un semblant d'intéressement à la conversation. Leurs gestes étaient mécaniques, ils pensaient à toute autre chose. Alors qu'elle s'apprêtait à aborder le travail des enfants dans les pays en voie de développement, Hermione s'arrêta net.

-Vous m'écoutez pas là, les garçons ?

-Oui… lança Ron sans avoir entendu la question.

-Ah ben, merci ! Ca fait plaisir ! De toute façon dès qu'on aborde autre chose que le Quidditch ou les filles, tout les monde n'en a plus rien à faire !...

Harry lança un regard mauvais à Ron en voyant Hermione reprendre un autre monologue qui, celui-là, serait beaucoup plus long. Le jeune roux murmura un « désolé » à son ami en cachette d'Hermione et se retourna vers la jeune femme pour lui faire face.

-La vie n'est pas que basée sur un vif d'or et une Fleur Delacour, il y a des sujets importants à …

-Hermione… Coupa Ron

-…aborder, nan mais sérieux…

-Hermiôôône ! Réitéra Ron

-Quoi !?

-Chut !

Harry se retourna vers ses deux amis avec les yeux exorbités. Quant à Hermione, elle avait pris son air outré et ses yeux reflétaient la colère. Mais elle s'était tue et Ron s'en félicitait.

-Merci.

Ce fut sûrement le mot de trop pour la jeune femme qui croisa les bras en signe de protestation et qui toisa son ami d'un regard digne de Drago Malefoy.

-Ronald Bilius Weasley… Dit-elle sadiquement.

-Hum ?

-Connais-tu la différence entre un crétin fini et un idiot fichu ?

-Euh…

-Tu as souvent été dans le premier cas, mon chéri, mais depuis une minute, je vais faire de toi le second cas…

-Comment ? Demanda Ron

-Tout d'abord, commença-t-elle en tournant sensuellement autour de lui, comme pour l'envoûter, je vais te faire souffrir, et ensuite, tu vas regretter amèrement ce que tu as fait…

Ron avala sa salive et vit la jeune femme s'approcher lentement de son visage, comme pour l'embrasser, mais une fois à quelques centimètres du visage de son ami, elle murmura voluptueusement :

-Bonne nuit, Ron.

Le jeune homme resta sans mot lorsqu'elle se retourna brusquement faisant voler ses cheveux qu'il se prit dans le visage et qu'elle prit une démarche des plus sexy pour se rendre dans sa chambre.

Harry, quant à lui, se marrait bien et cela mis Ron en rogne.

-Arrête !

-Désolé, j'ai beaucoup aimé le coup des cheveux !

-Tu ferais mieux de te mêler de ceux de Ginny !

-Ron, ne vas pas par là s'il te plait…

-Ben quoi, vous avez bien remis ça, non ?

-Ron, tu veux que je te dise, tu n'es pas qu'un idiot fichu, tu es aussi doublé d'un crétin fini !

-Ben quoi, tu veux rien me dire, je peux pas deviner ! Oh et puis j'en ai marre, je vais me coucher !

C'était sûrement l'une des meilleures initiatives que Ron pouvait prendre, mais lorsqu'il arriva dans le couloir, le jeune homme se posa une question qui lui paraissait existentielle, allait-il dormir dans sa chambre ou oserait-il se rendre dans celle d'Hermione ? Tentant le tout pour le tout, il ouvrit la porte de la chambre de son amie et entra doucement.

-'Mione, tu…

Il ne put terminer sa phrase étant donnée la scène qui lui faisait face. Hermione était assise dans son lit, vêtue d'une tenue très dénudée qui laissa Ron perplexe. La jeune femme se leva et s'approcha de son ami.

-Je suis désolé Ron, mais je suis vraiment fatiguée.

Elle passa devant le jeune homme et ouvrit la porte d'un geste très sensuel qui ne laissa pas Ron indifférent.

-Bonne nuit.

Le jeune homme comprit alors qu'elle n'avait pas troqué ses pyjama contre des sous-vêtement pareils pour son simple plaisir, elle allait le faire baver jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'il craque et comprenne la leçon.

Le lendemain matin, le jeune Weasley fut le premier debout. Lorsqu'il entra dans la cuisine, pattenrond s'était installé sur la table et il le vira d'un geste agacé.

-Sale chat, tu mets des poils partout ! On voit que c'est pas toi qui lave !

Il alla se préparer une tasse de café lorsque la porte du couloir s'ouvrit sur une Hermione en boxer très court et mini haut. Elle passa devant Ron sans lui adresser le moindre regard, mais il comprit vu la démarche féminine que son amie prenait qu'elle avait tout à fait remarqué sa présence. Alors qu'elle attrapait une tasse, elle fit volontairement tomber un verre au sol et se pencha délicatement pour ramasser les morceaux, se mettant dans une position telle que Ron pouvait voir la quasi-totalité de ses attributs féminins.

-A quoi tu joues, 'Mione ? Tu vas m'ignorez longtemps ?

-Oh pardon, Ron, j'ai totalement oublié que tu étais là.

-Mais oui… Grommela le jeune roux en buvant sa tasse.

Lorsqu'il voulu aller se doucher, il prit ses affaires et s'avança vers la salle de bain. Mais à peine avait-il fait un pas, qu'une silhouette sortit de la pièce adjacente et se faufila avant lui dans la salle de bain. Dégoûté, il retourna dans la salon, où il découvrit un homme en tenue de sport, qui ressemblait plus à un extra-terrestre qu'à un être humain tant il était musclé. Il eut à peine le temps de se poser la question qu'Hermione réapparut en tenue de jogging moulante et lança à sa victime :

-Ron, je te présente Marcel, il sera mon coach sportif à partir d'aujourd'hui.

Le jeune homme voulut se frapper la tête contre les murs quand il vit celui qu'il avait déjà surnommé musclor tripoter son amie et lui faire prendre des positions totalement farfelues, tout cela à deux mètres de lui.