Note: Yoo! Bon ce soir je ne suis pas inspiré en parlotte, pour une fois que j'ai fini assez tot mon chapitre, je vais essayer de prendre un peu d'avance! D'autant que pendant les 15 jours à venir, je ne vais pas être chez moi, donc pour écrire et publier, ça va être coton :/ Enfin voila, bonne lecture à vous!

Réponses aux reviews:

Nandra: Lol, ta review m'a beaucoup fait rire. Kuro Gamegie ne peut pas laisser son Fydro partir à l'aventure seul voyons! Pour le paquet, mystère et boule de gomme! Je ne répondrais pas, même sous la torture! (quoique, si y a du gateau au chocolat dans le secteur... *sort*)

Kahlane: Hihihi, et t'as encore rien vu !

Pour m'empêcher de dire des conneries ou me laisser continuer, c'est toujours en bas au centre!(on sait jamais)


Kurogane se réveilla la bouche pâteuse, et l'esprit embrumé comme jamais cela ne lui était arrivé par le passé, même après une nuit bien arrosée. Il avait dormi trop profondément, chose qui ne se produisait jamais, car son esprit était toujours sur le qui-vive. Il se redressa sur la banquette où il était allongé, avant de grimacer. Il était complètement ankylosé de la tête aux pieds, et son corps était gelé. Le feu dans la cheminée était consumé depuis longtemps, et la maigre couverture qu'il avait gardée sur lui ne suffisait pas. Il avait besoin de se débarbouiller la figure, et mettre des vêtements plus chaud; il verrait plus tard pour remettre la cheminée en route. Toutes les pièces étaient plongées dans la pénombre, et mal réveillé, ses orteils servirent à plusieurs reprises de détecteur de meubles, lui arrachant quelques jurons sur le pourquoi du comment cette chaise, ou cette table se trouvait sur son passage. Enfin, il arriva devant l'escalier de bois qui grinça bruyamment alors qu'il le grimpait, pour finalement arriver à sa chambre.

A moitié dans les vapes, il percuta de plein fouet son lit sur lequel il se laissa tomber. Jamais il n'avait eu une envie si irrésistible de dormir. Ses paupières étaient affreusement lourde, son corps de plombs, et son esprit lui susurrait qu'il pouvait se rendormir tranquillement. Il lutta néanmoins, essayant de rassembler les bribes de ses souvenirs. Il humecta ses lèvres gercées. Il fronça soudain les sourcils. Il avait oublié quelque chose d'important, d'essentiel, mais quoi ? Incapable de lutter ces yeux se fermèrent malgré lui, et sa tête lui parut si lourde qu'il eut l'impression qu'il s'enfonçait profondément dans son lit. Et soudain, il vit le sourire du blond. Ce sourire si malicieux, et si agaçant à la fois. Fye…

Fye !

Ce fut suffisant pour lui donner la force d'émerger. Ou donc était passé le blond ? Il ne l'avait pas vu dans la salle commune, et celui-ci n'aurait jamais laissé la cheminée s'éteindre… Il fallait qu'il se rappelle. Quand l'avait-il vu la dernière fois ? Le contact de ses lèvres sur les siennes fut la première chose qui lui revint. Pourquoi avait-il fait ça ?! Il se souvint de sa surprise, avant de surprendre du coin de l'œil une rune bleue que le blond avait tracée du bout de ses doigts.

« Je suis désolé Kuro-chan, mais je ne peux pas prendre le risque qu'Ashura te trouve. Fait de beaux rêves, oublies moi, et… prend soin de toi… »

Se remémorer ces dernières paroles fut aussi efficace qu'une douche froide pour le réveiller. Il se redressa vivement, trop vivement. Sa tête résonna comme si on l'avait frappé de plein fouet avec un marteau. Il retomba sur le lit, les mains sur ses tempes qui battaient furieusement, le visage crispé par la douleur.

« Bordel, qu'est-ce que tu m'as fait le mage… » grogna-t-il.

Il lui avait lancé un sort pour qu'il dorme, il ne voyait pas d'autre explication. Son sommeil n'avait rien eu de naturel ou d'habituel, mais ce qui l'inquiéta le plus, c'est le temps. Combien de temps était-il resté à dormir ? Le blond était parti, mais où ? Au bout de quelques minutes qui lui parurent interminable, sa tête se décida enfin à se calmer un peu, suffisamment pour qu'il puisse se lever et remuer. Il avait tous les symptômes de la gueule de bois, sans l'alcool, c'était charmant. A tâtons, il monta au deuxième étage et ouvrit la chambre du blond. Il n'y avait rien, aucune trace qui aurait pu indiquer sa présence passée ou présente. Seul un lit simple avec literie complète, et une armoire vide trônait dans la pièce. Néanmoins, il inspecta chaque parcelle de la pièce, sans succès. Fye avait été très prudent, personne ne pouvait savoir qu'il avait passé plusieurs mois dans cette pièce, même les poussières avaient été faite, et il ne restait même pas ne serait-ce qu'un cheveu.

Agacé, Kurogane redescendit dans la salle commune. Sa première envie fut de tout casser dans la pièce pour essayer de calmer sa colère. Pourquoi fallait-il toujours qu'il reste dans l'incertitude ?! Au bout de quelques minutes, il se força au calme en prenant plusieurs grandes inspirations. Il devait réfléchir. Il ouvrit les volets de bois de la salle commune afin d'avoir un peu de lumière, et fronça les sourcils en voyant la neige épaisse qui recouvrait la ville. Cet idiot était parti par un temps pareil… S'il avait quitté la ville, la campagne devait être difficile à emprunter. Il soupira, et remit en route le feu de la cheminée, et en profita pour rallumer quelques bougies. Il fouilla dans les placards et trouva de quoi se mettre sous la dent, mais se méfia de son propre estomac qui le brûlait et préféra manger lentement et en petite quantité.

Il reprit les derniers évènements depuis le début. Fye lui avait avoué plusieurs jours plus tôt qu'il y avait quelqu'un qu'il avait endormi dans son pays, et que cela le contraignait à ne pas se servir de sa magie, car sinon, cette personne s'éveillerait et le chercherait. Hors, lors de leur dernier combat, Fye s'était servi de ses pouvoirs pour lui sauver la vie, alors qu'il ne l'avait jamais fait par le passé, même pour protéger sa propre personne. Quand il lui avait posé la question à ce sujet, le blond lui avait simplement répondu qu'il ne voulait pas que quiconque meurt à cause de lui. Qu'avait-il entendu par-là ? En quoi aurait-il été coupable de sa mort ? Parce qu'il n'aurait pas sauvé quelqu'un alors qu'il en avait les capacités ? Il ne voyait que cette possibilité.

Et parce qu'il ne voulait pas être responsable de sa mort, le blond était parti afin d'éviter de le mettre en danger. Seulement, le brun trouvait quelque chose de bizarre. Si cette personne était si dangereuse pour lui et ceux qui l'entourait, pourquoi le blond c'était –il contenté de l'endormir, et ne pas en avoir profité pour l'éliminer ? Etait-ce quelqu'un que le blond ne pouvait pas tuer, car proche de sa personne ? A moins qu'il y ait autre chose… Un otage ? Cet homme retenait une personne chère au blond et dans l'impossibilité de le délivrer, il c'était contenté d'endormir cet homme et de quitter le pays ? Les quelques souvenirs épars du passé de Fye lui revinrent en mémoire. Il avait un jumeau dont il n'avait jamais fait allusion. Enfant, on leur avait demandé de tuer l'autre pour mettre fin à une malédiction en quelques sortes, puisque leur naissance avait corrompu la magie de Seles… Du moins c'était ce qu'avait dit le souverain aux deux enfants, et Kurogane avait toujours du mal à digérer le fait qu'on puisse demander à des enfants de s'ôter la vie. Il imaginait mal Fye faire cela…

Fye avait refusé de le mêler à ces problèmes, ce qui lui ressemblait bien, lui qui était si secret. Il avait ainsi considéré que l'homme, Ashura, était plus fort que Kurogane, et qu'il le tuerait sans hésiter. Certainement également avait-il eu peur que cet homme fasse pression sur lui en mettant son existence dans la balance. Mais alors que devait-il faire ? Devait-il respecter le vœu du blond, le laisser poursuivre sa route, et reprendre la sienne ? Seulement, il avait démêlé bien plus de choses en un mois avec Fye que lui seul en un an. Et puis, même s'il ne l'admettrait jamais ouvertement, il avait apprécié la présence du blond, ses réflexions, et il s'était senti en confiance à ses côtés quand ils se battaient. Il n'avait pas besoin de sa magie pour être fort et intérieurement, Kurogane caressait l'idée de pouvoir l'affronter un jour afin de mesurer leur force. Le vide de sa présence se ressentait déjà. Quand bien même voudrait-il poursuivre sa route, sur quoi se baserait-il ?

Tomoyo ! Avec tout ça, il avait failli oublier ! Elle l'avait contacté dans le Rêve, il en était sûr. Elle était donc en vie. Mais où était-elle ? Pourquoi ne l'avait-elle pas contacté plus tôt, et avoir attendu précisément ce moment ? Et pourquoi ne lui avait-elle pas dit plus simplement où elle se trouvait ? Kurogane ferma brièvement les yeux et tenta de se souvenir de ce qui s'était passé au palais Shirasagi. La dernière image qu'il avait eu d'elle était une espèce de chose invisible qui l'emportait, et après, plus rien. Le blanc total. Il n'avait retrouvé d'elle et de sa sœur l'Impératrice Amateratsu que leurs manteaux ensanglantés. Avec tous les dégâts qu'il y avait eu, lui et Soma avait supposé qu'elles étaient mortes, même s'ils n'avaient jamais retrouvé aucun corps. Il s'était disputé à l'époque avec la garde du corps de l'Impératrice, et après une discussion plutôt violente, le brun s'en était allé. Si seulement il l'avait écouté, quand elle lui avait refusé de croire à leurs morts tant qu'elle n'aurait pas retrouvé leurs cadavres… Alors que lui n'avait eu que désir de sang et de vengeance…

Que devrait-il faire ? Il n'avait aucun indice sur l'endroit où les deux femmes étaient, certainement retenues et contraintes, hors de sa portée, car sinon, il ne voyait pas pourquoi il n'aurait pas eu de leurs nouvelles plus tôt. Si Tomoyo avait choisi de les aider, plutôt que de lui dire où elle se trouvait, c'est qu'elle avait certainement considéré que le brun ne pouvait pas lui venir en aide dans l'immédiat, mais elle avait manifesté sa présence pour qu'il sache qu'elle était en vie… Kurogane serra les dents, tiraillé entre son désir de poursuivre Fye, et sa volonté de partir à la recherche de Tomoyo. Qu'est-ce que la jeune fille lui dirait de faire ? Le blond avait dit qu'elle était une Gardienne, chose auquel il ne comprenait pas grand-chose. Sans plus d'informations, il ne pourrait guère avancer et puis, il trouvait ça louche que deux princesses, détentrice de grands pouvoirs magiques se fassent enlever à un an d'intervalle…

Et puis, il y avait aussi cette Organisation à la Chauve-Souris. Et comme par hasard, l'homme qui les avait attaqués était précisément dans le passé du blond. Etait-ce une raison supplémentaire qui avait motivé son départ ? Il soupira, et esquissa un sourire contrit. Au fond, il avait déjà pris sa décision depuis le début. Il partirait à la recherche de Fye. Mais comment savoir dans qu'elle direction était-il parti ? Certainement pas au Nord à Seles, où se trouvait l'homme qu'il fuyait. A l'Ouest, il n'y avait plus que Nihon, où les clans survivants s'entretuaient depuis la disparition de l'Impératrice, et au-dessus, il n'y avait que la République d'Hanshin, entouré d'une muraille impénétrable. Au sud ? Le reste de ce pays, et il ne savait rien de l'Est. Il ne lui restait qu'une chose à faire, interroger les Gardes des Portes de la ville pour savoir par où le blond devait être passé.

Vêtu de frais, il prépara un baluchon avec de quoi se nourrir plusieurs jours, et sorti. Le vent glacial lui gifla le visage. Il allait devoir racheter des vêtements plus chauds, si le froid persistait. Après une enquête rapide, il découvrit qu'il avait dormi pratiquement vingt-quatre heures, ce qui le renfrogna. Il ne pouvait pas se permettre de perdre davantage de temps sans quoi, il ne retrouverait jamais la trace du blond. Il commença par la porte Ouest qui ne donna rien, comme il s'en doutait. Il redescendit ensuite à la Porte Sud, mais les gardes n'étaient pas très bavards et plutôt nerveux, avec l'agitation qui régnait en ville. Entre la chute du Rêve, et la disparition de la Princesse, Tout le monde était à cran et Kurogane ne pouvait que trop comprendre ses habitants, pour avoir connu une situation assez similaire par le passé. Mais alors qu'il remontait en direction de la porte Est, il croisa une personne qu'il ne s'attendait pas à voir. La Sorcière qui était venue à l'auberge et leur avait filé un coup de main. Un sourire carnassier s'esquissa sur ses lèvres. La chance tournait peut être enfin.

« Hoy, se contenta—t-il de dire quand elle fut à sa portée.

- Tiens, cela faisait longtemps.

- Mouais. Je cherche Fye »

Le sourire malicieux qu'il vit s'esquisser sur les lèvres de cette femme ne lui plaisait pas. Il en déduisit qu'elle savait quelque chose.

- Tu sais où il est parti c'est ça ?

- Oui. Mais il ne souhaite pas que tu le trouves, donc je ne peux pas te dire où il est, le prix serait trop cher à payer pour toi.

- Bien pratique… ricana le brun, ce qui eut pour seul effet de faire rire Yûko.

- De toute façon, tu possèdes déjà quelque chose qui pourrait t'aider à le retrouver, alors… répondit-elle d'un sourire, avant de désigner du doigt quelque chose accroché à sa ceinture. Le brun fronça des sourcils, avant d'attraper la bourse qui pendait à sa ceinture. Il l'ouvrit, et trouva à l'intérieur la bague qu'ils avaient utilisée par le passé pour trouver le lieu du Rituel. Il la tourna entre ses doigts. Elle semblait noirci, abimé. Pouvait-il s'y fier ? Il leva des yeux interrogateurs vers la Sorcière.

« Sa durée de vie n'est pas infinie, je te conseillerai donc de ne pas trop tarder…

- Il suffit que je pense à Fye pour qu'elle se m'indique l'endroit où il se trouve c'est ça ?

- Oui. Bien, je vais continuer mon chemin. Cette ville à bien des souhaits à accomplir à présent… dit-elle alors que son sourire s'effaçait.

Kurogane l'ignora. Il n'avait plus de temps à perdre. Il chercha un tailleur à qui il acheta des vêtements chauds, une tenue de rechange, puis passa chez un vendeur d'armes où il se procura un arc ainsi que des flèches dans un carquois. Il ignorait combien de temps il voyagerait, ni où, alors il valait mieux prévoir un moyen de se nourrir. Une fois prêt, il sortit de la ville par la Porte Est, et passa l'anneau à son doigt. Un mince filin de lumière bleuté serpenta devant lui, à peine perceptible avec toute cette neige. D'un pas souple, il descendit la butte où était perchée la ville.