Okay, j'avais dit mardi, mais mardi (demain, donc), j'ai genre un milliard et demi de trucs à faire. Et c'est plus simple aujourd'hui, donc lundi. Qu'importe.

* Chapitre relu et corrigé par Mara :)

Bonne lecture !


Blaine s'était allongé sur la pelouse, dans le jardin de la maison de ses rêves. Il regardait les étoiles.

- Blaine, tu sais que je ne vais pas m'allonger !

- Je sais, répondit Blaine avec un sourire.

- Relève-toi Blaine !

- Assieds-toi. Regarde le ciel. C'est splendide. Ça me manquait à New-York, les étoiles.

Kurt s'assit dans l'herbe et penchait la tête pour regarder les étoiles. Il se penchait de plus en plus.

- Tu veux mon cardigan pour mettre sous ta tête ?, demanda Blaine en enlevant son pull.

Blaine se rallongea, il avait mis ses mains sous sa tête et regardait le ciel clair de l'Ohio. Kurt avait pris le cardigan et l'avait étalé au sol. Il s'allongea en mettant ses mains sous sa tête. Ils restèrent silencieux quelques minutes.

- C'est vraiment beau. Merci, Blaine.

Blaine tourna sa tête et sourit à Kurt. Ils étaient là, allongés dans l'herbe d'une maison qu'ils n'avaient pas, à regarder les étoiles en silence. Tous les deux. Ils étaient vraiment bien.

- Kurt, chuchota Blaine à peine plus fort que le bruit de la brise.

Kurt tourna sa tête vers Blaine, ils se sourirent quelques secondes. Puis, le visage de Blaine devint triste. Ses yeux n'avaient plus la lueur amusée qu'ils avaient eu toute la soirée.

- Kurt, pourquoi tu m'as quitté ?


Le dernier mois de l'année scolaire commençait. Le mois le plus compliqué du point de vue de Kurt. Les élèves étaient excités à l'idée d'être bientôt en vacances. Et lui, il était fatigué des neuf derniers mois. Il avait hâte d'être en vacances pour pouvoir dormir et ne rien faire. C'était le planning de sa première semaine de vacances. Et il avait hâte.

Mais le mois de juin, c'était aussi son mois de l'année préféré. Il aimait pouvoir sortir le soir et regarder le soleil se coucher alors qu'il était tard. Il aimait les couleurs du monde à travers ses lunettes de soleil. Il aimait ne pas à avoir à prendre de pull pour sortir. Ce mois de juin était chaud à Lima. Alors, il avait enfilé une chemise et un pantalon clair. Et alors qu'il marchait jusqu'à chez Blaine, il se rendit compte qu'il n'avait rien. Sauf ses lunettes de soleil. Son portefeuille, ses clés et son téléphone étaient restés dans sa chambre, chez ses parents.

Arrivé devant la porte, il composa le code pour entrer dans l'immeuble et grimpa les deux étages. Il frappa trois coups et Charlie ouvrit la porte. Blaine lui avait fait des tresses. Depuis que Rachel lui avait appris, il s'amusait comme un fou avec les cheveux de sa fille.

- Entre, Kurtsie. Papa arrive.

Kurt entra dans l'appartement. Charlie commença à ranger ce qu'elle était en train de faire.

- Je suis désolée qu'il te fasse attendre, mais il a mis au moins cent tenues pour savoir laquelle était la plus belle. Et il s'est lavé les cheveux. Trois fois.

Kurt riait.

- Charlie, cria Blaine. Tu me diras quand Kurt frappera à la porte, je viendrais lui ouvrir. Et surtout, tu ne lui dis pas pour les essayages. C'est notre secret.

Charlie sourit à Kurt et courut vers l'endroit où Blaine était. Ils réapparurent moins d'une seconde plus tard. Blaine souriait.

- Kurt, dit-il en s'approchant. Content de te voir.

Il l'embrassa sur la joue.

- Je t'explique le programme », commença Blaine, tandis que Kurt le dévorait du regard. Il avait bien fait d'essayer plusieurs tenues. Son pantalon lui allait vraiment bien. Et il avait ressorti une marinière. A croire que Blaine ne portait que des tee-shirts rayés l'été. Il était vraiment beau. « On dépose Charlie chez Rachel et Finn, ensuite on va chez Matt et Victoria et après, on fait ce qu'on veut. Rachel m'a proposé de garder Charlie pendant la nuit. Charlie a adoré l'idée.

- Moi aussi, dit Kurt.

Blaine leva les yeux en souriant.

Blaine mit son portefeuille, son téléphone et ses clés dans les poches de son pantalon et attrapa un sac à dos accroché à une chaise.

- Charlie, on y va.

Blaine claque la porte après lui et ils allèrent chez Finn et Rachel. Charlie portait son sac à dos en tenant la main droite de Blaine tandis que Kurt lui tenait la main gauche.

Rachel et Finn les invitèrent à rester quelques minutes, mais ils refusèrent poliment. Et après de multiples baisers et câlins avec Charlie, Blaine et Kurt partirent.

Matt et Victoria habitaient à quelques rues de chez Rachel et Finn. C'était presque étonnant que Matt et Blaine ne se soient jamais croisés en dehors de la salle de sport. Alors, ils se mirent en route. Blaine avait mis ses mains dans ses poches et Kurt avait posé son bras sur les épaules de son amoureux.

- Kurt, je voulais te dire que j'étais désolé de ne pas faire attention quand je parle.

- C'est-à-dire ?

- Le message que je t'ai envoyé l'autre jour. Le « faut qu'on parle », on sait tous ce que cela veut dire.

- Ca fait partie de ton charme aussi, tu sais ?

Kurt rapprocha Blaine qui sortit les mains de ses poches et attrapa Kurt par la taille tout en continuant de marcher.

- Et si j'avais fait attention, on ne se serait pas disputés comme des gamins en rentrant de Californie.

- Enfin, si je t'avais laissé finir, on ne serait pas disputer.

- Qu'est-ce qu'on est en train de faire, dit Blaine. On ferait mieux de tout arrêter tout de suite. » Il se rapprocha de Kurt. « Je n'arrive pas à me rendre compte de ce que je dis et toi, tu veux entendre que ce que tu veux. Nous sommes dans une histoire sans issue, mon cher. Quittons-nous maintenant avant de nous faire souffrir.

Kurt pouffa tandis que Blaine se posait sa tête sur l'épaule de Kurt.

- T'es idiot, Anderson. Vraiment idiot.

- Et ça fait partie de mon charme, non ?

- Si tu veux, répondit Kurt avec un sourire. Si ça peut te faire plaisir de le penser.

Victoria était exactement comme Matt l'avait décrite à Blaine. Elle était jolie et enjouée. Elle avait ouvert la porte à Blaine et Kurt en leur sautant presque les bras. Puis s'était excusée. Depuis que Matt l'avait demandée en mariage, elle n'arrivait plus à se contrôler. Blaine s'était alors, très rapidement compte, que son unique sujet de conversation était son futur mariage. Et elle avait trouvé en Kurt un interlocuteur incroyable, autant passionné qu'informé.

Blaine et Matt les avaient laissés à leur discussion. Ils jetaient parfois un coup d'œil inquiet dans leur direction quand ils entendaient des cris. De joie ou d'horreur. Ils étaient sur l'ordinateur de Matt à regarder des robes de mariée, pour les demoiselles d'honneur, des coiffures…

- Matt, chuchota Blaine, ton mariage, il est pour quand ?

- On a fixé la date. C'est en septembre. Prochain. Dans un an et trois mois.

- Bon courage, mec…

Matt lui avait souri. Puis, ils avaient commencé à parler de Charlie. Et quand Victoria avait entendu le mot « enfant », elle s'était tournée vers eux. Désormais, elle était excitée à propos des enfants. Elle voulait tout savoir à propos de Charlie, de la grossesse de Camille, du rôle de père de Blaine. Il avait essayé de répondre à un maximum de ses questions. Mais, il perdait le fil de ses pensées. Victoria ne cessait de l'interrompre par une nouvelle salve de questions.

Cinq heures après leur arrivée, Blaine et Kurt étaient de nouveau dans la rue, ils marchaient. En silence. Victoria s'était excusée d'avoir trop parlé et d'avoir posé trop de questions. Elle avait même assuré qu'elle n'était pas comme ça habituellement. Matt avait confirmé en souriant. Mais malgré ses excuses, Blaine et Kurt, pourtant habitué à Rachel, profitaient avec joie du silence de la nuit.

Blaine, comme souvent les mains dans les poches alors que Kurt lui avait attrapé le coude et s'était accroché à lui. Ils marchaient sans vraiment savoir où. Puis, ils s'arrêtèrent devant leur maison.

A la sortie de Lima, exactement au milieu entre la maison des parents de Kurt et de celle de Blaine, se dressait une maison. Elle n'avait jamais été habitée. Alors, Blaine et Kurt avaient pris l'habitude de l'appeler « leur maison ». Les volets étaient toujours fermés mais elle était entretenue un minimum. L'herbe était coupée et la toiture avait été refaite. Au lycée, ils s'étaient fait la promesse d'acheter cette maison un jour, même s'ils ne savaient pas comment elle était à l'intérieur. Blaine était tombé sous le charme de la bâtisse de trois niveaux, de ses hautes fenêtres et de sa barrière en fer forgé. Kurt n'avait pas vu le potentiel de la maison. Mais il avait adoré suivre son petit ami dans ses divagations. Rien que l'idée qu'ils puissent un jour acheter une maison ensemble l'avait fait craquer.

Comme toujours, Blaine courut à l'arrière de la maison. Là, où l'épaisse haie cachait la barrière. Il grimpa sur le muret mit son pied dans la haie, à la recherche de la barrière sur laquelle il allait s'appuyer et ensuite, il sauterait dans le jardin. Blaine sembla trouver son point d'appui. Il sauta de l'autre côté de la haie. Et appela Kurt.

- Allez, Kurt, viens.

- Blaine, je ne suis pas sûr que je puisse encore y arriver.

- Bien sûr que si ! Allez !

- Blaine.

- Kurt… Monte sur le muret.

- C'est bon.

- Mets ton pied dans la haie et trouve la barrière. Elle va être au niveau de ton genou.

- C'est bon.

- Prends ton appui et saute.

Lorsque Kurt apparut dans le jardin, Blaine l'embrassa.

- Tu vois que ce n'était pas compliqué et que tu as réussi.

- Tu sais qu'un jour un de nous va se casser le cou à cause de cette barrière.

- Je ferais enlever la barrière, quand on aura cette maison.

Comme toujours, Blaine faisait le tour du jardin. Il touchait les objets, il essayait d'ouvrir les portes ou les fenêtres. Mais comme toujours c'était fermé. Kurt s'installa sur les quelques marches de la terrasse. Blaine lui s'allongea sur la pelouse. Il tapota le sol à côté de lui, pour demander à Kurt de venir.

- Blaine, tu sais que je ne vais pas m'allonger !

- Je sais, répondit Blaine avec un sourire.

- Relève-toi Blaine !

- Assieds-toi. Regarde le ciel. C'est splendide. Ça me manquait à New-York, les étoiles.

Kurt s'assit dans l'herbe et penchait la tête pour regarder les étoiles. Il se penchait de plus en plus.

- Tu veux mon cardigan pour mettre sous ta tête ?, demanda Blaine en enlevant son pull.

Blaine se rallongea, il avait mis ses mains sous sa tête et regardait le ciel clair de l'Ohio. Kurt avait pris le cardigan et l'avait étalé au sol. Il s'allongea et mettant ses mains sous sa tête. Ils restèrent silencieux quelques minutes.

- C'est vraiment beau. Merci, Blaine.

Blaine tourna sa tête et sourit à Kurt. Ils étaient là, allongés dans l'herbe d'une maison qu'ils n'avaient pas à regarder les étoiles en silence. Tous les deux. Ils étaient vraiment bien.

- Kurt, chuchota Blaine à peine plus fort que le bruit de la brise.

Kurt tourna sa tête vers Blaine, ils se sourirent quelques secondes. Puis, le visage de Blaine devint triste. Ses yeux n'avaient plus la lueur amusée qu'ils avaient eu toute la soirée.

- Kurt, pourquoi tu m'as quitté ?

Ils restèrent allongés. Sans bouger. Ils savaient tous les deux que cette conversation allait arriver un jour ou l'autre.

- Maintenant ?

- Oui.

Toujours allongés, sans se regarder, mais en sentant la présence de l'autre à ses côtés, Blaine commença à écouter ce que Kurt lui racontait.

Il fallait remonter un peu plus de dix ans en arrière. Blaine et Kurt habitaient dans un petit studio à mi-chemin de la NYADA et de l'Université de Blaine. Kurt avait décroché la doublure d'un acteur dans un spectacle off-Broadway. Mais, il le savait, sa simple présence pourrait lui ouvrir des portes, alors, il s'en fichait de ne pas voir son nom apparaître sur les affiches ou les livrets de spectacle. Un soir, il rentrait quand trois personnes s'en étaient prises à lui. Il n'avait jamais su pourquoi. Elles ne lui avaient rien volé, même pas le téléphone qui tenait dans sa main. Elles l'avaient juste passé à tabac. Il y avait eu plus de peur que de mal, mais elles lui avaient défoncé le genou. Il n'y avait pas d'autre mot. Les médecins avaient été, à très juste titre, optimistes. Avec trois mois de plâtre, de la rééducation et beaucoup de patience, il s'en sortirait. Mais, Kurt savait que sa carrière dans le music-hall s'arrêtait là. Il serait hors service pendant au moins six mois voire plus.

- Je me souviens de tout ça, Kurt. Quand je suis venu te chercher à l'hôpital… Ce jour-là est dans mon top trois des pires jours de ma vie…

- C'est quoi ton top trois ?

- Numéro un, pour des raisons très évidentes, le jour où Camille est partie… Numéro deux, le jour où ton père m'a parlé de… Horrible souvenir ! Et numéro trois, ce jour-là…

- Et tu te souviens comment tu prenais soin de moi après ? Tu faisais toutes les courses, tu faisais le ménage, tu étais là pour tout et n'importe quoi. Tu faisais tout pour que je me sente bien et heureux. Et je trouvais ça vraiment génial. Mais quand tu étais en cours, je me sentais mal. Et même si Rachel, les médecins et toi vous étiez tous très optimistes, je savais, au fond de moi, que tout était fichu.

- N'importe quoi, coupa Blaine.

- Si Blaine. Il m'a fallu huit mois pour me remettre sur pied, pour avoir l'autorisation de courir ou de sauter. Huit mois dans l'industrie de la comédie musicale c'est long et je savais que c'était foutu. Qu'il fallait que je trouve autre chose à faire. Et toi, tu étais là. Tu m'encourageais. Quand je n'allais pas bien, tu restais avec moi à la maison. Tu te souviens comment tu révisais quand je dormais pour ne pas louper ton semestre.

- Oui, dit Blaine en souriant.

Kurt avait attrapé la main de Blaine. Ils étaient toujours allongés à regarder le ciel.

- Et je te détestais.

- Pardon ?

Ce que Kurt venait de lui dire c'était un coup de poignard. Dans son souvenir, ils étaient plutôt heureux à cette période.

- Tu étais heureux. Tu avais la vie dont tu rêvais. Tu étudiais dans la fac de tes rêves, la musique. Tu réussissais tout ce que tu faisais. Tu me disais toujours qu'on était plus forts tous les deux, qu'on allait se marier et acheter cette maison, dit Kurt en montrant la maison du doigt. Et ça m'énervait. Je devais dire adieu à tous mes rêves et toi tu réalisais les siens. J'étais tellement jaloux de la parfaite petite vie du parfait petit Blaine Anderson que la solution la plus simple que j'ai trouvée c'était de te quitter. Je me suis dit que si tu n'étais plus dans le paysage avec ton aura de perfection, j'arrivais à m'en remettre plus facilement.

- Pourquoi tu m'as quitté, en fait ?

- Parce que tu étais trop gentil avec moi. Et trop parfait. Trop plein de réussite et de projets.

- Tu sais qu'on aurait pu en parler. A la place de m'arracher le cœur, de le piétiner, de lui tirer dessus et de le mettre dans un bocal d'acide…

- Imagé, comme toujours. Je suis vraiment désolé. Tu sais, j'ai été mieux pendant cinq minutes. Et quand j'ai réalisé que je venais vraiment de te quitter, j'ai eu envie de me casser le deuxième genou à coup de barre de fer…

- Tu as pleuré ?, demanda Blaine.

- Tu me connais assez pour savoir que je n'ai pas arrêté. Et toi ?

- J'ai téléphoné à ma mère. Elle m'a demandé ce qu'il n'allait pas. Et j'ai pleuré. Deux heures je crois. J'étais pathétique.

- Tu m'en as voulu ?

- J'avais envie que tu souffres autant, voire plus, que moi je ne souffrais. Tu te souviens quand je suis venu chercher mes affaires…

- Dans mon top trois des jours les pires de ma vie…

- C'est quoi le deux autres ?

- Numéro un, quand je t'ai quitté. Numéro deux quand tu es venu chercher tes affaires. Numéro trois quand tu m'as dit que tu m'avais trompé.

- Ton père serait ravi de savoir que je passe avec lui et ta mère.

- Touché.

- Et coulé !, dit Blaine en plantant un doigt entre le côté de Kurt. Donc, ce jour-là, quand je suis venu chercher mes affaires, Camille était avec moi. Elle m'a dit que je devrais casser un truc pour me sentir mieux, du coup, j'ai cassé tous tes cadres avec une photo de nous ou de toi dedans.

- Je sais, merci d'ailleurs, dit Kurt avec une pointe d'ironie. Ça t'a soulagé au moins ?

- Incroyablement, oui.

Il y eut un nouveau silence.

- Je n'en reviens pas. Tu m'as quitté, parce que j'étais trop gentil avec toi. C'est complètement ridicule.

- Désolé, Blaine. Vraiment, vraiment, vraiment désolé.

- Ne t'excuse pas. Sans toi, je n'aurais pas Charlie. Je n'aurais pas connu Camille. Je ne me serais pas marié. Je ne connaîtrais pas tous mes amis qui comptent vraiment. Lena, Chuck, Olivia, Dan.

- Ca n'empêche que je suis désolé. J'aurais pu te le dire en face. Plutôt que de t'envoyer un message. C'était un peu lâche de ma part.

- Un peu, seulement…

- C'était complétement lâche. Mais, je crois que si je te l'avais dit en face je n'aurais jamais pu.

- A cause de mon charme.

- Et de tes grands yeux tristes.

Blaine bougea pour se rapprocher de Kurt. Ils étaient collés.

- Tu pensais à moi, parfois ?

- Parfois, je ne pensais pas à toi, oui.

- Kurt…, rit Blaine. Tu as connu quelqu'un d'autre ?

- Quand je ne pensais pas à toi, j'ai eu quelqu'un.

- Ah oui ?

- Un éphèbe. Jonas. Il travaillait dans des bureaux, en informatique. Super beau. Il avait trois ans de plus que moi. Il chantait comme un pied. On se parle encore, d'ailleurs.

- Vous êtes restés ensemble longtemps ?

- Pas tellement…

- C'est-à-dire ?

- Quatre ans.

- Rien du tout, tu as raison.

Kurt pouvait sentir Blaine rire.

- Et toi, Blaine Anderson, des rencontres ?

- C'était compliqué. Sans vraiment passer de pacte, ni Camille ni moi n'avons ramené d'éphèbe à l'appart'. Je sais qu'elle avait un copain pendant un moment.

- Et toi ?

- Quelques-uns. Ça n'a jamais vraiment duré. L'histoire de quelques semaines. Quand je leur racontais que j'avais une fille, que j'habitais avec sa mère, ça les refroidissait. Et puis après j'étais marié, alors je ne pouvais pas tromper ma femme, tu comprends.

- Tu es quelqu'un de bien, Blaine. C'est dommage que j'ai mis du temps à m'en rendre compte.

Blaine se releva et tendit ses mains vers Kurt pour l'aider à se relever. Pour sortir de la maison, Blaine fit la courte échelle à Kurt pour qu'il trouve la grille sur laquelle s'appuyer. Blaine, habitué des lieux, savait comment en sortir.

- Avant de rentrer, on peut repasser devant ?, demanda Blaine.

Il mit son bras sur les épaules de Kurt et le força à aller devant la maison. Ils traversèrent la rue pour pouvoir l'admirer. Il était tard, les rues étaient vides.

- Blaine regarde la fenêtre à gauche au premier étage !

Blaine regarda. Il vit un petit panneau qu'il n'avait jamais vu auparavant. « A vendre » avec un numéro de téléphone.


A la semaine prochaine, quand on sera de retour à la fac / lycée / travail / n'importe où mais plus en vacances ! J'ai un peu de mal à supporter l'idée du retour à la vie normale, je crois :)

Très cordialement,

Yzeult :)