Voilà, petite surprise dans ce chapitre Et toujours merci de me lire et merci pour vos commentaires ! Enjoy !

L'éveil :

Claire émergea gentiment. Elle devina qu'elle était dans une chambre d'hôtel de par le manque de mobilier et de décoration. Elle se redressa lentement, tout autour d'elle semblait différent les couleurs plus nettes, les sons plus doux, les sensations plus fortes. Elle ne s'était pas sentie si libre, si légère depuis tellement longtemps. Elle se leva fascinée en effleurant le mur, elle sentait chaque grain, chaque aspérité. Sans aucune raison, elle éclata de rire et se mit à tournoyer dans la pièce, juste heureuse. Soudain, la porte s'ouvrit et elle vit Kol entrer dans la pièce. Même lui, il avait changé, il était plus lumineux et encore plus beau qu'avant, si c'était seulement possible. Elle lui adressa un immense sourire.

- Elle est partie, dit-elle. La douleur. Je ne sens enfin plus rien, je suis libérée.

Et avec des cris de joies, elle grimpa sur le lit et comme un enfant s'amusa à sauter. Chacun de ses rebondissements étaient ponctués par un rire. Kol sembla un peu perplexe, puis contaminé par la joie contagieuse de Claire laissa échapper un petit rire, mais il se reprit immédiatement, reprenant son rôle.

- On n'a pas le temps pour tes gamineries ! Tu m'as fait perdre deux jours. Maintenant, il faut qu'en s'en aille.

Claire rebondit une dernière fois sur le lit, puis s'assit douchée par la froideur de sa voix.

- Encore ? Je pensais que tu avais trouvé ce dont tu avais besoin. On ne peut pas profiter juste une fois. Il y a plein de places que j'aimerais revoir, maintenant qu'on est en France.

- Hors de question, la coupa Kol. Le temps presse, prend tes affaires et suis-moi.

Elle soupira, ramassa son sac et sortit derrière lui. Mais elle ne pouvait rester très longtemps de mauvaise humeur dehors le soleil brillait et tout était plus beau que dans ses souvenirs. Elle se remit à sourire et quelques mètres plus loin, marchant seule, elle aperçut sa meilleure amie Louise. Kol lui prit le bras pour l'empêcher de la rejoindre elle lui lança un regard agacé.

- Crois-moi, tu préférais ne pas faire ça, lui dit-il.

- De quoi tu parles, c'est ma meilleure amie. Lâche-moi ! Je veux juste lui dire salut.

- Tu vas le regretter, prévint-il en la fixant intensément.

- N'importe quoi, répliqua-t-elle, en se débattant. Laisse-moi maintenant !

- Tu auras été avertie, lui dit-il, mais une lueur malsaine s'était allumée dans ses yeux, alors qu'il la relâcha. C'est cette lueur qui perturba le plus Claire, mais tellement réjouie de revoir son amie, elle l'oublia instantanément.

- Louise, s'écria-t-elle ravie, en touchant l'épaule de son amie qui se retourna. Elle resta bouche bée quelques secondes avant de se jeter dans les bras de Claire. Elle la serra contre elle en riant. Comme tout le reste depuis qu'elle s'était réveillée, Louise s'était embellit et ses cheveux dégageaient le parfum le plus exquis qu'elle n'avait jamais senti. Claire enfouit son visage dans les cheveux de son amie. Une chaleur inhabituelle monta de son ventre jusqu'à ses poumons tandis qu'elle les emplissait de cette divine odeur, elle aurait voulu ne jamais la relâcher. Ses gencives lui firent mal, mais elle n'y prêta aucune attention, obsédée par les cheveux de Louise. Elle enfonça son nez dans son cou et avec tendresse enfonça ses dents dans le cou de Louise. Ce qui lui arriva alors ne pouvait être décrit. Une vague de chaleur et de désir s'empara de tout son corps et toutes ses sensations étaient en effusions et en extase devant la pureté de ce qu'elle ressentait. Jamais elle ne s'était senti aussi bien qu'à cet instant précis. La terre entière s'était évanouie, rien d'autre ne comptait que cette chaleur qui remplissait ses veines, ce parfum qui ravissait son nez et ce goût qui ouvrait ses papilles à un nouveau monde, au paradis. Elle ferma les yeux en resserrant sa prise pour mieux apprécier ce délicieux moment… puis elle prit conscience de ce qu'elle faisait. Paniquée et horrifiée, elle s'arracha difficilement au cou de Louise et recula précipitamment. Kol rattrapa Louise, avant qu'elle ne s'affaisse sur le sol. Il fixait Claire avec attention, attendant une réaction de sa part.

- Qu'est-ce que tu as fait ? demanda-t-elle d'une voix blanche, qu'elle ne reconnut pas.

Il eut son sourire mi-ange, mi-démon et répondit :

- Je t'ai amélioré.

Claire secoua la tête, non, non, il n'y avait aucune chance pour que ça lui arrive. C'était pas ça, il y avait une explication rationnelle à ce qui venait de se passer. Oui, il fallait juste qu'elle trouve laquelle. Elle continua à fixer Kol qui l'observait toujours, Louise inanimée dans ses bras. Le regard de Claire descendit et elle aperçut la pâleur de son amie, le mince filtre de transpiration qui couvrait son visage, elle entendait sa respiration précipitée et son pouls battre faiblement et son parfum la frappa à nouveau de plein fouet. Elle ne put s'empêcher de faire un pas en avant. Il lui fallut toute sa force pour réussir à détourner le regard et arrêter de respirer.

- C'est normal, Claire, entendit-elle Kol lui dire doucement. Ne te retiens pas, c'est ce qu'il te faut. Approche.

- Comment est-ce que tu as pu me faire ça ? cracha-t-elle sans le regarder, la vérité montant en elle. Comment est-ce que tu as osé ? Je… non, non, c'est pas possible, c'est pas vrai. Les larmes se mirent à couler sur ses joues. Je ne peux pas… je ne peux pas.

Elle éclata en sanglot, Kol s'approcha tenant toujours Louise et lui posa une main sur son épaule en murmurant son prénom, se voulant rassurant. Son contact fut comme une décharge électrique, elle écarta sa main d'un geste brusque et s'enfuit. Avec ses nouveaux pouvoirs, elle parcourut probablement des kilomètres et des kilomètres avant de s'effondrer au milieu d'un bois, dans les feuilles. Elle ne bougea pas. Elle ne voulait pas bouger, elle ne voulait pas réfléchir, elle ne voulait plus rien. Tout avait perdu sens. Il n'avait pas le droit. Il n'avait pas pu… . Il fallait juste… Comment elle allait faire ? Sa mère, son frère, elle ne pourrait jamais les revoir. Elle ne pourrait jamais revoir personne ! Elle risquait de les blesser, ou pire ! Sa vie était terminée, elle allait les abandonner ou elle pouvait demander à Stefan de la tu… . Elle se releva brusquement. Stefan, bien sûr. Il fallait qu'elle parle à Stefan. Il saurait forcément quoi faire, il pourrait l'aider. Son esprit se focalisa sur un seul but, trouver un portable. Tout le reste n'était que parasite et inutile. Concentrée, obsédée sur cette seule idée, elle ne sut pas comment, mais elle se retrouva à composer le numéro de Stefan sur un portable qui lui venait de elle-ne-savait-où et elle ne voulait pas savoir. Elle porta le téléphone à son oreille, priant pour que Stefan réponde.

- Oui ?

Les larmes reprirent immédiatement, quand elle entendit cette voix.

- Oui ? s'impatienta-t-il.

- Stefan. C'est moi. Claire, sanglota-t-elle.

- Claire ?! Est-ce que ça va ? Où est-ce que tu es ?

- Je… je ne sais pas… . Je ne veux pas Stefan…, elle ne put continuer.

- Qu'est-ce qui se passe, Claire ? Répond-moi !

- C'est Kol, il … Stefan…, je … je suis un vampire.