Disclaimer : Bleach toujours pas pour Wilwy

Pairing : Shinji Hirako x Rojuro "Rose" Otoribashi, one-sided Sôsuke Aizen x Shinji Hirako

Total : 1776 mots

Setting : post-guerre, gentil!Aizen prisonnier / esclave de la Cinquième division, suite du drabble "Découvert !" n°37 de Crazy little thing called love

Prompt : fanfiction

Lectrice-test : Leikkona

Comme tous les matins, Aizen s'installa à son bureau, prêt à une nouvelle, longue et difficile journée de travail. Elle s'annonçait ainsi, non pas à cause de la quantité de paperasse qu'il devait faire (celle-ci avait fini par diminuer pour atteindre une hauteur quotidienne raisonnable), mais de la personne avec qui il partageait son bureau. Shinji Hirako, capitaine-d'avant-et-maintenant et ancien (vraiment ?) élu de son coeur. Il était déjà pénible quand il se contentait de se méfier de lui, mais depuis qu'il était revenu, son capitaine à grandes dents semblait s'être donné pour tâche de le rendre complètement dingue. Bon, bien sûr, c'était compréhensible. Il y avait cette petite histoire de hollowification et de l'un d'eux qui avait failli tuer l'autre qui restait en suspens entre eux. Ca, et les sentiments qui liaient toujours le traître à celui qu'il avait trahi. Et maintenant que Shinji avait fouillé dans son bureau et s'était fait une joie de faire main basse sur ses romans - ses romans où sa passion pour son capitaine aux longs cheveux de princesse étaient étalés dans toutes les directions -, il ne lui restait même plus cet échappatoire.

Le bruit de la porte s'ouvrant lui fit lever la tête, et il s'apprêta à accueillir les moqueries de sa princesse blonde. Sauf que si les cheveux étaient bien blonds, ce n'était pas le bon capitaine. Au lieu de Shinji, ce fut Rose qui entra d'un pas guilleret, mèches ondulées dansant autour de sa tête et le sourire bien en place de celui qui s'était certainement réveillé avec une muse dépressive dans les bras. Il tenait sa guitare dans une main et une liasse de papiers dans l'autre. Aizen le salua d'un signe de tête convenablement respectueux, auquel Rose répondit. Le capitaine jeta ensuite un coup d'oeil autour de lui, sembla noter l'absence de son collègue, et remarqua brillamment :

- Shinji n'est pas encore arrivé, si ?

Aizen se retint de justesse de répondre qu'à moins de réussir à caser sa grande gueule et ses longs cheveux dans un tiroir, non, Shinji n'était pas là, et se contenta de secouer la tête. Rose s'assit avec une grâce toute personnelle sur le canapé, croisa les jambes, les décroisa. L'ancien capitaine ne pouvait pas s'empêcher de le regarder. Le Vizard s'agita encore un moment, puis, comme s'il venait seulement d'y penser, prit la liasse de papiers et vint la poser sur le bureau d'Aizen, en annonçant :

- Je pense que ceci pourrait t'intéresser.

Il retourna sur son canapé, prit sa guitare et entreprit d'en pincer les cordes. Aizen fit de son mieux pour l'ignorer, lui et sa musique de malheur. A la place, il se concentra sur ce qu'il venait de lui donner. A première vue, c'était l'un de ses romans, celui où Princesse Shinji était la victime d'un sort jeté par une méchante sorcière, et où le Prince Aizen devait affronter mille épreuves pour sauver sa bien-aimée. Le dernier qu'il avait écrit, et un de ses préférés, ne serait-ce que parce que les ennemis que son héros affrontait n'était autre qu'Ichigo et sa bande de bras cassés. Maintenant qu'il y repensait, il était possible qu'il ait donné à sa sorcière les traits de Rose. A moins que ça ne soit de la prostituée... il ne savait plus trop. Il feuilleta la liasse, et remarqua qu'il y avait, glissées dedans, des feuilles qui n'étaient pas à lui. C'était un papier rose (!) couvert d'une écriture inconnue. Poussé par la curiosité, il se mit à lire. Le nouveau texte commençait au moment même où la sorcière Rojuro mettait sa vilaine main griffue sur l'épaule au dessin parfait de la princesse Shinji. Sauf qu'au lieu de lancer une nouvelle malédiction qui forcerait le prince Aizen à se lancer dans une course éperdue contre la montre, la méchante sorcière prenait la princesse par la taille, l'embrassait goulûment, la renversait sur la table, et... Aizen se leva, rejoignit le canapé en trois pas et fourra sans aucune délicatesse les feuilles roses dans la chemise à froufrous largement ouverte du capitaine qui y était assis, avec comme seule remarque :

- Je vous remercie de votre avis, capitaine Otoribashi, mais vous devriez vous cantonner à la musique. Vous êtes encore moins doué pour l'écriture que pour la guitare. Et jamais la princesse ne choisirait la sorcière plutôt que le prince !

Rose se contenta de répondre avec un gracieux sourire :

- Je serais d'avis que la sorcière a plus de charme que le prince. Il ne faut pas être jaloux, Sôsuke, ce sont des choses qui arrivent.

- Je vous défends, coupa Aizen en le menaçant d'un doigt levé, d'écrire encore des frasques sexuelles lesbiennes à partir de mes histoires. Surtout de telles sottises !

Il s'apprêtait à expliquer par le menu pourquoi la princesse ne pourrait jamais choisir l'horrible sorcière cruelle plutôt que le charmant prince héroïque, quand comme par un fait exprès, la porte s'ouvrit, et Shinji rentra, dans toute sa gloire enveloppée de haori. Il eut un signe de tête et un sourire plein de dents pour Aizen, qui y répondit vaguement. Puis, sans faire plus de manières, il se laissa tomber sur les genoux de Rose, le tira vers lui par les dentelles de son shitagi, et entreprit de l'embrasser. Passionnément. Et longuement. Aizen eut le temps de les regarder avec stupeur (alors comme ça, Rose n'avait pas mis la main sur Kira ?), puis avec colère (il était quand même dans la pièce !), puis avec jalousie (il était sûr d'embrasser mieux que ce crétin de capitaine), et enfin avec un peu d'ennui, avant qu'ils ne finissent par se séparer. Shinji se tourna vers son prisonnier comme si c'était tout à fait normal d'embrasser ainsi un autre capitaine devant celui qui continuait à éprouver des sentiments pour lui, et demanda :

- Sérieux, Sôsuke, tu crois franchement que l'prince est mieux qu'la sorcière ? Avant que tu répondes, j'te rappelle que l'prince a quand même une fâcheuse tendance à hollowifier la princesse.

Aizen voulut répondre par quelque chose de bien senti et d'agressif, qui ferait comprendre à Shinji qu'il était un crétin, et que d'ailleurs, il s'en fichait des princesses-capitaines-chats qui n'en avaient rien à faire des princes à portée de main, mais déjà, le Vizard s'était désintéressé de lui pour recommencer à profiter de son collègue qui ne s'en défendait pas. Le prisonnier retourna donc se réinstaller à son bureau d'un pas hautain et qu'il espérait digne. Sans plus faire attention au travail qui l'attendait, il sortit une liasse de papiers blanc et se mit à écrire. Cette fois-ci, le vaillant chevalier Aizen ne ferait pas l'erreur de s'amouracher d'une garce qui ne valait pas la peine, il trouverait une vraie princesse. L'ennui, c'était qu'il n'avait pas de vraie princesse. Il faudrait qu'il s'en trouve une. Ou qu'il en invente une, ça ne devrait pas être trop dur. Déjà, il commençait à avoir des idées. Il prit son feutre de calligraphie et commença à écrire.

~o~

Avec un sourire qui n'annonçait rien de bon, Shinji s'approcha du bureau d'Aizen et entreprit de fouiller dedans. Il avait fallu qu'il attende que son prisonnier aille se coucher, pour qu'il puisse finalement tenter de trouver ce que son esclave personnel avait gribouillé toute la journée au lieu de faire son travail. Il l'avait laissé faire, assez curieux du résultat. Bien sûr, Aizen avait pris soin de dissimuler son oeuvre avant de se retirer. Mais ce n'était pas comme s'il pouvait cacher quelque chose à Shinji, surtout pas dans ce bureau qu'il connaissait comme sa poche. Il ne lui fallut que deux minutes pour trouver la liasse de papiers, dans un compartiment sous le plateau. Il s'en empara et retourna s'écrouler sur le canapé, où Rose l'attendait. Une fois installé confortablement contre lui, il entreprit de lire la nouvelle création de son crétin d'ex-lieutenant. Il n'alla pas loin avant d'éclater de rire, assez brutalement pour tomber de son canapé en un drôle de tas de Shinji. Rose le remit sur pied sans un mot, se demandant ce qui avait bien pu le choquer à ce point. Il n'eut pas à poser la question, car celui-ci, secoué de hoquets, lui mit un feuillet entre les mains et lui ordonna de lire. Ce qu'il fit.

"... La princesse qui le regardait, impassible, était grande, presque autant que lui, et sa silhouette rappelait celle, élancée, des peupliers agités par le vent. Ses longs cheveux d'ébène, brillants sous la lune, retombaient sur son visage et ses fines épaules, y jetant des ombres légères. A travers les mèches, un oeil couleur d'améthyste pure l'observait, et il y brillait comme une lumière d'amusement. Elle sourit, dévoilant des dents d'un blanc éclatant, et fit un pas vers lui. Sa robe couleur d'eau dormante ondula autour d'elle avec un bruit délicat..."

C'était le style habituel et très fleuri d'Aizen, mais ils commençaient à en avoir l'habitude, et c'était peut-être même un peu mieux qu'avant. Rose ne comprenait pas ce qui avait déclenché l'hilarité de son amant, qui était pour le moment étalé sur le canapé à rechercher sa respiration. Devant son air étonné, Shinji réussit à se calmer suffisamment pour articuler :

- C'est... princesse Nnoitora !

Il fallut une bonne seconde pour que l'information atteigne le cerveau de Rose, et il s'effondra de rire lui aussi. Aizen n'avait rien trouvé de mieux comme princesse que Nnoitora ? Même Grimmjow dans une robe rose aurait été mieux ! Qu'est-ce qui pouvait bien passer par la tête de l'ancien traître ? Parce que pour choisir le Quinta Espada... Enfin, si ça leur permettait de lire d'autres romans à l'eau de rose... Les deux capitaines finirent par se calmer, et se réinstallèrent sur le canapé, essuyant les larmes qui coulaient sur leurs joues. Le pire du fou rire semblait être passé. Enfin, jusqu'à ce que Shinji ait un sourire à faire froid dans le dos et remarque :

- Attends qu'on fasse lire ça à Nnoitora !


Et là, Nnoitora explose. Ou il mange Aizen.

FANFICEPTION !

Pour cette perle de littérature, je vous renvoie aux influences maléfiques habituelles, parce que c'est totalement la faute de Leikkona. C'est totalement elle qui, une fois que Shinji a lu les romans d'Aizen, a immédiatement annoncé que Shinji et Rose devaient écrire des fanfictions de ses romans où ils se casaient ensemble. C'est la faute d'Aizen si ce sont des femmes et donc si Rose fait du porn lesbien, hein !

De toute façon, Shinji et Rose sont des trolls qui adorent énerver Aizen. En même temps, il cherche, le bougre.

A la base, Aizen était censé avoir un nouveau crush sur un OC de ma composition, et lui écrire un roman où Prince Aizen sauverait la gentille princesse-en-guenilles, mais comme je ne fais pas d'OCs sur FFnet, je me suis tournée vers l'influence maléfique, qui a proposé princesse Grimmjow, puis princesse Nnoitora. Donc ça aussi, c'est tout sa faute. En fait, je ne suis responsable que de ce qui est bien là-dedans :D *fourbe*

Pauvre Aizen, quand même... (Heureusement que j'avais dit que ça serait court !)

Review ? :3