Disclamer: Les personnages et le monde HP ne sont pas à moi. Seuls m'appartiennent Amaël, Gabriel et le concept ... Enjoy
Chapter twenty six: Renaissance
Sept nuits plus tard, l'infirmière fut réveillée par un grincement venant du seul lit qu'elle savait encore occupé. La femme se leva avant d'allumer la lumière dans la salle. Elle ne pu s'empêcher de crier quand elle aperçu une silhouette inconnue à côté du lit d'Amaël… et le lit de celle-ci… vide. Elle brandit aussitôt sa baguette vers l'inconnu qui ne lui accorda même pas une seconde de son attention, trop occupée à regrouper ses longs cheveux blonds presque blancs en une natte sommaire. Elle finit par se retourner vers l'infirmière. D'une voix froide, elle brisa le silence.
-Vous devriez baisser votre baguette. Je ne suis pas comme Amaël. Vous maîtriser ne me poserait pas de problème… moral…
-Où est Amaël?
L'inconnue eut un sourire amusé avant de dire en pointant son index sur une partie de son corps nu.
-Elle est là… ou là…. Ou là….
Son sourire devint narquois avant qu'elle ne prenne place sur le lit. Elle attrapa un drap pour couvrir sa nudité avant d'ajouter.
-Vous allez garder votre baguette pointée sur moi pendant combien de temps encore?
L'infirmière l'observa pendant quelques minutes avant de baisser sa baguette.
-Ne bougez pas.
L'inconnue soupira avant d'acquiescer. De toute manière, où pouvait elle aller dans cet endroit qu'elle ne connaissait officiellement pas et nue comme un vers? Elle regarda l'infirmière demander à un tableau d'aller réveiller Dumbledore qui arriva quelques instants plus tard sous le sourire ironique de l'inconnue. Ainsi, c'était lui qui était allé récupérer son hôte? Elle secoua la tête tandis qu'elle écoutait d'une oreille distraite Pomfresh expliquer à Dumbledore ce qui était arrivé… Elle préférait se demander pourquoi elle avait accepté de remplacer son hôte… Ok, celle-ci n'avait pas envie de revenir mais quand même… Elle allait leur dire quoi? Et puis, d'après ce qu'elle savait, ils l'agaçaient déjà… Elle allait soupirer quand le directeur s'approcha d'elle.
-Vous êtes l'autre?
-On peut dire ça.
-Où est Amaël?
-Là où elle veut être.
-Comment?
-Comme on a pu.
-Pourquoi?
-Ca la regarde.
Le vieil homme retint un soupire. Elle n'était pas vraiment bavarde. Mais qu'importe… Il avait comprit l'essentiel de la situation. Il finit par dire.
-Restez ici pour cette nuit. Demain, Pompom vous auscultera… Nous nous retrouverons dans mon bureau.
Elle haussa les épaules en signe d'accord et attendit qu'il sorte pour se recoucher. Elle n'était pas particulièrement fatiguée mais sentait qu'elle n'avait pas vraiment le choix. Elle patienta donc pendant quelques heures. Se souvenant des raisons qui l'avaient poussé contre son gré à accepter de devenir une entité que l'on invoquait. Elle avait fait pas mal de conneries pendant ses premiers siècles d'existence… Jusqu'à sa dernière qui provoqua l'ire de ses semblables… qui la «punirent»… Comme si elle avait eut le choix de toute manière… C'était à elle d'aller récupérer son «contraire» de toute manière… Elle sentit son ventre gargouiller de faim tandis que l'infirmière se levait. Quelques minutes plus tard, celle-ci la saluait avant de lui dire.
-Il est encore tôt… Vous pouvez dormir.
-Merci, mais le sommeil me fuit.
-Vous voulez une potion?
-Non merci.
L'infirmière retint un soupire avant de lui dire.
-Je vais vous ausculter même si je pense que cela sera inutile. Vous avez besoin de quelque chose?
-Oui…Des vêtements… s'il vous plaît.
-Evidemment… Vous avez faim?
-Assez, oui.
-Logique… Je vous amène tout ça après vous avoir ausculté.
La jeune femme eut un sourire rapide avant de se prêter de bonne grâce aux examens qui ne firent que confirmer ce qu'elles savaient déjà: elle était en pleine forme. L'infirmière lui apporta un petit déjeuner copieux en lui ordonnant de tout manger parce que cela faisait une semaine qu'elle n'avait eut de vrai repas. L'inconnue ne se fit pas prier et dévora son repas avec un appétit qui étonna l'infirmière qui finit par faire apparaître des vêtements avant de la laisser seule pour qu'elle puisse s'habiller.
Amaël – enfin son entité – découvrit avec effroi un uniforme d'élève. Elle se retint de protester et se contenta de plisser le nez avant de l'enfiler en savourant la sensation d'un tissu sur sa peau. Elle prit le temps de se coiffer avant d'ouvrir le paravent qui la dissimulait aux regards indiscrets. Elle fut surprise de tomber nez à nez avec un Severus hagard qui pensait tomber sur sa fille. La jeune fille plissa le nez en reconnaissant l'homme face à elle. Elle se souvenait que trop bien de sa dernière entrevue avec son hôte. Certes, en temps normal, elle «dormait» mais ce jour là avait été le lendemain de la nuit de Samain et c'était durant les dernières heures où elle était plus ou moins éveillée. Ses prunelles d'un bleu argenté s'assombrirent tandis qu'il lui disait d'une voix froide.
-Je viens vous chercher.
-Merci.
Ce fut leur seul échange dans l'infirmerie. Il la guida à travers le dédale de couloir. La jeune femme ne pu s'empêcher de retenir le trajet emprunté… juste au cas où... Une fois dans le bureau du directeur, elle ne fut pas étonnée de voir Sirius, Remus ainsi que Draco et le trio. Elle les salua nonchalamment, nullement gênée de sentir leur regard sur elle. Elle prit place dans le fauteuil qu'Albus lui désigna. Ce fut lui qui fit les présentations.
-Voici l'entité d'Amaël…
-Chi No Hana…
-Pardon?
-C'est mon prénom… Chi No Hana…Mais je crois que dans votre pays… On dit… Gabriel.
-Ah… Excusez moi.
Elle eut un sourire vaguement amusé avant de faire signe au vieil homme de continuer.
-Je disais donc… Chi No Hana …enfin, Gabriel est l'entité que retenaient les sceaux d'Amaël… Et si j'ai bien comprit… Amaël est actuellement à la place que son entité occupait il y a encore quelques jours.
D'une voix inquiète, Draco demanda.
-Elle ne reviendra pas?
Gabriel se tourna vers le serpentard. Elle lui jeta un regard glacé avant de dire.
-Bien sûr que si… Mais crois tu qu'elle ait envie de revenir après ce que vous lui avez fait?
Draco baissa la tête tandis que le trio lui jetait des regards interrogateurs. Ils ne comprenaient pas ce que Gabriel avait sous entendu. Celle-ci eut un sourire narquois avant de déplacer une mèche de ses cheveux. Elle avait du mal à croire qu'ils pensaient qu'Amaël reviendrait… Déjà, ils devraient être heureux d'être encore vivants… Ca aurait tenu qu'à elle, elle les aurait tué les uns après les autres… Mais bon… Elle avait promit qu'elle ne leur ferait pas de mal et s'il y avait bien une chose qu'elle ne trahissait pas, c'étaient ses promesses.
Le silence dura jusqu'à ce que McGonagall le brise.
-Mais qu'allons nous faire d'elle, directeur? Elle n'a vraiment pas l'allure d'une élève de 16 ans…
-Je sais, Minerva… je sais. Je présume qu'il est impossible que vous preniez l'apparence d'Amaël?
-Si c'est possible… Mais je doute que cela soit judicieux… Je n'ai pas le même caractère qu'Amaël, je n'agirais donc pas de la même manière qu'elle… Ca risque d'être gênant. Et puis, ce serait ironique n'est ce pas? … Ce n'est pas sa véritable apparence, de toute manière.
Et voilà, elle venait de jeter le pavé dans la marre. Elle savait pertinemment que le trio n'était pas au courant que l'Amaël qu'il connaissait ne ressemblait pas vraiment à celle qu'elle était en réalité. Le vieil homme répondit.
-En effet… Vous pourriez, peut être, être l'assistante de l'un des professeurs.
-Je n'ai pas besoin d'assistante en métamorphose, Albus.
-Et bien, je serais l'assistante du professeur Lupin et du professeur Black.
Un éclair de surprise passa dans le regard du directeur.
-Vous ne pensez quand même pas que je vais passer ma vie à bailler aux corneilles quand je n'aurais pas cours. Plus je serais occupée et mieux cela sera, croyez moi.
Les prunelles bleues du vieil homme étincelèrent sous l'amusement. Décidément, elle ne mâchait pas ses mots… tout comme Amaël, d'ailleurs. Mais si celle-ci ne semblait pas vraiment dangereuse, il était certain qu'il n'en était pas de même pour Gabriel. Il laissa le silence planer pendant quelques instants avant de répondre.
-Et bien… d'accord. Je vous présenterais pendant le déjeuner. Ensuite, je vous montrerais vos appartements. En attendant, vous avez quartier libre.
La jeune femme hocha la tête, tout simplement. Son regard argenté scruta les expressions de tout le monde. Elle ne fut pas surprise de trouver Draco la tête baissée, visiblement en proie à des pensées noires… Severus l'observait, ses pensées indéchiffrables tandis que le trio ainsi que Remus et Sirius se contentaient de lui jeter des regards interrogateurs. Elle finit par passer une main dans ses cheveux avant de demander.
-Il y a des choses qu'il faut que je sacheen plus que ce qu'Amaël m'a transmit?
Un silence gêné se fit entendre autour d'elle avant que McGonagall réponde enfin.
-Je ne pense pas… Amaël connaissait le règlement sur le bout des doigts, il me semble. Qu'allez vous faire de son phénix?
-Le garder, évidemment… Il est suffisamment intelligent pour comprendre où se trouve sa maîtresse, vous ne pensez pas?
Le professeur de métamorphose acquiesça. Sans surprise, elle regarda Gabriel se lever après avoir appelé son phénix qui se posa sur son épaule, saluer tout le monde puis disparaître après avoir refermé doucement la porte. Son départ fut suivit d'un silence gêné qui perdura pendant plusieurs minutes avant d'être brisé par Remus.
-Ainsi, c'est elle.
(Albus)-On dirait.
-Pourquoi a-t-elle dit que l'apparence d'Amaël n'était pas sa vraie apparence?
-Nous avons dû changer son apparence afin de la protéger, monsieur Weasley.
-Protéger de qui?
-Cela ne vous regarde pas, Miss Granger.
La voix de Severus claqua tel un fouet. L'adolescente le regarda, vaguement choquée. Elle plissa le nez, agacée de voir que sa curiosité n'allait pas être assouvie. Elle jeta un long regard à Draco qui, d'après elle, en savait beaucoup plus que ce qu'il ne voulait le montrer. Pendant qu'Amaël était présente, leurs relations étaient… neutres. Elle aurait pu le lui demander… Mais était ce encore possible avec Amaël qui avait «disparu»? Elle fut arrachée de ses pensées par Harry qui demandait.
-Et… sans vouloir être indiscret, vous lui avez fait quoi?
Hermione nota le regard noir que jetèrent Severus et Draco à son ami qui ne broncha pas… attitude typique d'un Gryffondor, après tout. Avec une certaine appréhension, elle écouta la réponse rageuse de Draco.
-Rien qui ne vous intéresse! Qu'est ce qui vous permet de vous immiscer dans sa vie? Vous ne vous êtes même pas inquiétés de son absence!
-Mais elle était chez sa mère!
Draco leur jeta un regard narquois avant de secouer la tête.
-Par Serpentard, que vous êtes naïfs!
Hermione allait répondre quand elle fut arrêtée par le directeur.
-Il suffit! Retournez à vos salles communes!
Nullement choqués par ces paroles, les adolescents se levèrent puis sortirent sans rien ajouter de plus. Le trio n'eut pas le temps de remettre Draco à sa place que celui-ci disparu rapidement, sans le leur dire. L'esprit emplit d'interrogations auxquelles ils pressentaient qu'ils n'obtiendraient jamais de réponse, ils se dirigèrent vers la salle commune des Gryffondor en silence.
Après sa sortie du bureau du directeur, Gabriel s'était retrouvée dans les couloirs sans vraiment savoir où aller. Grâce à Amaël, il ne lui était pas possible de se perdre... Aussi, elle retrouva facilement le chemin de la tour Gryffondor dans laquelle elle pénétra. Indifférente au silence qui s'était fait autour d'elle, Gabriel se dirigea vers le dortoir des filles et plus précisément, le sien…enfin…celui d'Amaël. Elle ne fut pas surprise de trouver au pied du lit de celle-ci, ses affaires déjà prêtes. Un sourire narquois passa sur son visage tandis qu'elle se disait que les Elfes travaillaient bien… Elle allait sortir quand son regard accrocha son reflet dans le miroir en pied du dortoir. La jeune femme plissa le nez en voyant ses vêtements. Décidément, elle n'avait jamais été faite pour les uniformes anglais… Elle passa une main dans ses cheveux presque blancs avant de sortir définitivement du lieu.
Elle savait ce qu'il fallait qu'elle fasse: aller s'acheter des fringues… Enfin des nouvelles. Certes, elle pouvait agrandir celles d'Amaël mais bien qu'elle ait confiance en les goûts vestimentaires de son hôte, elle avait envie d'avoir ses affaires à elle. Elle allait se demander comment elle allait faire pour tout payer lorsque le tableau pivota devant son nez pour laisser le passage au trio. Gabriel eut un sourire neutre avant de s'écarter afin de les laisser passer… Ce qu'ils firent sans cesser de la regarder. Une fois dans la salle, ils se tournèrent vers elle afin de lui poser quelques questions mais elle les esquiva en se faufilant dans le couloir juste avant que le tableau ne se referme.
Quelques heures plus tard, Gabriel revenait au château, les poches remplies d'achats qu'elle avait réduits. Elle n'eut pas le temps de se demander où elle allait bien pouvoir les déposer qu'un Elfe de maison apparu devant elle. La jeune femme eut un sourire amusé tandis que la créature magique s'inclinait devant elle.
-Monsieur Dumbledore m'a demandé de vous guider jusqu'à vos appartements, Miss de Morange.
Gabriel haussa un sourcil tout en acquiesçant. De Morange? Mais c'était quoi ce nom de famille? Elle n'avait jamais porté une telle chose… Elle allait poser la question quand elle se souvint que l'Elfe ne lui dirait rien. Elle passa une main dans ses cheveux tout en suivant la créature qui semblait fière de la guider à travers le dédale des escaliers. Moins d'une dizaine de minutes plus tard, il se figea en face d'une statue représentant un ange. Gabriel ne pu s'empêcher de savourer l'ironie de la situation. Elle se demanda, un instant, si Dumbledore savait réellement ce qu'elle était… D'une oreille distraite, elle écouta l'Elfe lui dire le mot de passe («Anamaya») avant de pénétrer dans ses appartements.
-Monsieur Dumbledore a dit qu'il vous laissait décorer l'endroit comme vous le souhaitez. Il a fait porter vos affaires dans la chambre.
-Merci… Hum… Quel est ton nom?
-C'est un honneur de vous servir, Miss de Morange…
-Ton nom!
Au son de la voix, l'Elfe tressaillit. Il allait s'éloigner pour se frapper lorsqu'il croisa le regard de Gabriel. Il baissa la tête tout en répondant.
-Moosteek, miss.
-Ben tu vois, quand tu veux!
Elle eut un sourire à la fois gai et angélique. Elle laissa son regard errer dans la pièce. Déjà, elle savait ce qu'elle allait en faire. Elle plissa le nez et plongea sa main dans sa poche… Elle eut un grognement agacé en remarquant qu'il n'y avait pas de baguette… Elle posa son regard sur l'Elfe de maison qui n'avait pas bronché et demanda.
-Le repas est dans combien de temps?
-Dix minutes, miss.
-Hum… Merci, Moosteek. Tu peux disposer, je vais me changer.
-Bien, miss.
Gabriel n'eut pas le temps de lui ordonner de l'appeler par son prénom qu'il avait déjà disparu, accompagné du «plop» qui était habituel à sa race. La jeune femme soupira. Elle ne comprenait pas vraiment l'intérêt d'avoir un esclave à temps plein… Surtout que ces esclaves là n'hésitaient pas à se châtier eux-mêmes pour une pseudo erreur… Quoiqu'il en soit, elle trouvait bien pratique d'avoir quelqu'un… Mais… il ne fallait pas abuser. Un sourire ironique apparu sur son visage… Décidément, elle avait été bien éduquée…
Elle maugréa une phrase incompréhensible avant de se diriger d'un pas dansant vers ce qu'elle pensait être sa chambre… Elle fut agréablement surprise de voir que l'on avait pensé à un certain confort. D'une caresse distraite, elle apprécia la douceur des draps avant d'y jeter ses achats et de les agrandir. Elle trouva rapidement ce qu'elle allait mettre pour le reste de la journée –hors de question de rester en élève!- et se changea rapidement avant d'enfiler la robe de sorcier… obligatoire. Elle eut une grimace dégoûtée mais préférait une robe noire sans aucun signe distinctif qu'une robe avec un gros blason… Surtout celui de Gryffondor. Faut pas abuser non plus…
L'instant d'après, elle dû fouiller dans les affaires d'Amaël – que les Elfes de maison avaient patiemment rangé - afin d'y trouver sa baguette. Elle n'en avait pas acheté une autre, parfaitement consciente que cette baguette était adaptée pour elles deux. Après tout, leurs capacités magiques étaient assez liées et ce lien promettait d'être de plus en plus intense au fil du temps… surtout maintenant que les sceaux ne la retenaient plus. Quelques instants plus tard, elle brandit la baguette avant de jeter un sort afin de ranger tout le bazar qu'elle avait mit dans la pièce puis elle sortit afin de se diriger vers la Grande Salle.
Un peu plus tard, elle faisait face à la porte de la Grande Salle… Porte qui ne parvenait pas totalement à cacher le bruit qu'il y régnait. La jeune femme resta immobile un moment. Elle n'avait guère envie d'entrer dans ce capharnaüm qui, elle le savait, s'arrêterait à peine les portes s'ouvriraient sur elle. Elle allait tourner le dos à la Grande Salle, lorsqu'une voix se fit entendre.
-Gabriel!
L'interpellée leva les yeux au ciel avant de faire remarquer.
-Il ne me semble pas vous avoir autorisé à m'appeler par mon prénom.
L'homme rougit avant de balbutier.
-Dé… Désolé…
-Pas grave, vous pouvez m'appeler Gabriel…
-Et vous… Remus.
La jeune femme eut un sourire indéchiffrable tandis qu'il ajoutait.
-Albus vous attend.
-Je m'en doute. Je suis en retard?
-Non mais les élèves attendent que le directeur ait fait son entrée et son discours pour manger.
-Ils sont bien joyeux…
Un léger reproche sonna dans la voix de Gabriel. Remus lui jeta un regard avant de dire.
-Personne n'est mort durant la bataille… Ils…
-Je comprends.
-Suivez moi.
Gabriel acquiesça avant de suivre le lycanthrope. Il était l'une des rares personnes contre qui Amaël n'avait rien à dire. Quelques instants plus tard, ils pénétrèrent dans une salle assez petite où tout le corps professoral les attendait. La jeune femme fit mine de ne pas remarquer les regards curieux posés sur elle et salua tout le monde d'une voix neutre. Le directeur ne fit aucun commentaire, se contentant de lui jeter un regard énigmatique avant de se diriger vers la porte donnant sur la Grande Salle. Gabriel ne pu s'empêcher de savourer le silence qui se fit lorsque le vieil homme y entra, suivit des autres professeurs et d'elle-même…
Comme prévu, les regards convergèrent vers elle… Néanmoins, elle mit un point d'honneur à ne pas montrer que cela la gênait quelque peu. Bien que sa confiance en elle soit – d'après ses anciens «supérieurs» - bien trop … grande, elle n'aimait pas être le centre d'intérêt de tout un chacun… Elle écouta le discours du directeur d'une oreille distraite mais fit tout de même un pas en avant lorsqu'il la désigna. Elle se retint de rire quand elle entendit qu'elle était une jeune assistante surdouée venant de Beauxbâtons. Déjà, elle ne savait même pas où c'était… Elle était bien partie…
Une heure plus tard, elle était sortie de la Grande Salle en compagnie de Remus et Sirius qui lui décrivaient, chacun son tour, en quoi consistaient leur cour. Gabriel retint plus d'une fois un soupire blasé. Elle pressentait qu'elle allait s'ennuyer profondément jusqu'à ce qu'Amaël daigne pointer le bout de son nez. Son regard volait de l'un vers l'autre. Elle sentait leur désir de l'intégrer mais aussi de la faire se sentir en confiance. Peut être espéraient ils qu'Amaël revienne rien que pour eux… Eux seuls pouvaient le dire.
Ils allaient se diriger vers les appartements de Gabriel lorsqu'un Elfe de maison apparu devant eux. La jeune femme le regarda, étonnée.
-Oui, Moosteek?
-Monsieur Dumbledore vous fait dire qu'il me «consacre» à votre service, miss de Morange.
-Hein? Tu te moques de moi?
-Non, Miss. Moosteek n'oserait pas.
Gabriel haussa un sourcil avant de jeter un regard vers Remus et Sirius qui semblaient aussi étonné qu'elle. La jeune femme ajouta.
-Tu es sûr?
-Oui, miss.
-Bon… Je présume qu'il est inutile que je proteste… A-t-il donné une raison à sa générosité?
-Il a dit que vous alliez avoir besoin de quelqu'un pour vous aider.
Elle haussa les épaules avant de répondre.
-Il faudra que l'on parle un peu plus tard, Moosteek. En attendant, va nous chercher du thé, je te prie.
La créature ne répondit pas, préférant disparaître afin d'obéir à l'ordre de sa nouvelle maîtresse qui ne fit aucun commentaire avant de reprendre sa route vers ses appartements dans lesquels ils arrivèrent quelques instants plus tard. Gabriel murmura discrètement le mot de passe avant de s'écarter pour les laisser passer avant elle. Sans la moindre gêne, elle sentit les regards de ses invités observer la moindre parcelle de la pièce principale qui était dénudée de toute décoration. Ironique, elle dit.
-Bienvenue dans mon humble demeure dont la décoration est si belle qu'elle échappe aux yeux des mortels…
Remus ne pu s'empêcher de pouffer tandis que Sirius lui disait.
-Et il n'y a que toi, ô splendide déesse, qui puisse la voir.
-Exactement… Asseyez vous.
Remus-Tu ne sais pas quoi faire?
-Hm? Non… Je n'ai pas eut le temps…
Sirius-Mais tu as eut toute la matinée…
-Disons que j'ai préféré faire autre chose.
Sirius-Si je te demande quoi, tu vas me dire que c'est indiscret?
-Exactement!
Elle se retint de rire lorsqu'elle vit la mine déconfite de Sirius. Elle passa une main dans ses cheveux avant de se débarrasser de sa robe de sorcier avec un soupire de soulagement. Bien que d'une largeur raisonnable, la robe de sorcier lui donnait toujours l'impression d'être engoncée, impression ô combien détestable. Elle la laissa choir sur une chaise avec un geste élégant avant de se tourner vers les deux hommes qui discutaient entre eux en faisant mine de ne pas l'avoir observé. Elle eut un sourire narquois tandis que l'Elfe de maison que le directeur avait mit à son service apparaissait dans la pièce avec un plateau de thé qu'il déposa sur une table basse avant de disparaître à nouveau sans même que Gabriel ait le temps de lui ordonner.
La jeune femme haussa les épaules avant de rejoindre les deux hommes. Bonne hôtesse, elle les servit avant de se servir elle-même. Une fois sa tasse emplie du liquide brûlant, elle s'adossa au fauteuil qu'elle avait élu avant de leur faire un sourire rapide, signe qu'elle était disposée à discuter.
Sirius-Pourquoi as-tu voulu être notre assistante?
A la question, Gabriel plissa le nez. Néanmoins, elle prit la peine de répondre.
-Tout simplement parce que je suis adhérente à l'association pour la défense des chauves souris de cachots.
Remus-Voyons, c'est ton père!
-Non. C'est le père d'Amaël, pas le mien. S'il est incapable de comprendre qu'elle et moi sommes très différentes, c'est qu'il ne mérite vraiment pas d'être à sa place.
Sirius-Ca promet…Je peux te poser une question indiscrète?
-Diable, je ne savais pas que l'on était aussi intime… Mais vas y.
Sirius eut un sourire qu'il ne pu empêcher d'être séducteur avant de demander, terriblement sérieux.
-D'où tu viens?
