Point de vue Edward

- Tu te tais.

- Non, z'me tais pas. C'est pas parce que tu perds que tu dois être un perdant d'la bonne humeur.

- Pitié, juste.. Chut.

- Je continue de croire que tu un looser qui perd.

- Alors continue de croire ça en silence.

- Hm.. Non, ça me semble pas cro cro cool.

Emmett leva les yeux au ciel, alors que Honey s'asseyait d'avantage dans le canapé, se collant à mon frère. Je retournai à mon travail.

- Han, sérieusement, Tonton ! T'aurais cro pu l'avoir, c'lui-là !

- Honey.. Arrêtes de croire que le bon exemple à suivre, c'est celui de ta mère ! Alice parle de trop ! Pas comme il faut, pas pas assez, elle parle de trop ! Fais comme ton père, tais toi et écoute seulement les autres.

La petite la regarda, les yeux ronds, avant d'éclater de rire.

- T'es décidément cro nul, Tonton !

Emmett resta là, dépité, alors que je ne pus m'empêcher de rire. Elle était bien la fille d'Alice. Mon frère se re-concentra sur son jeu vidéo.

- T'as raison de m'ignorer, c'est le meilleur cruc que peuvent faire les perdants aux jeux de la télé vidéo ! Même Nate il joue mieux que toi ! Et pourtant il a que même pas 3 ans deux quarts !

Mon frère me lança un regard, à la recherche d'un peu d'aide, et j'haussai les épaules. Il roula les yeux, avant de laisser tomber ceux-ci sur notre nièce.

- On joue au Roi du silence ? Demanda-t-il à la petite.

- Faut pas cro t'en demander, tu sais déjà pas jouer à un seul cruc, alors deux en même temps..

Je ris de bon cœur, et Emmett se leva, avant de poser la manette sur la table et de se tourner vers la petite. Honey était très belle, du haut de ses cinq ans et demi. Elle avait de magnifique boucle blonde platine, et les yeux bleus océans de ma petite sœur. Toujours bavarde, elle avait laissé la sagesse de son père à son petit frère, Nathaniel, surnommé Nate. Ces deux là étaient des opposés, ils étaient complémentaires, et quand ils s'alliaient contre nous, c'était clair.. Nous étions tous foutus.

Je souris alors qu'il se mettait face à elle, les bras sur les hanches.

- Tu veux pas te taire, comme ça ?

- Cherche pas.. Ta trentaptive d'intimidation, qui est soit dit en passant, aussi pourrie que ta manière de jouer, ne marchera pas sur moi.

J'éclatai littéralement de rire, alors qu'Emmett se tournait vers moi.

- Mais aide moi, toi aussi ! Se plaignit-elle.

Secoué par l'hilarité, je lui fis un simple geste las de la main, avant de lui dire entre deux éclats de rire.

- Tu te démerdes, vieux.. C'est autant ta nièce que la mienne, tu te démerdes.

- Techniquement, je suis plus même ta nièce, Tonton. Parce que toi t'es marié à la sœur de mon père et Maman c'est ta sœur, alors que Parrain c'est mon oncle, mais Marraine c'est juste la cousine de Papa, argumenta Honey.

Je la regardai quelques secondes, bouche bée, avant d'approuver sa remarque.

- Elle a pas tord du tout. Tu te démerdes.

- Je savais que j'aurais dû choisir Bella ! Railla Emmett.

Je lui lançai un regard mauvais alors qu'il souriait, conscient que sa phrase avait eu l'effet escompté.

- Allez, pousse toi de l'écran, Tonton, je vais t'aider à gagner des points, sinon c'est la honte qui s'abat sur notre famille.

Elle s'empara de la manette, avant de se rasseoir au fond du canapé et de croiser ses jambes avec souplesse. Emmett se laissa lourdement tomber à ses côtés, et l'interrogea.

- Tu sais jouer à ça, toi ?

- Ouais, Eden il m'a appris !

Emmett hocha la tête doucement, les yeux rivés sur l'écran, alors que je retournai à mes dossiers.

J'étais devenu médecin, comme Carlisle. J'étais encore un interne au Seattle Grace, ce qui nous avait obligés à déménager, ma famille et moi. Nous avions donc quitté Forks pour la ville. Esmée et Carlisle avait rachetait un vieil hôtel, très grand et très vaste, bien que laissé à l'abandon. Ma mère, artiste et travailleuse dans l'âme, l'avait refait étage par étage, afin d'en faire notre résidence personnelle. Un étage chacun, c'est ce qui avait été décidé. Nous habitions sous le même toit, toute ma famille et moi, mais pas vraiment ensemble. Les étages inhabités étaient réservés pour les enfants, et pour les différents bureaux que nous nous étions fait. Le cabinet de Jasper était au rez de chaussée, alors que l'atelier d'Alice était au premier, et que la salle de sport d'Emmett était au second. Une des suites appartenait à Charlie, et sa nouvelle femme, Victoria.

En effet, nous n'avions jamais quitté la belle rousse, depuis l'accouchement de Bella, il y'a dix ans. Le Shérif en était tombé amoureux, et la nouvelle belle-mère de Bella n'était pas restée de marbre face à ses charmes.

Au fil des années, la famille s'était agrandie, comme prévu.

Je fus sorti de mes pensées par mon frère, qui me dit.

- Il est déjà 14heures, on devrait y aller.

- Wow, j'avais pas vu l'heure, expliquai-je.

- Honey, Chérie, tu veux aller chercher tes chaussures ?

- Yep !

Elle sauta du canapé, et partit vers l'entrée. J'allais dans la chambre dans le couloir, pour y prendre Aaron. Je le soulevai doucement, essayant de ne pas troubler son sommeil.

- Hm.. Papa, soupira-t-il.

- Chut, Chéri, tu peux dormir encore un peu ..

- Izy ? Suggéra-t-il, tout ensommeillé.

- Oui, on va la voir. Avec Maman et les autres..

- Maman, chuchota-t-il.

Je pris sa couverture et le couvris de ça avant de sortir rejoindre mon frère dans le couloir. Celui-ci tenait Ethan dans son bras, alors que son fils dormait aussi.

- Prête, ma Puce ? Demanda-t-il à Honey.

Celle-ci hocha la tête, et nous prenions l'ascenseur. Une fois arrivé au rez de chaussée, nous passâmes devant Alice et Jasper, tous deux en train de discuter de je-ne-sais-quoi.

- Vous y allez déjà ? Me questionna ma sœur en caressant la joue de sa fille.

- Il est un peu plus de 14heures, Alice, je veux pas être en retard.

- Elles nous tueraient, souffla Emmett.

J'approuvai d'un signe de tête, et ma sœur sourit.

- On va pas tarder non plus, de toute façon, dit Jasper. Madame Banner vient de partir, j'ai finit pour aujourd'hui.

- Je vais aux toilettes, avant, intervint Alice en se dirigeant déjà vers ceux-ci.

Je levai les yeux au ciel. Les femmes enceintes .. En effet, j'allais de nouveau être Tonton, d'une petite fille, mais aussi d'un petit garçon. Le gêne des jumeaux ne pouvait pas louper Alice, étant déjà ma jumelle, et s'étant mariée au jumeau de Rose.

- Chérie, tu veux venir avec nous ou tu restes avec tes oncles ? Questionna Jasper à Honey.

Ma filleule lança un sourire espiègle à Emmet, se serra à sa jambe en me lançant un regard complice, avant de répondre.

- Je préfère rester avec Tonton et Parrain.

- Comme tu veux, lui dit Jazz.

- Vous nous rejoigniez là-bas ? Fit Emmett.

Jasper hocha la tête avant d'embrasser le front de sa fille et de nous laisser partir. Nous sortions de la résidence, et marchions jusqu'à la voiture. Un Dodge Journey, une des voitures d'Emmett. Nous installions les petits dans les sièges autos, à l'arrière, alors qu'Honey s'asseyait au milieu de ses deux cousins.

Je me dépêchai quelque peu, afin de fermer la porte avant Emmett et de prendre place derrière le volant en premier.

- Allez, bouge, c'est moi qui conduis, me dit mon frère, après avoir attaché Ethan à l'arrière.

- Et en quel honneur ? Rétorquai-je.

- En celui de C'est-moi-qui-ai-les-clés, répliqua-t-il, fier de lui.

- A vrai dire ..

Je tendis ma main en arrière, paume ouverte, afin que ma nièce puisse y laisser choir librement le trousseau de clé.

- .. C'est moi qui les ai, finis-je.

- Mais .. Que .. Comment .. ? Bégaya Emmett, tâtant ses poches, perturbé par le vide qu'il y trouvait.

- Rappelle-toi, Tonton ! C'est toi qui m'as appris à faire les poches des gens pendant les câlins, intervint Honey.

Il voulut répondre, mais se ravisa en se rappelant de l'étreinte qu'elle lui avait donnée un peu plus tôt. Ses mains tombèrent lourdement sur ses flancs, alors qu'il lançait.

- Je monte pas si c'est pas moi qui conduis.

- Très bien, mais Rose ne va pas être très contente de te voir louper ça, soufflai-je en mettant le contact.

Le moteur démarra, alors qu'il rétorquait.

- J'irai avec Alice et Jazz.

- Comme tu veux, opinai-je. Mais dis toi que je vais devoir réveillé les petits, vu que je vais pas pouvoir les porter tout seul, ce qui va les rendre de mauvaise humeur, ce qui rendra Rose de mauvaise humeur, dis-je.

Il me regarda, prenant totalement conscience que ce je venais de dire était vrai.

- A tout à l'heure, alors, fis-je en avançant sur un mètre ou deux.

- Attends, je viens, se rattrapa-t-il en faisant le tour du véhicule et en grimpant sur le siège passager.

Il ferma la portière en soupirant, et je souris.

- Sage décision, me moquai-je.

- Ta gueule.

Mon sourire s'agrandit alors qu'Honey lançait.

- Un dollar dans la tirelire à Gros-Mots.

Emmett soupira, et se tourna sur son siège pour la regarder.

- Qu'est ce qu'il t'offre pour que tu le soutiennes toujours et pas moi ? Questionna-t-il.

Honey sourit, et je pris la route.

- Son amour, dit-elle.

- Mais je t'aime aussi, se défendit Emmett.

- Peut être, mais pas avec des billets de 20 dollars, éluda-t-elle en sortant le billet qu'elle avait acquit un peu plus tôt.

Je souris alors qu'Emmett me lançait un regard assassin.

- Alice est au courant de ça ? Interrogea-t-il.

- C'est elle qui m'a soufflé l'idée.

Il se renfrogna une fraction de seconde, avant de demander.

- Et Bella ?

Je le regardai, légèrement paniqué.

- C'est bien ce qui me semblait, dit-il. File- moi 20 dollars, et je lui dirai rien.

- Quoi ? Mais ..

- Vingt dollars, coupa-t-il.

Je sortis le billet de ma poche et lui donnai de mauvaise grâce. Il l'attrapa en souriant, avant de se retourner et de le donner à Honey.

- Je t'aime, ma Puce, fit-il.

- Moi aussi, Tonton, répondit la petite en attrapant le billet.

Elle sourit, et le cala dans la poche de sa veste.

- Traîtresse, lançai-je.

- Ne sois pas mauvais jouer, Parrain.

- Mais oui Eddy, ne sois pas mauvais jouer, railla mon frère.

Je lui mis un coup dans le bras, et il rit.

Débile.

[…]

Nous étions finalement arrivés, assis dans le théâtre. Emmett avait voulu prendre du pop-corn, et je m'étais étonné qu'ils en vendent ici. Du coup, Ethan et Aaron, qui s'étaient réveillés, en avaient voulu aussi, sans compter sur Honey, qui avait été la première à s'en prendre. Pour suivre le rythme, je m'en étais pris un pot. Bah quoi .. ?

Jasper et Alice nous avaient rejoins quelques minutes après, prenant place à notre gauche.

- Où sont Papa et Maman ? Demandai-je à ma sœur.

- Esmée m'a dit qu'ils étaient sur la route, ils ne vont pas tarder, répondit-elle.

J'opinai.

- Hey, Parrain, ils vont tous monter sur la scène ?

- Yep.

- Même Nate ? S'étonna-t-elle.

- Aussi, oui.

Elle soupira, et je caressai sa joue.

- C'est toi qui n'a pas voulu participer, Honey.

- Oui, mais je savais pas qu'ils allaient chanter.

- Pourquoi tu n'as pas demandé à tes tantes ?

- Sais pas, marmonna-t-elle.

Je la regardai se tourner en boudant, et je sortis mon téléphone discrètement.

« Honey est triste de ne pas participer .. –E. »

La réponse arriva après un instant.

« Je croyais qu'elle ne le voulait pas ? –B. »

« Peut être, mais elle veut chanter, elle. »

« Je vais voir ça avec Rose, attends.. »

Je fermai mon BlackBerry, alors que mon fils venait se poser sur mes genoux.

- Izy ?

- Oui, Chéri, elle va arriver ..

Et en effet, le spectacle commença. Les lumières s'éteignirent, alors que le rideau se levait.

Bien que je connaissais ce spectacle par cœur, je fus étonné de voir à quel point le décor avait été embellis depuis ce matin, quand j'avais quitté le spectacle, y laissant Bella et le reste de ma famille.

Alors que Dan, un petit de la classe de Rose, annonçait la première scène, Esmée et Carlisle arrivèrent avec Tyron.

- Hey .. On a loupé quelque chose ?

- Absolument rien, assurai-je alors qu'ils prenaient place.

Tyron s'assit en restant silencieux.

- Qu'est ce qu'il a ? Demandai-je à ma mère.

- Il s'est fait collé.

- Ah ?

Ma mère hocha simplement la tête, alors que je regardai Tyron. Tyron était de notre famille depuis quelques années maintenant, neuf ans exactement. Il était arrivé dans nos vies à l'âge de sept ans et demi. Le seul survivant de son village lors du tremblement de terre d'Haïti, en 2010. Il était arrivé chez nous en 2011, portant toute la tristesse du monde sur ses épaules. Il avait fallut du temps, avant qu'il ne veuille sourire, ou même parler ouvertement. Il s'était très vite attaché à Hizya. C'était mon frère, maintenant, et lors de nos nombreuses discussions, il m'avait expliqué que dans son village, à Haïti, il avait une petite sœur, du même âge que ma fille, un bébé donc. C'est pour ça qu'il s'y était attaché plus qu'à n'importe qui d'autre, dans la famille. Bella l'avait vite pris sous son aile, et c'est deux là étaient fusionnels.

- Qu'est ce qui s'est passé ? Demandai-je à mon petit frère.

- Un gars qui parlait mal à Aurore.

- Tu l'as tapé ?

- Assez, ouais.

- T'assure pas, vieux, le moralisai-je.

- T'aurais fait quoi, à ma place, toi ?

Je regardai Ty, avouant qu'il n'avait pas tort. A son âge, j'avais aussi tapé quand on emmerdait Bella.

- Ouais, bon.. T'es puni ?

- Je crois que je peux dire au revoir à ma bécane pour le moment. Et à l'ordi, aussi.

Je fis la moue.

- J'essaierai de leur parler, d'accord ?

- Merci.

Mon frère me sourit, reconnaissant, au même moment que mon fils répétait.

- Izy, Izy..

- Plus qu'un instant, mon cœur, lui assurai-je.

Il hocha la tête, patient. J'aperçus Eden arriver, alors qu'il embrassait la joue d'Emmett.

- Qu'est ce que tu fais là ? Questionna ce dernier à son fils.

- Maman m'envoie chercher Honey. Tu viens ?

Ma nièce sourit en attrapant la main de l'aîné à Rose et Emmett. Eden n'avait qu'un an de moins qu'Hizya, Rosalie étant rapidement tombée enceinte après l'accouchement de ma femme. Eden était le plus protecteur de notre petite tribu, étant le plus âgé des garçons. Il ressemblait beaucoup à Emmett, même s'il était d'un naturel plus calme.

Mes deux neveux partirent dans les coulisses, alors que le deuxième acte de la pièce se finissait. Un bon quart d'heure passa, et je n'avais toujours pas vu ma fille, ce qui avait le don de rendre plus impatient encore son petit frère. Je connaissais le plan de Bella et Rose, sur la répartition des enfants, ainsi que leur rôle. Et c'est ce pourquoi, à la fin du cinquième acte, je lançai à Carlisle.

- Filme, Papa, ça va être à eux.

Mon père s'exécuta, et je chuchotai dans l'oreille de mon fils, qui se trouvait sur mes genoux.

- Attention, mon cœur, ta sœur va arriver. Ils vont tous être là..

Il sourit d'anticipation, et, bientôt, démarra les paroles bien connues, que j'attendais depuis le début.

- Il te faut peut-être une autre méthode.. Répète après moi.

Les enfants faisaient mine de se racler la gorge, tandis que le rideau se levait pour la dernière scène.

- Hakuna Matata… Quoi ? Hakuna Matata. Ca veut dire pas d'souci !

Hakuna Matata,
Mais quelle phrase magnifique !
Hakuna Matata,
Quel chant fantastique !

Nous apperçûmes enfin ma fille.

- Izy, Izy..

Elle tenait la main de sa cousine, Shayna, la fille de mon frère. Il y avait également Honey, et Eden, sans oublier Nate qui faisait mine de chanter malgré son jeune âge. Il y avait tous les autres enfants des classes de Rose et Bella.

Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie,
Sans aucun souci,
Philosophie

Hakuna Matata
Ce très jeune phacochère
J'étais jeune et phacochère ...

Bel organe
Merci !

Un jour, quelle horreur
Il comprit que son odeur
Au lieu de sentir la fleur
Soulevait les coeurs.

Oui y'a dans tout cochon
Un poète qui sommeille.

Quel martyr
Quand personne
Peut plus vous sentir !

Disgrâce infâme
Parfum d'infâme
Inonde mon âme

Oh ! Ça pue le drame
Je déclenche une tempête

Pitié, arrête !
Chaque fois que je ...

Non Pumbaa, pas devant les enfants !

Oh ! Pardon !

Certains parents rigolaient alors qu'Eden, qui venait de lancer cette réplique, faisait mine d'être confus.

Hakuna Matata,
Mais quelle phrase magnifique !
Hakuna Matata,
Quel chant fantastique !

Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie,

Ouais, chante petit !

C'était ma fille qui chantait cette réplique. Bella ayant arrangé ses cheveux de manière à ce qu'ils laissent une forme de crinière aussi de son petit visage. Elle adorait ce dessin animé, comme nous tous, alors chanter ce passage était pour elle la réussite de toute sa petite vie.

Sans aucun souci ...

Philosophie ...

Hakuna Matata !

Hakuna Matata,
Hakuna Matata,
Hakuna Matata,
Hakuna ...

Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie,

Sans aucun souci,
Philosophie Hakuna Matata !

Tous les enfants attrapèrent les mains de chacun, tous les petits Hale et Cullen nous envoyant des sourire radieux. Je cachai mon émotion, alors que mon fils se levait de mes genoux et filait jusqu'à l'estrade. Je le suivis, les bras tendus, au cas où il venait à tomber. Il grimpa les escaliers avec agilité, suivit de près par Ethan.

Hakuna Matata,
Hakuna Matata,
Hakuna Matata, ...

Aaron courut les bras grands ouverts vers sa sœur, qui l'attrapa au vol. Malgré leur sept ans de différence, ces deux là étaient tout à fait complémentaires. Ma fille me sourit alors que son frère la serrait dans ses petits bras. Je lui fis un signe admiratif de la tête, faisant mine d'enlever un chapeau imaginaire, déclenchant le sourire de ma toute petit Hizya. Je sentis deux mains se posaient sur ma taille, alors que j'étais toujours dans l'ombre de la scène. Je me tournai pour observer le sourire ravissant de ma femme.

- Tu as aimé ? Questionna-t-elle, timide.

- C'était parfait, ma Chérie. Vous avez assuré.

Alors que j'étais sur le point de me laisser à l'embrasser, Honey arriva en criant sa joie.

- Merci de m'avoir laissée monter aussi sur la scène, Marraine !

Bella s'accroupit pour lui faire face, et ma filleule lui sauta dans les bras, euphorique. Je souris en apercevant Rose, qui me fit un petit signe de la main.

- Bells ? Questionna la grande blonde à sa cousine.

- Oui ?

- On leur dit de saluer ?

- Je t'attends.

- Alors on y va..

- Ma Chérie, retourne avec tes cousins, saluer les spectateurs.

Honey s'exécuta, retournant auprès de son petit frère, et de ses cousins, cousines. Ma femme et ma belle sœur allèrent sur le devant de la scène, rejoignant la soixantaine d'enfants s'y trouvant.

- Mesdames, Messieurs, commença Bella avec assurance. Nous tenions à vous remercier d'être là aujourd'hui, et d'avoir pris le temps de nous regarder jouer. Veuillez, s'il vous plaît, applaudir toutes nos petites stars.

Les adultes sourirent, avant d'applaudir avec intensité. Je souris en battant des mains à mon tour. Tous les enfants s'alignèrent, alors qu'ils s'abaissaient déjà pour saluer leur public. Ma femme me lança un petit regard, heureuse, et je lui souris davantage.

Les enfants retrouvèrent rapidement leurs parents, une fois que Bella et Rose les aient autorisés à le faire, et ces deux dernières veillèrent à ce que tout le monde soit avec leur famille, avant de rejoindre la notre. La foule sortit petit à petit, tandis que nous, nous restions à l'intérieur. Bella vint prendre place sur mes jambes, et je l'embrassai doucement. Les enfants s'extasiaient, exprimant leur ressenti sur ce qui venait de se passer.

- T'as aimé, Ty ? Questionna timidement Hizya.

Mon petit frère sourit, l'attrapant dans ses bras, avant d'embrasser ses joues et de dire.

- C'était super, Trésor. T'as été super.

Ma fille sourit et le pressa dans ses bras avec douceur. Isabella sourit à la scène, et j'en fis de même. Ma femme se tourna vers moi.

- J'ai quelque chose à te dire.

- Je t'écoute, mon Ange.

- C'est très important.

Je me relevai quelque peu, inquiet.

- Qu'est ce qui se passe, Chérie ? Tu vas bien ?

- Oui, je .. Tout va bien. Juste que..

Bella attrapa ma main avec tendresse, avant de la poser sur son ventre, silencieuse. Je la regardai, pas sûr de bien comprendre, alors elle ajouta.

- J'avais un doute.. Je suis allée voir Victoria ce matin..

- Tu es enceinte ? On va avoir un bébé ? Souris-je.

- Non, pas un.

Elle me fit un signe de la main, m'indiquant de viser plus haut.

- Des jumeaux ? Mais c'est génial !

Ma femme secoua la tête, timide, tandis qu'une fois encore, elle m'intimait de viser plus haut. J'écarquillai les yeux.

- Trois ? .. Des triplés ?

Alors, à cet instant, elle opina, hésitant à sourire, attendant ma réaction. Bien sûr, j'étais choqué. Trois bébés. En même temps.

Je relevai les yeux vers ma femme, qui avait les larmes aux yeux. Nous voulions un petit troisième, nous n'arrêtions pas d'en parler depuis des mois. Nous allions avoir trois petits troisièmes.. Putain, c'est foutrement magique.

- Merde, Bébé, je sais pas quoi dire !

- Parrain, 1 billet dans la boîte à Gros-Mots.

Je souris devant la réplique de Honey, avant de finalement serrer Bella contre moi, l'embrassant avec tout l'amour que je lui portais depuis maintenant presque douze ans. Nous nous détachions au bout de quelques instants.

- Tu n'as pas peur ? Je veux dire.. Trois d'un coup, c'est énorme, s'inquiéta Bella.

- C'est sûr, mais..

- On a déjà eu du mal avec un bébé à la fois.. Aaron a à peine deux ans et demi..

- Ma Chérie..

- Juste que j'ai pas envie que tu prennes peur et que tu..

- Isabella ?

Ma femme releva ses yeux vers moi, gênée.

- On va s'en sortir. Et très bien, même. On va faire comme on a toujours fait jusqu'à maintenant..

- A la One Again Bistoufly ?

Je ris.

- Oui, mais non, je pensais pas à ça.

- Alors quoi ?

- Hakuna Matata.

La femme de ma vie m'offrit un sourire spontané, magnifique. Doucement, j'osai l'embrasser une nouvelle fois, la prenant tout contre moi. Ma main caressa son ventre, désormais habité par trois de mes enfants. Trois petits cœurs battant la chamade, en écho au mien qui était encore tout émoustillé par cette si belle femme que Dieu m'avait fait rencontré. Je souris à cette idée. J'allais être papa à nouveau. Nous allions avoir trois bébés. Cinq enfants, en tout. Qui étais-je pour être aussi chanceux ?

Probablement marié à la bonne femme.

Ma femme. La mère de mes enfants. La femme de ma vie. Isabella Marie Cullen.


Que dire ? Que faire ? Se taire et baisser les yeux est ce qui me vient en premier à l'esprit, mais je me dis que le minimum à faire est de m'exprimer, après tout ce temps. Je sais pas si je dois dire que je suis désolée ou non, bien que je le sois, car ça ne changerait pas grand chose, soyons honnêtes.

J'ai mis un an et demi, à mettre en ligne cet épilogue, et ce malgré vos nombreuses, très nombreuses, relances. Je n'ai pas de raisons valables. La vérité est telle que je ne savais simplement pas quoi écrire. J'ai voulu faire un truc originale, et puis non, pour finir par ne rien écrire, et de me focaliser sur mes autres fictions. C'est finalement MamanLily, qui m'a fait tiquer, ce matin. Après un an et demi.. On me demande encore cette suite. Et je pense qu'après tout ce que vous avez fait pour moi, la minimum des choses est de vous l'accorder. Veuillez accepter ces maigres excuses.

Avec toute la lâcheté du monde, je vais donc vous adresser ces dernière lignes, du moins sur cette fiction.

Ecrire Le Monde est Petit est peut-être la chose la plus intelligente que j'ai jamais faite, bien que je n'ai pas été assez futée pour le faire jusqu'au bout. Cette fanfic m'a permis de connaître des gens merveilleux, ainsi qu'un grand nombre de mes adorables tarées. Je ne serais sûrement pas répertoriée en tant qu'auteur, si je n'avais pas eu cette première idée. Elle m'a permis de réfléchir, et de le faire en améliorant un minimum mes pensées. C'est ma toute première fiction, mon tout premier bébé, et quelque part, c'est dur de mettre une vraie fin sur tout ça.

Mais elle m'a permis de sourire, de pleurer en l'écrivant, et aussi de me prendre la tête avec toute une multitude des gens. Bref, un petit bout de bonheur, de mon point de vue, à elle toute seule. Et pour m'avoir suivie, je vous remercie, je vous remercie énormément même.

Je vais m'arrêter là.. Je sais pas ce que je peux rajouter. Juste..

Sachez que je vous souhaite tout le bonheur du monde. Le meilleur qui puisse exister. Prenez soin de vous, de vos familles et de vos proches.
La vie est déjà assez difficile comme ça, donc si je peux vous conseiller, ne vous prenez pas la tête inutilement non plus..

Un gros merci à Gaëlle, qui m'a (vraiment) poussée/saoulée avec cette suite durant cette dernière année. Tu gères, ma Belle.
Ainsi qu'à Leti, qui était là depuis le presque tout début. Sans oublier Aurore, et Floriane. Ninie, of course. Julie aussi. & Bien sûr, Delphine. Ma chère Delph. :)

Sur ces derniers mots, je vous laisse vraiment.

Pas de citations recherchées et compliquées, juste, ce qui me ressemble au fond le plus, cette formule plus que magique.

*. ~*~.*

Hakuna Matata