Chapitre 29 : La vengeance de Lord Voldemort

Les quatre amis étaient des animagus depuis plus de deux semaines. Ils avaient reprit les cours depuis une semaine. Il devait être à peu près cinq heures lorsque Harry se réveilla, Ginny à ses cotés. Elle était pâle, très pâle, le corps gelé mais le front brûlant où quelques mèches de ses cheveux étaient attachés, trempés. Harry s'inquiétait beaucoup, en silence, cela faisait plusieurs nuits qu'elle était comme ça. Mais cette nuit là, la jeune fille gémissa, comme un enfant quand il souffre, ne pu s'empêcher de penser Harry. Il n'en trouva plus le sommeil de la nuit. Ginny se réveilla, à sept heures, quand le réveil sonna. Elle n'avait pas reprit ses couleurs, son corps était toujours froid et son front brûlant collé toujours à ses cheveux. Harry la prit doucement dans ses bras :

- Tu es sure que sa va ? lui demanda-t-il.

- Oui, répondit-elle. Viens, on va être en retard.

Harry et Ginny avaient deux heures de Défense Contre les Forces du Mal avec James qui avait gardé le poste. Hermione et Ron, les deux préfets en chefs, avaient rendez-vous avec la directrice. Harry aidait beaucoup son père mais restait toujours près de Ginny, surtout maintenant. L'hiver était toujours là, bien présent, ce qui n'aidait en rien Ginny, enceinte de six mois. Ils arrivèrent mains dans la main devant la porte de leur salle de classe :

- Déjà là ? fit James, vous allez bien vous deux ?

- Très bien et toi ? fit Ginny.

James regarda un instant son fils qui ne lui avait pas répondu mais dit :

- Oui, allez vous asseoir.

Les autres ne tardèrent pas à arriver. Dix minutes plus tard, ils avaient déjà bien avancé dans le cour quand James demanda :

- Maintenant, lesquels d'entres vous savent créer un Patronus ?

Quelques mains se levèrent, celle de Harry et Ginny évidement. James, étonné qu'une élève qui devrait être en sixième année sache créer un Patronus, demanda à Ginny de leur montrer. Elle se leva et se mit debout devant la classe.

- Spero Patronum ! s'exclama-t-elle, baguette en main.

A la grande surprise de Harry, le Patronus de sa petite amie prit la forme d'un phoenix. Son Patronus prenait la forme de son animagi ! Elle retourna s'asseoir à leur table, le visage plus pâle que jamais, elle n'écouta même pas les félicitations de James, elle murmura à Harry :

- Harry... Tu avais raison, je ne vais pas bien...

- Ginny, ça ne va pas ? intervint James, voyant bien l'état de son élève et interprétant le silence de son fils lié à de l'inquiétude.

- Papa, je l'emmène à l'infirmerie, je t'expliquerais plus tard, le coupa Harry.

Sans attendre de réponse de la part de son père, Harry aida Ginny à se relever et à marcher. Ils n'eurent pas le temps d'arriver à l'infirmerie que Ginny s'évanouit au tournant du couloir. Harry l'a prit dans ses bras, callant sa tête contre lui et se mit à courir. Il pouvait sentir la respiration lente et irrégulière de ''sa'' Ginny contre lui.

Arrivé à l'infirmerie, il déposa doucement Ginny sur un lit et expliqua tout à Mrs Pomfresh.

- Je ne comprends pas, fit-elle après avoir réfléchit, les symptômes sont ceux d'un sortilège qu'une personne du même sang que les bébés qu'elle porte peut jeter. Cependant, je sais à quel point vous l'aimez et je doute que ce soit vous.

- Que pouvez vous faire ?

- Moi ? Rien, seule la personne qui à lancé le sort peu l'annuler, je suis désolée...

- Si il ne l'annule pas ? demanda Harry, se préparant au pire.

- La vie des bébés ne le supportera pas, elle les perdra...

- Ils leurs reste... combien de temps ? demanda Harry, le coeur serré.

- Je ne sais pas, le sortilège dure rarement deux semaines, vous me dite que cela fait déjà quelques jours alors je dirais deux ou trois jours, quatre si la chance est avec nous...

- Et pour Ginny ?

- Elle ne risque rien, le sort à touché les bébés, il faut l'a laissé, vous devriez retourné en cours, sa ne sert à rien de rester, elle ne se réveillera pas temps que le sort n'a pas été annulé.

Harry ne retourna pas en cours. Trop attristé pour y allez, il monta dans ses appartements. Il ne laissa entrer personnes et ne voulait parler à personne, ni à Ron, ni à Hermione, ni même à Dumbledore qui s'inquiétait pour lui, un jour avait passé depuis que Ginny était à l'infirmerie, un jour qu'Harry ne mangeait pas, ne sortait pas et ne parlait pas !

Harry passa la nuit à se poser des questions. Comment avait-il pu ne rien voir plus tôt ? Pourquoi n'avait-il pas emmené Ginny à l'infirmerie dès la première nuit ? Pourquoi ne lui avait-elle pas dit qu'elle n'allait pas bien ? Comment pouvait-il vivre alors que la personne qu'il aime le plus au monde est entre la vie et la mort ? Certes, il souffrait et pleurait mais il allait bien ! Qui avait bien pu jeter cet infâme sortilège ? Pourquoi l'avait-il fait ? Dans quel but ?

- Lord Voldemort ! cracha Harry. Il a utilisé mon sang pour revenir, il a donc du sang des enfants en lui et à très bien pu jeter le maléfice, pensa-t-il, tout haut. Je dois allez voir Dumbledore.

Harry se retourna et vit avec soulagement qu'il était huit heures du matin, mais avec effroi quand il comprit qu'il n'avait plus qu'aujourd'hui pour sauver ses enfants...

Il s'habilla en vitesse et courut vers la Gargouille de pierre, l'entrée du bureau de Dumbledore et Mc Gonagall.

- Dragées surprise ! fit il.

Il s'aventura dans l'escalier en colimaçon, toqua et entra, Dumbledore l'accueillit, rassuré :

- Harry ! Je suis heureux de...

- Professeur, le coupa Harry, c'est Lord Voldemort n'est-ce pas ? C'est lui ?

Dumbledore le dévisagea à travers ses lunettes en demi-lunes, un regard compatissant et désolé.

- Harry...

- Répondez-moi ! s'énerva Harry. Je dois savoir !

- Oui, Harry, c'est lui. Mais je t'en conjure, ne tentes rien, tu ne peux rien...

- Je ne le laisserai pas tuer mes enfants ! Il ne fera pas souffrir Ginny ! J'aime Ginny, Professeur, je l'aime plus que tout et vous ne m'empêcherez pas de la sauver ! fit il avant de transplaner, nul ne sait où.