Concours ou pas Concours telle est la question.

Je vous explique en gros ce qu'il m'arrive. J'ai en ce moment un roman personnel en construction, en écriture. Je vous mettrai plus bas le prologue, juste le prologue et si vous pouvez me dire ce que vous en pensez alors peut-être cela me permettrai de savoir si oui ou non je m'inscris à un concours; le concours de la Goutte d'or je ne sais pas si vous connaissez, et peut-être publier mon roman.

Merci d'avance de votre franchise.

Bisous et Bonne Lecture

SœurPhil

LA MALEDICTION DES GATLIN

PROLOGUE

-Maman ! Raconte moi encore l'histoire de notre famille, demanda le jeune Jordan Gatlin.

Jordan était un enfant sage, respectueux des personnes et de sa planète. Pour cause, son histoire préférée le relié directement à la planète Terre et à tous ses habitants. Son intelligence faisait de lui un exemple pour tous les futures descendants de cette grande famille posée et puissante mais il n'en a pas toujours été le cas et c'est ce que raconte l'histoire de ce grand arbre généalogique précieux, à ne surtout pas oublier.

-Jordan, désespéra sa mère, je te l'ai déjà raconté une centaine de fois.

-Alors cela fera cent et une fois, objecta-t-il tout sourire.

Sabrina Gatlin se cala contre son fils et sorti l'énorme livre que l'un de leur ancêtre avait autre fois écrit. Les deux personnes occupant le lit simple se souriaient et ils commencèrent à se plonger dans l'histoire mais comme tout bon Gatlin qui se respecte la jeune femme de 32 ans continua à citer juste grâce à sa mémoire, à son héritage. Cet objet, ce murmure mythique était transmis de génération en génération dans la famille de Sabrina et quand son fils de huit ans deviendra père il transmettra et lira lui aussi ce mythe à ses enfants. L'histoire coulait calmement entre les lèvres de la jeune femme tandis que son fils attentif la scrutait d'un œil admirateur. Elle aussi avait eu cette réaction à chaque fois que sa propre mère prononçait les mêmes mots. L'insouciance du jeune âge se transformera par une morale pleine de sagesse alors que le petit garçon aura murit et sera devenu un Homme.

Le 11 septembre 1903 avait marqué la vie de Théodore Sam Gatlin ainsi que toute sa famille et ses descendants. L'histoire débute en ce jour alors que Joséphine Madeleine Gatlin réclamait sa liberté de femme à son mari. Comme tout homme de l'époque qui entendait le même discours, la colère prit le dessus sur la compréhension et les actes qui s'en suivirent fut déterminants dans le cours de cette histoire. Théodore quitta son foyer fou de rage et se dirigea d'un pas furibond vers l'endroit le plus connu pour les Hommes de son « espèce ». La bigote du quartier était le meilleur endroit pour pouvoir le trouver. Après trois heures à écumer sa frustration et sa haine grâce à l'alcool, il ressortit de cet endroit infréquentable bien moins sobre qu'il ne l'était au début. Mais croyant être devenu fou et délirant il lança à tue-tête.

-Bonjour Mademoiselle qui brille !

A ce moment précis de l'histoire, Théodore Gatlin avait fait un très mauvais choix en s'exprimant de la sorte à cette dame qui se trouvait être une personne très importante avec énormément de pouvoir, bien plus qu'un mortel ne pouvait posséder. Elle l'avait observé depuis des années, depuis sa naissance espérant qu'il ne prendrait pas le mauvais chemin, des choix néfastes. Seulement la jeune femme ne savait pas que la famille Gatlin entière se comportait ainsi avec le monde terrien et les humains. Elle était descendue spécialement pour lui, pour lui faire comprendre ses erreurs et le remettre dans le droit chemin mais comment réparer les erreurs de toutes ses personnes si cruelles et impétueuses quand même leur sort ils n'en ont que faire ?

-Pourquoi faite-vous cela ? Lui demanda-t-elle sans lui avoir dit bonjour.

Théodore Sam Gatlin explosa d'un rire noir avant de lui dire que ça ne la regardait pas et que de toute façon les femmes étaient toutes les mêmes. Après avoir eu finit sa réplique il ne se gêna pas pour cracher sans vergogne sur elle, or se fut le geste de trop. Une action que beaucoup regretteront mais que d'autre garderont en mémoire pour transmettre l'histoire qui en suivra.

En plus d'un milliard d'années d'existence, jamais elle n'avait vu ceci. Aucune personne que ce soit un dieu, un ange, une créature mythique ou encore un être inférieur ne lui avait parlé, ni même traité de la sorte. L'homme se trouvant en face, complètement ivre, ne remarqua même pas que la « Mademoiselle » en question ne brillait plus. Elle avait changé et son aura divine le démontrait parfaitement. Cette dernière était devenue noire, un noir qui vous enserre les entrailles jusqu'à les aspirer dans le néant, un noir obscur que seul la haine et l'aigreur peuvent causer.

-Les Dames veulent avoir plus de droit. Oh ! Mais elles en auront seulement ils nous seront tous destinées. Si j'ai un besoin quelconque il faudra qu'elle s'agenouille cette Chienne ! Continuait de brailler Théodore Gatlin. Nous serons tous des Chiens d'enculés, hurla-t-il alors que son cerveau s'engourdissait à cause de l'alcool.

Sous le choc l'homme se stoppa et surprit par sa propre réflexion, il se mit à balbutié à la jeune femme que ce n'était pas ce qu'il voulait dire. Non Théodore Sam Gatlin n'était pas un chien d'enculé, il était bien pire.

-En effet, consentit la jeune femme. Tu ne voulais pas le dire alors je t'ai forcé en pénétrant ton esprit. Une action tellement facile à faire sur toi, cela m'a permit de prouver à quel point tu pouvais être monstrueux, inhumain. Je t'ai montré la face caché de Théodore Gatlin, l'homme que tu es réellement.

La jeune femme se tenait droite, supérieure à cet homme, cet immondice qui s'était mis à trembler à l'entente de la voix envoutante et glacial de son interlocutrice. Très vite, il comprit que la femme devant lui n'était pas si innocente qu'il n'y paraissait. Il émanait d'elle une force qui n'était ni maléfique, ni angélique, une force prenante et conductrice au malheur et au bonheur. L'homme prit peur. Il eut pour réflexe de reculer mais étant complètement remplit comme une pense, il butta contre quelque chose et tomba à la renverse. Si Léonard de Vinci aurait peint cette scène, la jeune femme aurait l'air d'une géante devant un lilliputien terrorisé.

-Qui... Qui êtes-vous ? Réussit-il à articuler.

-Je suis la déesse Mère Nature, avoua-t-elle ne dissimulant en aucun cas son sourire naissant. Je suis Gaïa. Chaque parcelle de cette planète fait parti de mon être. Je ressens toutes les particules, chaque grain de poussières, chaque molécule d'eau. L'air, le feu, la terre, l'eau. C'est quatre éléments font partis intégrante de mon âme.

-OK ! Si tu es vraiment une déesse, alors je veux mon vœux, objecta-t-il inconscient de la conséquence qui pouvait provoquer de ses paroles.

Théodore venait tout juste de signer son contrat avec la mort. Dans son malheur, il y emportera toute sa famille. Gaïa ne s'amusait plus et trouvait de plus en plus cet humain pitoyable. Il était le pire de son espèce.

-Tu ne respectes rien, même pas toi-même, argumenta-t-elle, alors pourquoi te ferai-je l'obligeance de descendre au rang des génies. Je suis ici pour te châtier de ton impertinence et de ton ignorance.

La déesse se stoppa dans son monologue laissant l'emprise de ses mots et de sa voix faire effet sur Théodore. Sa force de déesse le contrôlait et l'entourait l'obligeant à dire toute la vérité. Gaïa lui demanda son nom et il lui donna sans réfléchir.

-Théodore Sam Gatlin ton crime a été dans un premier temps de souiller cette Terre, ma Terre. Le second c'est produit ici même quand tu as dénigré ta famille. Tous tes descendants seront maudits tant que l'un deux n'aura pas comprit l'importance de la vie, de ces valeurs et de la protection que nous offre les éléments et la nature au quotidien.

Le concerné ne comprenait pas ce qui était en train de se passer mais il était sure d'une chose, il devait partir d'ici, de cette ruelle sombre et étroite, au plus vite. Il se mit à courir sans se retourner essayant d'oublier ce cauchemar. La déesse qui était restée laissa la malédiction prendre forme.

-Tant que le descendant ou la descendante ne sera pas né, mon fils viendra vous hantez et choisira quand bon lui semble de vous ôter la vie, l'année de vos quarante ans dans n'importe quelle condition.

Complètement saoul, Monsieur Gatlin rentra chez lui le lendemain matin. Tout n'avait été que cauchemar mais pas tout à fait car le fils de Gaïa vint tuer Théodore et Joséphine. Les enfants restèrent en vie jusqu'à leurs quarante ans comme l'avait ordonné la déesse et déjà quatre générations entières de Gatlin souffraient de la malédiction. La Malédiction de Gaïa, la Malédiction des Gatlin.