Ce chapitre est l'un des plus tristes que j'ai pu écrire… Surtout le début
EDIT : MERCI ! On a dépassé les 100 reviews :o les 4000 vues :o & ca c'est grace à vous ! & c'est surtout tres tres motivant à écrire (si vous lisez c'est que vous aimez non ?). Merci aussi à ceux qui se mettent en followers ou qui mettent cette fic en favorite ou qui me mettent en auteur favorit ca fait chaud au coeur !
Les heures défilaient. Les jours passaient. Les semaines s'écoulaient. Inlassablement. Dans une course effrénée. Tantôt rapide tantôt lente. Mais ils ne changèrent pas.
Chaque matin se levait avec un nouvel espoir. L'espoir qu'elle se réveille. Et chaque soir se couchait avec une désillusion. Avec une question : combien de temps ?
Combien de temps avant un réveil ? Combien de temps avant de revoir ces traits réanimés ? Combien de temps encore dans le doute ? Combien de temps dans la tourmente ? Combien de temps dans l'espoir ?
Doriane. Severus. Fenrir. Katarina. Sirius. Remus. Minerva. Hermione. Harry. Drago. Ron. Cornelius. Des personnes d'horizons différents. Pour la plupart, qui se connaissent. Qui s'aiment. Qui se haïssent. Qui s'indiffèrent. Avec un point commun. Tous attendaient son réveil. Pour des raisons diverses.
Doriane veut son héritière près d'elle. Elle vient à peine de gouter à la vie. Elle a encore tant de choses à apprendre. Elle a encore tant de sourires à esquisser. Tant de mystères à percer. Elle doit encore mettre le monde à genoux. Elle doit relever la dynastie Devis. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Severus veut sa fille de cœur. Elle a encore tant de choses à apprendre. Elle a encore tant de choses à lui faire découvrir. Elle a encore tant de choses à ajouter dans ses potions tandis qu'il ferait semblant de ne rien voir. Elle a encore tant de jours à illuminer de sa présence. Elle a encore tant de choses à vivre. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Fenrir veut sa fille qu'il ne connait que de nom. Elle a tout à connaitre de lui. Il a tout à connaitre d'elle. Elle a tant de gens qui l'attendent. Elle a tant de choses à apprendre de lui, de sa meute, de son histoire. Elle a tant d'énergie à devoir dépenser. Elle a tant de choses à devoir lui dire. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Katarina veut sa maitresse. Elle était la seule personne à lui donner un peu d'espoir. Elle était la seule à lui faire croire à un monde meilleur. Elle était la seule à prendre soin d'elle. Elle était la seule à la préserver même si elle aurait nié le faire. Elle était la seule à avoir fait tant de bonnes choses pour elle. Elle devait se réveiller pour pouvoir être remerciée. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Sirius veut sa dragonne. Il la surnommé comme ca à cause de son caractère de feu. Mais elle ne le sait pas. Elle doit l'apprendre. Elle a encore tant de piques à lui lancer. Elle a tant de choses à apprendre sur la vie. Elle a tant de choses à lui apprendre sur la vie. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Remus veut sa princesse. Elle a tant de choses à lui faire comprendre. Elle lui a apprit tant de choses. Elle a su voir plus loin que les apparences. Elle a su se montrer. Elle avait aimé cela. Elle a encore tant de jours à illuminer de lumière la vie de ce loup solitaire. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Minerva veut son élève. Elle ne sait même pas qu'elle est l'élève qu'a le plus apprécié Minerva. Elle ne sait même pas qu'elle la considère elle-même comme sa fille. Elle ne sait même pas combien Minerva est fière d'elle. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Hermione veut son ex-petite amie. Ca lui fait mal de l'appeler comme ca mais elle a accepté la réalité. Elle n'était pas faite pour elle. elle devait lui dire. Elle devait la libérer pour qu'elle puisse être heureuse. Elle ne savait pas qu'elle avait été son premier amour. Elle ne savait pas qu'elle lui avait pardonné. Elle ne savait pas qu'elle ne l'oubliera jamais. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Harry veut celle qu'il considère comme une sœur. Elle avait parfois été distante. Elle avait parfois caché son histoire et ses sentiments. Mais elle n'avait pas pu refréner la complicité qui était née entre eux. Elle lui avait apprit des tas de choses. Elle l'avait protégé. Elle l'avait aidé. Il savait qu'il lui devait beaucoup. Elle ne méritait pas cela. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Drago voulait celle qui était la seule digne d'être son ennemie. Elle était la seule à oser lui tenir tête. Elle était la seule qui avait le courage de le faire. Elle était la seule qui avait les moyens de le faire. Elle était la seule capable de lui nuire. Elle était la seule à n'avoir aucuns scrupules. Elle était la seule qui était sa semblable. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Ron voulait s'excuser. Il était allé trop loin. Il avait peur d'être responsable. Il ne pensait pas à mal. Il voulait protéger son amie. Elle ne savait pas. Elle devait se réveiller pour qu'il puisse s'excuser. Elle devait se réveiller pour le menacer à nouveau. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Cornelius voulait son appui. Elle était son atout. Elle était une des rares à pouvoir peser dans les prochaines élections. Elle était la seule à pouvoir le protéger des membres du Magemagot qui le regardait de plus en plus avec sévérité. Elle était la seule à pouvoir l'aider à lutter contre Dumbledore. Elle doit se relever. Elle doit se battre.
Chacune de leurs pensées allaient à elle. En vain. Les jours passaient et Mathilda semblait se plonger de plus en plus dans le néant.
Chacun avait été effrayé de constater sa raideur. Son teint était blanc cireux. Ils contrastaient douloureusement avec ses cheveux. Ses traits étaient tirés. Ses os commençaient à se voir à travers la peau.
Les médecins étaient impuissants. Ils ne pouvaient rien faire tant qu'elle ne se réveillait pas. Ils ne pouvaient pas non plus la réveiller eux-mêmes. Dumbledore lui-même s'avoua inutile quand Minerva l'emmena à Saint Mangouste. Seul le temps était puissant.
L'attente effroyable. Chaque jour, ils se réveillaient et retenaient leur souffle. Chacun avait peur de voir un cadavre. Mais sa poitrine se soulevait doucement. Ils soupiraient de soulagement.
Fenrir tremblait. Il était enfermé dans la maison de Severus. Il n'avait pas vu Mathilda depuis la nuit dernière. C'était Severus qui était à son chevet la journée. Lui, il devait attendre la nuit. Il y dormait souvent en la prenant dans ses bras. Il lui parlait sans cesse à l'oreille. Il lui racontait sa vie. Et quand les premiers rayons du soleil entraient dans la pièce, il l'embrassait et lui demandait de se réveiller avant de partir.
Il n'en pouvait plus. L'attente était insoutenable. Il ne savait pas s'il n'attendait pas pour rien. Il aurait préféré pouvoir l'enterrer tout de suite plutôt que voir ses espoirs diminuaient de jour en jour. Il avait peur de la perdre avant de l'avoir connu. Il se prit la tête dans les mains.
- Qu'est ce que tu fais ici ?
Il releva la tête et croisa le regard furieux de Doriane. Il crut déceler une pointe de fatigue.
- J'attends.
- Pourquoi n'agis tu pas ?
- Je ne peux pas la réveiller.
- Mais tu peux la venger.
- Que…
- Tu veux vraiment qu'elle sombre de nouveau quand elle se réveillera ?
- Tu…Elle est encore dans le coma…
- Mais elle en sortira. C'est une Devis. Il est hors de question qu'il en soit autrement.
Fenrir acquiesça. Il préférait ne pas songer à ce qui arriverait si Mathilda mourrait. En attendant, Doriane avait raison. Il devait annuler tous les risques possibles. Il alla voir la mère Devis. Il devait régler ses comptes avec elle une bonne fois pour toute.
Ce que taisait Doriane, c'était son doute de voir son héritière ne jamais se réveiller. Elle tentait par tous les moyens de repousser cette idée. Mais elle revenait sans cesse lorsqu'elle la contemplait allongée sur son lit d'hôpital. Elle devait se réveiller. Car si ce n'était pas le cas, ce n'est pas seulement la dynastie Devis qui sombrerait mais aussi une grande partie du monde sorcier. Mine de rien, ce petit bout de femme avait déjà commencé à marquer les esprits. Dans quelques années, elle égalerait surement Dumbledore lui-même.
D'ailleurs, le directeur de Poudlard tournait dans son bureau. Il tentait quand même de trouver une solution. Mathilda n'était pas la seule enfant de sang pure à se retrouver dans un état pareil à cause des préjugés de ses parents. Beaucoup avant elle étaient morts ainsi. Il fallait que cela cesse. Et il cherchait. En vain.
Severus tremblait dans sa maison. Il n'osait plus fermer l'œil de la nuit. Il avait peur qu'on vienne le réveiller pour lui annoncer une nouvelle effroyable. Il croyait qu'en restant éveiller, il parviendrait à faire fuir la mort. Il ne voulait pas qu'on lui enlève le seul être qui ne lui ait jamais témoigné de l'amour. Il ne voulait pas qu'elle parte. Alors Severus cherchait. Comme Dumbledore, il épluchait les livres en espérant trouver un remède. Mais contrairement au directeur, il n'avait aucun scrupule à aller farfouiller dans la Magie Noire. Il était désespéré. Il était prêt à tout.
Un mois exactement plus tard, les medicomages diagnostiquèrent une aggravation. Severus hurla que ce n'était pas possible. Il n'y avait plus de choix possible : elle avait un mois pour se réveiller. Passé ce délai, elle n'aura pas assez d'énergie pour faire fonctionner ses muscles. La nouvelle lui scia les jambes. Sirius, Remus et Minerva avaient blêmis en entendant Dumbledore leur apprendre cette nouvelle. Fenrir avait détruit tous les meubles de sa chambre quand Severus lui avait craché la nouvelle les yeux plein de larmes.
Alors chacun se mit à prier. Tous se succédèrent à son chevet pour amener leur soutien. Tous pleurèrent en craignant le pire. Tous tentèrent de faire bonne figure face aux autres. Mais ils étaient tous unis. Par leur peine. Par leur inquiétude. Par leur espoir. Par leur déception. Par leur doute.
Pourtant, aucun ne souhaitait parler aux autres. Ils avaient peu ensemble mais séparément. Remus n'osait pas entrer dans la pièce. Il se contentait de rester sur le pas de la porte à fixer ce petit corps frêle auprès duquel demeurait nuit et jour Severus. Fenrir restait caché aux yeux des autres. Chaque nuit, il venait et s'asseyait près d'elle en lui tenant la main.
Cette nuit là comme toutes les autres il était venu. Il l'avait embrassé sur le front chose qu'il ne faisait que depuis quelques jours. Il s'était ensuite assis en lui prenant la main. Doucement, il se mit à fredonner un petit air. Il resta là à la regarder. Il sentit une présence derrière lui mais ne se retourna pas. En reniflant discrètement, il reconnut l'odeur de Dumbledore. Il l'entendit refermer la porte.
- Rien que votre présence devrait l'encourager à se réveiller.
Depuis quand le vieillard sénile venait lui taper la causette ? Fenrir se retint au dernier moment de grogner. Heureusement pour lui, Severus n'était pas réputé pour son amabilité.
- Même jusqu'ici vous allez me poursuivre ? Retournez donc manger vos bonbons. J'ai d'autres gibiers à chasser.
- Votre choix de mots est pour le moins intéressant Fenrir.
Fenrir n'avait jamais été aussi surprit de sa vie. Enfin si peut être en apprenant l'état de Mathilda. Il n'avait jamais eu aussi peur. Dumbledore connaissait son identité. Et s'il le dénonçait ? Il ne pourrait plus veiller sur sa fille.
- Ne vous inquiétez pas, je ne compte pas prévenir les Aurors, dit-il avec un sourire mi-figue mi-raisin.
- Pourquoi ?
- Du fait de cet état, Mathilda a sans doute perdu une mère. Il serait tragique qu'elle perde son père qu'elle vient à peine de retrouver.
- Comment savez-…
- Peu importe. L'important est que vous sachiez que votre présence est acceptée ici.
- Sans condition ? ricana Fenrir.
- Il va de soi que le sang ne doit pas être versé. Mais pour cela, je vous fais confiance.
- Je suis un loup, vieux fou. Je tue comme il me plait.
- Mais vous êtes aussi un père. Et depuis que vous veillez votre fille, vous n'avez commit aucune attaque.
Fenrir ne répondit pas. A vrai dire, le vieillard avait raison. Il n'y trouvait plus aucun plaisir. L'inquiétude le taraudait dès qu'il s'éloignait de Mathilda. Il sentit le vieux posait sa main sur son épaule et la pressait. Il ne fit pas un geste. Dumbledore partit vers la porte.
- Dumbledore.
- Oui ? répondit-il sans se retourner.
- Trouver un remède. Trouver un putain de remède. Sinon je repeindrai les murs de Poudlard avec votre sang et celui de tous vos putains de professeurs.
Gloups le voila prevenu ! Vous en avez pensé quoi ? :)
Réponses aux reviews :
Mrs Elizabeth : (ca t'ennuie si je raccourcie ton pseudo ?) Oups c'est dans ce chapitre en fait que Ron s'en veut et qu'il regrette meme si ca n'enleve rien à son geste. Sinon pour la mère de Mathilda t'inquietes pas Fenrir s'est "occupé" d'elle (je mettrai sans doute ca sous une fic à part en tout cas c'est en projet). Y en a beaucoup qui lisent mais ne donnent pas leur avis et c'est assez frustant de ne pas savoir ce que les autres en pensent. Sinon pour le OC en fait je savais pas ce que c'était cette fic est la premiere que j'ai écrite et j'y suis allée un peu à tatons pour comprendre le site ! :D
Flaye's : Pas de soucis t'inquietes :) C'est vrai que ca s'est acceléré depuis quelques chapitres alors qu'au début une même action prenait deux trois chapitres ! J'suis contente que t'aimes bien Fenrir vu que beaucoup le considere comme une bete assoiffé de sang & sans scrupule (à tort) (:
Julia : J'adore Luna et son père et en ecrivant les articles j'ai pas pu m'empecher de leur faire un clin d'oeil ! Oui Fenrir va continuer d'etre present pour elle pour encore tres longtemps ^^
Prochain chapitre : j'aimerai bien le poster demain mais ca va etre un peu dur vu que je dois faire mes bagages pour mon déménagement.. Je vais essayer de le faire sinon vous l'aurez sans doute mardi ou mercredi (& oui j'ai ma rentrée la semaine prochaine ^^)
