Désolée Lerugamine, mais toutes les histoires doivent bien avoir une fin. Et si je la traîne en longueur j'ai peur qu'elle soit moins bonne avec le temps.

J'avais prévu ce lien de parenté avec les Uchiwa dès que j'ai créé Sayaa, Le Poussin Fou. Mais s'ils sont du même clan techniquement, ils ne sont pas vraiment parents (leur clan était suffisamment grand pour qu'ils ne soient pas tous parents et Sayaa n'est pas de la même génération qu'Itachi puisqu'elle est plus vieille encore que Nami). Quant à ta supposition... Tu verras bien !

Bonne lecture !


Épilogue

S'évader de la prison de Konoha avait été une simple formalité. Nami s'était même accordée le luxe de taguer l'un des murs. Après tout, elle ne pouvait pas partir sans laisser un petit souvenir non ?

Elle était sortie du village pour se diriger vers un des terrains d'entraînement. La blondasse ne s'était jamais rendue compte que Nami fouillait aussi son esprit pendant qu'elle plongeait dans ses souvenirs. Il ne lui fallut donc pas bien longtemps pour trouver ce qu'elle cherchait : la stèle des héros. Ce monument où les noms de tous ceux morts pour le village étaient écrits. Il avait fallu rajouter un seconde bloc après la dernière guerre.

Nami déposa Ino sous un arbre. Elle n'avait aucune affection pour cette stupide gamine, mais elle ne voulait pas qu'on l'accuse d'avoir fait évader une dangereuse Nukenin. Elle ne méritait pas ça. Alors elle l'avait embarquée sur son épaule en quittant la prison. Maintenant, elle se séparait de son colis. Hors de question de pousser le vice jusqu'à la ramener chez elle ou à l'hôpital vu la grosse bosse qui poussait sur son front.

- Tu comptes la tuer ?

Nami ne sursauta pas. Elle avait repéré son odeur depuis qu'elle avait quitté la prison.

- Hogara, salua t –elle.

- Tiens, tu te souviens de mon prénom maintenant ? lui demanda le ninja.

- Tu es envoyé par Kiri ?

- Perdu.

Il quitta sa cachette pour lui faire face. Elle nota qu'il ne portait plus le bandeau frontal du village mais avait à la main les Crocs. Ses épées que Kiri avait reprises quand elle avait été capturée. Qu'est ce que cela signifiait ?

- J'ai claqué ma dem', lui annonça t –il en souriant.

- Plaît –il ?

- Tu es beaucoup plus intéressante que tous les jobs qu'ils pourraient me proposer.

- Tu as quitté Kiri pour moi ?

Ça, elle ne s'y attendait pas. Elle avait compris qu'elle exerçait une sorte de fascination sur lui, ce genre de chose arrivait fréquemment avec les personnes comme elle: les gens aimaient s'intéresser aux méchants. Mais elle n'aurait pas imaginé que quelqu'un irait un jour aussi loin.

- On peut dire ça, confirma le ninja. Alors crois-moi, je ne vais pas te lâcher.

- Fais ce que tu veux.

- Tu ne m'as pas répondu : tu vas tuer la poupée blonde ?

- Non.

oOoOo

Le jour était levé quand Ino se réveilla. Elle avait un mal de tête lancinant et son front semblait plus lourd que d'ordinaire. Elle leva sa main et se rendit compte qu'elle avait une bosse d'une taille remarquable.

Soudainement, elle se redressa, se rappelant de ce qu'il s'était passé. Elle ne se trouvait plus à la prison. Et il n'y avait nulle trace de Nami Hoshigaki. Il ne fallait pas être particulièrement intelligent pour comprenne qui l'avait emmenée jusque là. La prisonnière s'était échappée.

La blonde retomba en arrière contre l'arbre sous lequel Nami l'avait déposée. Au moins était –elle vivante. A part sa tête, elle s'en tirait bien. Enfin… maintenant qu'elle connaissait la vérité sur l'affaire Itachi Uchiwa, elle ne se sentait pas très bien pour être tout à fait honnête. Elle qui avait toujours tenu en si haute estime le Sandaime et globalement tous les Kages elle tombait de haut. Il allait lui falloir beaucoup de temps pour assimiler cela. Et qu'elle en parle à quelqu'un. C'était trop gros : elle ne serait pas capable de le garder pour elle. Penser que le frère de Sasuke avait supporté seul ce poids pendant des années la rendait malade.

Ino finit par se lever. Il fallait qu'elle rentre au village. Elle reconnaissait l'endroit et savait qu'elle n'était pas bien loin. Cependant, elle fut contrainte de s'arrêter en passant devant les stèles des héros. Parce qu'un nouveau nom avait été ajouté d'une écriture qui détonait et en bien plus grand que les autres.

Itachi Uchiwa.

Par les Kage ! Nami avait ajouté ce nom à la stèle ! De quoi déclencher un petit scandale. Normalement, Ino se devait le signaler. Mais elle trouvait à présent que ce nom avait sa place sur cette stèle. Alors elle décida de garder ça pour elle. Quelqu'un d'autre ferait passer le message.

Le village était en émois quand elle y arriva. La nouvelle de l'évasion de Nami s'était répandue et la panique avait gagné les ninjas. Elle se dirigea tout droit vers la prison et ne put s'empêcher de sourire en voyant le message gravé sur le mur.

La sécurité du pôle des renseignements et de la prison laissent à désirer mon canard

Du Nami tout craché. Elle n'avait pas dû résister à la tentation d'une dernière provocation. Cependant, quand Ino croisa Ibiki, son hilarité disparu instantanément: les prochaines jours allaient être extrêmement pénibles pour quiconque travaillait avec lui.

oOoOo

Nami était remontée droit vers le Nord-Est après son départ. Hogara la suivait, de plus en plus irrité. Elle refusait de dire où elle allait et pourquoi, ce qui l'agaçait profondément.

- Tu ne peux pas te taire ? répondait –elle invariablement. Qu'est ce que j'aimerais t'arracher la langue !

Avoir voyagé des années avec Sayaa l'avait habituée au silence. Elle n'aimait pas les jacassements intempestifs du ninja.

Ils finirent par arriver à la mer qui séparait le pays de la foudre de celui de l'eau. Et là, elle s'assit simplement, l'air d'attendre quelque chose.

- Qu'est ce qu'on fait ici merde à la fin !? s'exclama t –il en déposant ses affaires.

- Tais –toi. Tu le sauras bientôt.

Grommelant, il s'était exécuté et s'était couché, de mauvaise humeur. Nami s'était contentée de lever les yeux au ciel et de continuer à fixer la mer tandis que la nuit avançait. Parfois, elle scrutait le large en espérant voir quelques unes des îles formant le pays de l'eau. Elle ne pouvait s'autoriser à y retourner, mais son pays d'origine lui manquait. Elle rêvait de retrouver le brouillard des rues de Kiri et la végétation qui semblait prendre le pas sur le village. Les lieux où elle avait vécu avec Yagura.

Ils restèrent là à attendre pendant des jours jusqu'à ce qu'un soir, quelque chose entre dans leur champ de vision. Une chose énorme se déplaçant sur l'eau.

- Qu'est ce que c'est ? lui demanda Hogara.

- Une tortue géante. Il y a une île sur son dos et c'est là que je veux aller.

- Pourquoi ?

- Ça ne te regarde pas.

Bon gré, mal gré, il rangea ses affaires et ils commencèrent à parcourir la distance qui les séparait de l'île en mouvement en courant sur l'eau. Ce fut long, mais ils finirent par mettre pied à terre pour peu qu'on puisse appeler ça une terre.

- Il y a une drôle d'aura ici, commenta Hogara.

- Nous ne sommes pas les bienvenus. Mais puisque nous n'allons pas nous attarder, je pense que nous ne risquons rien. Viens.

Ils firent le tour de l'île jusqu'à tomber sur une section qui semblait avoir été ravagée par un combat. La nature commençait à reprendre ses droits et de petites pousses émergeaient du sol.

- Que s'est –il passé ici ? demanda le ninja, impressionné.

- Mon frère, répondit –elle simplement.

Kisame était mort sur cette île-tortue. Il était peut –être un monstre sanguinaire et un tueur, mais il restait sa dernière famille. Et ils avaient appris, avec des années de retard, à se connaître vraiment lorsqu'ils étaient tous les deux considérés comme des déserteurs. Nami ne savait pas très bien s'il lui manquait ou s'il lui manquerait un jour. Elle n'était pas attristée par sa mort. Mais elle aurait bien voulu qu'il soit encore là pour discuter de temps à autre.

Ils ne restèrent pas bien longtemps, à peine une poignée de minutes. Mais Hogara, qui connaissait l'histoire de Kisame Hoshigaki, s'était enfin tu. Ça faisait un bien fou.

Ils attendirent ensuite que l'île se rapproche du continent pour y retourner à pied. Ils débarquèrent au pays de la foudre, détroussèrent un pauvre passant et se dissimulèrent sous Henge.

- Et maintenant, tu as prévu quoi ? s'enquit Hogara.

- J'ai une petite visite à rendre à Sasuke Uchiwa.

- Tu sais où il est ?

- J'ai une idée. Autrement, j'ai des contacts pour faire passer mon message et il se montrera de lui-même.

oOoOo

Ils avaient fini par le débusquer. Nami, sourit, contente. Trouver Sasuke Uchiwa ne s'était pas avéré aussi complexe qu'elle l'avait craint. C'était à se demander s'il essayait vraiment de se cacher et pourquoi les villages n'avaient pas encore réussi à le trouver d'eux même.

- Il est là-dedans, dit –elle en désignant une butte des plus ordinaires au milieu d'une prairie.

- Et on fait quoi alors ? On toque ?

- Non, je vais lui envoyer un petit message. Après, il suffira d'attendre.

Au moment où Hogara allait lui demander comment exactement elle comptait lui envoyer un message, il sentit l'aura étouffante de Nami se répandre dans l'air et sans doute à travers le sol jusqu'à la planque souterraine du Uchiwa. Si le gamin ne percevait pas sa présence avec ça il était encore plus bouché que tout le monde le disait.

- Façon originale de délivrer un message, commenta Hogara. Tu ne crains pas qu'il le prenne comme une agression ?

- C'est exactement ce que j'espère : il va se pointer en personne.

- Tu joues avec le feu.

- Tu n'aurais pas peur par hasard ? ricana t –elle.

- Ce type a le Dôjutsu le plus puissant existant en ce bas monde. Il possède le Susanô et il peut faire jeu égal avec le junchuuriki de Kyubi. Évidemment qu'il me fout les jetons !

- Si c'est ce qui t'inquiète, je ne veux pas me battre avec lui. Juste discuter. Tu peux t'en aller si tu veux.

- Pour que tu te casses sans moi après ? Hors de question !

- Alors ferme la : il arrive.

Une odeur de terre humide suivit de celle, renfermée, d'un tunnel lui apprenait qu'une trappe devait avoir été ouverte. Puis, elle sentit l'odeur de Sasuke en lui-même qui n'était pas très éloignée de celle d'Itachi.

Il contourna la butte devant laquelle ils s'étaient arrêtés. Il n'avait pas l'air menaçant vu d'ici. Il était un peu plus grand que son frère ne l'avait été et portait des habits noirs, très simples ainsi qu'une cape cachant la majeure partie de son corps. Le flair de Nami lui apprit toutefois qu'il était armé, et bien armé si elle en jugeait à l'intensité de l'odeur de métal qui flottait autours de lui.

- Qui êtes vous ? demanda t –il d'une voix froide.

- Nami Hoshigaki et Hogara, répondit –elle. Tu m'excuseras si je ne te fixe pas dans les yeux, mais j'ai déjà goûté au Sharingan et je préférerai éviter de renouveler cette expérience désagréable.

Elle s'approcha de lui, fixant tout sauf son visage, jusqu'à ce qu'ils soient à une distance raisonnable pour discuter tranquillement ou engager un combat s'il y avait lieu.

- Tu es la sœur de Kisame, il m'a parlé de toi une fois. Une nukenin aussi. Que veux –tu ?

- Tu as connu mon frère et j'ai connu le tien. Je connais la vérité a son propos. J'en sais même plus que toi, en faite.

- Vraiment ?

Il ne la croyait pas, elle l'entendait à son ton suspicieux. Elle ne pouvait pas lui en vouloir pour ça : si peu de monde savait qui avait réellement été Itachi.

- Oui, vraiment. Si tu veux qu'on en parle, je préférerai que ce soit seul à seule toutefois. Tu devrais enseigner à tes hommes la discrétion.

Ils étaient une petite dizaine et avaient pensé être discrets lorsqu'ils les avaient encerclés. Mais elle les sentait. Certains puaient la peur : ils avaient déjà eu affaire à elle ou à son frère et savaient parfaitement que le combat ne tournerait pas à leur avantage, à moins que leur chef ne décide de s'en mêler, ce qui n'était pas gagné.

- Venez, ordonna soudainement Sasuke Uchiwa.

Il fit demi-tour et Nami lui emboîta le pas. Ils descendirent dans la planque du criminel le plus recherché du continent. Le tunnel était si bas qu'elle et Hogara durent se baisser pour avancer, du haut de leurs deux mètres passés. Mais bientôt les galeries se firent plus larges et ils arrivèrent dans une véritable ville souterraine. Impressionnant.

- Orochimaru savait organiser ses cachettes, commenta Nami. Mais j'aurais pensé que tu préférerais choisir toi-même les tiennes.

- Il y avait une place vacante, répondit Sasuke. Et un réseau bien organisé : c'était plus facile pour disparaître rapidement.

- J'imagine.

Ils s'installèrent dans une pièce qui ressemblait à une sorte de bureau. Hogara fut contraint de rester à l'extérieur, mais Nami s'en fichait pas mal. Ils s'assirent face à face, chacun sur un canapé.

- Tu peux me regarder : j'ai résorbé mes sharingans.

- Bien aimable de ta part, railla t –elle en s'exécutant.

Elle put le dévisager d'un peu plus près. Il ne ressemblait pas tant que ça à Itachi. Il était plus carré et plus sombre aussi.

- Tu sais que Konoha voulait m'embaucher pour te retrouver et te faire la peau ?

- Et tu as accepté ? demanda t –il négligemment.

Il ne se sentait pas du tout menacé. Nami en fut presque vexée: elle n'avait pas l'habitude que les gens ne la craignent pas.

- Tu m'as bien regardée ? Comme si j'allais accepter de travailler pour des faibles.

- Alors que fais –tu ici ?

- Ça te dirait de rencontrer ce qu'il reste de ta famille ?

Ça n'avait jamais été son genre de tourner autours du pot. Pour la première fois depuis qu'il s'était pointé, elle vit un éclair de surprise traverser le visage de Sasuke. Et il commença à la regarder avec un intérêt méfiant.

- Quelle famille ?

Elle lui renvoya un sourire carnassier. Elle le lui avait dit, non ? Elle connaissait plus de choses sur Itachi Uchiwa que lui.

oOoOo

Nami avait pressé le pas. Après des jours à traverser tout le continent, ils arrivaient enfin. Après des semaines loin, elle revenait. Elle sentait le soulagement l'envahir et l'inquiétude qu'elle avait essayé de repousser jusque là enfin parvenir à se frayer un chemin dans son esprit. Avant de partir, elle s'était assurée que tout irait bien. Mais elle ne pouvait s'empêcher de craindre le pire.

Le pays des Vagues ne possédait aucune force militaire et était relativement pauvre. De ce fait, il ne pouvait pas se payer les services de ninjas pour se protéger et il était à la merci des mercenaires et des pirates. La loi du plus fort y régnait.

Les îles étaient recouvertes de forêts luxuriantes à la trompeuse impression de paradis, mais quand on y regardait de plus près, on voyait les nombreux marécages qui parsemaient tout l'archipel et le brouillard qui semblait s'insinuer partout, parfois si dense qu'il enfermait les îles derrière un mur blanc si dense que personne n'osait le franchir.

Un endroit idéal où disparaître pour les gens comme elle.

Ils avaient marché quelques heures dans la forêt, louvoyant entre les marécages et les sables mouvants, avant de se trouver en face d'une maison ronde entièrement faite de bois. Nami inspira profondément avant de sourire, rassurée : tout allait bien. Elle fit signe à ceux qui l'accompagnaient de la suivre et la porte de la maison s'ouvrit à la volée.

Une femme avança sur le seuil avec de longs cheveux noirs, un corps frêle et des yeux sombres. Elle tenait un minuscule paquet dans ses bras. Une fillette qui ne devait pas avoir deux ans jaillit de derrière ses jambes, ses deux couettes noires rebondissant de chaque côté de son crâne tandis qu'elle courait maladroitement vers les nouveaux venus. Non, elle courait vers Nami.

Sasuke et Hogara furent stupéfaits quand la Hoshigaki se pencha de toute sa hauteur pour attraper l'enfant sous les bras et la faire sauter dans les airs avant de la rattraper et de la serrer contre elle. Il y avait quelque chose d'irréaliste à voir un si petit enfant entourer en rigolant ses petits bras autours du cou d'un être pareil.

La femme s'approcha à son tour pour aller enlacer Nami et pleurer contre sa poitrine, fermant les yeux d'un air apaisé. La bleue s'autorisa à sourire et caressa doucement les cheveux de Sayaa. Son amie n'avait pas été d'accord quand elle était partie faire la guerre, disant qu'elles ne devaient rien à personne. Elle avait vraiment cru que la Hoshigaki était morte quand elle avait appris la fin de la guerre mais ne l'avait pas vue revenir.

- Je vous présente Sayaa, déclara Nami. Sa fille Itoe et son fils Ienobu

La petite jeta un regard intimidé aux deux hommes bouche bée qui les fixaient toujours tandis qu'ils s'accrochaient à Nami comme à une bouée en pleine mer. Aussi étrange que ça puisse paraître, ils ressemblaient à une famille ainsi enlacés.

Hogara avait l'air totalement assommé. Il ne se doutait pas une seconde que la terrifiante Yasha, la Tueuse de Kage, gardait ce genre de secret. Rien ne filtrait à ce propos.

Sasuke était, lui aussi, totalement figé. Il avait activé ses sharingans et étudiait la scène, comme s'il craignait qu'il n'y ait là quelques illusions. Mais non. Sayaa, Ienobu tout comme Itoe étaient bien réels.

Nami pouvait comprendre : quand elle avait elle-même appris ce qu'il se passait entre Itachi et Sayaa elle n'y avait d'abord pas cru. Puis, elle s'était mise en colère et une dispute phénoménale avait éclaté entre elle et son amie. Nami l'avait même abandonnée pendant plusieurs jours le temps de se calmer. Mais Sayaa était la dernière chose qui lui restait alors elle était revenue. Elle avait bien entendu essayé de lui dire que c'était une mauvaise idée : Itachi était trop jeune, malade et allait mourir d'ici peu. Il n'avait rien à lui offrir. Cela n'avait pas découragé la muette. Alors elle avait dû s'y faire.

Sa première grossesse était arrivée si tôt après que Sayaa ait avoué à Nami sa relation avec le nukenin que la bleue avait facilement déduit que les deux événements étaient liés. Itachi ne semblait pas savoir comment s'y prendre avec cette grossesse. Il n'avait pas prévu ça dans ses si merveilleux plans. Il ne pouvait pas s'occuper d'une femme enceinte de son enfant.

Quand Sayaa s'était avérée incapable de continuer à parcourir les routes avec Kisame, Itachi et Nami cette dernière lui avait trouvé un endroit où loger et était restée avec elle. Avait assisté à l'accouchement, veillé à ce qu'elle et l'enfant aillent bien. Itachi était venu plusieurs fois. Toujours seul. Et toujours tellement maladroit avec Sayaa et Itoe. Il n'aurait pas fait un bon père. Trop perturbé par le massacre qu'il avait du perpétrer à quatorze ans à peine. Pourtant Nami voyait bien dans son regard qu'il chérissait plus que tout ces deux personnes.

Avant de partir après sa dernière visite, il avait ordonné à Nami de prendre soin de sa famille. Elle avait haussé les épaules : quand exactement n'avait –elle pas fait ça ? Il savait qu'il ne reviendrait pas. Il n'était même pas au courant que Sayaa était à nouveau enceinte, la principale concernée non plus d'ailleurs. Pas à ce moment là.

La muette avait été anéantie en apprenant la mort d'Itachi. Mais elle n'en avait jamais voulu à Sasuke, c'était même elle qui avait demandé à Nami de lui ramener le ninja lorsqu'elle était partie pour la guerre après l'avoir cachée au Pays des Vagues.

- Sasuke, déclara la Hoshigaki. Voici ta belle-sœur, ta nièce et ton neveu.

Le nom sembla décider Sayaa à se détacher de Nami. Après avoir confié le poupon à la bleue, la muette s'approcha doucement du Uchiwa, affrontant son sharingan sans peur. Quand elle fut assez proche, elle leva une main doucement. Il eut un mouvement de recul, mais la femme n'y prit pas garde : elle posa délicatement sa paume sur sa joue et lui sourit avec affection.

Nami savait qu'Itachi avait demandé à Sayaa d'aider son petit frère. Il n'avait pas demandé à la Hoshigaki : il connaissait très bien la réponse. Mais même si elle n'aiderait pas à sauver le pauvre petit frère traumatisé de sa haine elle serait là, garde vigilante. Et puis, ça promettait d'être distrayant de voir Sasuke essayer de se démener avec Sayaa et ses deux enfants. Elle savait très bien qu'il n'allait pas se détourner de la seule famille qui lui restait. Ne serait-ce que parce qu'il le devait bien à Itachi.

Nami sourit. Elle ne pourrait jamais se satisfaire d'une vie simple dans un coin reculé. Mais elle pourrait s'accommoder à cette sensation de retourner chez soi après une longue absence. Peut -être que tout irait bien à présent.


Je vous laisse décider : voulez vous que je publie le bonus ou préférez vous vous arrêter là et imaginer la suite ? Parce que le bonus parle de la vie de Nami après qu'elle se soit installée au Pays des Vagues (et je parie que vous ne vous attendez pas à ce que je vous ai préparé).

En tous les cas, je voulais vous remercier pour avoir suivi cette fic et particulièrement Le Poussin Fou qui a été mon plus fidèle, et souvent seul, reviewer.

Maintenant, je lance un petit appel à tous mes lecteurs fantômes (je sais qu'il y en a un certain nombre: les stats ne mentent pas). C'est le moment de me donner votre avis. Dites moi ce que vous avez aimé ou détesté et pourquoi, ce que vous auriez voulu savoir d'autre etc... Votre avis compte pour moi et si je peux améliorer mon écriture grâce à vos conseils, je suis pour !