Yo tout le monde !

Tout d'abord la très bonne nouvelle de la semaine : j'ai réussi à récupérer les données de mon feu ordi portable ! Du coup je n'ai pas perdu tout mon travail sur cette fiction Hé-hé !

Comme toujours, bienvenue aux nouveaux lecteurs et merci pour les ajouts des followers (L)

Delphlys : voilà la suite, désolée de la coupure brutale du chapitre précédent :) merci de toujours être là !

Sakiie-chan : MERCi, calin virtuel réciproque !

LegolasKili : j'avoue que quelques fautes d'inattention se glissent encore parfois dans le texte... J'espère que la suite te plaira :)

Ebene : tu a l'air de t'y connaître en "bleu au genou" haha ! Pour le skate et le ragoût tu devras encore un peu patienter...

La plume d'Elena : merci de ta compassion pour mon feu ordi :) et pour ta review !

Megane49 : J'suis ravie que tu ais découvert ma fiction et encore plus que tu l'aimes ! hihi (et navrée de t'avoir fait veiller si tard :)

mylraen : Bienvenue à toi ! Nous sommes tous un peu fou rassures toi ;) et merci !

Azria : mon record personnel est de 4 jours sans me laver (camping sauvage avec les copains) et OUIIIIII quelle délivrance la douche du retour :)

Manelor : merci beaucoup, je t'aime ;)

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La gagnante du concours de la semaine dernière était Miluzine96 !

Miluzine96 : Est ce qu'au cours de l'histoire, Anna retournera dans son monde (je veux dire pour de vrai, pas en rêve), que ce soit brièvement ou définitivement ?

réponse : Euhhhh... Vous m'embarrassez tous avec vos questions ! Parce que répondre à ta question, c'est un peu dévoiler le dénouement de l'intrigue principale de cette histoire, non ? Je vais dons m'efforcer de te fournir une réponse assez floue pour ne pas spoiler la fin... (exercice complexe). Pour Anna, retourner dans son monde, c'est (vous l'avez tous compris) son vœux le plus cher. Et pendant sa folle aventure, elle trouvera un moyen de rentrer ! La question qui reste cependant en suspens (et à laquelle je ne répondrai jamais!) est : va-t'elle oui ou non y retourner ?!

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La gagnante de cette semaine est... (je rappelle que je procède par tirage au sort parmi les reviews du chapitre précédent)

...

Megane49 !

J'attend donc ta question hihi.

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Bonne lecture et bon week-end à tous !


Chapitre 29 : La décision de Theoden

Des chuchotements dans la pénombre du château éveillent ma curiosité. Lentement, je me rapproche des voix et distingue deux femmes, surement des servantes, qui discutent, cachées derrière l'arcade conduisant à la grande salle.

- … première fois que je vais en voir un ! Dit l'une d'elle, toute excitée.

- Il est avec le Nain, tu verras. Il est magnifique !

Les deux femmes gloussent discrètement alors que j'arrive à leur niveau. Elles sursautent lorsque je les croise, et l'une d'elle devient rouge écarlate. J'évite leurs regards et marche jusque dans la grande salle. Elle me paraît plus lumineuse et plus chaleureuse qu'à notre arrivée, comme si le fait d'avoir chassé Saroumane avait également chassé l'ombre et la froideur des lieux.

Quelques soldats sont présents et bavardent. Je repère Aragorn qui discute avec certains d'entre eux. Gimli et Legolas se tiennent quelque peu en retrait. C'est donc de l'Elfe que les servantes parlaient.

Je ne sais pas pourquoi mais je ressens tout à coup une pointe de jalousie. Pendant presque deux mois j'ai voyagé avec eux, et j'étais la seule femme de la compagnie. La beauté de certains de mes compagnons ne m'a pas échappée, mais j'étais alors la seule à en profiter. C'est étrange mais le fait que d'autres femmes leurs prêtent de l'intérêt m'agace.

Je me dirige vers eux, sentant alors les regards des hommes se poser sur moi. Les discussions cessent et la gêne m'envahit. Le velours de ma robe bruisse à chacun de mes pas. Les visages des Rohirrims sont parcourus par l'étonnement et certains d'une sorte … d'envie.

Ils ne m'ont pas reconnu ou quoi ?

Il est vrai que je ne ressemblais pas vraiment à cela à mon arrivée ... Malgré ma gêne, une bouffée de chaleur m'envahit sous les regards appréciateurs de ces hommes. Depuis des mois, personne ne m'a fait me sentir désirable. Mes compagnons ont eux-aussi remarqué ma présence et Gimli m'accueille les bras ouverts :

- Anna ! Comment une si jolie demoiselle peut-elle avoir causé tant de dégâts ?

- Je ... Euh ... Comment ça ?

Une vague de stress m'envahit. Legolas et Gimli me fixent un instant, avant que le nain n'éclate de rire.

- Ce pauvre soldat ne pourra pas remarcher avant un moment ! S'exclame-t-il. Il n'est pas près de vous oublier !

Je comprends alors seulement où il veut en venir, et repense, un peu honteuse tout de même, au soldat que j'ai frappé en plein dans les ... Herm. Un petit rire m'échappe, tandis que la douleur de mon genou se réveille au souvenir de ce combat. Legolas me sourit chaleureusement.

- Rappelez-moi de ne jamais vous contrarier, me lance-t'il.

- Oh arrêtez, vous deux ! leur dis-je en les réprimandant. Enfin, vous n'avez pas tort !

- Nous vous attendions pour visiter les lieux, m'annonce alors Gimli.

- Et Gandalf ? Où est-il ?

- Avec le roi. La ... La perte d'un enfant n'est jamais chose facile.

J'imagine alors Theoden priant sur le tombeau de son fils, accompagné par le magicien. Je suis mes deux compagnons vers la sortie. A peine avons-nous franchi l'immense porche que le vent froid m'assaille.

Il m'agresse la peau et réveille les pores de ma peau. Pour la première fois, j'apprécie l'épaisseur de la robe que je porte, et je comprends enfin la raison de sa grande recouvrance.

Mes yeux sont immédiatement attirés par le vaste paysage s'étendant tout autour d'Edoras. Nous restons un moment silencieux, tous les trois, face à l'immensité du Rohan. Mon regard se porte à l'Est, vers les montagnes enneigées. De lourds nuages noirs les dominent et semblent s'avancer inexorablement vers nous.

- Je me demande bien où est Frodon en ce moment, dis-je alors.


Lorsque nous revenons dans la grande salle, quelques heures plus tard, je suis surprise de la trouver presque entièrement vide. Seuls Aragorn et Eowyn sont présents. Cette dernière nous lance un regard surpris et s'éloigne quelque peu du rôdeur, comme gênée.

- Je vais aller vous faire porter un repas, annonce-t-elle avant de s'éclipser.

Lorsqu'elle sort de la salle, je me contiens difficilement de faire tout commentaire à Aragorn. Nous nous installons tous les quatre à une grande table rectangulaire en bois. Des torches et des chandeliers ont été allumés pour palier à la pénombre de la fin d'après-midi.

Très vite, un fumet savoureux arrive jusqu'à mes narines alors que des servantes entrent et posent de nombreux plats devant nous. Je crois reconnaître les deux femmes que j'ai croisées un peu plus tôt dans les couloirs.

L'une d'elle dévore littéralement Legolas des yeux, qui ne semble pas s'en rendre compte. Malgré moi, je lance un regard noir à la jeune fille, mais bien vite, mon attention est détournée par toutes les odeurs qui m'assaillent les sens, avec toute cette nourriture présente devant moi.

Mes yeux pétillent en voyant les plats de viande, les bols de soupe et la corbeille de pommes. Je me jette presque sur les assiettes et me sers de tout. Mes trois compagnons entament vite une conversation, toujours aussi sérieux. C'est dans ces moments-là que les Hobbits me manquent le plus ... Eux savent détendre l'atmosphère et parler d'autre chose que de guerres, d'anneaux ou de ténèbres.

- A présent, notre principale préoccupation concerne les agissements de Saroumane, dit Aragorn.

- Je commençais à en avoir par-dessus la tête du lembas, dis-je entre deux bouchées, interrompant la conversation en cours.

- Rien ne vaut une belle pièce de viande ! S'exclame Gimli la bouche pleine.

Soudain, les portes s'ouvrent et Theoden, Gandalf, ainsi que le chef de la garde font leurs entrées. Le regard du roi est terni par sa tristesse. Il traverse la salle, en compagnie du magicien.

En passant devant notre table, il nous adresse un bref signe de tête et une lueur d'étonnement semble brièvement parcourir ses yeux lorsqu'il me voit vêtue comme une femme. Puis, il va s'assoir, las, dans son trône. L'ambiance devient sérieuse tout à coup.

- Le Rohan vous est reconnaissant d'être venus en ces lieux, commence alors par dire le roi. A présent, il nous est possible d'espérer.

Face à moi, l'Elfe se lève et s'appuie contre l'un des piliers, attendant que le roi continue. Je me retourne d'ailleurs sur le banc pour suivre la conversation.

- De l'espoir, oui, dit Gandalf. Mais l'Isengard est fort. Et d'autres périls ap ...

Un claquement sourd, provenant d'une porte non loin de nous, interrompt le magicien. Eowyn entre, le visage affolé. Elle tient à bout de bras une fillette blonde, aux vêtements couverts de terre. Un garçon d'une dizaine d'années les suit. La Dame du Rohan les conduit à notre table, avant d'accourir auprès du roi. Les enfants s'écroulent à côté de moi. Ils ont l'air épuisé.

- Les sauvages ont envahis l'Ouest Fold en brulant tout sur leur passage !

Les yeux du roi se voilent. A côté de moi, la fillette qui doit avoir environ six ans gémit. Elle a l'air effrayée, et la vue de Gimli face à elle n'a pas l'air de la rassurer. J'attrape un bol et le remplit de soupe avant de lui donner.

- Vous vous appelez comment ? Dis-je en chuchotant.

- Freda, me répond la fillette en me regardant avec de grands yeux. Et lui, c'est Eothen.

- Moi, c'est Anna. Tiens, mange, lui dis-je en lui tendant le bol.

- Où est maman ?

Je reste un moment silencieuse, peinée de ne pas pouvoir lui répondre. Je sers également le garçon, qui est visiblement son frère. Les deux enfants mangent avec appétit. En relevant la tête, je croise le regard bleu de l'Elfe. Nous nous fixons durant quelques secondes, avant que je ne reporte mon attention sur la conversation. Theoden se prend la tête entre les mains, comme affligé par la situation.

- Ils ont été surpris, ils étaient désarmés ! Poursuit Eowyn.

- Ce n'est qu'un avant-goût de la terreur que Saroumane peut répandre, déclare alors Gandalf. D'autant plus puissant car il est guidé à présent par la peur que lui inspire Sauron. Chevauchez et attaquez-le de front. Eloignez-le de vos femmes et de vos enfants. Vous devez combattre !

- Vous avez deux milles hommes qui chevauchent vers le nord à l'heure où nous parlons, et Eomer vous est loyal. Ces hommes vont revenir et se battront pour leur roi.

- Ils doivent être à trois-cents lieues d'ici à présent, déclare Theoden en se levant et commençant à faire les cents pas. Eomer ne peut rien pour nous. Je sais ce que vous voulez de moi ! Mais je ne ferai pas subir de nouvelles pertes à mon peuple. Je ne risquerai pas une guerre ouverte.

- Elle est pourtant déclarée, déclare réplique Aragorn. Que vous le vouliez ou non.

- Aux dernières nouvelles, c'était Theoden et non Aragorn le roi du Rohan.

Un silence pesant et tendu s'installe alors et tout ce qu'on entend, c'est Gimli boire à grande gorgées. Lorsqu'il repose sa chope, de la bière coule dans sa barbe. Il s'essuie avec sa manche et, à ma plus grande stupeur, un rot intempestif s'échappe de sa gorge. Je suis sûre que toute la salle l'a entendu. J'hésite entre exploser de rire ou lui lancer un regard accusateur.

- Alors, quelle est la décision du roi ? Intervient Gandalf pour calmer les tensions.

- Nous irons au gouffre de Helm. Gamlin ! dit alors Theoden en se tournant vers le chef de la garde. Vous irez répandre la nouvelle. Nous partons à l'aube !

Je remarque les regards désapprobateurs de Gandalf et d'Aragorn alors que le garde quitte la salle par la grande porte, en direction de la cité. Theoden quitte bientôt les lieux, et les enfants sont emmenés par Eowyn. Je me retrouve à nouveau avec mes compagnons. L'effervescence s'installe peu à peu dans le château, et la salle devient bientôt un lieu de chassé-croisé de gardes, servantes, et autres hommes chargés de paquetages. Tout ce remue-ménage devient vite étouffant et Gandalf nous entraine à l'extérieur. Depuis la terrasse, nous voyons les gens s'activer pour préparer le départ alors que le soleil commence à décliner à l'Ouest.

- Le gouffre de Helm ! Marmonne Gimli. Ils fuient vers les Montagnes alors qu'ils devraient se battre ! Qui les défendra si ce n'est leur roi ?

- Il fait ce qu'il croit être le mieux pour son peuple, réplique Aragorn le regard plongé vers la cité. Le gouffre de Helm les a sauvés par le passé.

- Il aura besoin de nous. Le peuple du Rohan aura besoin de nous. C'est pourquoi nous les accompagnerons à l'aube.

Je m'en serais doutée. Nous allons partir gaiement avec le peuple du Rohan. Il faut voir cela comme une promenade de santé après les quelques jours de course effrénée que nous venons de vivre ... Mais ...

Comment ça, NOUS ?!

Je lance furtivement un regard à Gandalf. Il n'est pas sensé nous accompagner au gouffre de Helm ... Alors pourquoi est-ce que j'ai l'impression que c'est son intention ? La confusion et la panique m'envahissent. Il faut que je lui parle. Mais pas ici, il y a trop de monde.

Des gardes passent sans cesse près de nous. Je me suis déjà fait démasquer par mes compagnons, alors inutile que tout le Rohan soit au courant de ma situation ... Il faut que je trouve un moment pour lui parler seul à seul.


La nuit tombe peu à peu en même temps que l'air se rafraichit. J'ai participé comme je le pouvais aux préparatifs du départ ; en somme, je n'ai pas fait grand-chose. J'ai l'impression que les gardes ne veulent pas me confier de tâches trop importantes. Ils se demandent toujours pourquoi une femme participe à ce genre de quête ...

La fatigue commence à m'assaillir et je songe sérieusement à aller me coucher, quand j'aperçois la silhouette du magicien quitter le château. Je le suis discrètement et peine à trouver mon chemin dans la pénombre. Heureusement, sa robe blanche est assez visible, même dans l'obscurité.

Je descends maladroitement les marches extérieures et tente de le rattraper. Il se dirige vers un grand bâtiment sur la droite. La porte entrouverte émet un grincement sonore lorsque j'entre. Une forte odeur de foin et de bêtes envahie mes narines. Une écurie !

- Ah, Anna ! Dit le magicien sans se retourner. Je savais bien que vous me suivriez.

- Ah bon … ?

- J'ai ressenti la peur et l'inquiétude vous ronger depuis ce début d'après-midi.

Je reste muette et regarde le magicien s'avancer vers le box de Gripoil avant de lui tendre une pomme.

- Oui ... Je voulais vous parler.

- Je vous écoute, me répond le magicien en se tournant vers moi.

- Je ... Euh ... Theoden fonce droit dans un piège. Saroumane va envoyer son armée au gouffre de Helm. Et c'est ... une très grande armée. Plusieurs milliers d'orques !

Face au silence du magicien, je poursuis :

- Vous devriez partir chercher de l'aide ... Il faut que vous trouviez, Eomer ...

- Ce serait en effet une sage décision, se contente de me répondre Gandalf. Le temps presse.

Il se dirige alors rapidement vers la sortie et je lui emboite le pas. L'air froid fouette mon visage lorsque nous quittons l'écurie.

- Qu'allez-vous faire ?

- Eh bien, je pars ! Anna, pouvez-vous trouver Aragorn et lui dire que je souhaite m'entretenir avec lui ? Qu'il me retrouve aux écuries.

- Oui bien sûr ...

Gandalf arrive au sommet des marches et entre d'un pas pressé dans le château d'Or. Lorsque j'en franchis les portes, le magicien n'est visible nulle part. Mais l'agitation règne encore dans la grande salle. Des hommes emportent des malles et j'aperçois Eowyn se pencher au-dessus de l'une d'elles. Elle en saisit une épée et la sort de son fourreau. Elle fait alors plusieurs mouvements avec l'arme entre les mains.

Wahou, est-ce ce dont j'ai l'air quand j'ai mon épée en main ?!

Aragorn apparaît soudain derrière elle et bloque son épée avec sa propre lame.

Pile poil l'homme que je cherche !

Je m'avance vers eux. Alors que j'arrive à leur niveau, je les trouve en train de se fixer silencieusement. Je me trouve soudain gênée d'être là et hésite à les interrompre. Mais l'ordre de Gandalf me revient en tête, et je lance doucement :

- Aragorn ?

Le Rôdeur se tourne alors vers moi.

- Gandalf souhaite vous parler de toute urgence. Vous le trouverez aux écuries.

L'homme se contente d'acquiescer et quitte la salle après s'être excusé auprès d'Eowyn. Je me retrouve alors seule face à la Dame du Rohan. Elle m'adresse un pâle sourire.

- Les habits de notre pays vous vont bien, me dit-elle.

- Merci, dis-je en rougissant.

- Je n'ai pas eu l'occasion de faire votre connaissance, Anna. Dîtes-moi comment une jeune femme se retrouve à voyager en présence d'une telle compagnie ?

- C'est une longue histoire ... Le Seigneur Elrond a souhaité que je les accompagne, et cela fait quelques mois que nous voyageons ensemble.

- J'imagine que votre route depuis Fondcombe n'a pas dû être facile, mais je vous envie, cependant. Vous avez dû découvrir de nombreux pays et voir de nombreuses choses.

- En effet ... dis-je en baillant légèrement.

- Pardonnez-moi, vous êtes épuisée et je vous retiens ici ! Allez dormir, nous parlerons demain.

J'adresse un bref sourire à Eowyn, avant de m'éloigner. C'est vrai que je suis très fatiguée ...

Une fois dans ma chambre, je ne prends même pas la peine de me déshabiller et me jette sur le matelas moelleux avant de plonger dans un profond sommeil sans rêve.

Fin du chapitre.


Vos avis/critiques/petits coucous/anecdotes/blagues/encouragements sont les bienvenus dans les reviews !

Et on fait tous un câlin à Manelor, meilleurebêta of the wooooorld (et en plus c'est son anniversaire ce w-e! allez donc lui souhaiter sur son profil!)

A + dans le bus (L)