Ahlala ... c'est vrai que j'ai été un peu sadique de m'arrêter à un moment pareil ! pour me faire pardonner, je me suis dépêchée autant que possible pour vous livrer la suite ! ^_^ J'espère que vous apprécierez ce moment délicat et intense entre nos 2 tourtereaux ...

bonne lecture et merci à toutes pour vos reviews !! ^_^

Edward semblait complètement perdu à présent. Son regard exprimait toute la souffrance que je lui causais à le mettre ainsi au pied du mur. Je ne me sentais pas à mon aise ainsi dévoilée devant lui, et ce malgré tous mes efforts pour paraître sûre de moi … et de mes charmes.

J'eus la désagréable impression que le silence s'éternisait de façon insupportable, pourtant il n'était surement question que de quelques secondes en réalité. Tandis que je dévisageais l'amour de ma vie, je me surpris à essayer de le voir tel qu'il se voyait probablement, c'est-à-dire en vampire, en monstre innommable, un être immortel terrifiant dont j'aurais dû fuir les baisers à toutes jambes. L'image du Dracula de Coppola s'imposa à mon esprit, et je ne parvenais décidément pas à le voir sous cet angle ténébreux …l'amour rendait aveugle après tout.

Puis me revint en mémoire le film « entretien avec un vampire » et là encore, malgré le rapprochement plus aisé (du fait du casting...) je ne pouvais l'imaginer aspirer la vie d'un être humain encore moins la mienne, et se repaitre de mon sang encore chaud sans que cela l'émeuve d'avantage que lorsqu'on écrase un moustique… Peut-être avait-il raison… je ne mesurais pas pleinement les dangers auxquels je m'exposais car je ne voulais voir en lui que l'être fabuleux dont j'étais éperdument éprise.

Cela n'importait plus désormais. Je ne pouvais pas revenir en arrière, je ne pouvais pas faire s'évanouir mes sentiments pour lui d'un claquement de doigts…et je n'en avais pas la moindre envie, que cela me coute ou non la vie.

Un nœud dont je n'avais pas soupçonné l'existence jusqu'à présent, se défit dans mon estomac, et je respirais profondément, brusquement parfaitement maitre de moi pour la première fois depuis longtemps. Je n'avais plus besoin de me convaincre moi-même de la force de ma résolution.

Ces impressions m'avaient traversé à l'esprit en l'espace de quelques battements de cœur.

Je capturais le regard tourmenté d'Edward et fis quelques pas vers lui.

Je tendis ma main vers son visage et effleurais tendrement sa joue tandis qu'il se figeait. Plus aucune peur inconsciente ne me retenait, et je pouvais sentir à présent mon désir brûlant pour lui s'épanouir pleinement, me grisant comme jamais auparavant. Ma respiration s'accéléra tandis que mon cœur battait la chamade.

Il plongea son regard intense dans le mien et je crus suffoquer tellement mes lèvres aspiraient à s'unir aux siennes…

Il faut croire qu'il entendit mes prières car il s'empara vivement de moi, m'enlaçant dans une étreinte féroce. Sans que je puisse m'en rendre compte, je me retrouvais allongée sur le dos sur le divan de sa chambre, avec la délicieuse sensation de son corps faisant peser son poids sur le mien. Avec une avidité grisante, il emprisonna ma bouche contre la sienne, approfondissant son baiser avec une ferveur inédite.

Aurait-il enfin décidé de se libérer de tous les barrages qu'il avait érigé entre nous soit disant pour mon bien ?

Je n'eus pas le loisir de répondre à cette question, car mon esprit s'égara lorsque ses mains se mirent à caresser mes cuisses et parcourir le chemin qui les séparaient de ma poitrine, embrasant ma peau dans leur sillage. Toujours étouffés par ses baisers, je gémis tout en caressant à mon tour avec délice la peau veloutée et glacée de son dos. Ses caresses se firent plus pressantes, et je sentis le mince tissus de la nuisette s'étirer et céder avant que ses doigts ne jouent avec le mamelon de mon sein libéré de sa dentelle, faisant naitre de délicieux frissons. Je désirais ardemment que tout mon corps épouse le sien sans retenue, sans aucune barrière d'aucune sorte, même la plus légère des mousselines. Il continuait de m'embrasser sans relâche, mêlant nos langues dans une danse langoureuse dont je ne souhaitais pas voir la fin malgré le manque d'air qui commençait à se faire sentir.

Je fus tout à coup surprise et submergée par une vague de désir vertigineuse lorsque sa main se glissa dans mon entrejambe. Sous l'effet de ses caresses délicates j'entrouvris un peu plus mes jambes en exhalant un hoquet de plaisir que j'aurais souhaité plus discret… Je me cambrais sous l'effet de ses caresses sans que nos lèvres ne se quittent d'un millimètre et enhardie par l'étourdissant désir qui m'animait, je tâtonnais fébrilement à recherche de la fermeture du pantalon qu'il portait toujours. Je pus alors à loisir constater que le désir était bel et bien mutuel…

Mais brusquement, il s'arracha avec force à notre étreinte tout en restant allongé au dessus de moi, et le souffle bruyant, saccadé, il me contempla avec un regard saisissant où semblait régner le chaos du désir et de la souffrance.

C'est alors seulement que me revint douloureusement en mémoire ma « mission » et le pourquoi de cette folie exaltante ! Je devais l'empêcher de renoncer à me prendre, je devais l'entrainer plus loin dans cet abandon vertigineux que je découvrais dans l'assouvissement de nos désirs les plus passionnés…

Je m'agrippais avec désespoir à ses épaules, et mes lèvres se mirent à dévorer avidement la peau au creux de son cou, puis celle de son torse tandis que je le faisais basculer sur le côté contre le dossier de l'étroit divan. Ma langue titilla un instant un mamelon érigé tandis que je défaisais maladroitement le bouton de son jean. Il laissa échapper un grognement sourd et rauque, mais ne trouva pas la force de me résister et je me plaçais à califourchon sur ses hanches tout en continuant de couvrir son torse de baisers et faire jouer ma langue sur sa peau glacée dont le contact m'embrasait.

Je me redressais soudain, rejetant mes cheveux en arrière, cherchant mon souffle tandis que mon cœur martelait ma poitrine sans retenue. Ses mains s'emparèrent alors des lambeaux de ma nuisette et arrachèrent sans ménagement le tissus vaporeux et les vestiges de la fine dentelle. Il se redressa à son tour et il mordit légèrement dans mon sein droit tout en m'enlaçant avec force. Je crus ressentir une vive douleur, et laissait échapper un gémissement, mais mon désir n'en fut qu'exacerbé. Mes mains s'agrippèrent à ses cheveux pour plaquer son visage contre ma poitrine et l'encourager à poursuivre la délicieuse exploration de ses lèvres. Mais impatiente je m'emparais à nouveau de sa bouche. Il répondit avec passion, et tandis que j'exultais sous la pression de ses mains et de son torse sur ma poitrine, je sentais mes lèvres intimes devenir comme des chardons ardents, parfaitement consciente de son sexe érigé qui tendait le tissus de son vêtement contre mes reins.

Plus rien ne comptait alors que notre étreinte… je n'existais même plus en tant que Bella… J'étais comme un foyer de flammes vigoureuses que le vent attisait sans ménagement, inconsciente du monde environnant, indifférente à le voir disparaître en fumée sous les braises de mon désir. Je ne voulais pas que cela cesse.

Cependant, une partie obscure de mon esprit mesura soudain qu'Edward devenait plus fébrile. Ses mains se crispèrent sur mes hanches, et sans crier garde, il me bascula violemment sur le dos. Le souffle coupé, je le vis disparaitre une fraction de seconde de mon champ de vision et lorsque son visage divin m'apparut à nouveau dans la faible lueur de la lampe, il m'étouffa instantanément sous un baiser torride et pressant. Ce n'est que lorsqu'il plaqua son corps contre le mien que je pus constater dans un frémissement de désir qu'il était complètement nu. Sa main chercha à nouveau mon entrejambe, et il provoqua une douleur à mes hanches lorsqu'il arracha et déchira sans ménagement le tanga que je portais encore. Il pesait de tout son poids sur moi, et je crus un instant suffoquer pour de bon.

Il était en train de perdre le contrôle.

J'aurais dû avoir peur … j'aurais dû redouter que le côté bestiale et violent de la bête qui sommeillait en lui ne s'exprime pleinement et me mutile... mais je ne l'embrassais que plus passionnément …évidemment. Car c'était mon seul espoir de recevoir enfin le venin qui mettrait fin à ma vie de mortel et m'offrirait le seul horizon acceptable pour Edward et moi.

Je le sentis toutefois se crisper et soudainement se figer. Il libéra mes lèvres et plongea à nouveau son regard dans le mien. Il murmura plusieurs fois mon prénom « Bella, Bella …Bella » avec une intensité croissante, de cette voie envoutante, voilée par le désir et la souffrance. « Je t'aime » finit-il par lâcher dans un souffle avant d'offrir la caresse de ses lèvres sur ma gorge et ma poitrine, tout en reprenant avec douceur ses caresses intimes qui me faisait tourner la tête.

Et c'est avec une affliction douloureuse que je constatais qu'il parvenait à garder la maitrise de lui-même.

J'avais brusquement envie de pleurer à chaude larmes, étouffée par l'amertume, les nerfs à fleur de peau. Je devais employer les grands moyens hélas. Ma trahison n'en serait que plus terrible.

Je sentis une larme roulée sur ma joue tandis que je ramenais son visage vers le mien pour m'emparer de sa bouche, immiscent ma langue entre ses dents mortelles, mêlant nos souffles lourds et hachés. Puis je cambrais mes reins contre les siens, et guidais son sexe en moi en exhalant un cri de douleur et de plaisir. Il répondit à mon cri par un gémissement rauque et il fit onduler son bassin pour approfondir la pénétration avec une tendresse que je n'aurais jamais cru possible dans de telles circonstances...

Ma vue se brouilla, je pleurais de joie et de désespoir. Je crus entendre mon prénom murmuré entre ses baisers passionnés, et la grisante sensation de son corps tout entier se frottant au mien, étalant la sueur qui perlait sur ma peau d'humaine fiévreuse de désir...

Puis je laissais brusquement éclater un sanglot qui se mêla à mes râles de jouissance. Il était temps. Je devais le faire. Je n'avais pas le choix.

- « Pardonne moi Edward …je t'en supplie pardonne moi ! je t'aime … » chuchotais-je à son oreille.

Sans attendre sa réaction, je fis ce que je croyais être nécessaire: Je me mordis profondément la lèvre sans hésiter …

....jusqu'à faire perler une goutte de sang …

et je m'empressais d'unir mes lèvres maquillée de sang frais à celle de mon vampire tant aimé et désiré...