Merci pour toutes vos reviews ! Eh oui, je poste une nouvelle mini-scène aujourd'hui, alors heureux ? Je regarde trop la télé moi…

janeandteresa : Au fond d'elle, Lisbon espérait que la troisième phrase soit juste mais elle ne l'avouera jamais =D Bonne lecture et merci pour ta review !

Ondatra zibethicus : Merci pour ta review ! Pour cette mini-scène là, je ne sais plus ce qui m'en a donné l'idée… J'crois que c'est venu tout seul. Bonne lecture !

mymy : Merci beaucoup ! J'suis contente d'avoir une nouvelle adepte XD Bonne lecture.

aerogirl84 : Désolée pour les dégâts que j'ai pu causer dans ton sommeil, j'espère que tu as quand même réussit à t'endormir ^^ Celle-ci est moins osée, mais touche plus aux sentiments. J'espère qu'elle te plaire ! Bonne lecture !

Plume d'Ocre : Merci beaucoup ! Mes « coups de plume » sont plutôt des « coups de clavier » mais c'est nettement moins poétique XD. Bonne lecture !

simon-baker-06 : Hé oui, je ne peux pas les faire s'embrasser à chaque fois, ça se glisserait moins bien dans la série ^^ Merci beaucoup pour tes compliments et je te souhaite une bonne lecture !

MlleMiuIris : ça y est, j'ai pondu un truc avec Halloween, j'espère que ça te plaira, ce sera la scène 31, comme le 31 octobre, comme mon anniversaire d'ailleurs… Bonne lecture et merci pour tes reviews !

Silhara : Moi j'adore le 1er avril parce que c'est moi qui fait les farces XD Comme faire disparaitre tous les couverts dans toute la maison, ma mère pétait un plomb, c'était génial ! Et le coup de coller des lettres sur le clavier de l'ordi, je l'ai fait à ma sœur ^^ Je te souhaite une agréable lecture et merci pour ta fidélité !

Sweetylove30 : Il y en a que je fais rêver et d'autres que j'empêche de dormir, c'est marrant ça…^^Merci pour ta review et bonne lecture !

Someone : C'est assez étrange de répondre à « Someone », ça me fait rire parce que je l'imagine en français ^^ Merci pour ta review ! J'ai passé pas mal de temps à trouver les phrases pour le jeu, j'y réfléchissais même en cours… Bonne lecture !

chizuru300 : Faut que je te le dis, j'adore Jisbon pourpre ! J'ai déjà mis des commentaires mais je te le redis encore, tes histoires sont géniales ! Merci pour ta review et je ne sais pas quand est-ce que tu liras cette réponse mais j'espère que mes mini-scènes te plaisent ! Je te souhaite une agréable lecture !

s-damon-s : Ta review est pleine de compliment tous plus gentil les uns que les autres, merci beaucoup ! C'est le côté malicieux qui me plait chez Jane et Lisbon donc j'essaie de le faire ressortir quand je peux ! Bonne lecture pour la suite !

Mxelle Juuw : Jane a dit à Lisbon que c'était vrai, qu'il avait bien rêvé qu'il l'embrassait. Maintenant, est-ce que c'est vrai ? A toi de choisir lol Merci pour ta review ! Bonne lecture !

laptiotesouris : Et voici un autre chapitre, j'espère que tu l'aimeras autant que les autres ! Merci pour ta review et je te souhaite une très bonne lecture !

Bonne lecture à tous et pour info, j'en suis à écrire la 41ème XD

29. Pourboire mérité.

- Oui, à l'adresse que je vous ai donné. […] C'est ça. […] Et vous ne pouvez pas venir plus tôt ? […] Très bien, je vous remercie quand même. […] Merci, à vous aussi. Au revoir.

Lisbon raccrocha son téléphone en faisant une moue contrariée.

- Vous n'avez pas l'air enchanté mais vous n'êtes pas non plus sur le point de tout casser donc je dirais que le réparateur vient demain.

Elle ne confirma pas les propos de Jane mais elle ne nia pas non plus.

- Eh bien c'est parfait demain ! Vous appelez ce matin pour une panne de chauffage et quelqu'un vient chez vous demain, croyez-moi, vous êtes bien lotie. Ça aurait pu durer des semaines !

- D'accord, j'ai compris, j'ai de la chance. Figurez-vous que ça ne me saute pas aux yeux à cet instant précis, parce que j'ai passé une nuit en Alaska…

Jane se mit à rire.

- Vous n'aurez qu'à venir dormir chez moi ce soir, j'ai une chambre d'ami et je suis un cuisinier hors pairs.

Lisbon le dévisagea comme s'il lui avait proposé de l'accompagner pour acheter de la drogue.

- Quoi ? Vous n'allez pas dormir dans votre chambre où il fait à peine huit degrés, vous allez attraper la mort, on est en plein hiver.

- Tant mieux. Si j'attrape la mort, je la condamne à perpétuité pour homicides volontaires à répétition.

- Quel humour noir, dit Jane en haussant les sourcils et en se dirigeant vers la porte du bureau de Lisbon.

La jeune femme esquissa un sourire.

- C'est gentil mais j'irai à l'hôtel.

- Vous n'irez pas à l'hôtel, déclara Jane en souriant et en refermant la porte, laissant Lisbon seule dans son bureau.

- Si, j'irai à l'hôtel, répéta la jeune femme en faisant une grimace.

-ooo-ooo-ooo-

- Lisbon, ça alors, quelle surprise ! s'exclama Jane en ouvrant la porte de sa maison.

- Je tiens quand même à vous avertir tout de suite, je mange chez vous parce que vous m'avez dit que vous aviez déjà préparé à manger pour deux, mais ensuite, je vais à l'hôtel, déclara Lisbon d'un ton sec alors que Jane retournait dans sa cuisine. Vous m'avez entendue ?

Elle enleva ses chaussures et marcha en chaussettes jusqu'à la cuisine. Ça sentait terriblement bon et elle sentait son estomac gargouiller. Depuis combien de temps n'avait-elle pas mangé un vrai plat ?

- Vous entendez ce que je vous dis, Jane ? Insista-t-elle.

- La seule chose que j'entends, dit le consultant en posant une gamelle sur la table de la cuisine, c'est lui.

Il pointa du doigt l'estomac de Lisbon et la jeune femme regarda son propre ventre en souriant puis elle releva les yeux vers Jane.

- J'ai sauté le repas du midi.

- Comme chaque jour, Lisbon, comme chaque jour…

-ooo-ooo-ooo-

- C'est vraiment très bon.

- Je vous l'avais dit, dit Jane en portant une fourchette à sa bouche. C'est français et vous connaissez la réputation de la cuisine française.

- Ça fait des mois que je n'ai pas mangé un truc aussi bon.

Le sourire de Jane s'agrandit lorsqu'il vit à quel point la jeune femme se régalait. C'était un des rares plats que sa femme n'aimait pas et étrangement, il était sûr qu'il plairait à Lisbon.

- Ne mangez pas trop vite, vous allez avoir mal au ventre.

- Dites-moi que vous n'avez pas fait de dessert parce que je n'aurai vraiment plus de place, déclara Lisbon en buvant un peu d'eau.

Elle remarqua alors que Jane avait à peine touché son plat pendant qu'elle en avait déjà mangé plus de la moitié.

- Une salade de fruits, ça ira ?

- Je pense. Vous n'avez pas faim ?

- Oh si mais j'étais occupé à vous regarder manger, avoua Jane en piquant sa fourchette dans son assiette.

A son tour, Lisbon l'observa manger un silence quelques secondes. Elle s'imagina un instant à sa place, ayant perdu deux êtres chers, et vivant toujours dans la même maison. Chaque pièce, chaque meuble, chaque décor devait sans doute lui rappeler des souvenirs, et elle ne pensait pas qu'elle serait capable de supporter une telle pression.

- Je peux vous poser une question indiscrète ? lui demanda-t-elle d'une petite voix.

Jane haussa les épaules.

- Si j'ai le choix de répondre ou de ne pas répondre.

- Vous l'avez.

Le consultant posa ses couverts à côté de son assiette et avala une gorgée d'eau avant de s'accouder sur la table pour se concentrer sur Lisbon.

- Alors allez-y.

- Parfois, je me demande si vous êtes heureux ou si vous faites semblant. Est-ce qu'il y a des moments ou vous allez vraiment bien ? Ou est-ce que vous faites semblant tout le temps ?

Il inspira un peu d'air et s'appuya sur le dossier de sa chaise, baissant les yeux pour réfléchir à sa réponse.

- Quand je suis avec un membre de l'équipe par exemple, je pense que je vais bien.

Il ne voyait pas quoi ajouter, il préférait attendre que sa supérieure précise la question.

- Vous pensez ? Vous n'êtes pas sûr de savoir si vous allez bien ?

Lisbon ne comprenait pas comment il était possible de ne pas savoir soi-même dans quel état d'âme on se trouvait.

- C'est rare que je sois sûr d'aller bien. Est-ce que ça répond à votre question ?

Elle piqua un peu de nourriture avec sa fourchette, la porta à sa bouche et l'avala.

- Pas vraiment. Mais je suppose que vous avez fait de votre mieux, ajouta-t-elle en souriant malgré l'inquiétude qui naissait en elle.

- Je sais que je me sens bien quand vous êtes là, avec moi, dit finalement Jane dans l'espoir de préciser sa réponse. Et je crois que c'est les seuls moments où je suis sûr d'allez bien.

Lisbon but une gorgée d'eau et fit un sourire forcé.

- Vous ne mangez plus ? lui demanda-t-elle.

- Je garde de la place pour la salade de fruits. Vous ne me croyez pas, n'est-ce pas ? Vous pensez que je mens ?

Lisbon posa ses couverts à côté de son assiette vide. Son estomac semblait apprécier toute cette excellente nourriture et il ne se manifestait plus.

- Non, je vous crois.

- Non, c'est faux, Lisbon, déclara Jane dont la voix avait légèrement tremblé.

Il était blessé qu'elle ne parvienne pas à croire ce qu'il lui avait dit. Et c'était pourtant bien la vérité.

- Quand vous êtes là, je vais bien, et je suis sûr d'aller bien, répéta-t-il.

Lisbon, qui avait soutenu son regard jusque là, baissa les yeux vers son assiette vide. Elle avait vraiment du mal à le croire.

- Lisbon, il faut que vous me croyiez, ajouta Jane en s'agitant un peu sur sa chaise.

Il se leva et débarrassa la table avec des gestes vifs, attendant que la jeune femme change d'avis, mais elle ne semblait pas décidée. Il posa la salade de fruit sur la table et sortit deux coupelles, mais l'une d'entre elle tomba sur le sol et explosa en petits morceaux. Il posa ses mains sur ses hanches et regarda le sol en pinçant les lèvres, comme s'il allait se mettre à hurler. Sentant la tension grimper, Lisbon se leva de sa chaise.

- Ce n'est pas grave, je vais ramasser.

- Je m'en moque de cette coupelle, Lisbon.

La jeune femme ne quittait pas des yeux les morceaux de verres qui jonchaient le sol.

- Regardez-moi.

Le ton de supplication qu'avait prit Jane lui fit mal au cœur et elle plongea son regard dans le sien.

- Je me sens bien quand vous êtes auprès de moi. Dans quelle langue est-ce que je dois vous le dire ?

Lisbon sentit alors son cœur s'accélérer et elle comprit qu'elle le croyait enfin. Elle avait essayé de s'y forcer mais elle ne voyait pas l'utilité de faire semblant de croire à ce que lui disait Jane si ce n'était pas vrai. Et là, soudain, la voix hésitante de Jane et la déception qu'elle lisait dans ses yeux l'avaient persuadée qu'il lui disait la vérité.

- Maintenant, vous me croyez, déclara alors Jane en tentant de masquer son soulagement.

Il contourna Lisbon et sortit une pelle et une balayette du placard, qu'il utilisa pour ramasser les morceaux. La jeune femme se retourna pour le regarder faire et un sourire naquit sur ses lèvres. Elle était soulagée de le croire enfin, et flattée qu'il se sente bien avec elle. Jane se relava alors et se retrouva nez à nez avec Lisbon.

- Je suis désolée que ça m'ait prit du temps, lui dit-elle en souriant. Mais maintenant, j'ai de nouveau faim pour la salade de fruits.

Jane lui fit un grand sourire et alla vider les morceaux de verres dans la poubelle avant de sortir une nouvelle coupelle.

- Si vous vous sentez bien quand je suis là, peut-être que je devrais rester dormir ici finalement…, dit la jeune femme en s'emparant de la coupelle remplie que lui tendait Jane.

- Vous restez ? lui demanda Jane sans cacher sa joie.

Lisbon sourit à son tour en le voyant aussi heureux et de nouveau détendu.

- Tout dépend du prix du petit déjeuner, déclara-t-elle en croquant dans un morceau d'orange. Il est à cinq dollars dans les hôtels. Vous le faites à combien ?

- Quatre dollars quatre-vingt-dix-neuf. Si le prix n'augmente pas pendant la nuit…

Elle haussa les épaules et une fossette apparut sur sa joue.

- Je vais quand même rester…

- Content de vous l'entendre dire.

Ils échangèrent tous les deux un sourire, terminèrent leur dessert en silence et Jane se promit de donner au réparateur plus de pourboire que prévu pour avoir tenu compte de sa demande de ne venir que le lendemain.