Titre Anglais: Burden of a Destiny
Titre Français : Le fardeau du destin
Auteur : ksomm814
Beta Traduction et correction : sheltan
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Chlo007
Rating : k+
État de la fic en anglais : 29 chap Fini : 2 autres fics suive : Power of Hogwards : 26 chap FINI ; et Rise of the Protector : 22 chap Fini
État de la fic en français : 29; Traduction : FINI
Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne m'appartient pas. Cette histoire est aussi une suite du « Gardien de Minuit » et « Les peines d'un champion ». Lire ces histoires en premier vous aidera probablement à comprendre celle-ci. La traductrice de ces deux tomes, est Thamril, vous trouverez rapidement en faisant une recherche sur le site.
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Nous avons l'accord de Yotma (l'ancienne traductrice)
Ainsi que l'accord de l'auteur pour traduire cette saga
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Voici le dernier chapitre de ce tome
Bonne lecture et à la semaine prochaine pour la suite de 'Le dernier espoir d'Harry' !
Eni et Onarluca
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Chapitre 29 Décisions du cœur
C'est avec une grande hésitation qu'Harry ouvrit les yeux pour se retrouver dans une pièce floue et faiblement éclairée.
Sa tête lui faisait mal mais ce n'était rien comparé à la douleur qu'Harry avait ressentie récemment.
Son dos était un peu endolori mais là encore ce n'était rien comparé à d'habitude. Tout en réfléchissant, Harry récupéra ses lunettes posées sur la table de chevet et les glissa sur le nez pour découvrir qu'il était dans une chambre qu'il ne pouvait identifier. Elle ressemblait beaucoup à celle d'un d'hôpital mais elle était sensiblement plus petite et il n'y avait aucune fenêtre.
Lentement, l'esprit d'Harry commença s'éclairer pour se rappeler que le professeur Dumbledore l'avait ramené à Poudlard après que Voldemort se soit échappé.
Il se força à s'assoir et commença à paniquer quand il ne vit ni Sirius ni Remus dans la chambre. En fait, il n'y avait personne dans la pièce à l'exception d'un écran qui était placé dans un coin éloigné.
Où étaient-ils ? Est-ce que quelque chose s'est produit après qu'il ait quitté le département des mystères ?
Remus avait convulsé mais cela n'avait pas été aussi mauvais que quand Pettigrew l'avait touché.
S'il vous plait, faites qu'ils soient saufs.
Saisissant sa montre sur la table de chevet et la fixant au poignet, Harry nota qu'il était près de minuit.
Il avait dû dormir toute la journée et une partie de la nuit. Repoussant ses couvertures, Harry glissa lentement hors du lit.
Ses pieds nus touchant le plancher froid lui envoyèrent un frisson vers le haut de sa colonne vertébrale Il jeta un coup d'œil vers le bas et nota qu'il avait été habillé d'un pantalon de pyjamas de l'infirmerie, la veste lui permis de voir que son bras gauche blessé était complètement guéri. Madame Pomfresh l'avait toujours guéri quelques soit l'importance des dommages. Sûrement qu'elle avait guéri Remus.
Mais peut-être avait-il besoin de temps pour récupérer complètement.
Mordant sa lèvre inférieure, Harry fit lentement son chemin jusqu'à l'écran. Les possibilités sans fin s'égrenant dans son esprit mais aucune d'entre elles ne pouvait justifier pourquoi un écran serait nécessaire à moins que ce ne soit pas pour Remus. Cela pouvait être pour quelqu'un d'autre de l'ordre que Dumbledore voulait cacher à l'école. C'était surement ça.
Sirius et Remus étaient sauf. Ils dormaient dans les quartiers des maraudeurs récupérant de tous les dommages restants qu'ils auraient pût avoir.
C'était aussi simple que ça.
Atteignant l'écran, avec précaution Harry le contourna et haleta à la vue qu'il avait devant lui. Remus était en effet allongé dans le lit. Il était habillé d'un pyjama semblable à celui d'Harry révélant ces étranges lignes pourpres ondulantes sur sa peau qu'Harry avait vue au département des mystères. Avec précaution, Harry s'approcha du lit, les yeux remplis de larmes. Remus semblait si paisible pourtant si pale. Ses mains avaient été repliées sur sa poitrine et curieusement y étaient toujours. Ses lèvres étaient d'un pourpre similaire à la nuance aux lignes sur sa peau.
Harry attendit le signe de n'importe quel mouvement mais après de longues secondes, il laissa passer un sanglot quand il vit qu'il n'y en avait aucun.
Les larmes tombant le long de son visage pendant qu'il s'avançait pour toucher les mains de Remus.
Allons, Remus. Déplace-toi s'il te plait. Fait quelque chose. Touchant la peau de Remus, Harry laissa sortir un sanglot douloureux quand il trouva la peau froide.
Il regarda le visage de Remus pendant qu'il reposait une main sur Remus.
« Remus ? » demanda Harry tranquillement. « Moony ? … S'il te plait, ne pas me laisse… ne nous laisse pas.
Je suis désolé … je suis désolé… »
Quand Remus ne bougea pas, Harry s'effondra en sanglots pendant qu'il reposait sa tête sur le torse immobile de Remus et enroula ses bras autour de son gardien autant qu'il pouvait. Remus ne pouvait pas être mort. Il ne pouvait pas !
Il a promis ! Il a promis qu'il serait toujours là ! Ceci ne se produisait pas ! Cela n'était pas possible! Remus faisait toujours tellement attention! Remus était toujours celui qui grondait Harry et Sirius pour leur insouciance ! Il ne pouvait pas mourir !
Relevant la tête, Harry regarda de nouveau le visage de Remus et vit qu'il n'avait toujours pas bougé. Il retint ses sanglots pendant qu'il se redressait, déplaçant ainsi sa tête au-dessus de celle de Remus. Doucement, Harry embrassa le front de Remus avant de reposer son propre front contre son gardien. « Je suis si, si désolé, Moony, » dit-il d'une voix hésitante.
« S'il te plait pardonne-moi. J'ai… J'ai pensé que je te protégeais. » Harry serra fortement ses lèvres quand sanglot menaça de sortir de nouveau. Remus avait été son mentor… son ami… son père pendant très longtemps. Remus lui avait permis de rester raisonnable. Remus avait maintenu Sirius a là raison. Qu'allaient-ils faire sans lui ?
Une fois le sanglot passé, Harry ouvrit encore la bouche. « Je t'aime, Moony » dit-il de façon précaire. « Je suis désolé, je ne l'ai pas arrêté. Pardonne-moi. Tu es… un super papa. J'aurais dû te le dire plus souvent… Je… J'ai juste a toujours pensé que… j'aurai plus de temps. »
« Tu as fait ce que tu as pu, Harry. Moony, sait cela. »
Harry se redressa immédiatement et regarda autour de lui mais constata que personne n'était entré. Ce n'était pas possible.
Il n'entendait pas la voix de son père mort encore une fois. Ça devait être un tour. Les gens n'entendent pas les voix de ceux qui sont morts pendant plus de quatorze années. « Sort de ma tête, Voldemort, » cracha Harry. « N'en n'as tu pas assez fait ? »
« Fils, je comprends que tu sois confus mais je suis ici pour t'aider. Je sais que tu souffres mais je veux te rappeler qu'il t'a autant aimé que tu l'as aimé. »
« Et c'est à cause de moi qu'il est mort, » murmura amèrement Harry. Il ne pouvait s'empêcher de penser que si Remus ne l'avait pas suivi… si Remus était juste resté à Poudlard il serait toujours vivant. Si je n'avais pas insisté pour retourner seul à la tour de Gryffondor je n'aurais pas été capturé.
« Pas à cause de toi mais pour toi. Remus est mort pour toi juste comme ta mère et moi l'avons fait. Juste comme tu l'aurais fait si tu avais pu. »
Harry ne retint pas les larmes qui tombaient « à la confirmation de la voix » de la mort de Remus. « Je ne sais pas quoi faire sans lui, » admit-il en s'asseyant sur une chaise voisine. Pendant ces dernières années Sirius et Remus avaient étés toute sa vie. Ils lui avaient donné tout qu'il avait jamais voulu.
Ils lui avaient donné une famille et une maison où il n'avait pas été détesté.
« Tu dois avancer, Harry. C'est la seule chose que tu puisses faire. Je sais que tu souffres mais tu as besoin d'être fort.
Tu auras besoin de ta force pour faire ce qui sera probablement la chose la plus dure que tu n'auras jamais à faire dans ta vie. »
Harry s'était penché pour enfouir son visage dans des ses mains. Il n'a pas pensé qu'il pourrait passer au-dessus de ceci.
Il ne voulait pas avancer. Avancer vous dire accepter qu'il ne parle plus jamais à Remus. Harry avait toujours du mal à saisir le fait que Remus s'en été en effet allé. Sa poitrine lui faisait mal à tel point qu'il avait du mal pour respirer.
La douleur qu'il avait ressentie au ministère n'était rien comparée à celle-ci. Au ministère ses deux gardiens étaient vivants.
« Et qu'est-ce que c'est ? » demanda enfin Harry. « Qu'est ce qui pourrait être plus mauvais que ça? »
« Tu dois protéger Patmol, mon fils, et il n'y a qu'une seule façon de faire cela. Tu dois partir. »
Harry se tendit soudainement; son regard se fixa au loin avec incrédulité. « Non ! » chuchota-t-il avec horreur.
« Je ne peux pas le laisser ! Sirius viens juste de perdre son meilleur ami ! Si je partais ça le tuerait ! »
« Si tu ne pars pas, il mourra. Voldemort connait ta faiblesse maintenant, Harry. Il poursuivra Sirius pour t'avoir.
Est-ce que c'est ce que tu veux ? Tu veux perdre Sirius aussi ? »
Harry se soutint au mur et lentement se laissa glisser jusqu'à ce qu'il se soit assis sur le plancher. Il ne pouvait plus respirer. Perdre Sirius ? Perdre Midnight ? Perdre son dernier papa restant ? Non. Il ferait n'importe quoi pour empêcher cela. Il mourrait plutôt que perdre son gardien restant. « La voix » avait raison. Voldemort savait que ses
gardiens étaient sa faiblesse. Voldemort savait qu'Harry ferait n'importe quoi pour les protéger même si cela lui coûtait la vie.
Fermant les yeux, Harry saisi sa poitrine et essaya de combattre la douleur qui émergeait de son cœur. Pourrait-il le faire ?
Pourrait-il abandonner ceux qu'il aimait afin de les protéger ? Quels choix ai-je ? Il ne pouvait pas laisser Sirius avoir le même destin que Remus. Il ne pouvait laisser aucun de ses amis sentir cette douleur qui consommait son cœur, et même son âme. « Qu'est-ce que je dois faire ? » Demanda finalement Harry.
« Tu sais quoi faire, mon fils. Rappele-toi, que nous sommes fiers de toi. »
Harry s'effondra en sanglots silencieux pendant qu'il rapprochait ses genoux de sa poitrine et y enterra son visage.
Cela n'était pas censé se produire. Il était censé s'inquiéter de ce qu'il ferait pendant les vacances d'été, ne pleurant pas la mort d'un de ses pères et ne prévoyant pas son départ du monde où il avait passé ces cinq dernières années.
Qu'était-il supposé faire ? S'il parvenait à sortir de Poudlard, que ferait-il alors ?
Une brise chaude et douce rempli la salle faisant sursauter Harry de surprise. En cherchant, Harry remarqua que la porte était toujours fermée et qu'il était encore seul. Il se leva avec précaution et jeta un coup d'œil autour de lui mais constata que rien n'avait changé. Reposant une main sur le mur, Harry haleta à la sensation de tintement qui débutait au niveau de ses doigts et remontant vers son bras. Il écarta sa main rapidement et la sensation de tintement s'arrêta abruptement.
Avec précaution, Harry toucha le mur et ferma de nouveau ses yeux pendant que la sensation de tintement inondait son corps entier. Les sentiments du souci, de sympathie, de regret, et de protection l'inondèrent. Harry ne savait pas comment il sut mais il comprit que d'une façon ou d'une autre Poudlard elle-même lui envoyait sa sympathie. Il a compris qu'elle regrettait de ne pas l'avoir protégé contre ceux qui l'avait pris et qu'elle souhaitait l'aider maintenant dans son désespoir.
Ouvrant les yeux, Harry regarda sa table de chevet et vit sa baguette magique dans son étui. Il leva le bras et l'appela d'un informulé. Elle s'envola dans sa main toujours fixée à son étui. Harry fixa l'étui à son poignet droit et ferma de nouveau les yeux. « J'ai besoin d'un chemin vers mon dortoir afin que personne ne me voient » dit-il doucement. « Je dois partir. »
Un moment plus tard un flash lumineux incita Harry rapidement à se retourner pour voir Fumseck se tenir sur le pied du lit de Remus. Le phoenix laissa sortir un son triste. Harry pencha la tête pendant qu'il combattait ses larmes qui voulaient encore tomber. Il ne pouvait même pas penser à Remus sans que son désespoir et son chagrin ne ressurgissent. « Fumseck»
Harry se força à penser à autre chose qu'à Remus. « Tu as déjà tellement fait pour moi mais je dois te demander plus. J'ai besoin de ton aide. »
Fumseck laissa sortir de douces notes comme si pour me dire « Je sais ».
Harry se rapprocha du lit et commença doucement à flatter le Phoenix. « Je dois arriver à mon dortoir sans que qui que ce soit ne me voit et ensuite je dois quitter cet endroit avant que quiconque se rende compte que je suis parti, » dit-il doucement. « Peux-tu m'aider s'il te plait ? »
Fumseck chanta doucement, ses yeux rencontrant Harry. Il était clair que Fumseck n'approuvait pas la décision d'Harry mais il comprit que c'était quelque chose qu'Harry avait besoin de faire. Déployant ses ailes, Fumseck s'envola pour atterrir doucement sur l'épaule d'Harry et frotter sa tête contre lui de manière à le rassurer. Harry ferma les yeux et combattit une autre vague de larmes pendant qu'il approchait de nouveau de Remus. Il plaça ses deux mains sur celles froides de Remus et laissa passer un long souffle.
« … Moony…Papa… je t'aime et je ne t'oublierai jamais, » dit Harry d'une voix tremblante. « Je le protégerai. Je te le promets. »
S'éloignant, Harry regarda une dernière fois son gardien avant que sa vision ne soit aveuglée par des flammes le forçant à fermer les yeux. La chaleur l'entoura un bref instant et s'en alla avec le poids sur son épaule. Ouvrant les yeux, Harry vu qu'il était dans son dortoir. Il pouvait entendre Ron et Neville ronflant et su qu'il devait être extrêmement silencieux afin de ne réveiller personne. Fumseck était perché sur son lit et semblait attendre patiemment qu'il ait fini ce qu'il avait à faire.
Se déplaçant rapidement vers sa malle, Harry y retira des vêtements moldu ainsi que sa bourse, sa clef de Gringott, de l'encre, du parchemin et une plume. Il prit son sac d'école, le vida et le transfigura en un sac à dos moldu. Il changea ses vêtements en tenue moldue comprenant un chapeau pour couvrir ses cheveux et sa cicatrice avant de passer à la suite. Il empocha la clef de son coffre à Gringotts et jeta sa bourse dans la poche avant de son sac à dos. Saisissant un morceau de parchemin, Harry s'installa sur son lit pendant qu'il ouvrait son pot d'encre et plongea sa plume dedans. Il n'allait pas partir sans laisser une explication pour Sirius. Il devait faire lui comprendre que c'était la meilleur chose à faire ou sinon Sirius le rechercherait.
Rassemblant ses pensées, Harry fit courir ses doigts dans ses cheveux pendant qu'il essayait de mettre en ordre ce qu'il devait écrire. Il devait dire au revoir. Il devait leur faire comprendre que ce n'était pas simplement une menace.
Il avait besoin qu'ils continuent sans lui. En conclusion, Harry commença à écrire ce qu'il espérait être une lettre qui semblerait être raisonnable.
Sirius,
Quand tu liras ceci je serai très probablement loin d'ici. Je suis si désolé pour ce qui s'est produit. Toi et Remus m'avez
tout donné et c'est comme ça je vous remercie. Je n'ai jamais voulu que quoique ce soit arrive à l'un ou l'autre.
Tous les deux m'avez donné la chose que j'avais toujours voulue : une famille. Vous serez toujours ma famille mais
c'est nécessaire pour tout le monde. C'est la seule manière de te sauver.
S'il te plait ne me recherche pas. J'ai besoin que tu me laisses partir. J'ai besoin que tu avances sans moi. Crois-moi
s'il te plait quand je te dis que je ne fuis pas de mes responsabilités. Je sais qu'il n'y a aucun moyen d'échapper à
Voldemort. Je sais qu'il me trouvera tôt ou tard et quand ce moment viendra je peux seulement espérer être assez fort
pour vous rendre toi et Remus fiers. C'est le moins que je puisse faire.
Dit à tout le monde que je suis désolé. Je sais que je les ai déçus. J'ai essayé de les arrêter. J'ai essayé d'arrêter
Voldemort mais je n'étais pas assez rapide. Si tout va bien quand le moment sera venu je serai prêt pour ce qui doit être
fait et sinon, je saurais que tu seras sauf.
Je suis désolé de ce que je te fais subir, Sirius. Je suis désolé pour tout.
Je t'aime papa.
Harry.
Une fois que l'encre eu séché, Harry plia le parchemin et écrivit le nom de Sirius dessus. Il essuya les larmes qui tombaient de nouveau pendant qu'il emballait le parchemin, l'encre et la plume restants. Se levant, Harry laissa le message sur son oreiller et se retourna vers Fumseck. Le phœnix jeta un coup d'œil vers lui avant de s'envoler.
Harry l'observa avec confusion pendant que Fumseck chantait tranquillement tout en volant en cercle au-dessus de sa tête. Sa confusion augmenta quand il commença à ressentir des fourmillements. Que se passait-il ?
Une étrange voix qu'Harry savait avoir déjà entendu avant répondit à sa question muette. « Il emploi sa propre magie pour te protéger, mon enfant. Il te protège du risque de te faire retrouver à moins que tu ne le veuilles. »
Haletant sous le choc, Harry regarda vers Fumseck qui s'arrêta de voler et lentement atterrit sur l'épaule d'Harry.
Il comprit que Fumseck voulait le protéger en le rendant impossible a détecter en premier lieu.
Elle veille également à ce que personne ne puisse me trouver… incluant Sirius. La protection de Fumseck pourrait lui donner la chance de se préparer.
« Merci, Fumseck, » dit doucement Harry pendant qu'il passa sa main sous sa chemise. Il portait toujours le collier de suppression et a il sut qu'il ne pouvait prendre aucun risques, protection du Phoenix ou pas.
Délicatement, Harry décrocha le fermoir et a plaça le collier sur le lit. Il devrait se gérer sans cette béquille qu'était devenu le collier de suppression. Fermant les yeux, Harry remercia mentalement Poudlard de son aide. Il senti une petite vague se précipiter sur lui afin de le rassurer avant d'ouvrir les yeux et de saisir son sac à dos. Regardant Fumseck, Harry inclina la tête confirmant qu'il était prêt à y aller. Il fut aveuglé par des flammes, entouré par chaleur et ferma de nouveau ses yeux jusqu'à ce que le voyage soit terminé.
C'est seulement un moment plus tard qu'Harry ouvrit ses yeux et se retrouva sur les marches de la banque sorcière de Gringotts au chemin de traverse.
Regardant sa montre, Harry vit qu'il était presque deux heure du matin. Il leva son regard vers Fumseck avec un sourcil soulevé. Que faisaient-ils ici si tôt ? Ce n'était pas exactement ce que l'on considérerait comme les heures d'ouvertures d'une banque. Était-il supposé attendre six heures jusqu'à ce que la banque soit ouverte ?
Avant qu'Harry ne puisse exprimer ses questions, la porte de la banque s'était ouverte et un gobelin au visage familier fit un pas dehors. C'était Gripseck, le gobelin qui l'avait conduit à sa chambre forte quand il avait onze ans.
« M. Potter, » dit le gobelin avec un signe d'assentiment. « S'il vous plait suivez-moi. »
Harry jeta un coup d'œil vers Fumseck avec confusion avant qu'il ne suive Gripseck dans Gringott.
Le hall de marbre était faiblement éclairé. Tous les tabourets derrière le long comptoir étaient vides.
C'était juste trop étrange. « Heu-excusez-moi, » dit Harry avec précaution. « Que se passe-t-il ? Comment vous avez su que j'étais dehors? »
Gripseck se retourna et regarda Harry. « M. Potter, il y a toujours au moins un gobelin chez Gringott pour des urgences» dit-il. Les « gobelins sont des créatures magiques. Nous pouvons sentir quand nous sommes nécessaires, particulièrement par une autre créature magique. Ce n'est pas nos affaires de demander comment et pourquoi. Je suppose que vous avez votre clef. »
Harry retira sa clef de sa poche et la remit à Gripseck. Le gobelin regarda la clef avant de continuer son chemin. Fumseck resta perché sur l'épaule d'Harry sa tête contre lui. Gripseck ouvrit une porte à l'extrémité du hall et attendit Harry pour continuer. Ils entrèrent dans un passage en pierre étroit qui était éclairé par des torches flamboyantes.
Harry se plaça à côté de Gripseck pendant que ce dernier sifflait et qu'un petit chariot vint vers eux roulant depuis le haut des voies. Harry rentra dedans suivi de Gripseck pendant que Fumseck sautilla loin de l'épaule d'Harry et se posa au sol, signalant qu'il attendrait leur retour. Harry jeta un coup d'œil derrière lui vers Fumseck une dernière fois avant que le chariot ne se mette en marche.
Ils atteignirent la chambre forte d'Harry rapidement. Gripseck ouvrit la porte puis se déplaça pour laisser entrer Harry.
Cela faisait des années qu'Harry n'était pas entré dans sa chambre forte. Depuis que Sirius…Non. Il ne devait pas penser à cela maintenant. Harry ouvrit la poche avant de son sac à dos et retira sa bourse. Il la remplie de pièces d'or avant de partir toujours avec la bourse dans sa main. Se tournant vers Gripseck, Harry combattit de nouveau pour conserver ses émotions sous contrôle. Il ne pouvait pas se permettre de craquer maintenant.
« Je dois échanger ceci en argent moldu, » dit doucement Harry.
Gripseck inclina la tête et ferma alors la porte à clef avant de remettre la clef de nouveau à Harry qui l'empocha.
Ils montèrent de nouveau dans le chariot et remontèrent rapidement là où Fumseck les attendait. Faisant un pas hors du chariot, Harry remis sa bourse à Gripseck pendant que Fumseck effectuait son envol et atterrissait sur l'épaule d'Harry.
Gripseck le mena de nouveau dans le hall de marbre avant de monter derrière le compteur et s'assoir sur le tabouret le plus proche pendant qu'Harry contournait le comptoir vers le côté client.
« Le taux de change est de cinq livres pour chaque galion, » indiqua Gripseck pendant qu'il plaçait la bourse d'Harry sur le comptoir.
« Au poids, vous avez approximativement soixante-quinze galions dans votre bourse. Combien aimeriez-vous échanger en livres britanniques ? »
Harry frotta ses yeux fatigués sous ses lunettes. Il estima que tous les évènements commençaient à le rattraper.
Il devait trouver un endroit pour se reposer rapidement et le chaudron baveur n'était certainement pas une option.
Il serait surement reconnu là-bas. « Je pense que cinquante galions devraient être suffisants » dit-il.
Deux cents cinquante livres devraient lui permettre d'avoir suffisamment de temps pour trouver un emploi.
Gripseck sortit les galions de la bourse d'Harry afin de les compter, puis remis le reste et lui rendit sa bourse.
Le gobelin compta alors les livres sterling avant de les placer sous enveloppe et les lui remettre. Harry rangea les deux paquets contenant l'argent dans son sac à dos. Il devrait acheter un portefeuille rapidement. Ça serait beaucoup plus clair.
Leurs affaires conclues, Harry remercia le gobelin de son aide et quitta alors la banque. Il fit un pas dehors dans l'obscurité mais avant qu'il puisse faire quelque chose, les flammes l'avaient immédiatement englobé…
… Pour réapparaitre un moment plus tard dans ce qui ressemblait à une chambre d'hôtel plutôt confortable.
Il y avait un lit extrêmement grand au milieu de la pièce ainsi qu'une table de chevet et une lampe. Regardant le papier à lettre sur la table de chevet, Harry nota les mots « Hilton Trafalgar » écrit dessus. Harry leva immédiatement la tête vers Fumseck qui choisit ce moment précis pour s'envoler et s'enrouler en boule sur le haut du lit.
« Fumseck, » averti Harry. « C'est de la triche. C'est illégal. »
Fumseck lança un regard réellement furieux avant de laisser sortir un bruit contrarié comme pour indiquer « oui, et alors ?».
Harry secoua juste la tête pendant qu'il plaçait son sac à dos sur le plancher et enlevait ses chaussures.
Il se reprocha de la fenêtre et regarda dehors pour voir la place de Trafalgar éclairée seulement par des réverbères.
Très bien. Il resterait ici pour le reste de la nuit mais demain il trouverait un endroit légal pour rester tant qu'il pourrait se le permettre. La dernière chose dont il avait besoin était d'être arrêtée.
Regardant fixement par la fenêtre, Harry atteint dans sa chemise et retira le seul collier qu'il portait toujours, un pendentif venant de ses trois pères. Deux étaient morts et un qu'il ne reverrait jamais. Harry ne pouvait imaginer par quoi passerait Sirius quand il remarquerait le lit vide à Poudlard.
Il ne voulait pas penser à la façon dont il blesserait ses amis au moment où ils réaliseront qu'il les avait abandonnés.
Ils étaient saufs maintenant et c'était tout ce qui importait.
Très loin dans une salle à peine allumée, un visage fin et blafard reposait sur sa chaise et jeta un coup d'œil vers le grand serpent reposant à ses pieds. Les dernières heures avaient été remplies de confusion. Sa colère face à son échec et à l'échec de ses disciples avait disparu quand il avait étrangement senti une douleur intense dans tout son corps.
Cela lui avait pris un moment pour se rendre compte que la douleur venait de quelqu'un d'autre. Potter.
Après une recherche approfondie, il parvint à découvrir la source de la douleur du jeune Harry Potter.
Le loup-garou.
Le garçon avait été soupçonneux d'abord mais, à la fin, les émotions de Potter étaient exactement celles dont il avait besoin pour renverser les rôles sur cet imbécile amoureux des moldus. Après tout, un adolescent frappé par la peine sortant au milieu de la nuit sans la protection de qui que ce soit était une trop bonne occasion à ne pas laisser passer.
Actuellement, Potter était probablement capable de se sacrifier si cela signifiait que son précieux parrain resterait indemne.
Le loup-garou était-il réellement mort ? Face de serpent ne l'avait pas su et il ne s'en était pas vraiment inquiété.
Ce qui était important était ce que Potter pense que ce soit la vérité. Il ressentit quelque chose de bizarre avant que le lien ne soit abruptement coupé mais il était confiant dans le fait que les dommages qui avaient été faits sur l'esprit fragile de Potter étaient suffisants. Il découvrirait ce qui avait cassé le lien plus tard. Maintenant il devait s'organiser. Potter fut long avant que l'amertume du deuil ne l'eu frappé. Si l'obstination du garçon continuait alors il devrait simplement utiliser le garçon pour suffisamment blesser cet imbécile amoureux des moldus avant de les tuer tous les deux.
Face de serpent su qu'il devait employer une stratégie complètement différente maintenant. Potter était toujours arrogant mais il était également désespéré. Ces deux qualités n'étaient jamais une bonne combinaison. Le garçon dépendait trop des émotions des autres pour son propre bien, particulièrement le traître à son sang et le loup-garou. Ce n'était pas une surprise. Les précieux gardiens de Potter lui avaient fourni tout ce qu'un orphelin troublé pourrait jamais vouloir. Dans l'esprit de Potter, le traître à son sang et le loup-garou avaient toutes les réponses. Cette sorte de dévotion était rare et serait impossible à casser.
L'élimination était la seule option. Face de serpent réalisa ceci. Il s'était complètement trompé dans sa manipulation d'Harry Potter. Le garçon ne voulait la puissance. Potter voulait seulement vivre en paix avec sa famille et s'opposerait contre n'importe qui menaçant cela. Peut-être que lui et Potter n'étaient pas aussi semblables après tous. Ils avaient eu des éducations semblables mais leurs chemins avaient divergé au moment où le traître à son sang et le loup-garou étaient devenu les gardiens du garçon. Comme il est ironique que lui si puissant ne voulait rien faire pour obtenir la puissance.
Il fera un serviteur parfait après qu'il soit brisé.
Un sifflement doux tira face de serpent de ses pensées. Regardant le serpent à présent réveillé, face de serpent eu un sourire mauvais à cette révélation. « Ne t'inquiète pas, Nagini » siffla-t-il au serpent. « Tu auras un autre compagnon bientôt. » Le serpent abaissa sa tête et retourna vers son sommeil. Face de serpent regarda fixement l'obscurité pensant déjà aux possibilités. Des mémoires pouvaient être changées. Des perceptions pouvaient être biaisées.
Laissons l'amusement commencer.
FIN DU TOME
Prochainement : La puissance de poudlard
