Note : Salut tout le monde, désolé d'avance s'il y a quelques fautes d'orthographe, je vous écris depuis mon cours de Fac XD J'espère quand même que cela vous plaira ! Bonne lecture !


- Vous l'avez... quoi ?! S'écria Ginerva face aux visages déconfit de Scorpius et Magnus.

- On l'a perdu...

- Comment ça perdu ?! C'est Kai ! Rajouta Drago hors de lui.

- On ne sait pas ce qui s'est passé ! Il a commencé à paniquer et s'est... enfuit. Expliqua Magnus tout aussi décontenancé que son oncle.

- Enfuit ?! Mais... c'est Kai ! Kai ne fuit pas ! Il... il fait des blagues déplacées, ne sait jamais être sérieux quand il faut et prend bien trop de plaisir à lancer des Doloris aux résistants mais... non ! Il... Il ne s'enfui pas ! Jamais !

Ginerva haletait, la voix tremblante, complètement désemparée et folle d'inquiétude. Assise sur un canapé, la main plaquée contre sa poitrine et le regard fou, elle ne savait plus quoi dire. Drago et Ginny non plus. Tous s'étaient retrouvés comme convenus dans la Grande Salle. Seul manquait le groupe d'Harry. Pourtant personne ne pensa à eux. Car une nouvelle bien plus néfaste les menaçaient. Si Kai avait disparu à son tour, alors ils étaient tous en danger. Mais Ginerva ne pouvait pas croire qu'il ait fuit. Cela ne lui ressemblait ni de près, ni de loin. A vrai dire, c'était même tout le contraire. Kai avait toujours eut la mauvaise habitude de foncer tête baissée dans tout ce qu'il entreprenait, quitte à s'écraser par terre. Il aurait préféré mourir que de fuir devant le danger, surtout avec la vie de sa propre mère en jeu. Non. Il n'avait pas fui. Pas lui.

- Mais... il ne vous a rien dit ?

- Rien !

- Par merlin, cela n'a aucun sens ! Réfléchissez ! S'énerva Voldemort. Si Kai a compris quelque chose alors il vaudrait mieux pour nous que nous découvrions au plus vite ! Nous n'avons pas la moindre piste pour le moment ! Potter et les autres ne sont toujours pas rentrés, mais je ne doute pas de ce qu'ils diront à leur retour ! Ce château est vide !

- Il ne l'était pas. Nous avons trouvé un bout de tissu. C'est d'ailleurs ça qui l'a perturbé.

- Un bout de tissu ?

- Oui, déchiré et coincé sous les lavabos. On a cru qu'il devait être à l'un de nous mais... Apparemment Kai l'a trouvé plus intéressant. Il l'a vu et a pris ses jambes à son cou. Dit Scorpius.

- Où est-il ? Demanda Ginny brusquement intéressée.

- Il l'a perdu en route, dans un couloir. Répondit-il en le sortant de sa poche. Aucun sort ne fonctionne dessus. Impossible de savoir à qui il appartient.

Jedusor le saisit du bout des doigts, intrigué. De la soie, mêlée de dentelle... de haute couture, et une odeur de soufre. A croire que tout n'était pas suffisamment énigmatique... Il soupira, avant que Ginny ne le lui arrache des mains.

- Il provient d'une robe de sorcière. Dit-elle avant qu'il ne s'exclame, les yeux rouges. De la boutique de Mme Guipure !

- Comment...

- Je suis une femme, je sais reconnaître les belles choses. S'agaça-t-elle. Cette robe était faîte de dentelle et de soie, une des spécialités de Mme Guipure, et vu la qualité elle a dû coûter une petite fortune. Je ne sais pas à qui elle appartenait mais ce qui est sûr, c'est que notre mystérieuse inconnue est une femme de bonne famille.

- Cela réduit le champ des possibilités mais ça ne nous donne toujours pas de nom.

- Pourquoi Kai aurait-il eu peur d'un bout de robe ? Demanda-t-elle. Cela n'a aucun sens.

- Ou peut-être avait-il peur de la femme qui la portait...

Tous se tournèrent vers Drago. Toujours assis, une main posée sur sa barbe naissante, il sembla réfléchir avant de se lever à son tour.

- Il a compris qui était là. Il en a eu peur. Et le connaissant, il s'est sûrement dit qu'il pouvait l'affronter seul.

- Ou alors le voulait-t-il ? Peut-être qu'il... qu'il ne fuyait pas l'inconnue mais qu'il... vous fuyait vous, pour que vous ne puissiez pas l'arrêter ? Proposa Ginny peu sure d'elle.

- Si c'est vrai, alors il y a de grande chance pour que quelqu'un meurt ce soir, et au cas où vous l'auriez tous oubliés, c'est justement ce que nous cherchons à éviter ! S'exclama Voldemort.

- Il faut le retrouver !

- On a déjà du mal à retrouver une sang de bourbe à moitié morte, comment sommes-nous censés retrouver un Lestrange complètement fou de rage ?! Cet enfant aussi fou que sa mère, il ne se laissera pas prendre.

- Il devait savoir où aller. Murmura Ginerva. S'il... s'il a découvert qui était cette femme, il a dû savoir où elle se cachait ! Trouver son identité, c'est le trouver lui !

Ils se regardèrent tous entre eux, à la fois apeurés et pensifs. La Dark Lady avait raison mais le même problème se posait encore : l'identité de cette inconnue. Et malgré leurs meilleures volontés, il était difficile de supposer à la légère. Voldemort soupira, dépité par sa propre incapacité à voir ce que Kai avait vu. Ses pas résonnaient, étouffés par le tapis de la Grande Salle qu'il parcourait de long en large, les mains repliées dans son dos. Il se sentait idiot, manipulé et par-dessus-tout, piégé. Bon dieu qu'il haïssait cette situation. D'une oreille distraite, il entendit Drago répéter ce qu'ils savaient tous déjà : il s'agissait d'une femme, de bonne famille et aisée, probablement serpentard, détestant Granger, ayant connaissance des événements relatif à la chambre des secrets et...

Le Lord n'écoutait plus. Sa marche incessante se stoppa. Bouché bée, le front plissé et le regard profondément ahurit, Voldemort resta figé pensant plusieurs secondes. Des secondes pendant lesquelles il crut ne pas croire à sa déduction. Pourtant, rien ne semblait aussi logique. Tous ces éléments ne menaient qu'à un seul profil. Le pus évident et insoupçonné à la fois. Sans comprendre pourquoi, les sorciers l'entendirent exploser de rire. Un rire désabusé et hilare, qui ne les rassura pas. Comment n'avait-il pu pas faire le lien plus tôt ?

- Par Salazard lui-même... Murmura-t-il. Quelqu'un va véritablement mourir ce soir.

- Quoi ?! S'affola brusquement Ginerva. Qu'est... qu'est-ce que tu veux dire ?

- Que nous sommes tous fichus. Si Kai n'est pas tué, le rat de bibliothèque le sera.

- Pourquoi ça ? Tu... tu sais qui est cette femme ? Demanda Magnus.

- Malheureusement pour vous, oui. Et vous n'allez sûrement pas apprécier la revoir. Kai va tenter de lui faire la peau si nous n'intervenons pas de suite ! Dit-il en s'en allant d'un pas pressé vers la sortie.

- Quoi ?! Non ! Attend, de qui tu parles ?

Voldemort s'arrêta une nouvelle fois, et regarda son futur fils. Un étrange sourire flottait sur ses lèvres. Mélange d'excitation, de sadisme mais aussi d'impatience. Magnus frissonna. Il ne l'avait pas vu depuis très longtemps mais savait ce qu'il annonçait. Et ce n'était rien de bon.

- De sa mère.


- Où est Hermione ?

- Oh, je vois... tu es venu pour la petite de sang de bourbe. Répondit-elle, en jouant avec sa baguette. Ne t'en fais pas, elle n'en a plus pour très longtemps.

Bellatrix sourit. Fière d'elle et le regard amusé. Pourtant Kai, n'arrivait pas y croire. Il ne voulait pas y croire. Elle... Ici. Cette situation lui semblait irréaliste, impensable... inconcevable. Et pourtant, elle se tenait là. Elle, sa mère biologique. Devant à lui ; et avec entre ses mains, le sort de sa véritable et unique mère : Hermione. Livide, et pourtant bouillonnant d'un feu qu'il n'avait jamais connu auparavant, il la détailla de la tête au pied, avec la volonté de ne jamais oublier cet effroi, cette horreur. Un visage pâle, une mâchoire marquée, des joues creusées, des yeux enfoncés, des cheveux sombres et volumineux qui tombaient sur de grands yeux pervers... elle n'avait pas changé de l'image de la prisonnière hurlante et répugnante qu'il avait entraperçu sur un avis de recherche froissé au fond de la commode de sa grand-mère. Elle avait toujours la même lueur folle, malsaine et dérangeante dans le regard.

Enfant, il lui était arrivé de fouiller dans les affaires de Narcissa, à la recherche de reliques, de souvenirs ou de photos la concernant. Bien entendu, malgré son comportement et sa mort amplement méritée, Narcissa n'avait jamais pu s'empêcher de chérir sa sœur et de l'aimer. Tout au fond d'une vielle commode, et sous la poussière étouffante du grenier, il avait trouvé des robes, des livres, des photos mais plus important, des centaines de coupure de journaux et d'avis de recherche. La sorcière la plus cruelle de Grande-Bretagne, la folle d'Azkaban... des titres de couvertures qui reflétaient bien ce qu'avait été la fameuse Bellatrix Lestrange. Face à ses découvertes, Kai n'avait pas été surpris. Comment aurait-il pu ? Lui-même était l'un des siens. Chaque réunion de famille, repas d'anniversaire ou fête, était identique. Ses cousins, tantes et oncles éloignés, aussi bien du côté Black que Lestrange, ne faisaient que son éloge. Celle d'une femme loyale, insouciante, sans peur et dont la dévotion inconditionnelle pour le Seigneur de ténèbres faisait d'elle un exemple à suivre pour lui. Hermione les détestait tous sans exception. Et pour cause, ils n'avaient jamais cessé de le pousser sur les traces de sa mère. Celles d'une meurtrière, d'un monstre, d'une infamie sans nom... Il l'avait détesté. Tant détesté. Et il continuait encore. Aujourd'hui plus que jamais. Cette femme n'avait rien d'humain. Elle ne semblait pas même vivante. La mort l'habitait, lui collait à la peau, comme une ombre ; si bien qu'il se demanda comment un être tel qu'elle, avait un jour, réussit à donner la vie.
Fût un temps où il passait des heures à contempler ses photos, ou son portrait sur l'arbre généalogique des Black. Il n'avait jamais trouvé la moindre ressemblance entre eux. Du moins, il n'avait jamais voulu les voir. Cela signifierait trop de chose qu'il refusait d'envisager. Et pourtant, il avait cessé de compter le nombre de cousins lui ayant fait remarquer à quel point il était son portrait craché. Mêmes traits, même attitude, même sourire... et même instinct de tuer. C'était bien la seule chose que Kai n'avait jamais renié venant d'elle ; sans parler de ses qualités en matière de torture, et de l'éventuelle possibilité de devenir un dangereux psychopathe. Car il le savait. La folie de sa mère courait dans ses veines depuis toujours. Elle lui murmurant à l'oreille la nuit, l'encourageant dans ses plus noirs desseins. Il n'avait jamais cédé, mais aujourd'hui était différent. Aujourd'hui, allait être sa récompense pour des années de retenue, de colère et de honte.

Sa baguette s'enflamma d'étincelles, chose qu'il remarqua à peine. Tout son être était transcendé, embrasé par une haine sans nom qu'il n'aurait jamais cru connaître un jour. A cet instant, et perdu dans le flou des battements frénétiques et assourdissant de son cœur, il comprit qu'il n'avait vécu que pour cet instant. Celui de pouvoir enfin se venger pour une existence de souffrance, de doute, de peur et d'ombre. Celui de pouvoir enfin tuer sa propre mère.

Son souffle s'accéléra d'excitation à cette idée. Il n'avait jamais ressenti autant de fourmillement dans son être. L'adrénaline le faisait presque planer, et pourtant, il réussit à rire, et à articuler, le regard ancré dans le sien.

- La mangemort la plus fidèle du Seigneur des Ténèbres... réduite à enlever une née moldu pour attirer l'attention. Je ne sais pas si c'est triste, ou simplement pathétique.

L'orgueil de la sorcière fit jaillir un sort que Kai contra d'un coup de poignet. Surprise par une telle facilité d'esquive, elle parut encore plus outrée, ce qui ne fit qu'élargir le sourire de son fils. Elle n'avait pas la moindre idée de qui elle défiait. Il avait passé sa vie à se perfectionner, s'entraîner... il était le meilleur en beaucoup de domaine. Et même Magnus avait parfois du mal à le battre. Son hystérie ne la sauverait pas cette fois.

- Ohh, mais c'est qu'il sait se défendre le bébé sorcier... Minauda-t-elle en grimaçant. Que c'est mignon. Le brave petit soldat qui vient sauver sa reine. Dit-elle en riant en plein milieu de sa phrase de façon incontrôlée. Mais c'est inutile ! Ta sang de bourbe est probablement déjà morte.

- Non je ne crois pas.

- Ne rêve pas, gamin.

- Hermione ne cède jamais. Ni à la torture, la pression ou la peur... Mais vous... murmura-t-il dans un souffle impatient. Quand j'en aurais fini avec vous... vous n'aurez même plus la force de me supplier de vous achever.

- Tu crois ça ? Demanda-t-elle hilare. Et qui penses-tu être pour oser me défier ? Hein ?! Encore un membre de la misérable petite armée de Potter ? Un traître à ton sang ?! Ne vous avons-nous pas encore tous exterminés ?

Il rit de nouveau, affligé par une telle insulte. A croire qu'elle voulait le voir lui arracher la tête.

- Je ne suis pas un membre de l'Ordre !

- Alors qui es-tu ? Demanda-t-elle en le menaçant de sa baguette tordue, bien plus intriguée.

- Cela n'a pas la moindre importance. Répondit-il d'un calme particulièrement effrayant. La seule chose que vous avez besoin de savoir, c'est que je m'apprête à vous tuer. Ce soir même. Et que je vais prendre énormément de plaisir à le faire.


Drago malfoy passa une main fatiguée sur son visage cerné. Déjà une heure passée et aucune nouvelle de Granger. Weasley et Potter ne lui avaient jamais paru aussi insupportable et ce n'était pas peu dire. Tous deux fouillaient sans cesse les mêmes couloirs et salles sans relâche, à croire qu'ils s'attendaient à ce qu'elle apparaisse face à eux comme par magie. Ils étaient ridicules et lui était épuisé. Ces crises, ces découvertes, ces disparitions, ces menaces... même la guerre lui laissait plus de répit. Et voilà que sa survie dépendait de celle d'une sang de bourbe... qui plus est, sa futur femme. Cette idée lui retourna le ventre. Comme si sa vie n'était pas assez compliquée... Il sera les dents, agacé et frustré. Les deux Gryffondors avaient refusé de perdre leur temps à revenir à la Grande Salle pour prévenir les autres de leurs échecs évident, aussi ils l'avaient envoyé lui. Bien entendu, il avait sauté sur l'occasion, trop heureux de s'éloigner de leur jérémiades et incapacité à se taire. Mais maintenant qu'il se retrouvait seul dans les couloirs du château avec un inconnu sanguinaire dans la nature, il reconsidérait la chose. C'était une idée stupide. Même Blaise n'avait pas voulu s'y risquer ! Aussi, il déglutissait à chaque couloir, sa baguette armée devant lui et le regard peu sûr. Sa marche à travers les couloirs silencieux lui sembla durée une éternité jusqu'à qu'il soupire de soulagement. La fin du calvaire. Il ouvrit la porte de la Grande salle avec enthousiasme, mais n'eut l'occasion de rien dire. Face à lui, la Salle était déserte, elle aussi. Il se dit qu'ils devaient probablement être en retard eux aussi, mais n'y crut pas lui-même. Il referma la porte dans un grognement agacé. Pourquoi fallait-il que rien ne se passe jamais comme prévu ? La colère le fit rougir, et l'anxiété raviva les frissons de la sueur froide qui le taraudait. Que faire désormais ? Attendre ici ? Retourner auprès de son groupe ? Allez chercher les autres ? Il ne savait pas, mais plus important, il ne souhaitait exécuter aucune de ces idées. Si ça n'avait tenu qu'à lui, il serait sans aucun doute retourné se coucher. Mais là encore la menace d'un individu errant dans le château le paralysait de toute envie de sommeil. Indécis, il observa les couloirs. Aucun d'eux ne semblait un tant soit peu accueillant dans la semi-obscurité de la soirée.

Après plusieurs secondes, il ne put rester sans rien faire ; rester immobile lui donnait l'impression d'attendre lui-même son bourreau. Il s'apprêta à faire demi-tour et a rebrousser chemin quand son regard s'accrocha brusquement au sol. Une tâche rouge venait de s'écraser devant lui. Pendant un instant, il crut à un effet d'optique et hésita. Son regard se porta partout, mais rien ne semblait vivant à part lui. Il était définitivement seul. Aussi, dans le silence oppressant, il s'agenouilla, incertain et examina la dalle suspecte de plus près. Du bout des lèvres, et le cœur battant, il murmura une formule. Quand l'extrémité de sa baguette toucha le sol, un scintillement révélateur le fit pâlir davantage. Ce n'était pas une simple tâche sur une pierre usée, mais du sang. Une goutte de sang. L'évidence le fit se relever en panique. Il devait retrouver Potter, Blaise... peut-importe qui, mais quelqu'un. Son souffle s'accéléra dans sa gorge mais se coupa malgré lui de nouveau. Une autre goutte avait rejoint la première. Inquiet il crut pendant une seconde que cela venait de lui pourtant, il n'en était rien. Quelque chose saignait à ses côtés.

- Y a quelqu'un ? Demanda-t-il d'une voix qui se voulait forte.

Seul son écho lui répondit. Pourtant, il le sentait. Il n'était plus seul. Dans un sursaut d'adrénaline, il arma sa baguette, le front en sueur et prêt à se défendre. Il observa pendant plusieurs secondes et avec insistance les couloirs déserts, mais là encore rien n'arriva. Mais c'est quand il commença à baisser sa baguette qu'il les senti. Sur son front se mirent à tomber les mêmes gouttes qui s'étaient écrasées quelques instants plus tôt au sol. L'effroi et la stupeur lui donnèrent la nausée quand il senti son visage ruisseler de sang, et un cri lui échappa. Personne ne saignait à côté de lui... mais au-dessus de lui. Il leva la tête si brusquement qu'il s'en fit mal au cou, pourtant, là encore, rien n'était accrochées aux voûtes du couloirs. Seules quelques toiles d'araignées se suspendaient depuis les pierres du plafond, couvertes de poussières.

Mais Drago Malfoy en était certain. Il n'était pas fou. Méfiant, il fixa le vide avant de voir d'autres gouttes tombées depuis le néant. C'était assez. Exaspéré, et dans un cri enragé, le blond lança un Aparecium si puissant qu'il en fit trembler les murs. On entendit le son, caractéristique d'une barrière magique se briser puis, le couinement le plus macabre au monde.

Hermione Granger, la tête en bas, le corps tenu par deux lianes magiques implantées depuis l'extrémité des murs, se balançait dans le vide. Suspendue depuis le plafond, il vit ses vêtements déchirés, sa peau nue cisaillée et meurtrie par les ronces et épines, son teint aussi pâle que celui d'un mort et des traînées rougeâtre couler sur l'intégralité de son visage. A cette vue, son cœur se figea dans sa poitrine. Il ne connaissait qu'une seule personne au monde capable de faire ça.


La Salle sur Demande, n'avait jamais connu pareil combat depuis sa création. Bellatrix Lestrange face à son propre fils. Les sortilèges et enchantements fusaient par centaine, mélangeant toutes les sortes de magies existantes. Kai était en trans, tandis que sa mère, semblait folle de rage. Elle ne s'était pas attendue à un pareil adversaire et luttait avec autant de hargne que de cruauté. Les sorts les plus noirs volaient au-dessus de leurs têtes, s'écrasant contre le mobilier et les murs et détruisant sans considération le décor de la salle. Leurs cris de rage se confondaient les uns aux autres mais ceux de douleur, ne franchissaient pas même leurs lèvres. Au bout de plusieurs minutes, Kai en eu assez de jouer. Avec une combinaison de sort informulés et d'un doloris bien placé, il l'envoya valser contre un mur et la désarma aussi sec. Quand elle retomba au sol, un filet de sang barrait son visage déformé par la rage. Cette image s'inscrit à jamais dans son esprit. Celle de sa défaite. Kai ne lui laissa même pas le temps de se relever et la propulsa dix fois plus fort contre une colonne en marbre. Celle-ci explosa sous la force de l'impact tandis que cette fois, Bellatrix resta au sol.

Le silence retomba dans la Salle sur Demande. Sans un mot, mais avec un sourire certain sur le visage, Kai s'immergea dans le nuage de poussière qui s'élevait depuis la colonne ; le corps inanimé de sa mère gisait dans les décombres, couvert d'une poudre pâle qui se collait à son sang. Il vit son buste se soulever lentement et ressenti une immense satisfaction. Merlin devait le récompenser lui-même. Elle n'était pas morte. Ce qui ne signifiait qu'une seule et unique chose. Il allait pouvoir savourer chacun de ses hurlements.

Il ne lui fallut pas plus que quelques minutes pour la dégager des morceaux de marbres. Avec le plus grand des bonheurs, il lui saisit le bras et la traîna de tout son long sur le sol avant de la faire asseoir sur la seule chaise encore debout du salon. D'une formule rapide, on vit une multitude de fils transparents sortir de sa baguette pour venir l'enchaîner à la chaise. Il ne voulait pas que des liens trop gros puissent entraver son travail. Et seul Merlin savait à quel point il avait à faire. Il l'observa un instant, sans rien dire. Ses imposants cheveux couvrait son visage et se collaient à sa peau couverte de sang. Son corps inanimé la rendait plus vulnérable qu'elle ne lui avait jamais paru ; elle était à sa merci. La grande et légendaire Bellatrix Lestrange. Un sac de d'os comme tant d'autres, entre ses mains. Un énième sourire s'étira sur sa figure. Elle n'était rien. Et il allait lui prouver dans l'instant. Il la gifla une fois, puis deux, puis trois... sa tête dodelina de chaque côté avant qu'un sursaut ne lui fasse ouvrir les yeux. De grandes orbites, écarquillées et teintées d'incompréhension. Elle mit plusieurs secondes à comprendre sa position et le regarda, stupéfaite. Ses joues devenues rouges vermillons s'étirèrent en une grimace qui ne fit qu'accentuer le sourire de son ravisseur. Elle ouvrit la bouche, comme pour parler, mais n'en eut pas l'occasion. Il ne voulait pas attendre plus longtemps. Le premier Doloris qu'il lui lança la prit de court, autant par sa soudaineté que sa puissance. Il le maintenu pendant plusieurs secondes, juste assez pour l'écouter hurler à la mort et s'en délecter comme le plus délicieux des sons. Quand il l'ôta enfin, le souffle de la Lestrange était court, rauque et son regard cruel, enragé, possédé. Cet affront, personne n'avait jamais osé lui infliger.

- Espèce de sale petite ve...

Mais un deuxième Doloris, plus fort cette fois-ci, ne la laissa pas l'insulter. A la place, d'autres cris emplirent la Salle sur Demande avant que ce ne soit Kai qui prenne la parole.

- Si j'avais un conseil à vous donner. Ce serait celui de ne parler que quand je vous y autorise.

- Comment oses-tu ?! Je suis...

Un Sectum Sempra cette fois, et des gémissements qui le ravirent plus que jamais.

- Bellatrix Lestrange. Répondit-il à sa place. La mangemort préférée du Lord Noir. La folle d'Azkaban, la fierté des Blacks...

Elle voulu répondre mais n'en eut pas le souffle. Tout son corps tremblait sous les milles coupures du sortilège, tandis que sa peau rougissait sous l'effluve de son propre sang.

- Une réputation à faire trembler le plus courageux des soldats. Et pourtant. Vous êtes là. A hurler à la mort, sous les sorts d'un "bébé sorcier" ... c'est ça ?

Il rit quelques instants face à son incapacité à répondre, le corps entier prit de convulsions. Elle réussit cependant à parler, les dents serrées et les yeux injectés de sang.

- Tu.. es pathétique.

On n'avait jamais vu Bellatrix dans un tel de rage et de soumission, et pour la première fois, elle avait perdu son sourire. Tout son être luttait de toutes ses forces mais l'évidence devenait indéniable. Elle était à sa merci. Et il le savait. Kai sourit, murmura quelques mots inaudibles, et avec un calme effrayant, toucha les liens de sa mère du bout de sa baguette. Une courant électrique parcouru son corps de la tête aux pieds, allant jusqu'à faire trembler sa chaise sous elle. Cet instant sembla durer une éternité, que Kai fit cesser dans un éclat de rire.

- Intéressant comment de simples sortilèges, correctement utilisés, peuvent se montrer aussi efficaces que des Doloris, non ?

La mangemort ne dit rien, le souffle coupé et la bouche ouverte. Il filet de bave ensanglanté nappait son menton, tandis que son visage était secoué de spasmes et autres convulsions. Les liens qui la retenaient prisonnière faisaient encore courir l'électricité dans tout son corps, ravivant un peu plus les brûlures et blessures sanguinolentes qui la couvrait.

- On a perdu sa langue ? Demanda-t-il amusé.

- Qu... qu'est-ce que...

- Je te veux ? Finit-il à sa place en souriant. C'est une bonne question. Tout d'abord, dis moi où est Hermione ?

Bellatrix le regarda de ses grands yeux sans rien dire. Aussi fou que cela puisse paraître, elle sembla considérer la question. Mais, il ne fallait pas rêver. Malgré la douleur qui contractait chacun de ses muscles, l'un de ses habituels rires hystériques lui prit la gorge. A mi-chemin entre le gloussement et l'étouffement, elle le détailla avec hystérie, avant de lui cracher au visage. Kai, lui, ne dit rien. Il n'y avait rien à dire. D'un revers de poignet, le jeune homme essuya sa joue salie. Au fond de lui, il était presque heureux qu'elle ne lui ai pas répondu. Il aurait très bien pu la soumettre à un Impero mais n'en avait pas le cœur, non. Il voulait la voir céder par désespoir, et non pas par contrôle. Et puis, cela n'allait rendre la suite des événements que plus intéressante.

Sans suivit alors une série de Doloris, de Sectum Sempra, de sortilèges d'électrocution, d'étouffement, de feu, de glace... Il lui offrit une vingtaine de minutes de pure et intense souffrance comme elle n'en avait jamais connu de sa vie. Plus elle hurlait, plus Kai se sentait grisé par l'adrénaline, la satisfaction et l'excitation. Il ne lui laissait pas une minute, une seconde de répit. Il voulait lui faire payer. Il voulait que chacune de ses respirations ne soit que douleur, que le simple fait de vivre lui soit une torture. Sans relâche, et ignorant ses pertes de connaissances à répétitions, il lui fit connaître l'enfer. L'enfer de Malakaï Lestrange.

A la fin, elle respirait à peine, mais gardait les yeux ouverts, vide de toute lueur vivante.

- Bien... je crois que je peux reposer ma question. Où est Hermione ?

Par il ne sait qu'elle force de la nature, elle réussit à lui sourire de nouveau ; quoi que cela ressemblait plus à une grimace, aux vues des balafres sanguinolente couvrant sa figure.

- Tu dois... tu dois sûrement l'aimer pour vouloir la ... sauver... C'est... ri...dicul.

- Peut-être n'ai-je pas été assez clair avec toi ?

- Cette saleté mourra !

- Bien après toi si tu ne parles pas maintenant ! Hurla-t-il à son tour en la giflant de nouveau.

Un hoquet lui fit cracher du sang et peut-être même une dent ou deux, mais son sourire ne disparut pas pour autant. Aussi elle le fixa intensément à travers la masse de cheveux collé à sa face ensanglantée. Ses petits yeux percent brillaient d'une lueur malsaine.

- Tue-moi si ... ça te chante, sale traître ! Tu ne la sauveras pas.

- Croyez-moi sur parole. Je vais vous tuer. Mais pas de suite. Non, ce serait bien trop doux pour vous. Je vais plus tôt me mettre plus sérieusement au travail. Vous savez, j'ai été longtemps un élève des maisons Malfoy, Black, et même Jedusor. J'ai probablement appris plus de façons de tuer et torturer quelqu'un, que quiconque dans le monde sorcier. Aussi, je suis sûr que vous ignorez, chère Bellatrix, que les moldus ont toujours été bien plus cruels qu'aucun sorcier en matière de torture et d'agonie. Ils n'ont pas recours aux potions ou sortilèges, alors ils font preuve de bien plus d'inventivité. Expliqua-t-il en faisant apparaître nonchalamment une trousse médicale à ses côtés. J'ai déjà vu quelqu'un dépecer un homme de la tête aux pieds, et ce tout en le gardant en vie. Ou lui arracher lentement et consciencieusement chacun de ses organes, un par un et avec la plus insupportable des lenteurs. J'en ai même vu certain utiliser une sorte de tube qu'ils enfonçaient dans la gorge de leur victime et qui...

- Assez ! Tes menaces sont inutiles ! S'écria-t-elle. Tu... tu penses me faire peur... mais ça ne marchera pas. Je suis... Bellatrix Lestrange et toi, tu n'es... qu'un traître à ton sang ! Un enfant qui joue avec sa baguette... mais qui ne sait rien !

Elle cracha le dernier comme une insulte, mais il ne fit qu'alimenter le rire de Kai qui déballait soigneusement chacun de ses outils.

- Là est le problème voyez-vous. Dit-il en s'appuyant sur sa chaise, son visage à quelques centimètres du sien, et un sourire carnassier collé sur le visage. C'est moi qui est dépecé cet homme. C'est moi qui lui ai ôté chacun de ses organes, un par un. C'est moi qui lui ai enfoncé ce tube dans le gorge et qui l'ai ébouillanté de l'intérieur. J'ai fait toutes ces choses, et bien d'autres encore. Et pour cause, c'est moi que Voldemort envoyait en mission pour faire parler les informateurs de l'Ordre. C'est moi qui les faisaient tous hurler... aucun d'eux ne tenait plus de quelques heures et encore, il m'arrivait de mentir. Juste pour les garder un peu plus longtemps avec moi... Vous voyez. Je suis un monstre. Je ne m'en cache pas. A vrai dire, je devrais peut-être même vous remercier.

- P.. pourquoi ?

- Parce que sans toi... Bellatrix, je ne serai probablement jamais devenu celui que je suis aujourd'hui. Mais... vois-tu, il y a un autre problème dans cette histoire.

Il saisit son visage avec brutalité, enfonçant ses ongles dans ses joues et ses pouces dans chacune de ses orbites. Elle ne put même pas hurler, la bouche écartelée de force.

- Le problème. Dit-il avec avidité. C'est que sans Hermione, je serai devenu bien pire ! La preuve ! Elle a disparue depuis à peine quelques heures et je commence déjà à perdre les pédales. Je ne ressens ni remords, ni empathie, mais seulement un effroyable désir de t'arracher chacun de tes membres, un par un ! Elle est ma seule raison de ne pas perdre la tête ! La seule à me faire sentir un tant soit peu humain ! Alors, dans notre intérêt à tous les deux, je te conseil de ravaler ta langue de vipère et de parler ou alors, c'est moi qui te l'arracherai, te la ferai manger puis vomir jusqu'à ce que tu t'étouffe avec !

Il la relâcha avec autant de brutalité, mais cette fois lui saisit la gorge. Ses yeux en sang pleuraient, et son visage, à mesure que l'oxygène manquait, passait du rouge au violet.

- Dis-moi où elle est. Dit-il en relâchant légèrement la pression.

- Je... Je... ne sais pas.

- Tu mens.

- N...Non...

Il s'apprêta à resserrer de nouveau quand une idée lui vînt. Une idée bien plus satisfaisante que tout ce qu'il n'aurait jamais pu imaginer. Sans jamais la lâcher du regard, il glissa une main dans sa robe avant d'en ressortir probablement l'objet qu'il avait le plus maudit de sa vie. Dans sa main, brillait l'irradiante et insolente dague des Lestranges. Gravée, ciselée et aiguisée, Kai frissonna de tout son être. Elle semblait résonner en lui. Et pourtant, jamais, il ne l'avait tenu en main. Et dire qu'elle aurait dû lui revenir. A lui. Son héritier depuis toujours. Un rictus barra son visage en la contemplant. Ron avait pensé venger Hermione en le torturant. Mais il n'avait qu'accentuer la douleur. Or, aujourd'hui, il était temps qu'il venge sa mère. Qu'il les venge tous les deux.

- Je n'aurais jamais cru vivre cet instant. Murmura-t-il.

- Lâche ça ! Ce n'est pas à toi ! Tu ne sais pas... Souffla-t-elle les yeux fermés.

- Tu crois ça ? Cette dague me revient de droit ! Hurla-t-il. J'ai subi ses tortures ! Les mêmes que tu as infligé à Hermione dans le manoir Malfoy !

- Tu délires ... Ce que tu... dis...

- Beaucoup de choses ont l'air impossible Bellatrix. Et pourtant, je suis là. Sur le point d'accomplir ma vengeance.

- Tu ... es malade.

- Oui ! Oui ! Cria-t-il encore plus fort. Mais ça m'est égale ! Je sais que je suis aussi fou que toi ! Que la folie des Black coure dans ma tête ! Mais j'en ai assez ! Assez ! Il est temps que ce jeu s'arrête. Il est temps que tu comprennes ce que j'ai enduré d'être comme toi. D'être martyrisé par le monde entier, pour seul crime d'être né... Il est temps que tu payes !

- Pourquoi ?

- Pour m'avoir mit au monde.

Il saisit le manche à pleine main, plaqua le visage et le buste de sa mère contre le dossier de la chaise et s'apprêta à accomplir son rêve quand la porte de la Salle sur Demande s'ouvrit avec fracas. Voldemort, Ginerva, Ginny, Drago, Magnus et Scorpius apparurent dans un nuage de poussière, le visage figé d'horreur face à la scène qu'ils venaient d'interrompre. Le Lord avait donc raison. La légende était de retour. Mais ce n'était tant pas la présence de la sorcière qui était le plus perturbant, non. Mais son état. Même Voldemort en resta bouche bée de stupeur et de surprise. Quant à Kai, son allure n'était pas meilleur. Le sang de sa mère cinglait sa figure et imbibait ses habits.

- Kai ! S'écria Scorpius à la vue de la dague dans sa main.

Mais le jeune homme ne comptait pas renoncer à sa vengeance. Incapable de réfléchir correctement, il les regarda sans les voir, tandis que Bellatrix tremblait sur sa chaise, les yeux clos et en sang.

- Kai lâche ça ! Intervînt Ginerva.

- Et abandonner si près du but ? Non ! S'écria-t-il en mettant le couteau la gorge de la mangemort.

- Kai, tu ne peux pas faire ça... tu...

- Ah oui ? Et pourquoi ?! Elle ne s'est pas gênée avec Hermione !

- Ta crise existentielle nous met tous en danger pauvre fou ! Hurla alors Jedusor.

- J'ai droit à ma vengeance !

- Kai je t'en prie... supplia Scorpius. Je sais que tu c'est dur mais il faut que tu essaies de te raisonner. Tu dois te calmer.

- Me calmer ?! Répéta-t-il ahurit. Cette femme détient notre mère en otage !

- Et que dirait-elle si elle te voyait dans cet état ? Demanda Magnus.

- N'essaie pas de me faire culpabiliser ! Elle a mérité ce qu'elle a eu !

- Et c'est assez ! S'écria Drago. Kai s'il te plaît, ne devient pas même le monstre qu'elle ! Tu n'y gagneras rien et on en payerait tout le prix, même Hermione !

Kai voulut répondre mais ravala ces mots en grimaçant. Son regard allait partout, de la dague dans ses mains aux regards de ses cousins. Il semblait déchiré, en proie à une bataille intérieure dont l'issue n'avait jamais paru aussi incertaine. Pendant plusieurs secondes, ils le virent hésiter, trembler, murmurer pour lui-même avant de finalement capituler. Sans jamais lâcher le poignard, il l'ôta de sous la gorge de sa mère. Mais il refusait d'abandonner pour autant. Cette histoire était loin d'être fini à ses yeux. On entendit le soupir libéré de Ginerva avant qu'elle ne se jette sur lui, le souffle court. Ils n'allaient pas mourir aujourd'hui. D'abord hésitant, il lui rendit son étreinte. Leur douleur commune dû au souvenir de cette dague dans sa main, résonnait encore entre eux. Aussi, elle savait à quel point cet instant devait être dur à ses yeux, et ne pouvait que se sentir reconnaissante envers lui. Il avait mérité sa vengeance. Elle le savait. Mais il devrait attendre.

- Merci. Souffla-t-elle.

Il ne répondit pas, et baissa la tête. Supporter son regard ne lui rappelait que trop celui de sa mère.

- Elle n'a toujours pas parler. Dit-il simplement.

- Sans inquiétude. Elle parlera. Dit calmement Voldemort en s'approchant de la scène de boucherie. Sauf si tu lui as arraché la langue avant.

- J'imagine que vous ne l'avez toujours pas retrouvé ? Demanda-t-il sans relever son commentaire.

- On a fouillé partout. Elle est introuvable. Dit Magnus.

C'est là qu'on l''entendit. Un gloussement macabre, aigu et irritant provenant de la bouche ensanglantée de la Lestrange. Ce son les fit tous frissonner jusqu'à la moelle. Elle se moquait d'eux ouvertement.

- Je pourrais dire que ton hystérie, m'a manqué, mais ce n'est pas le cas ma chère Bellatrix. Dit Voldemort. Aussi, sois gentille, montre toi coopérative tu veux.

Mais la sorcière n'eut pas le temps de répondre, ou de simplement réaliser qui lui parlait. Du bout de sa baguette, le Lord Noir la soumettait à l'Impero. On la vit pâlir, avant de bégayer, la mâchoire contractée par ses tentatives d'y résister.

- Alors ? Où est la sang de bourbe ? Demanda-t-il

- Je... je ne ... sais pas.

- Mensonge ! S'énerva Drago.

- Elle ne peut pas mentir. Mes impero sont aussi efficace qu'un veritaserum.

- Mais c'est ridicule ! Dit Scorpius. C'est elle qui l'a enlevé. C'est elle qui l'a saigné !

- Ce... ce n'était pas mon idée. Dit-elle d'une voix enrouée.

- Quoi ?!

- Mais c'est impossible !

Les sorciers se regardèrent, perdus mais sursautèrent en entendant un hoquet derrière eux. Ginny, qui n'avait que peu parler depuis leur entrée, avait pâli, horrifiée.

- Quoi encore ?

- Admettons qu'elle... dise vrai.

- C'est impossible !

- Mais si c'était le cas !

- Alors quoi ?

- Alors, ça voudra dire qu'on a fait fausse route.

Cette fois, Bellatrix souriait de toutes ses dents. Un sourire effroyable.

- Elle... elle n'est pas seule. Dit-elle dans un souffle.

- Non ! Non c'est impossible ! Paniqua Kai. La faille n'a pas... elle ... Et si ce n'étais pas, alors qui a pu...

- Dîtes-moi. Dit-elle d'une voix rauque. Qui... qui pourrait détester cette sale petite sang de bourbe plus que moi ?

Un silence s'imposa à sa phrase. Tout le monde réfléchissait, mais seul Voldemort n'en eut pas besoin. Il connaissait déjà la réponse.

- Lucius Malfoy.


Bonjour à tous ! Voici le chapitre que vous m'avez tant demandé ! J'espère qu'il vous plaira, car d'autres rebondissements sont à venir ! ;) Dîtes moi ce que vous avez pensé dans vos commentaires ! Je veux connaître vos réactions face à ce nouveau suspens XD

Merci à tous vos commentaires et à ceux qui me suivent, je n'aurais jamais cru aller aussi loin dans cette histoire. Merci encore.

A très vite ! Bisous à tous !