Titre : Premier regard, première émotions
Auteur : Em0uille
Disclamer : A part Amy et sa famille, et quelques ajouts, les personnages appartiennent à J.K.Rowling.
Genre : K+ , Romance, Aventure
Note 1 : Pas de lemon¨
Note 2 : ça fait longtemps que je l'ai terminée, mais je mets juste long à poster les chapitres ! Donc si un jour vous voyez une quinzaine de nouveaux chapitres en une fois, ne vous étonnez pas ! Je n'ai pas la capacité d'écrire aussi vite !
Sur ce, bonne lecture ! Et soyez indulgents, c'était ma première fiction.
A plus et merci pour vos reviews.
Em0uille
Chapitre 31 : Un cahier qui a du répondant
- Alors aujourd'hui, nous allons apprendre à transformer un caméléon en un ourson, expliqua le professeur MacGonagall, en remontant ses lunettes sur son long nez, tout en balayant la classe d'un regard perçant. Prenez votre baguette, et effectuez le même mouvement que moi.
Elle exécuta une courbe, puis souleva la baguette et tapa un coup sur son caméléon et il se transforma en un petit ours brun tout mignon, qui se mit à tournebouler sur la table.
- C'est une révision bien entendu, vous devriez savoir le faire depuis longtemps. C'est exactement la même incantation que la dernière fois, sauf que le mouvement est quelque peu diff…
Elle s'interrompit brusquement et aboya :
- Miss Patil, Miss Patil et Miss Patil !
Les trois jeunes filles, en pleine conversation au fond de la classe sursautèrent et se retournèrent.
- Si le cours ne vous intéresse pas, je peux toujours vous le faire faire ce soir, sous forme de devoir et agrémenté d'une retenue ! ajouta le professeur, furieuse et fusillant les cousines Patil du regard.
Amy, Padma et Parvati se turent, un sourire caché au coin des lèvres.
- Bien, je reprends…
Tandis qu'elle continuait son récital, les jeunes filles pouffèrent silencieusement.
- Alors, c'est vrai que Anthony a une nouvelle copine ? demanda silencieusement Amy à Parvati.
- Ouais c'est vrai, souffla Parvati, avec une mine pincée.
- Pitié dis-moi pas qu'il s'agit de Marietta, ajouta Amy, avec une grimace.
- Non il ne tomberait pas aussi bas, répondit Padma avec un sourire. N'est-ce pas soeurette ?
- Oui tu as tout à fait raison, approuva sa jumelle. Non je crois que c'est une fille de Serpentard …
Amy toussota pour dissimuler une petite exclamation de surprise.
- Une Serpentarde ? S'étonna-t-elle. Ce n'est pas courant…
- Et pourtant c'est vrai, soupira Parvati, en faisant toujours semblant d'écouter ce que la prof disait. Ça ferait une petite semaine. Je crois qu'elle s'appelle quelque chose comme Marina… ou bien Maria, je ne sais plus…
- Ah bon, fit Padma. Je peux me renseigner si tu veux…
- Mais non c'est bon, c'est pas mes oignons, railla Parvati.
- Si tu le dis, soupira Amy en se retournant.
Enfin, le cours se termina et les élèves sortirent de la salle. Perdue dans ses pensées, Amy jeta un coup d'œil par la fenêtre du couloir : le ciel était froid, mais il ne pleuvait plus depuis quelques jours.
« Cool ! On va pouvoir aller dans la cour pour attendre les autres » se dit-elle.
Elle exposa sa proposition à ses cousines. Padma devait aller à la bibliothèque, mais Parvati accepta. Ils avaient une heure de libre entre leurs cours, qui coïncidaient avec celles de Ginny, Harry, Hermione et Ron.
Les deux jeunes filles se rendirent dans la cour et s'assirent sur les bancs de pierre, pour attendre leurs amis. Amy était entrain de parler à Parvati, quand elle aperçut Malefoy qui traversait la place, accompagné de ses deux gorilles habituels. Quand il la vit, il haussa les sourcils d'un air un peu provocateur, auquel elle répondit par un regard venimeux.
« Espèce de sale vermine » se dit-elle, piquée à vif.
Un bruissement la fit sursauter. La boule de plume ambulante qui lui servait de hiboux s'élança vers elle, lui sauta sur le bras, une lettre dans son bec doré.
- Ah te voilà enfin toi, murmura-t-elle, en lui prenant la lettre, ce qui déclancha un hululement sonore de la part de son volatile. Eh fais moins de bruit…
Elle ouvrit la lettre et la lut :
Tu as un très beau prénom Amy… C'est mélodieux.
Désolé pour les poèmes, c'était un peu stupide.
Je n'ai jamais eu le courage de venir te parler en face, je suis pas mal timide. Mais je voudrais bien pouvoir te connaître, avoir le bonheur d'en savoir plus sur toi. Rassure-toi, je suis à Poudlard et je te donnerai mon nom en temps voulu. Encore une petite précision : Je sais que tu sors avec Harry Potter et je n'ai nullement l'intention de me mettre entre vous.
Mais s'il te plaît, va voir sous le coussin du grand fauteuil de ta salle commune.
Et peut-être à bientôt.
Un Poète raté
Amy était en pleine cogitation, quand un bras lui enserra les épaules. Instinctivement, sa main rangea la lettre dans sa poche de robe.
- Bonjour mon ange, murmura Harry, en lui souriant.
Amy lui rendit son sourire et l'embrassa tendrement.
- Bonjour, lui dit-elle. Alors, cet entraînement ?
- Parfait, répondit le survivant. Dis-moi, c'était quoi ce papier que tu viens de fourrer à la hâte dans ta poche ?
La main d'Amy chiffonna le parchemin au fond de sa poche, pour faire passer l'angoisse.
- Heu ça ? C'est rien, une note de cours…, dit-elle précipitamment.
« Inutile de lui en parler, ça le mettrai en rogne » se dit-elle.
Harry haussa les épaules et prit la main d'Amy, et ils allèrent se balader dans le parc.
« Sous le coussin du grand fauteuil … »
Cette phrase résonnait dans sa tête, comme amplifiée. Que devait-elle aller chercher ? Si ce qu'elle devait trouver à cet endroit venait vraiment de l'auteur de la lettre, ça serait forcément un Griffondor, sinon il aurait le problème du mot de p…
- Amy, tu es sûr que ça va ?
La jeune fille sortit de sa cogitation et regarda Harry dans les yeux.
- Oui oui très bien… pourquoi tu me demandes ça ?
- Parce que tu n'as pas l'air dans ton assiette, remarqua-t-il en fronçant légèrement les sourcils.
- Ne t'inquiète pas, tout va très bien.
- C'est Dean qui t'ennuie de nouveau ? Ou quelqu'un d'autre peut-être ? Insista-t-il.
- Mais puisque je te dis que ça va ! répliqua la jeune fille, le ton un peu sec, en lui tournant le dos.
Le visage d'Harry s'assombrit légèrement.
- Ok, dit-il, d'une voix grave.
Un silence pesant s'installa entre les deux adolescents. Au bout de quelques secondes, sans un mot, ils reprirent tous les deux le chemin du château. L'esprit complètement à l'envers, Amy s'en voulut pour avoir répondu sèchement à son petit ami.
« Mais je ne veux pas qu'il s'inquiète, ni qu'il s'en mêle… » Se disait-elle.
Ils se dirent un au revoir un peu plus froid que d'habitude, tandis qu'il allait à son cours de sortilège et Amy à son cours d'Arithmancie.
Le cœur serré, la jeune fille se laissa tomber sur la chaise à côté d'Hermione comme d'habitude. Son amie la salua d'un sourire. Le professeur Vector commença son cours, tandis que les élèves prenaient leurs montagnes de bouquins et de parchemin. En temps normal, un cours aussi complexe aurait intéressé Amy. Mais ce jours-là, ce cours était plus long et plus pénible que jamais pour elle. Elle avait chaud, le feu dans la cheminée dégageait une douce chaleur dans la salle, mais pour Amy, c'était un véritable fourneau. Trop d'idées dans la tête, elle avait l'impression de sombrer… Sa vue se troublait et ses oreilles bourdonnaient…
Tout d'un coup, elle se sentit fatiguée, comme si elle n'avait pas dormis pendant 3 jours…Sa tête se posa sur ses bras, qui étaient en croix sur la table… Cette chaleur était insoutenable…
Une pièce sombre et froide … La sensation de la pierre glacée contre les mains et les genoux …Une voix terrifiante qui lui susurrait à l'oreille « Ton père a disparut… Ton père va souffrir… » Puis la sensation de se prendre un énorme coup de bâton sur la tête. Il fallait que ça s'arrête… vite…
- Amy ! AMY ! Réveille-toi …
Quelqu'un lui tapotait doucement la tête. La jeune fille ouvrit subitement les yeux. Son regard se posa sur une Hermione, à l'air un peu inquiète.
- Tu t'es carrément endormie ma pauvre, déclara-t-elle, en rassemblant ses affaires.
- Quoi ? Je me suis endormie ? Murmura Amy, en se prenant la tête dans les mains pour essayer de se réveiller. Oh mais… zut, le cours !
- C'est la fin Amy, répondit la brune, en remontant un sourcil. Et ne t'inquiète pas pour le cours tu pourras copier mes notes.
- Merci c'est gentil Hermione, remercia Amy, en se relevant. Oh quelle conne quand même…
Elle se rendit soudain compte qu'elle mourrait de froid.
- T'a pas dormis cette nuit ou quoi ? Pis aussi… t'a l'air complètement gelée ! S'inquiéta Hermione.
« Gelée … Froid… » Ses mots vinrent taper dans la tête d'Amy comme un boulet de canon. Cette pièce minuscule et froide … Les phrases sur son père. Tout reviens en un instant dans l'esprit de la jeune fille, qui frissonna et vacilla. Hermione, la voyant flancher, la soutenu sous les bras.
- Amy, je crois qu'il faut que tu ailles te reposer et te réchauffer… ça vaut mieux, décida-t-elle. Viens, on va dans la salle commune.
Encore un peu dans le flou, Amy se laissa amener par Hermione.
Une fois installée avec une couverture bien au chaud, devant la cheminée de la salle commune, sur un canapé, Amy poussa un soupir de soulagement.
- T'inquiète j'avertis les autres que tu ne viens pas manger, dit Hermione, avant de s'en aller.
- Merci…
La jeune fille se pelotonna sur le canapé. Elle avait déjà un peu plus chaud, elle se sentait bien.
« Maintenant que j'y repense… j'avais déjà fait ce rêve une fois… Quand je suis revenue de chez les Weasley. C'est étrange tout de même… » se dit-elle. « Toujours le même rêve.. »
Elle se retourna dans sa couverture, mais un crissement retint son attention. La jeune fille farfouilla dans la poche de sa robe, et sortit la lettre qu'elle avait reçu ce matin même.
« S'il te plaît, va voir sous le coussin du grand fauteuil de ta salle commune »
Son regard se posa sur le meuble en question, majestueusement posé à droite de la cheminée. Intriguée, Amy se leva de son canapé, s'en approcha, puis glissa sa main sous le coussin. Sa main atteignit un objet rectangulaire, apparemment emballé dans du papier kraft. Elle le tira d'un coup de sa cachette, puis l'examina avec minutie.
C'était donc ça que le poète Raté avait caché pour elle. Fébrile et poussée par la curiosité, ses doigts déchirèrent le papier, pour laisser apparaître …
- Un cahier ? s'étonna-t-elle.
Effectivement, c'était un petit cahier, grand comme sa main, avec une couverture en cuir noir, aux bords dorés. Tout simple quoi.
Elle l'ouvrit, et un mot tomba sur ses genoux. Avant de la ramasser, elle feuilleta le calepin, mais elle ne vit aucune inscription. Une cinquantaine de pages, de parchemin totalement uniforme. Rien.
« Bizarre, se dit-elle. »
Amy ramassa le mot et le lut :
Ceci n'est pas un cahier ordinaire. C'est un cahier magique, et j'en possède un semblable. Pour me parler, il suffit de m'écrire quelque chose dans ton cahier et cela s'inscrira sur le mien et ainsi de suite, tu recevras également mes réponses. Les réponses s'effacent après quelques minutes.
Ton poète Raté
Amy hésita. Pourquoi ce type voulait-il absolument la connaître à tout prix ? Si c'était un admirateur, il savait parfaitement quelle n'était pas seule. Alors pourquoi insister ?
Elle regarda le cahier. Que devait-elle faire maintenant ? Tout d'un coup, elle tourna la première page et remarqua quelque chose : des lettres apparaissaient, l'une après l'autre, à la suite, pour former une phrase :
Bonjour Amy !
C'était une belle écriture, en italique.
« Une écriture de poète après tout, pensa-t-elle. »
Détournant son regard de la phrase, elle vit une plume et un encrier oubliés sur la table. Ces deux objets semblaient la narguer et avoir étés posés là exprès…
Cédant à une force inexplicable, Amy alla s'assoire à la table, saisis le cahier, trempa la plume dans l'encrier et inscrivit :
Bonjour Le poète Raté. Alors, tu m'éclaires un peu sur la raison de ton entêtement à me connaître ?
La réponse ne se fit pas trop attendre :
Eh bien quand on croise une personne comme toi, ça donne envie de la connaître ! Et il se trouve que je ne fais pas exception à la règle…
Amy, méfiante, écrivit :
Si tu es un pervers, tu peux oublier mon gars !
Son mystérieux interlocuteur répondit après quelques secondes :
Pas le moins du monde, je te rassure ! Mes intentions sont totalement pures… Alors, parle-moi un peu de toi…
Les doigts de la jeune fille serrèrent un peu plus fort la plume.
« Qu'est-ce que tu veux savoir ?» écrivit Amy, rapidement.
Les phrases continuaient d'apparaître. Apparemment, le mystérieux type était inspiré.
Ce que tu aimes dans la vie ? Tes passions ?
Amy répondit, d'une phrase assurée :
J'aime mon petit ami, lire et discuter. Et toi ?
- J'aime essayer de nouveaux sortilèges. La lecture aussi …Et faire semblant d'écrire des poèmes !
Un sourire se dessina sur les lèvres d'Amy, tandis que sa plume grattait le parchemin.
Oui j'ai vu ça pour les poèmes. Mais tu te débrouilles pas mal !
Le papier se couvrit de notes.
Oula ! Merci, je rougis. Fais gaffe avec les compliments, sinon je pourrais bien recommencer ! Bon, je te dis à un peu plus tard, c'est les cours maintenant !
Ce à quoi Amy répondit par :
A plus ! Mais attends ! Je ne sais même pas comment tu t'appelles…
Au bout de quelques secondes, il répondit :
Tu le sauras bien assez vite !
Tu me donne un indice ?écrivit Amy, curieuse.
La réponse souleva une foule d'interrogations chez la jeune brune.
Tu m'as déjà parlé sans le savoir…Bonne journée !
Le cahier se referma de lui-même, laissant Amy, l'esprit tout questionné. Qui cela pouvait-il être ? Ce qui était sur, c'est que ce garçon l'intriguait et elle voulait en savoir plus sur lui, tout comme il voulait en savoir plus sur elle.
Elle prit son sac, et y fourra le cahier. Puis, elle retourna se coucher sur le canapé et s'endormit comme une pierre.
Ce fut une main sur sa joue qui la réveilla. En ouvrant les yeux, elle vit que Harry était assis à côté d'elle, en lui souriant.
- Eh, la belle aux bois dormant…, dit-il, en la fixant avec ses yeux d'un vert incroyable. On se réveille…
La jeune fille se releva, et lui sourit à son tour.
- Ecoute Harry…Il faut que tu me pardonne pour tout à l'heure… J'étais fatiguée et…
Elle fut interrompue par le jeune homme qui avait posé un doigt sur sa bouche.
- Ce n'est pas grave, répondit-il. Je ne t'en veux pas…Faut dire que je t'ai aussi poussé à b…
Il ne put terminer sa phrase, car Amy venait de poser ses lèvres sur les siennes.
- On est deux idiots, souffla-t-elle, son front contre celui du jeune homme.
- Oui c'est vrai, approuva-t-il en lui souriant. Deux pauvres idiots … très amoureux !
Un baiser passionné termina le moment des excuses.
- Amy, commença Harry. Je voulais te demander quelque chose…
- Je t'écoute.
- Tu sais que dans 1 semaine, c'est le Bal de la St Valentin …
- Déjà ? S'étonna la brune. C'est passé vite...
- Quoi qu'il en soit… Un bal, on n'y va pas tout seul, non ?
- Ben non. A la base, on y va avec quelqu'un.
- Eh ben figure-toi que j'ai trouvé quelqu'un …
- Vraiment ? Et elle a dit oui ? demanda-t-elle, avec un sourire.
- Heu… Elle ne m'a pas encore donné sa réponse, déclara Harry avec un air malicieux.
Il enlaça la jeune fille par la taille.
- Mais comme elle m'a encore rien dit, tu pourrais peut-être … répondre à sa place ? Souffla-t-il, avec un sourire.
Amy le regarda dans les yeux, rapprocha sa tête de la sienne. Quand leurs visages ne furent plus qu'à quelques millimètres, elle lui sourit et murmura :
- Espèce d'idiot…
