Salut tout le monde.
Encore une fois je n'ai pas répondu à vos reviews mais cette fois-ci j'ai une raison, une très bonne raison que je vous explique en fin de chapitre.
Je vous laisse lire et à tout à l'heure.
Bonne lecture.
Chapitre 27 : Mise au point
Nous avions quitté le ranch depuis un moment, j'avais encore en tête l'image de Benjamin au sol avec ses membres moins. Tout ça parce que j'avais eu le malheur de laisser filtrer que je l'appréciais plus que les autres. J'espérais sincèrement que le Major pourrait veiller sur lui, que je puisse le retrouver vivant à mon retour. Nous arrivions dans la ville de Jasper toujours au Texas, oui je sais il n'y a rien pour ma facilité la vie, quelle idée d'aller donner ce prénom à une ville. Et manque de bol pour moi j'appris également qu'il y avait dans ce même état une ville du nom d'Edward si ce n'est pas de la malchance ça.
Nous avions l'intention de commencer nos recherches par la Louisiane à partir de Leesville, redescendant sur De Ridder puis Longville, Ragley ainsi de suite nous comptions écumer pour commencer toute la Louisiane de long en large.
Je réfléchissais à la perspective de partir, je prendrais Benjamin avec moi car il était hors de question que je le laisse là-bas. Puis je prendrais la route pourquoi pas. En attendant de trouver un endroit où je m'installerais. Si Benjamin voudrait me suivre sinon je lui offrirais la possibilité de quitter Maria et ses guerres. Mais je crois que je n'avais plus ma place là-bas depuis qu'ils étaient arrivés. Je ne prenais presque plus de plaisir aux entraînements, j'aimais les dispenser leur apprendre le combat. Mais il m'avait enlevé ce privilège, et maintenant que Maria me prenait pour une rivale mon avenir au sein de cette armée était incertain. Pas que j'avais peur de mourir parce que cela ne m'effrayait pas je n'avais rien à perdre mais...
-Et nous ! Tu pense à nous, m'interrompit Edward alors que j'étais perdue dans mes pensées.
-Pourquoi veux-tu que je pense à vous, sérieusement ? Ce n'est pas parce que nous avons des discussions civilisés que j'ai oublié Edward. Vous êtes responsable de ce que je suis devenue. Je l'avais assez revendiqué mon humanité, je ne voulais pas devenir une sangsue.
-Bella j'étais de ton avis au début de notre relation mais j'ai vite compris que tu n'y échapperais pas. C'était ton destin d'être l'une des nôtres.
-Ouais à l'origine de tout tu aurais laisser ce putain de fourgon m'écraser contre ma camionnette, on n'en serait pas là.
-C'était impossible. Et je vais même t'avouer que si je ne l'avais pas fait c'est Jasper qui serait intervenu. Alice l'avait retenue parce qu'elle avait eu une vision de toi et moi ensemble. Ce fourgon ne t'aurait jamais écrasé le seul tort que nous avons eu c'était de ne pas laisser faire Jasper. Vous auriez réalisé à ce moment que vous étiez des âmes sœurs.
-Conneries, ce n'est pas à ce moment que je suis tombée amoureuse de toi.
-C'était quand ? me demanda-t-il.
-Le soir de mon agression à Port Angeles. Lorsque tu es arrivé alors que je croyais que j'allais y rester. Après quand tu m'as invitée à manger au restaurant, et que tu m'as avoué que tu étais télépathe. J'ai réalisé que cette différence ne comptait pas, je savais que tu étais plus que ça, je n'avais encore pas trouvé, mais c'est à ce moment là que j'ai compris que je t'aimais.
-Tu te rappelles à quoi tu pensais quand j'ai croisé ton regard le premier jour à la cafétéria ?
-Comme tout le monde je vous trouvais étrangement beaux, et puis j'essayais de déchiffrer le lien qui vous unissait tous. Jessica était en train de me dire que vous étiez tous adoptés donc vous n'aviez aucun lien génétique, hormis Rose et Jasper qui étaient censés être des jumeaux. Mais vous aviez tous un air de ressemblance cette peau pâle et cela m'avait travaillé. J'ai su que ce n'était pas normal, puis tu m'as regardé et je me suis sentis mal à l'aise ton regard était perçant et ça m'a déstabilisé.
-J'essayais d'entendre ta voix dans ton esprit, et je n'y arrivais pas. En plus du fait que tu nous observais, ils étaient tous à cran. Alice t'avait vu elle avait vu que tu découvrirais ce que nous étions. Et surtout que tu ne laisserais pas tomber avant d'avoir une réponse qui te convienne.
-C'est à ce moment là que vous auriez dû partir.
-Je ne pouvais pas Bella, tu me fascinais déjà trop. Jamais personne n'a été aussi inaccessible pour moi. Je me suis bien sur éloigné une semaine parce que j'avais peur de ne pas me contrôler, mais c'était l'Enfer tu m'avais déjà contaminée, tu m'obsédais.
-Donc j'avais raison depuis le début ce n'était que de la fascination par ce que je te bloquais mon esprit.
-Au tout début oui. Puis j'ai appris à te connaître, ta maladresse, tes rougissements, ton cœur qui s'affolait quand je t'approchais, et la vision que tu avais de moi tout ça a fait que tu as réussi à me séduire par ton naturel et ta grandeur d'âme. Tu ne me voyais pas comme un monstre et j'aimais le regard que tu portais sur moi, comme si j'étais ce qu'il y avait de mieux sur cette Terre.
-C'est ce que je pensais à l'époque, c'est vrai.
-Et aujourd'hui tu penses ça de qui ? me demanda-t-il.
-Je ne suis pas sûre que tu apprécierais la réponse Edward, j'essayais de cacher mes pensées, je pensais donc à toutes les lectures que j'avais lu.
-Bella, je vais t'avouer autre chose. Pour moi tu as toujours fait partie de notre famille, et il n'y a pas que moi à le penser. Nous t'avons tous adoptée, mais malgré le fait que je les aime tous parce qu'ils sont mes frères et sœurs tu auras toujours une place à part. À l'époque j'ai voulu t'introduire comme compagne dans cette famille. Aujourd'hui pour tous hormis Jasper et moi tu es considérée comme une sœur et une fille. Pour Jasper il souhaiterait que tu acceptes enfin ton statut de compagne...
-Edward...
-Non laisse-moi finir Bella. Lui aimerait que tu deviennes sa compagne, mais moi je ne te vois pas seulement comme une sœur, pas non plus comme une belle-sœur. Tu as été mon premier amour Bella, et même chez un vampire c'est important, pas aussi exclusif que le rôle de compagnon parce qu'il n'y a rien de plus élevé que ce statut surtout quand ce sont deux véritables compagnons comme Emmett et Rose par exemple. Je ne sais pas vraiment comment te considérer tu es un peu tout à la fois. Une sœur parce que si un jour tu viens rejoindre notre famille, tu le seras, une amie parce que j'aimerais vraiment pouvoir ravoir avec toi nos longues discussions littérature, musique et tout ce que l'on pouvait partager tous les deux. Mais avant tout ça tu resteras unique, à part, tu es tellement spéciale pour moi Bella. Tu as été ma chanteuse, mon premier amour nous aurons toujours des liens particuliers toi et moi.
-Tu veux quoi Edward ? Ne crois-tu pas que je suis assez perturbée comme ça ? Qu'est-ce que vous allez me faire après ? Comment allez-vous me torturer ? Parce que je ne vais pas en supporter beaucoup plus avant de craquer.
-Nous voulons seulement te ramener à la maison avec nous parmi, les tiens. Je sais que tu es perdue, je l'ai entendu dès le premier jours où nous sommes arrivés. Je ne t'ai pas reconnu Bella, tu n'es pas ce que tu montres, tu n'es pas le monstre auquel tu essayes de donner vie. Tu as réussi à en leurrer certains, beaucoup ont peur de toi et dans un sens tant mieux sinon nous ne t'aurions certainement jamais retrouvé en vie. Mais si tu étais ce monstre tu ne serais pas descendu dans les sous-sols pour sauver Benjamin. Tu ne te serais pas attachée à la seule bonne âme de ce manoir, parce que tu ne t'es pas trompée sur lui il est aussi bon à l'intérieur que ce qu'il montre à l'extérieur. Et c'est une des raisons qui font que Jasper n'est pas jaloux de lui, il a sentit que Benjamin te respectait et qu'il avait percé ta carapace, et c'est également pour cela qu'il va le protéger.
-Arrête d'essayer de m'embrouiller l'esprit Edward ! répliquai-je désemparée. J'aimerais croire à tout ce que tu me dis j'aimerais moi aussi pouvoir entrevoir un peu d'espoir au bout de cet Enfer dans lequel je suis plongée depuis toutes ces années. Mais tu oublies ce que j'ai vécu à chaque fois que j'ai accordé ma confiance à l'un d'entre vous. Il est hors de question que je repasse par là une troisième fois.
-Bella montre-moi. Montre-moi ce que nous t'avons fait, et surtout ce que je t'ai fait.
-Tu ne vas pas aimé Edward. Mais si tu y tiens.
-J'y tiens.
-Très bien, je repris le fil de ma vie à partir de mon anniversaire, ma vision de la situation.
La forêt, ses mots, ma déchirure, Sam me retrouvant, les mois qui ont suivis, l'abandon de ma mère également, mes soit disant amis qui m'ont tous mis de côté, ma tentative de suicide, toute ma déchéance. Bref je ne lui épargnais rien, il se gara se concentrant sur toutes les images que je lui montrais. Toute la peine et la souffrance qui m'ont habité, puis ma reconstruction. Ma haine pour eux, ce que j'ai ressenti quand je les ai retrouvé comment je me suis senti acculée, et perdue.
-Bella je suis vraiment désolé, je n'imaginais même pas le centième de ce que tu as vécu. Je comprends que tu m'aies haï. Si j'avais su tout ça ! Je ne serais pas parti, jamais je ne t'aurais laissé en sachant ça.
-Tu devais bien te douter que cela ne se serait pas bien passé pour moi tu savais à quel point je t'aimais.
-Non en plus j'avais demandé à Alice de ne plus surveiller ta vie. Je ne savais rien du tout.
-Et bien voilà tu sais maintenant. Rajoute à tout ça l'abandon et la trahison de ton frère et tu obtiendras la raison pour laquelle je ne veux plus me fier à qui que ce soit. Je ne revivrais jamais ça.
-Bella tu voulais le quitter à l'origine, tu voulais l'expédier vers Alice quand pour toi serait venu le temps de retourner vers Jacob. Pourquoi considères-tu cela comme un abandon, pour la trahison j'arrive à comprendre mais pour l'abandon, j'ai un peu de mal avec ton point de vue.
-Oui je sais que c'est ce que j'avais prévu, mais honnêtement je ne sais pas si je m'y serais tenue. J'avais refusé la transformation et à ça je m'y tenais, mais c'était parce que c'est ce que je voulais pour toi, et que je m'étais rendu compte après avoir traversé tout ça que tu n'étais pas mien. J'avais peur de rester seule pour le reste de mon éternité si j'accédais à ses supplications. Je ne voulais pas refaire la même erreur avec Jasper, lui donner mon humanité pour qu'à la fin de l'histoire il retourne vers sa compagne en me laissant seule. Je voulais lui proposer comme alternative de rester avec moi tout en restant humaine, au moins jusqu'au jour où il en aurait eu assez de moi et qu'il retourne vers Alice. Je voulais déjà lui en parler sur l'île en Écosse je m'étais décidée pendant qu'il était parti à la chasse, puis quand il est rentré perturbé j'ai préféré attendre un moment plus opportun. Après que nous sommes arrivés à l'hôtel j'ai compris que ce qui le tracassait était plus important que ce que je pensais au départ. Je l'ai su à sa façon de me faire l'amour ce jour là. Aujourd'hui je sais qu'il avait agit pour que nous en gardions tous les deux un souvenir impérissable. Il m'a enfin expliqué la raison de son anxiété, votre arrivée à Alice et toi. Et bien sûr je me suis braquée, il a tenté de me faire accepter encore une fois la transformation en me racontant cette histoire avec Maria qui allait me tuer. Mais j'ai cru que c'était une manipulation de votre part pour nous séparer. Quand il m'a supplié d'accepter et que vous êtes arrivés j'étais sur le point de lui avouer que je refusais la transformation mais que je voulais rester avec lui. J'allais lui dire d'aller s'occuper d'elle pour que nous puissions être tranquille, il serait revenu me chercher après, mais vous êtes arrivés. Et il a dit une phrase qui m'a bouleversée, c'est là que j'ai compris qu'il s'était joué de moi.
-Il ne l'a jamais fait, il était tellement pris dans ta propre réflexion qu'il ne nous a pas entendu arriver ce qui est très rare chez un vampire comme tu le sais et encore plus chez Jasper. C'est un des hommes les plus honnêtes que je connaisse, il est loyal et droit. Et aujourd'hui je vais même t'avouer que son attraction à commencer bien longtemps avant votre liaison. À Forks pour être précis le jour même où il t'a vu dans cette cafétéria. Tu l'as attirée pas pour ton sang comme on le pensait tous au départ, mais bien pour toi. Nous avons passé notre temps à l'éloigner de toi avec les autres membres de la famille. Ton sang était un supplice pour tout le monde, et pas que pour moi je t'assure, tu sentais si bon. Et Jasper avait encore du mal à se contrôler pour être totalement honnête nous avons atterrit à Forks parce qu'il avait succombé lorsque nous étions à Chicago, l'année précédente. Donc bien entendu comme je m'étais épris de toi il était hors de question que je le laisse roder autour de toi. Et quand on voit qu'en fin de compte que c'est lui qui a le plus de contrôle que nous tous réunis, il y aurait de quoi rire si ce n'était pas aussi dramatique.
Moi je n'avais rien remarqué. Est-ce que cela ne devrait pas dire que nous n'étions pas fait l'un pour l'autre ? Parce que moi je n'ai rien vu ni ressenti de tout ça. Je n'ai pas ressenti cette attraction, je n'avais qu'Edward en tête.
-C'est par ce que je t'éblouissais, et que Jasper était inabordable. Mais quand tu as été à Phoenix tu te trouvais comment avec lui ?
-Je ne m'en rappelle plus vraiment. Mais je me suis toujours senti en sécurité avec Jasper, je n'ai jamais eu peur de lui malgré tes mises en gardes.
-Aucun instinct de survie, me rappela-t-il ce qui arriva à me faire sourire.
-Et qu'est-ce que je vais faire moi avec tout ça ? Tu trouves que ce n'est pas assez compliqué comme ça dans ma vie ?
-Tu as besoin de connaître tous les éléments pour prendre une décision et un nouveau départ. Tu ne peux pas rester avec Maria tu mérites mieux que ça. Et je pense que même Benjamin pourrait aimer notre vie, d'ailleurs il est plus fait pour cette vie là que pour celle qu'il mène actuellement.
-Ne vas pas trop vite en besogne Edward, le repris-je. J'ai écouté tes arguments mais j'ai besoin d'y réfléchir. Je pense effectivement à quitter Maria, mais je ne sais pas si je pourrais vous rejoindre. Tu as beau dire ce que tu veux, mais pour moi ils ne sont pas ma famille. Ça fait des années que je me suis conditionnée à tous vous haïr je ne peux tout simplement pas remettre ça en cause du jour au lendemain. Quant à Jasper j'avoue que cela mérite réflexion, parce que comme il me l'a fait remarquer lui-même, je n'ai encore pas réussi à l'éjecter de ma vie, ni de mes sentiments. Mais de la à y retourner pour lui sauter dessus comme si rien ne c'était passé du genre on oublie tout et on recommence c'est tout bonnement impossible.
-Tant que tu prends la peine d'y réfléchir objectivement je sais que tu feras le bon choix. Je connais maintenant le phénomène d'attraction. Et je ne sais pas comment tu fais pour y résister avec tant de ferveur. Moi j'ai toute les peines du monde à ne pas repartir la retrouver.
-Elle est comment ?
-Je pense que ce n'est pas le bon moment pour en parler. Je t'en parlerais, je te promets, mais pour l'instant prends déjà le temps de réfléchir à ce que l'on vient de parler.
Pourquoi ne voulait-il pas me parler de sa compagne ? Je trouvais ça étrange, je savais qu'il était réservé sur sa vie privée, lui pouvait se le permettre ! pensai-je sarcastiquement. Je ne comprenais pas tout, mais il avait raison j'avais assez matière à réflexion maintenant qu'il venait de mettre un merdier sans nom dans mon esprit, il fallait que je traite toutes les nouvelles informations. Et cela ne se ferait pas en quelques heures.
Nous reprîmes la route, dire que nos relations avaient changées s'était un euphémisme. Jasper appelait tous les jours mais je refusais de lui parler plus que le stricte minimum de temps à autre je prenais ses appels pour avoir des nouvelles de Benjamin et je pouvais presque sentir sa désolation. Mais j'avais du mal à me remettre en question, je ne voulais pas revoir le principe même de mon éternité. Cela faisait quatre jours que nous avions commencé la mission, et nous avions toujours aucune piste pour un éventuel bouclier.
-Que dirais-tu de passer une nuit à l'hôtel histoire de pouvoir nous décrasser convenablement.
-Tu n'es décidément pas fait pour la vie de nomade Edward.
-Non, j'aime le confort, je ne vois pas où est le mal de préférer une bonne douche à un bain dans une rivière.
-Même pas le privilège de me voir en sous-vêtements.
-Bella je t'ai vu bien moins habillée et pour cela j'ai juste à me repasser les pensées de Jasper ou de ton étalon de seconde zone.
-Effectivement mais au moins quand on se baigne nous sommes que tous les deux se sont tes propres souvenirs.
-Serais-tu en train d'essayer de me charmer ? me demanda-t-il malicieux.
-Serais-tu sensible à cette tentative ? lui répondis-je en le suivant dans son jeu.
Je me permettais cet écart car je le connaissais bien. Il était incapable du moindre travers qui dénaturerait sa galanterie légendaire.
-Il y a des femmes qui sont sensibles à la galanterie. Tu y as été sensible également à une époque.
-Je voulais juste te titiller un peu.
-Me titiller dans quel sens ? me dit-il charmeur. Je haussais les sourcils face à sa tentative de jouer les jolies cœurs. Il s'avança vers moi avec son sourire éblouissant, qui n'avait plus autant d'impact sur moi.
-Monsieur Cullen se sentirait-il d'humeur joueuse ? le charriai-je.
Il plaça ses mains de chaque côtés de ma tête et planta ses yeux dans les miens. J'étais contre un arbre et je le regardais carrément abasourdie qu'il ose aller plus loin que ses propres convenances toléraient. Il était clairement amusé, ce qui me dérida également.
-Et bien jeune péronnelle on fait moins la maligne. Je t'entends beaucoup moins également.
-Il faut dire que c'est pas tous les jour que le si prude Monsieur Cullen se lâche. Il y a de quoi couper le sifflet à bien plus loquace que moi.
-Certes, mais comme je te l'ai déjà dit tu ne me connais pas Bella.
-Effectivement, j'avoue que je ne te connais pas aussi bien que je le pensais. Maintenant que dirais-tu de t'écarter avant que je ne te saute dessus.
-Tu me laisse réfléchir deux minutes.
-Edward ! le rembarrai-je, en le repoussais avec mon pouvoir.
-Tu as remarqué comme il était plus facile pour nous de communiquer, me dit-il l'air de rien.
-Maintenant que tu ne me harcèles plus. Je ne te perçois plus comme une menace.
-Les choses ont repris leurs places naturelles et j'en suis heureux.
-Ouais moi beaucoup moins, mais que veux-tu on ne peut pas revenir en arrière. Le raillais-je.
-J'aimerais te parler de ma compagne.
-Pourquoi tu as l'intention de me la présenter, demandai-je en riant.
-Bella écoute-moi il y a des choses que tu dois savoir, dit-il plus sérieusement. Et je ne peux pas te les dire au ranch. Alors on va aller dans cet hôtel on va prendre une bonne douche. Puis je t'expliquerais ce que j'ai à te dire.
-Pourquoi cette urgence ?
-Si j'attends encore plus longtemps tu m'en voudras et maintenant que j'arrive enfin à t'aborder je ne veux pas perdre ce privilège parce que j'aurais eu peur de te parler.
-Pourquoi ai-je l'impression que je ne vais pas aimer cette discussion.
-Tu le sauras plus tard. Allez on y va, il y avait quelque chose qui clochait, je le sentais.
Et pourquoi est-ce qu'il voulait me parler de sa compagne ? j'étais franchement la moins bien placée pour parler de relation et de sentiments.
-Pour ça tu as raison, mais arrêtes de te torturer l'esprit comme ça il n'y a rien de mauvais dans ce que je vais te dire. Juste difficile à comprendre mais rien de mauvais,
nous entrions dans Lincoln, capitale du Nebraska, nous avions dévié de notre itinéraire initial.
Edward nous conduisit directement dans un hôtel grand luxe. Lui et son goût pour la démesure, un hôtel plus classique aurait suffit, mais non monsieur avait des goûts de luxe.
-Je te l'ai déjà répété maintes fois l'argent n'est pas un problème pour nous.
-Pour vous ne m'inclus pas je ne suis pas de ta famille Edward.
-Si tu le dis. Mais je suis désolé j'ai reçu des instructions avant de partir. « Tout ce qu'il y a de mieux pour ma princesse. »
-Vous me gavez avec cette histoire. Je ne suis ni sa princesse, ni sa compagne.
-On en reparlera plus tard, me dit-il en se plantant devant la réceptionniste qui bavait littéralement sur son comptoir.
-Monsieur, que puis-je faire pour vous être agréable ? dit-elle avec une voix mièvre un sourire qu'elle voulait séducteur. Est-ce qu'il n'y a que moi pour avoir remarqué le double sens de sa proposition ? Edward tourna la tête et sourit. Non il n'y avait pas que moi ça me rassurait quelque part.
-J'aimerais deux chambres, répondit-il avec son sourire éblouissant.
-Ça c'est traître, lui dis-je de façon à ce qu'il soit le seul à l'entendre.
-Il faut bien que l'on est des petits avantages de temps à autres, dit-il en commençant à remplir le formulaire que lui avait tendu l'hôtesse.
-Dis-moi depuis combien de temps accordes-tu de l'attention aux femelles de humaines ?
-Depuis que je traîne avec toi, je te signale que j'ai commencé avec toi.
-Ce n'est pas une référence, soufflai-je. Il tendit sa carte accompagné d'un sourire ravageur à l'hôtesse qui pâlit à la vu de tous les morceaux de plastiques variant du doré au noir qu'il avait dans son porte feuille.
-Tu n'es qu'un prétentieux Cullen ! Elle va nous faire un attaque cardiaque, tu seras bien avancé, il sourit de plus bel. Je la plaignais la pauvre.
-Je vous appelle le garçon d'étage pour vos bagages, bégaya-t-elle.
-Non ça ira très bien, nous nous débrouillerons sans, merci, il prit les cartes magnétiques et m'en tendit une. Une dernière chose où se trouve la boutique de l'hôtel ?
-Elle est à ce niveau vous prenez sur la droite et après les colonnes et vous la trouverez.
-Merci bien et bonne soirée.
-Merci beaucoup à vous également Monsieur Cullen, mademoiselle, crut-elle bon de rajouter en se pétrifiant. Elle m'avait enfin remarqué ce n'était pas trop tôt.
-Je te rejoins dans ta chambre, profites de ton bain, dit-il moqueur.
Je montais au deuxième étage qui correspondait au numéro de ma chambre. Je la trouvais rapidement, que dire de cette pièce en conformité avec ce que l'idée que l'on peut se faire des palaces. Je jetais mon sac dans un coin et allais m'assoir deux minutes pour profiter du calme que m'offrait ces lieux et surtout l'isolement de mon esprit, j'avais l'impression depuis ces derniers jours que je sous-louais ma tête et mon esprit à Edward. Je repensais à ce qu'il m'avait dit. Il est vrai que j'avais remarqué qu'il était facile de parler et d'agir avec lui. Presque comme si on ne partageait pas ce passé si éprouvant. Je ne comprenais pas pourquoi je n'arrivais pas à les tenir aussi loin que je l'avais voulu au départ. J'avais même l'impression d'être plus sereine, moins torturée ce qui n'était pas logique puisque ma peine et mes tourments étaient toujours les mêmes. J'arrivais même à déconner avec Edward, ce même Edward que je fuyais il y a encore quelques années. Celui pour qui j'avais foutu en l'air cette opportunité d'étudier à Dartmouth, un de mes rêves d'enfance. Mais j'en avais marre de me battre en permanence, contre tous et tout le temps. Et puis je dois dire que ça faisait du bien de se laisser aller de temps en temps. Je me levais et pénétrais dans l'immense salle de bains, je me fis couler un bain. Et me plongeais dedans une fois les niveaux de mousse et d'eau acceptable. Je me détendais j'avais toujours adoré l'eau elle avait un effet apaisant sur moi. Au bout de quelques minutes Edward se présenta à la porte mais avec les nouvelles clefs électronique il ne pouvait pas pénétrer en forçant la porte, sans faire sonner une alarme. J'adorais mon pouvoir dans ces moments précis, je lui ouvris sans pour autant sortir de mon bain.
-C'est vrai qu'il est bien pratique. Je t'ai acheté une tenue pour ce soir, on sort.
-Tu as l'intention de rattraper toutes ces années où tu n'as pas pu dépenser pour moi en combien de temps ? demandai-je.
-La soirée n'y suffirait pas Bella. Ne traîne pas je repasse te prendre dans vingt minutes, m'avertit-il de la pièce principale.
Il partit je sortis du bain pour aller voir ce qu'il m'avait pris et je dois dire que je redoutais le pire le connaissant. Effectivement dans une housse se trouvait une longue robe de soirée bleu électrique pailletée dos nu et échancré jusqu'à mi cuisse sur la partie droite. J'osais à peine parler du décolleté vertigineux. Je l'entendais rire, il avait la chambre à côté de la mienne. Je n'avais plus de problème pour mettre des choses qui dévoilait mon corps malgré les cicatrices qui le recouvrait mais je crois que ce serait toujours le principe de la robe qui me gênait. Il y avait une paire d'escarpin et de longs gants assortis. À côté de la housse se trouvait une trousse à maquillage.
-Tu ne me trouves pas assez féminine ? demandai-je sachant pertinemment que les murs ne gêneraient en rien notre conversation.
-Je dirais que tu pourrais faire certains efforts.
-Ouais c'est bien une réaction de mec ça.
-Tu as des lentilles mets-les au dernier moment. Tu effraies les gens avec tes yeux rouges.
-Laisse-moi deviné elles sont marron ?
-On ne se refait pas Bella, me dit-il amusé.
Il était à l'heure comme il l'avait dit. Et je dois dire qu'Edward Cullen en costume c'était vraiment quelque chose.
-Je te remercie, tu es magnifique également, il s'attarda sur mes yeux, et me fit un sourire que je pourrais qualifier de nostalgique.
Il me tendit son bras et nous descendîmes dans le hall. Il nous dirigea vers une salle un peu en retrait, où l'on pouvait entendre les notes d'un piano s'élever. On ne le changera décidément jamais, il me sourit.
-Ça me manque de jouer.
-Avec un peu de chance tu pourras convaincre le pianiste de te prêter son instrument.
-Je ne pense pas c'est l'un des plus talentueux de cette époque et il est également réputé pour être un matérialiste sans nom, une Diva du Piano. Il ne joue que sur le sien qu'il fait voyager à travers le monde pour chacun de ses récitals. Mais je me contenterais volontiers de sa musique en ta compagnie, je lui souris il y avait bien longtemps que je n'avais pas passé une soirée normale, sans meurtre, sans barbarie, et autre réjouissance de ma vie actuelle. C'est justement pour te montrer les autres alternatives, tu as peur de t'ennuyer dans notre vie mais il y a tellement de choses à faire, à voir, surtout pour un esprit aussi créatif et artistique que le tien. Tu pourrais apprendre la musique, les langues pour lire des œuvres originales. Rien n'est fermé pour toi.
-Tu t'es donné pour mission de me reconvertir ? demandai-je.
-En quelque sorte. Ma mission première est de te faire quitter cette vie à laquelle tu t'accroches et qui ne t'apporte rien de bon, il me tira une chaise comme le galant homme qu'il était puis vint en face de moi où nous reprîmes notre discussion.
-Et la seconde ?
-Celle de te faire prendre conscience du bonheur que tu repousses.
-Edward, tu es encore plus têtu que moi, cela en devient exaspérant. Je te l'ai dit j'ai besoin de réfléchir à tout ça.
-Je le sais, mais je suis pressé car ma troisième mission est de te faire accepter la famille pour que tu viennes vivre avec nous. Je veux que tu restes près de moi, en tant qu'amie et sœur de comédie comme Jasper et Rose. Je ne sais pas si tu es au courant mais en dehors de Carlisle personne ne partage mes goûts artistiques et tu es la seule avec qui je m'entends dans tous ces domaines même et surtout si nos goûts diffèrent. Tu as réussi à me faire apprécier les Haut de Hurlevent, ce qui n'est pas rien crois-moi, je ris devant son air catastrophé.
Le serveur arriva et nous tendit la carte. La comédie humaine j'allais enfin voir en quoi cela consistait de l'intérieur. Edward me gratifia d'un sourire amusé.
-Un bourbon pour moi, et toi Bella ? me demanda-t-il.
-Un Cosmopolitan ce sera parfait merci, commandai-je en refermant la carte.
-Pourrais-je également avoir le programme du pianiste je vous prie ?
-Bien sûr monsieur, puis il partit.
-Un Cosmopolitan ?
-Tu n'as jamais vu Sexe and the City ?
-Bien sûr que si avec trois femmes à la maison comment y échapper. Ce qui me surprend c'est que toi tu aies regardé ce genre de série.
-Je ne suivais pas mais je regardais de temps en temps quand je tombais dessus.
-Ça me rappelle la fois où tu m'avais coincé avec cette... fille à Dartmouth.
-Avec Natasha la fille du producteur ! je ris de bonne humeur quand je repensais à cette histoire.
-Tu sais qu'elle m'a harcelé pendant plus de quinze jours pour cette histoire de chirurgien esthétique.
-C'était le but recherché, le serveur arriva avec notre commande, et le programme du musicien. Il jeta un coup d'œil dedans et je le vis se réjouir. Ce qui je dois l'avouer me fit presque peur.
-Bella me permettrais-tu te revivre l'un de mes rêves ?
-Lequel ? demandai-je suspicieuse.
-Accepterais-tu de m'offrir une danse.
-Nous ne sommes pas censé danser ici, rétorquai-je.
-En tant que client exigent et près à débourser des sommes folles dans cet endroit je danse si j'en ai envie, me répondit-il.
-Et c'est le pianiste la Diva. Pourquoi pas après tout maintenant que j'ai autant de grâce que toi je paraîtrais moins ridicule.
-Tu ne l'as jamais été Bella, le pianiste termina son morceau. C'est l'entracte ? demandai-je.
-Oui il sera de retour dans un petit quart d'heure.
-Dans ce cas excuses-moi quelques instants, je bloquais mon esprit je ne voulais pas qu'il sache avant que je n'ai pu faire ce que j'avais en tête.
Je me dirigeais vers le pianiste, à ma vue son rythme cardiaque s'accéléra, je revêtis mon sourire le plus enjôleur et je m'approchais de lui.
-Excusez-moi monsieur. Je suis Bella Swan et je tenais tout particulièrement à vous remercier pour ces quelques moments de bonheur que vous venez de nous faire vivre à travers vos interprétations. C'était majestueux vous jouez avec tant de délicatesse ! la flatterie il n'y avait que ça qui fonctionnait dans notre monde.
-Je vous remercie mademoiselle. Il est rare de voir de jeune femme aussi belle apprécier la grande musique. Mais malgré toute ma persévérance à rendre ces œuvres parfaites elles ne sont malheureusement pas à la hauteur de votre beauté.
-Je suis touchée, permettez-moi de vous invitez à notre table. Mon ami est également un artiste et pratique votre instrument d'élégance que vous même. Et il est également un jeune compositeur de génie.
-Est-ce vrai ? Il est bien jeune pour maîtriser cet art.
-Mozart n'a-t-il pas commencé à peine sortit berceau ?
-Certes, il est vrai que le talent n'a pas d'âge, je lui fis un sourire majestueux qui le précipita au bord de l'apoplexie. Il me tendit son bras.
-Est-il votre fiancé ? demanda-t-il avec appréhension.
-Non il est je dirais ce qui ce rapproche le plus d'un frère pour moi, j'entendis son rythme cardiaque s'affoler. Très bien je venais de le ferrer.
-Tu es impitoyable Bella ! me dit Edward, pour que je sois la seule à l'entendre.
-Il faut bien que l'on ait des petits avantages de temps à autres, répondis-je mentalement en faisait référence à son flirt avec l'hôtesse cet après midi.
-Ce n'était pas du flirt.
-Et tu appelles ça comment toi ? me moquai-je.
-Edward je te présente Monsieur Pariccini, Monsieur Pariccini je vous présente Edward Cullen.
-Enchanter Monsieur Pariccini.
-Je vous en prie appeler moi Gennaro.
-Bien Gennaro prenez place avec nous.
-Votre amie m'a parlé de votre entrain pour le piano. Vous pratiquez ?
-Je me défends, mais je suis loin d'atteindre votre dextérité.
-Prétentieux, pensai-je dans ma tête il me sourit.
-Vous composez également ?
-Il m'a composé une magnifique berceuse. Il y a de cela une dizaine d'années, m'empressai-je de répondre.
-Si jeune, et bien vous devez être assez talentueux effectivement.
-Il pourrait vous faire une petite démonstration, m'emballai-je enthousiaste. Il se raidit. Gennaro ! gémis-je de ma voix la plus sensuelle et persuasive. Il y a tellement longtemps que je n'ai pas entendu ma berceuse, faite moi la grâce d'accepter, s'il vous plaît. Nous devrons nous séparer après ce soir et nous ne nous reverrons pas avant plusieurs mois. Presque un an vous vous rendez-compte! et j'accentuais le tout par mon sourire éblouissant.
Son rythme cardiaque était vraiment malmené, et quand il ferma les yeux je sus que j'avais remporté la partie, je fis une légère pression sur son bras et lui déposa un baiser sur sa joue en faisant bien attention à l'envelopper dans mon odeur. Aucun humain ne résistait à ça et il ne fit pas exception.
-Tu es machiavélique Bella, me dit doucement Edward amusé.
-Très bien Monsieur Cullen, permettez-moi de vous prêter mon instrument, et faite donc plaisir à votre jeune et charmante amie.
-Vous êtes véritablement un grand homme monsieur, répondit Edward. Gennaro fit signe à son administrateur d'approcher. Ce qu'il fit rapidement.
-Christopher voulez-vous accompagner monsieur Cullen jusqu'au piano il va nous interpréter une de ses compositions, son administrateur tomba la mâchoire puis se ressaisit rapidement.
-Bien sûr monsieur Pariccini, Edward se leva et me regarda amusé et véritablement heureux.
-Tu joues ma berceuse, l'avertis-je.
-Je n'avais pas l'intention de jouer autre chose, il s'installa sur le tabouret sous les yeux ébahis de tous les spectateurs.
Apparemment il était de notoriété publique que Gennaro ne prêtait jamais son instrument et que lui seul pouvait le toucher. Les premières notes s'envolèrent et instinctivement je fermais les yeux, me laissant bercer par cette mélodie qu'il avait créée rien que pour moi. Il m'entraîna avec lui dans ses accords j'étais pendu à chaque son qu'émettait cet instrument. Elle m'ensorcelait toujours autant. Je sentis mon compagnon de table se tendre il devait être impressionné par le talent d'Edward au piano. Puis il termina ma si douce mélodie. Tout le monde applaudit et Gennaro également.
-Vous aviez raison il est très talentueux, votre ami.
-Je vous l'avais dit.
-Il a composer ça il y a dix ans ?
-Approximativement, en effet.
-Il devrait se lancer dans une carrière musicale, c'est un don prodigieux qu'il a.
-Il en est conscient, mais il est encore plus doué pour les affaires, il fallait justifier qu'avec un don pareil il n'entendrait jamais parler de lui.
-Que de talent pour une si jeune personne.
-Je suis d'accord avec vous nous ne naissons pas tous égaux, lui rétorquai-je. Il hocha la tête pour approuver ma réplique. Edward revint à la table.
-Est-ce que cela t'a plu ?
-C'était magnifique ! répondis-je sincèrement, elle m'avait manqué.
-Vous avez du talent jeune homme ne le laissez pas se gaspiller.
-Je vous remercie Monsieur, c'était un honneur de pouvoir toucher votre instrument, il se leva.
-Et bien il e été agréable de vous rencontrer tous les deux, jeunes gens.
-Un plaisir partagé soyez en sûr, il prit ma main gantée dans la sienne et me fit un baise main. Je lui souris et il partit rejoindre son piano.
-Merci Bella, j'apprécie ton geste.
-Je n'ai rien fait de spécial, c'était assez simple. Et puis j'avais envie de l'écouter, Gennaro se remit à jouer un morceau que je ne connaissais pas.
-Bella tu m'accordes cette danse, je lui tendis la main pour accepter.
Il me guida vers un coin où l'espace était plus adapté pour une danse. Le morceau était tendre et romantique, et malgré l'impact de la musique je ne me sentais pas de cette humeur dans les bras d'Edward. C'était plus sain, plus normal il n'y avait plus d'amalgame entre nous et c'était appréciable. Je commençais même à apercevoir une possibilité de vie plus sereine je dois dire que ne plus être au milieu de ces combats et de cette guerre était reposant. Nous profitions de ce moment de tranquillité et de sérénité. La danse se termina et il me ramena à notre table.
-Bella, j'aimerais maintenant te parler de ma compagne.
-Très bien, je dois dire que tu m'as pas mal torturé l'esprit depuis que tu me l'as dit.
-C'est très délicat en fait, et j'ai vraiment peur de ta réaction.
-Ce qui n'augure rien de bon, argumentai-je logiquement.
-C'est parce qu'en fait tu la connais.
-Moi je connais ta compagne ? Les seuls vampires que je connaisse sont ceux du ranch. Et d'après ce que j'ai cru comprendre tu es arrivé alors que tu l'avais déjà rencontrée.
-C'est effectivement le cas.
-Edward arrête de me faire attendre et crache le morceau de toute façon je ne peux pas te faire une crise au plein milieu du récital.
-C'est Annabelle, lâcha-t-il dans un souffle.
-Annabelle comme mon Annabelle celle que j'ai aidé à s'enfuir ? demandai-je alors que la colère commençait à prendre le pas sur ma raison.
-Calme-toi Bella je t'en prie. Et oui celle la même. D'ailleurs je ne te remercierais jamais assez pour tout ce que tu as fait. Tu lui as sauvé la vie deux fois sans parler de ce que tu lui as épargné.
-Dis-moi que tu plaisantes Edward ? Dis-moi que c'était une farce ?
-Pourquoi ne crois-tu pas que je sois assez bien pour ton amie ? me demanda-t-il irrité.
-Ça n'a rien à voir. Seulement si c'est vraiment le cas cela reviendrait à dire que c'est elle qui vous a informé que j'étais toujours vivante et où me trouver.
-Et elle s'est torturée l'esprit avant de nous rejoindre pour nous informer. Mais elle te doit tellement qu'elle voulait te rendre l'appareil. Elle savait que tu lui mentais concernant Jasper et elle voulait seulement t'aider à trouver le bonheur que tu mérites. Elle est toujours extrêmement mal d'avoir été contre ta volonté mais elle est persuadée qu'il sera ta planche de salut.
Je n'y crois pas la seule fois où j'ai accordé ma confiance depuis que le Major m'avait quittée, je me fais trahir. Est-ce que c'est réellement ça ma destiné ?
-Bella ne réagit pas comme ça. Elle a fait ce qu'elle a cru juste. Et puis tu ne peux pas nier qu'il est réellement ton compagnon maintenant. Il serait temps que tu apprennes à te faire confiance avant tout.
-Quand tu vois là où ça me mène t'as raison, lançai-je sarcastique.
-Bella on t'aime tous, et nous ne voulons que ton bien. Je sais que tu es perdue et ce que je viens de te dire remet encore une fois en cause ton jugement. Mais s'il te plaît ne laisse pas ta fierté qui n'a plus lieu d'être t'obscurcir l'esprit. Pense à ce qui est véritable et inébranlable dans ta nouvelle vie. Jasper t'aime comme ce n'est pas permis, il a ré-enfilé son costume de Major alors qu'il a horreur de cette vie et de ce qu'elle représente, pour toi et seulement pour toi. Tu sais qui il est, je vous ai vu tous les deux dans ta chambre, lorsque vous avez failli vous embrasser. Comment peux-tu douter de ça Bella ? Personne ne peut simuler cette attraction et même pas Jasper et la force qu'il t'a fallu pour ne pas succomber c'est inhumain Bella il ressentait la même chose que toi à ce moment là.
-Arrête Edward, ne mélange pas tout. Pour Jasper j'admets que j'ai besoin de revoir mon positionnement le concernant. Mais à l'origine nous parlions d'Annabelle, celle pour qui j'ai subi dix jours de tortures intensives pour l'avoir aider à s'enfuir. Elle m'a torturée deux fois par jours, en me laissant dépérir de soif en me mordant en m'arrachant les membres et je te parle que de ce qui est physique. J'ai fait cela parce que je pensais pouvoir lui faire confiance, et au final elle est venue vous rejoindre pour vous avertir que j'étais chez Maria, alors qu'elle savait que je ne voulais plus aucun contact avec vous.
-Elle a fait ce qu'elle croyait bien, tu es son amie et elle est sûre que tu peux trouver le bonheur avec Jasper. Quand elle t'a vu alors que tu écoutais Jasper annoncer qu'il se remariait avec Alice ça lui a déchiré le cœur. Et c'est pour te remercier qu'elle a fait cela, elle a vu comme tous la photo dans ta chambre celle où vous regardez tous les deux, et elle y a vu de l'amour dans le regard du Major. Sans compter sur le fait qu'elle était terrifiée en venant à la maison, elle avait peur que le Major ne l'a tue de te remettre sur le tapis alors qu'il venait de renouveler ses vœux. Elle était prête à mourir pour toi, aurais-je un jour de répit, un seul jour où tout pourrait être simple et normal. Je ne demandais pas la lune non plus.
-Je ne sais pas, je ne sais plus. J'ai besoin d'y réfléchir Edward. Tu m'as retourné le cerveau et j'ai besoin de m'isoler pour faire face à ça.
-Prends le temps qu'il te faudra. Je serais dans ma chambre, Dit-il comprenant mon besoin de d'éloignement.
Je me levais de table et je sortis, j'allais droit dehors, il me fallait un moment de solitude et j'avais besoin de faire le tri et le point sur tout ça. Maria, Jasper et Annabelle, il fallait que je prenne une décision et je devais y aller par étape. Je savais que j'étais à un embranchement dans ma vie, j'avais des choix à faire, des choix déterminant pour mon futur et je devais essayer de les faire avec le plus de recul possible.
Je m'installais dans un parc assez loin de l'hôtel, me procurant un espace d'intrusion anti-Edward. Pour commencer Maria, je devais me rendre à l'évidence, d'une je n'avais plus ma place là-bas et deuxièmement elle savait parfaitement que mon but premier était de mourir, donc je la savais assez sadique pour me refuser ce privilège. À partir de ce moment là je n'avais plus rien à faire dans son armée vu qu'en plus je n'étais plus le second et que je doute un jour récupérer cette place. Donc ça c'était réglé j'y retournerais à la fin de ma mission et je récupèrerais Benjamin, je ne le laisserais pas là-bas et nous partirons, nous quitterons ce mode de vie.
Ensuite le sujet Annabelle. Bien entendu je lui en voulais, je lui avais fait confiance et elle m'avait trahie en allant vers ceux que je ne voulais plus jamais revoir. Mais d'un autre côté je pense que j'aurais fait pareil dans l'autre sens. C'est d'ailleurs ce que j'avais fait quand elle avait exprimé vouloir vivre en dehors des guerres. Je n'avais même pas réfléchi deux minutes et lui avait dit de partir. Je pouvais comprendre son raisonnement. Ce que je ne comprenais pas c'était le mien, car depuis qu'ils étaient revenus dans ma vie j'étais devenue faible. Avant j'aurais chercher Annabelle et je l'aurais détruite sur le champ, après quelques séances de tortures made in Bella. Ce soir j'étais à des milliers d'années lumières de celle que j'avais été, j'étais même heureuse qu'elle ait enfin rencontrée l'amour elle qui ne l'avait jamais expérimenté auparavant. Bien que le fait que ce soit avec Edward me laissait sceptique. J'espérais seulement que ce ne soit pas une nouvelle fixation du télépathe, mais elle était vampire et à même de se débrouiller toute seule.
Maintenant il me restait un sujet et pas des moindres, celui de Jasper. Je dois avouer que je commençais sérieusement à accréditer son opinion, je ressentais cette attraction qui me liait à lui. Je la sentais encore plus maintenant que j'étais loin et que ma seule envie était de retourner le retrouver. Et oui j'avais encore en mémoire l'effort surhumain qu'il m'avait fallu pour ne pas l'embrasser lorsqu'il était juste à porter de lèvres. Tout l'amour que j'ai ressenti pour lui à ce moment là c'était tout bonnement phénoménal. J'aimais Jasper Whitlock et seulement celui-ci car le Jasper Hale n'était pas pour moi. On pouvait dire que nous nous ressemblions malgré que nous ayons deux personnalités bien distinctes. Peut-être était-ce le fait d'avoir vécu les guerres qui faisait ça ? J'avais tellement envie de croire ce que m'avait dit Edward, j'avais tellement envie de me laisser aller et retrouver ce que j'avais goûter avec lui lorsque j'étais humaine. Avec ce petit plus qu'il n'y avait pas avant, en plus j'étais assez curieuse de savoir ce que pouvait donner une partie de sexe avec lui en étant sur le même pied d'égalité. Qu'il ne soit pas obligé de faire attention à ne pas me casser, comme cela avait été le cas la dernière fois. C'est vrai que c'était assez tentant, mais je devais faire le point et être le plus impartial possible.
Quelle raison aurait-il eu a venir me retrouver chez Maria ? Je n'étais plus une menace, pour sa famille et il savait que je ne le voulais plus dans ma vie. Il s'était remarié avec Alice mais n'avait pas hésité à la laisser pour venir me retrouver chez Maria, pour vivre une vie qu'il haïssait et à refuser toutes les avances des femelles en chaleur Maria comprise. Je devais avoir une discussion avec lui, je ne pouvais pas me décider avant d'avoir eu une discussion avec lui. Après seulement j'aviserais, en était honnête et impartiale je crois que c'était la meilleure solution que je pouvais trouver et pour une fois tout mon être était en repos.
Mon âme, ma conscience et ma raison étaient tous sereins, ce qui ne m'était encore jamais arrivé. Je me levais beaucoup plus légère et décidais d'aller manger j'avais besoin de me nourrir car le faire avec Edward c'était impossible il me regardait de tel façon que je ne pouvais jamais aller jusqu'au bout de ma démarche. Ou sinon il faisait fuir mes proies en se faisant passer pour mon petit ami. D'ailleurs cette fois-ci j'ai cru que j'allais le tuer. Donc je devais m'éloigner le plus possible pour pouvoir me nourrir convenablement. Je trouvais un bar pas très loin et m'y engouffrais je repérais un quadra en train de boire son whisky apparemment seul et décidais de ferrer celui-ci. Un bon quart d'heure après je sortis du bar avec à mon bras le quadra légèrement plus imbibé mais cela m'était égal. Je l'amenais dans une petite ruelle à l'écart, il commençait à se tendre alors je lui murmurais des choses réconfortantes à l'oreille. Une fois enfoncé profondément loin pour la vue humaine, j'attrapais mon repas par ses vêtements et plantais mes dents dans sa jugulaire. Une fois terminé je balançais mon cadavre dans la benne et j'allais pour repartir quand je sentis la fragrance de quatre vampires dont un que je connaissais parfaitement. J'étais surprise de le trouver là puisqu'il était censé être au ranch avec Maria. Ce qui était étrange c'était les autres fragrances je ne les connaissais pas une peut-être me rappelait quelque chose, mais j'osais à peine aller jusqu'au bout de ma pensée. Ils arrivèrent face à moi parfaitement alignés. Mes yeux allaient de Ben à sa voisine qui n'était autre qu'Alice.
(N/R : j'étais sûre que cette salope était dans le coup quand je lus le passage avant le départ de Bella et Edward pour leur quête où Bella voulais aller voir Maria mais qu'elle était sortie.)
Tadam! Alors je sais qu'il y en a parmi vous qui avaient énoncé la probable intervention d'Alice dans l'histoire ;)
C'est un chapitre intéressant et vraiment très important pour la suite de cette histoire. Allez dites moi ce que vous en avez pensé.
J'ai une autre annonce à faire. J'ai décidé de participer à un concours organisé par le blog "Un peu de lecture" représenté sur ff par Demetri'sWife. Je présente l'O.S que j'avais préparé depuis quelque temps qui correspond aux obligations de ce concours. C'est mon futur Jella celui dont je vous parlais il y a peu. Bref je le mets en ligne si vous voulez allez y jeter un oeil :)
Bet's
