Et voici l'épilogue, le tout dernier chapitre de cette histoire. Je réponds à vos reviews, et je garde mon discours larmoyant pour la fin :

Pitouloulou : Je suis ravie que ma fin te plaise, car elle ne ressemble pas du tout à ce qui était prévu au début, je me suis laissée emporter par mes personnages il faut croire. J'espère que l'épilogue te plaira et que tu ne seras pas déçue, n'hésite pas à me le dire ! Merci d'avoir été aussi présente en tant que revieweuse mais aussi par MP, quand j'ai eu un petit coup de mou.

Madison2220 : Et oui, même le titre ahah, voici l'épilogue, en espérant qu'il te plaise. J'ai essayé de faire un tour d'horizon de tout le monde, pour qu'on sache ce qu'ils deviennent, j'espère que je n'ai omis personne ! Tu verras que tu as vu juste :P Je voulais te remercie d'avoir pris le temps de commenter mes chapitres, et te dire que tu as été l'une de mes lectrices les plus motivantes, grâce à tes petits mots gentils ! Vraiment merci !

ElehannDerber : Oui c'est triste, mais la guerre est triste, c'est ainsi. J'espère que cette suite te plaira, car c'est le tout dernier chapitre !

Voldynouchette : Moi aussi je préfère que ce soit Cassie, car c'est elle qui l'a voulu ! Merci pour tes reviews, vraiment c'est adorable, j'ai commencé à écrire une autre fic que je commencerai à poster bientôt, qui sait, peut être que l'on se recroisera ! merci en tout cas

Miakalily : Alors c'était une belle surprise j'espère ? Ah oui le lemon, je ne suis pas très à l'aise avec ça et je n'ai jamais prévu de faire une fic lemon, mais qui sait, peut être qu'un jour, ça viendra :P

Keloush : Merci ! Merci d'avoir été la depuis le début et d'avoir posté à chaque chapitre, merci d'avoir était aussi gentille et d'avoir toujours pris le temps de donner ton avis ! J'espère qu'on se recroisera !

DrunkPhoenix : Et je suis fière d'avoir des lectrices aussi assidues ! Merci pour ton commentaire en tout cas, c'est adorable !

Nan : Tout d'une traite ? Mon dieu, tu as du lire toutes mes incohénrences alors ? Je suis contente qu'elle t'ai plu en tout cas ! A très bientôt !

Selonia : En effet, je ne crois pas que tu aies déjà commenté, mais je te remercie de le faire aujourd'hui, car c'est toujours super de « rencontrer » ses lectrices au détour d'un commentaire ! Merci !

Voici l'épilogue :


Six ans s'était écoulés depuis que la guerre avait prit fin. Six belles années. Sereines, paisibles. Parfois hantées par de vieux cauchemars, bien vite oubliés au petit matin. Le temps n'avait pas amoindri la peine d'Hermione, mais il avait eut le mérite de lui rappeler les bons moments. Assise à côté de sa mère, elle regardait le paysage défiler sous ses yeux. Le train allait à vivre allure, et le décor n'était plus qu'une longue traînée de verdure et d'étendues d'eau scintillante. C'était si reposant d'Hermione aurait volontiers fermé les yeux si sa mère n'avait pas pris la parole à cet instant précis.

—Paris est vraiment une ville magnifique, soupira-t-elle, des étoiles plein les yeux.

En effet, Hermione et sa mère venaient de passer quatre jours dans la capitale française, où elles s'étaient goinfrées de musées et de monuments célèbres. Mrs. Granger avait aussi insisté pour faire les magasins, qu'elle avait dévalisés sans compter.

—Oui, répondit Hermione. C'est super.

Mais les paroles d'Hermione n'étaient pas accompagnées de l'enthousiasme qu'avait espéré sa mère. Cette dernière se retourna vers sa fille et l'observa d'un air sceptique, avant de poser une main réconfortante sur l'avant bras d'Hermione.

—Ca va aller, chérie. Tu te tortures pour rien.

Sans doute avait-elle raison, mais Hermione ne parvenait pas à s'en convaincre. Elle resta silencieuse, et comme sa mère ne semblait plus rien avoir à dire, elle se laissa sombrer dans les bras de Morphée pour les trois heures de train qu'il lui restait à faire. Ce ne fut que lorsque l'appareil se mit à ralentir qu'Hermione rouvrit ses yeux noisette. Sa mère s'affairait déjà à descendre leur énorme valise, et Hermione mit quelques secondes à comprendre qu'elles étaient arrivées.

La gare de King Cross était bondée, en ce dernier jour de juin. Les gens se pressaient vers les quais, tandis que d'autres s'extirpaient avec peine du train. Quand Hermione posa un pied sur le sol pavé de la gare, elle se sentit terriblement oppressée. Derrière elle, sa mère tirait la valise avec difficulté.

—Tu veux de l'aide, maman ? proposa gentiment Hermione.

—Non chérie, pas dans ton état.

—Je suis enceinte maman, pas à l'article de la mort.

—Tiens, de toute façon, ils sont là ! dit-elle en agitant sa main dans la direction de son mari et de Drago.

Les deux hommes s'approchèrent d'un pas conquérant. Mr. Granger ne quittait jamais son sourire bienveillant, et il accueillit sa femme et sa fille avec chaleur. Hermione se retrouva enlacée dans les bras de son père en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, très vite accompagnée de sa mère. Ses parents étaient des fans inconditionnels du câlin en famille, tradition qu'ils avaient remis au goût du jour quand Hermione était venue les chercher en Australie.

Quand enfin, ses parents la relâchèrent, Hermione se retourna vers Drago. Il affichait son habituelle expression d'indifférence, les poings enfoncés dans les poches et attendait patiemment que la petite famille remarque sa présence. Leurs regards se croisèrent, et un petit sourire en coin se dessina sur les lèvres de Drago qui sortit les mais de ses poches et ouvrit ses bras dans les quels Hermione se jeta avec douceur. Avant le voyage à Paris, Drago et Hermione s'étaient vertement disputés et s'étaient quittés en de bien mauvais termes, le matin de son départ pour la France. Ils ne s'étaient pas parlés pendant quatre jours, mais à présent qu'elle se tenait dans ses bras, Hermione sentit toute la tension qu'elle avait accumulée depuis leur dispute.

—Comment était Paris ? murmura-t-il à son oreille.

—Magnifique.

—Sûrement pas autant que toi.

Comme toujours, Drago maniait les mots à la perfection. Si pendant longtemps Hermione avait cru que ce n'était pour lui qu'un moyen de blesser les autres, elle avait découvert ces sept dernières années qu'il savait aussi très bien s'en servir pour séduire. Hermione se sera autant que possible contre Drago, jusqu'à ce que son ventre de femme enceinte l'empêche de profiter pleinement de ce contact sensuel. La main de Drago, jusqu'à alors posée sur sa hanche vint caresser le ventre rebondi d'Hermione.

—Tout s'est bien passé pour toutes les deux ? demanda-t-il, inquiet.

Hermione savait très bien qu'il ne parlait pas de sa mère et elle, mais d'elle et de leur future fille. Elle acquiesça légèrement, avant de lui adresser un sourire rassurant.

—Elle a beaucoup bougé, mais c'est sûrement parce que son père lui manquait.

Un petit rire rauque glissa des lèvres de Drago avant qu'il ne vienne déposer un baiser bien chaste sur les lèvres de la sorcière. A côté, les Granger regardaient d'un air attendri cette famille qui se construisait doucement mais sûrement. Quand les retrouvailles furent terminées, les quatre adultes se dirigèrent jusqu'à la voiture de Mr. Granger et prirent la route jusqu'à la maison d'enfance d'Hermione, où elle et Drago pourraient transplanner.

Il était encore tôt quand ils arrivèrent enfin chez les parents d'Hermione. Big Ben avait sonné neuf heures quand leur train était entré en gare, et à présent il ne devait pas être loin de dix heures et demie. Pile à l'heure, songea Hermione en soupirant. Mr. Granger rentra la valise dans la maison, tandis que Mrs. Granger s'affairait déjà en cuisine pour préparer du thé. Hermione se retrouva enfin seule avec Drago qui lui avait jeté des coups d'œil pendant tout le trajet en voiture.

—Enfin seuls, murmura-t-il tandis qu'il lui prenait la main pour l'aider à sortir de la voiture.

—Ecoute, Drago… Je sais que je t'ai fais du mal, commença Hermione dont les émotions menaçaient de la subjuguer. Mais je ne peux pas. Tout simplement. Je ne peux pas t'épouser. Nous sommes déjà tellement heureux, pourquoi s'embêter d'un mariage ?

—Parce que tu es enceinte et que nous sommes en train de fonder une famille. Le mariage est dans la logique des choses.

—On est en 2010, Drago. Le mariage n'est plus une étape obligatoire, ajouta-t-elle dans un souffle en caressant la joue glabre de Drago. Je pense que j'ai déjà fait un énorme travail sur moi-même, alors laisse-moi souffler.

Drago savait très bien de quoi voulait parler Hermione quand elle évoquait un travail sur elle-même. Depuis six ans qu'ils formaient un véritable couple, Hermione avait eu beaucoup de mal à sortir de l'esprit de la guerre. Les morts de Caliban et Cassie avaient eu sur elle un impact tel que Drago et elle, ne s'étaient plus parlés ni vus pendant trois mois entiers, à la fin de la guerre. C'était finalement elle qui était revenue vers lui, et ils avaient décidé de se donner une chance.

Ca avait été la meilleure idée qu'ils avaient pu avoir. En effet, ils avaient commencé une idylle sans tâche. Voyageant dans le monde entier, s'aimant avec passion, ils étaient aux yeux de tous, un couple d'amoureux transi. Et c'était ce qu'ils étaient bien sûr. Cependant, leur relation balançait toujours dangereusement entre la construction et la destruction. Et quand Drago avait demandé un enfant à Hermione, celle-ci avait quitté leur appartement londonien pendant trois jours. Trois jours durant les quels nul ne savait ce qu'elle avait fait.

Quand elle était revenue, Hermione avait découvert un Drago anéanti. Elle s'était excusée, mais comme toujours, elle s'était refusée à lui dire combien elle l'aimait. Alors, pour lui prouver qu'il n'était pas rien, elle avait accepté. Un seul enfant. Juste un. Elle était tombée enceinte le mois qui avait suivi. Et à présent, elle attendait une petite fille, qui pointerait son nez dans trois mois. Une petite fille, voilà comment Hermione avait prouvé son amour pour Drago.

Ce dernier regarda Hermione de longues secondes avant d'hocher la tête. Il n'ajouta rien et tourna les talons pour entrer à son tour dans la maison des Granger où un thé fumant les attendait sur la table du salon. Quand ils eurent tous achevé leur tasse et que Mrs. Granger leur ait montré les deux cents cinquante huit photos qu'elle avait pris à Paris avec son appareil photo numérique dernier cri, Drago se tourna vers Hermione.

—On est déjà en retard, on ferait mieux d'y aller.

Hermione sentit un frisson lui parcourir l'échine. C'était déjà l'heure ? Elle ne s'en sentait pas la force… il lui fallait encore du temps, elle ne pouvait pas, pas maintenant. Drago dut sentir la peur parcourir Hermione car en quelques secondes il était auprès d'elle et l'enlaçait avec douceur. Il posa ses lèvres sur ses temps et la pressa doucement contre lui.

—Quand on y sera, tu ne voudras plus en repartir.

—Je ne veux pas retourner là bas, murmura Hermione. Pourquoi ne l'a-t-on pas fait chez nous ?

—Peut être parce que notre salon n'est pas assez grand pour accueillir tout l'Ordre du Phénix ? répliqua Drago d'un air moqueur.

Hermione lui lança un regard noir, et se décida à dire au revoir à ses parents. Quand Drago eut serré la main de Mr. Granger une dernière fois, le couple se donna la main et disparu dans le néant après un 'plop' sonore caractéristique.

Hermione et Drago réapparurent à des centaines de kilomètres de Londres. Hermione sentit immédiatement le changement, et fut envahie par une vague de souvenirs à l'instant même où ses poumons se remplirent de l'air marin qu'ils connaissaient tant.

La brise vint jouer avec les cheveux d'Hermione, et s'engouffra dans sa robe blanche fluide. C'était si agréable qu'un sourire naquit sur ses lèvres pourtant serrées. Drago serrait sa main avec fermeté, tandis qu'il l'entraînait au travers de la place jusqu'aux longues tables qui avaient été dressées devant le Cottage aux Embruns.

—Les voilà ! s'exclama Solvejg qui sortait au même instant du Cottage, les bras chargés d'assiettes.

Elle posa tout ce qui l'encombrait sur la table et se précipita à leur rencontre. Elle se jeta dans les bras de Drago qui la fit virevolter dans ses bras, avant de se retourner vers Hermione qu'elle prit avec plus de délicatesse, posant une main douce et protectrice sur le ventre d'Hermione.

—Et comment se porte notre future maman ? N'oublie pas que tu as rendez-vous avec moi dans deux semaines.

En effet, Solvejg, qui occupait à présent le poste de Chef du service maternité de l'hôpital Sainte Mangouste, était la génycomage d'Hermione depuis le début de sa grossesse. C'était d'ailleurs à elle qu'Hermione avait confié ses craintes d'être enceinte, quand Drago l'avait supplié de fonder une famille. C'était aussi elle qui l'avait convaincue qu'enfanter serait le meilleur remède pour Hermione dont la peur d'une nouvelle guerre était quasiment omniprésente.

Hermione n'eut cependant pas le temps de répondre, car déjà, d'autres personnes sortaient du cottage. Bientôt, elle se retrouva entourée de tous ses amis. Leo et Ginny, qui revenaient tout juste de voyage de noces, Blaise et Pansy qui était enceinte pour la troisième fois, Remus et son fils, Teddy, âgé de douze ans. Arthur et Molly Weasley, Fleur et Bill, ainsi que leurs filles, Victoria et Dominique, toutes les deux aussi jolies que leur mère. Derrière eux, Hagrid et Olympe Maxime se tenaient la main avec bonheur, tandis que Georges revenait de la forêt, les bras chargé de petit bois.

Ils étaient déjà presque tous là. Percy allait arriver avec son épouse, Audrey, ainsi que Charlie. De nombreux membres de l'Ordre étaient déjà là, et s'étaient éparpillés en petit groupe pour parler du bon vieux temps. Celui avait la guerre. On ne parlait pas des morts, parce que c'était une journée trop ensoleillée et trop douce pour pleurer, mais on ne les oubliait pas. Quelque part, dans le sourire des Weasley, on pouvait voir l'ombre de la mort de Ron, de Fred et de Harry. Mais pour une fois, on s'interdisait de pleurer, parce qu'ils ne l'auraient pas voulu. Parce que c'aurait été bafouer cette journée de paix.

—Viens t'asseoir, dit Ginny en prenant la main d'Hermione quand elle et Drago eurent fini de saluer tout le monde.

Hermione la suivit d'un pas chancelant, encore secouée par cet accueil chaleureux, et pris place à côté de son amie, qui semblait rayonner de bonheur. A l'annuaire gauche de Ginny, brillait un anneau d'or blanc finement ciselé au milieu du quel brillait un unique diamant. Simple et ravissant, comme sa propriétaire.

—Comment s'est passée cette lune de miel ? demanda Hermione avec un sourire.

—C'était magnifique ! Tu avais raison, le Canada c'est magnifique. On a dormi dans des tentes, et un matin, on a été réveillé par un ours ! Leo voulait allait chasser le caribou, mais je le lui ai interdit. On ne tue pas des animaux pour le plaisir, affirma Ginny d'un air grave. On a vu des endroits fabuleux : des cascades d'eau multicolore, des forêts exotiques, des lacs aux eaux bouillonnantes. On a pêché dans la glace aussi et …

—Ginny, tu peux venir m'aider à couper le rôti ? s'écria Mrs. Weasley par la fenêtre de la cuisine.

—Oui maman, j'arrive ! Hermione, j'aimerai te parler de quelque chose après…

Mais Ginny ne put s'attarder d'avantage et se précipita dans la cuisine où Mrs. Weasley se battait sans vergogne contre un morceau de porc qui avait envie de tout, sauf de se faire découper en rondelles. Hermione se retrouva seule, assise à la table, et se laissa absorber par la contemplation du paysage si familier. Elle n'était pas revenue ici depuis la fin de la guerre, parce que les souvenirs y étaient trop pesants et que sa nouvelle vie de directrice du département de la justice magique lui prenait le plus clair de son temps. Bien sûr, elle voyait régulièrement les Weasley, ainsi que Leo, Solvejg et les Zabini, mais du reste, elle préférait oublier ce qu'elle avait vécu pendant la guerre.

Posant une main protectrice sur son ventre, elle respira une grande bouffée d'air salé, et laissa son regard dériver sur la plage. Au loin, trois pierres tombales s'érigeaient au milieu des galets et des herbes sauvages. Narcissa, Caliban et Cassie reposaient en paix. Hermione sentit son cœur se serrait, en pensant que jamais sa fille ne rencontrerait ses grands parents paternels. Elle n'était pas certaine que les Malefoy auraient bénis sa relation avec Drago, mais elle aurait tout de même aimé que Drago ait la chance de présenter leur fille à ses parents.

—Ils n'auront pu rêver meilleur cimetière.

Hermione se retourna vers Leo qui se tenait là et regardait dans la même direction qu'elle. Leo n'avait plus jamais été le même, depuis la mort de son frère. Il avait mis plus d'une année à refaire surface, et c'était grâce à Ginny qu'il pouvait sourire à nouveau. Hermione lui adressa un sourire triste.

—Ne sois pas triste, Hermione, ce n'est pas le jour pour pleurer. La vie continue, ajouta-t-il en posant une main légère sur le ventre d'Hermione.

—Comment fais-tu pour être toujours aussi sage et bon ?

—Caliban a prit la moitié de mon cœur en mourant. Mais il me reste encore une moitié. Et je m'efforce d'être heureux, parce que j'ai Ginny, et ma famille. Sans parler de mes amis.

Hermione lui sourit timidement. Comme toujours, Leo prononçait de sages paroles, un vrai baume sur le cœur encore fragile d'Hermione. Bientôt, Leo fut rejoins par Georges. Les deux hommes avaient lié une amitié quasi fusionnelle. La perte de leur moitié respective leurs avait fait se rapprocher, pour combler le manque de leur jumeau. Ils semblaient à présent se comprendre en un regard, et Ginny avait confié à Hermione qu'il ne se passait pas une semaine sans que les deux hommes se voient. La guerre n'était pas qu'à l'origine de séparation. Elle avait eut le mérite de rassembler deux âmes en perdition.

—Ma sœur va me rendre folle, grogna Georges.

—Pourquoi ? demanda Hermione intriguée.

—Georges ne veut pas lui présenter sa copine. Et comme je refuse de lui dire de qui il s'agit, elle a décidé de faire craquer son frère.

—Pourquoi tu ne lui dis pas ? interrogea Hermione, suspecte.

Leo et Georges échangèrent un regard, avant de se sourire mutuellement. Georges se plaça derrière Hermione et vint lui masser les épaules avec douceur, avant de se pencher à son oreille et de murmurer :

—Parce que ma copine n'est pas quelqu'un de totalement inconnue au bataillon.

—Et puis-je savoir qui c'est ?

—Tu le sauras bien assez tôt, elle ne va pas tarder à arriver.

Hermione arqua un sourcil devant le sourire mystérieux de Georges, mais n'insista pas pour en savoir d'avantage. Elle faisait confiance à Georges pour se trouver une petite perle rare. Regardant autour d'elle, Hermione réalisa bientôt que les tables étaient enfin mise et recouvertes de mets délicieux, et que les convives, au nombre de cinquante huit, s'installaient déjà sur les nombreuses chaises. Hermione se retrouva assise entre Remus et Drago, tandis que Ginny, Leo et Solvejg lui faisaient face.

Le repas fut divin, et chacun félicita Molly pour ses talents de cuisinière. On congratula aussi Hermione pour sa grossesse, et Leo et Ginny pour leur mariage. On remercia Drago d'avoir mis le Cottage à disposition pour l'occasion, et on porta un toast à cette journée ensoleillée. A la fin de la guerre. Aux amours. Aux amitiés. A la vie.

Hermione se vit refuser un verre de champagne, mais se vengea sur le jus de citrouille délicieusement frais. Quand la dernière miette du dernière gâteau fut engloutie par Teddy Lupin, qui mangeait presque plus qu'Hagrid, la rumeur des conversations diminua. Chacun avait le ventre plein, et l'euphorie des retrouvailles laissa bientôt place à la somnolence digestive.

Drago posa un bras autour des épaules d'Hermione, et elle laissa sa tête dodeliner contre son épaule, savourant ce moment paisible, seulement perturbé par le bruit des vagues derrière eux. Ce ne fut qu'après de longues minutes que Ginny brisa le silence, d'une voix douce et calme. Elle tenait la main de Leodagan avec force, et regardait Hermione avec appréhension.

—Nous avons quelque chose à vous annoncer.

Toute la table se tourna vers elle, intrigué par sa voix presque brisée.

—Rien de grave j'espère ? s'enquit Hermione.

Ginny lui adressa un petit sourire triste, avant de regarder son mari dans les yeux.

—Je viens d'apprendre que je ne pourrai pas avoir d'enfants.

L'annonce était telle une bombe. Hermione regarda Ginny sans comprendre la portée de ses mots, tandis que Leo prenait son épouse dans ses bras protecteurs. Mais Ginny ne pleurait pas, elle semblait au contraire sereine. Quand sa mère, qui pleurait déjà à chaudes larmes, vint poser une main potelée sur son épaule, Ginny la réconforta avec douceur.

—Ne pleure pas maman. Leo et moi avons décidé d'adopter. En fait, nous avons signé les papiers hier, et la semaine prochaine, le petit Liam nous rejoindra dans notre maison à Londres. Liam Fred Ronald Harry Caliban Stokertone.

La fierté qu'on entendait dans sa voix était telle que de grosses larmes coulèrent sur les joues d'Hermione. Celle-ci était complètement à fleur de peau depuis qu'elle était enceinte, et une aussi belle nouvelle ne pouvait que la faire sangloter de bonheur.

—Et nous voulions demander à Georges et à Hermione d'être le parrain et la marraine de notre fils.

Hermione ne parvint pas à répondre, tant elle était subjuguée par ses émotions. Elle se contenta d'acquiescer d'un signe de tête et de sourire, tandis que Georges donnait une grande claque dans le dos de Leo, et embrassait sa petite sœur sur les deux joues. Il s'empara de sa baguette et rempli le verre de chaque convive champagne, avant de lever sa coupe et de s'écrier :

—A Liam, mon filleul !

—A Liam, entonna l'assemblée.

Avant que chacun ne boive son verre, Ginny leva sa coupe en direction d'Hermione et murmura :

—A nos héros de guerre.

—A Ron, murmura Hermione.

—A Harry, continua Ginny.

—A Fred, renchérit Georges.

—A Caliban, ajouta Leo.

—A Cassie, sanglota Solvejg.

—A Tonks, souffla Remus.

—A Severus Rogue, termina Drago.

Tous ceux qui n'étaient pas là pour boire ce champagne. Tous ceux qui ne verraient jamais que Liam était un magnifique petit garçon blond aux yeux verts, qui ne rencontreraient jamais la belle Violett Malefoy-Granger. Tous ces héros qui ne sauront pas combien ils ont été pleurés, ni combien ils sont encore aimés. Ceux qui ne seront jamais oubliés, ni sur le papier, ni dans les cœurs. Ceux dont la tombe sera fleurie à jamais, et dont on parlera aux nouvelles générations. Ceux pour qui l'on s'est battus, jusqu'à la toute fin.

—Hey ! Regardez, s'exclama Solvejg. C'est Luna !

Tous se retournèrent vers la nouvelle venue : Luna, dont les cheveux blonds ondulaient jusqu'à la taille, s'approchait à grands pas, un sourire aux lèvres. Quand elle s'approcha de la table, elle fut accueillie par le baiser passionné de Georges. Ginny regarda son frère avec des yeux ronds, avant d'éclater d'un grand rire et de saluer Luna avec sa chaleur habituelle. Mais Luna n'était pas venue seule. Elle tenait dans ses bras un énorme livre à la reliure de cuire, sur la quelle était écrit en lettres d'or : « L'armée de Dumbledore et l'Ordre du Phénix : une Histoire sans Fin ». L'album photo, car s'en était un, devait contenir un millier de pages et un million de photos. Dans les mains d'Hermione, les modèles s'agitaient, et sur une photo, perdue au milieu des autres, Harry et Ron portaient une Hermione plus jeune, plus insouciante dans leurs bras. Hermione connaissait cette photo, elle avait été prise lors du mariage de Bill et Fleur. Elle se souvenait parfaitement de ce cliché, qu'elle avait fait développer en triple, un exemplaire pour chacun d'entre eux. Et elle savait aussi que derrière, étaient écrites leurs promesses de ne jamais se quitter:

—Vous êtes magnifiques, dessus, lui dit Luna de sa voix enchanteresse.

—Nous étions heureux.

—Tu peux l'être pour trois, à présent.

Hermione lui adressa un sourire rayonnant et se tourna vers Drago qui regardait lui aussi l'album, par-dessus son épaule. Elle s'empara de sa main et la porta à ses lèvres avec douceur, pour y déposer un baiser. Drago était surpris : Hermione n'aimait pas montrer ses sentiments en public, mais il ne laissa rien paraitre et lui adressa son éternel sourire en coin.

—Je suis heureuse, finit-elle par à dire à Luna.

Et Hermione le comprenait enfin. Heureuse d'attendre un enfant, heureuse d'être aimée par Drago, et de l'aimer en retour. Heureuse que la guerre soit finie, heureuse d'être entourée par sa famille et ses amis. Heureuse enfin, de pouvoir penser à Harry et Ron, non pas avec amertume et regret, mais avec mélancolie et gaité.

La journée s'acheva dans les rires et les pleurs de chacun. On se souvenait des bons moments, et l'alcool qui coulait à flot faisait ressortir des instants plus tristes. On consolait, on remémorait, on insultait, on aimait. Quand le soleil commença à décliner dans le ciel, il ne resta à table plus que les Weasley, Remus, Hermione et Drago, ainsi que Solvejg, Leo et Luna. Tous s'activaient à débarrasser la table, à nettoyer et à ranger la vaisselle. Regardant une dernière fois la mer, Hermione se sentit vivante et entière. Quand Drago vint la rejoindre, elle se retourna vers lui et lui adressa son plus beau sourire :

—Je veux venir vivre ici, murmura-t-elle.

—Cela fait six ans que j'attends que tu me le demandes.

—Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

—Parce que j'attendais que tu en aies envie, répondit posément Drago, tout en passant ses bras autour de la taille d'Hermione.

—Tu sais, Drago… Je t'…

—Tais-tu, l'interrompit-il avec douceur. Tais-toi, et tu ne me devras rien.

—Mais je te dois déjà tout.


Et voilà, c'est le point final. J'ai tellement de choses à vous dire, que je vais y aller méthodiquement.

Tout d'abord, la fin. J'espère que cette fin vous conviendra et qu'elle ne vous laissera pas sur votre faim (ahah le jeu de mot). J'ai voulu quelque chose de calme et de serein, mais aussi de triste et d'émouvant, j'espère que j'aurai su faire passer cette émotion. On découvrir un Drago et une Hermione profondément amoureux, mais dont les plaies de la guerre ne se sont toujours pas refermés. Drago conserve son vieux démon, celui de ne pas être à la hauteur, quant à Hermione sa peur de la guerre reste omniprésente. J'ai essayé de donné une fin heureuse aux autres, parce qu'ils l'ont mérité, et j'espère qu'elle vous semblera crédible.

Ensuite, je voudrais remercier toutes les personnes qui ont commenté tout au long de ces derniers mots les chapitres de cette fiction. Je ne vous le dirai jamais assez : Merci. Je retiens vos pseudos dans ma mémoire, vraiment vous avez été géniales. Ma boîte MP vous est ouverte si jamais vous avez des questions sur la fiction, comme c'est le dernier chapitre je ne pourrai pas vous répondre dans le suivant mais je serais enchantée d'y répondre en messages privés. Merci à vous tous.

Merci aussi à vous, lecteurs anonymes mais fidèles. Vous qui avez fait de ma fic une aventure fabuleuse. Toujours heureuse de voir la courbes des stat' de visites augmenter à chaque chapitre, c'est juste merveilleux. J'espère que cette fin vous plaira en tout cas !

Le fait de reprendre l'écriture ces derniers jours m'a fait un bien fou, j'avais oublié comme c'était bon de mettre par écrire toutes ces idées qui se bousculaient dans ma tête depuis des mois. D'ailleurs, comme je vous l'ai déjà dis, j'ai déjà commencé la rédaction d'une nouvelle fiction, que je pense publier bientôt (dans la semaine),c'est aussi une dramione alors n'hésitez pas à me mettre en « author alert » pour savoir de quoi il en retourne. Elle s'intitulera La Vie est une Chienne.

Ici s'achève mon petit discours, ça fait tout drôle de terminer une histoire, ma toute première fiction longue, une dramione qui plus est. 29 chapitres, d'environs 5 000 mots chacun, ça fait du boulot, mais tellement de bien ! Je ne saurai que vous conseiller d'écrire, si jamais vous aimer ça. D'ailleurs, si jamais vous voulez un avis, n'hésitez pas à m'envoyer vos fic par MP, je me ferai un plaisir de les lire !

Sur ce je vous dis à bientôt, et surtout, portez vous bien !