Bonjour à toutes et à tous,
Quelques réponses à des commentaires :
Sensei-Sakka : J'espère que tu vas apprécier la nouvelle scène avec Gaara et que tu retrouveras un peu l'image du Gaara que tu imagines.
Sans décembre : les origines de Sasuke. Dans les premiers chapitres, j'explique que pour que Naruto puisse grandir, il faut que Kushina conçoive un autre enfant mais d'un père différent à celui de Naruto, donc avec un autre homme que Minato. Elle rassure ce dernier en disant que cet homme ne fait pas parti du cercle de ses amis et de l'Olympe. Il reste donc que deux possibilités : un mortel ou un habitant des Enfers. J'en reste là pour garder un certain suspens.
Bonne lecture à toutes et à tous.
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Alors que les déesses levaient leur verre, un frisson parcourut le dos de Gaara. Il lui semblait qu'une personne posait son regard sur lui. Il se tourna vers l'origine de cette impression et tomba sur l'image de Matsuri au milieu de ses amies. Bien que Sakura fût présente, tout avait l'air de bien se passer. Au début, lorsqu'il avait vu la déesse aux cheveux roses la rejoindre, il avait craint qu'elle s'en prenne encore à Ayame ou à elle. Cependant, il s'était obligé à rester où il se trouvait quand il constata qu'Ino accompagnait sa presque soeur. Puis, Karin était également là. Ainsi entourée, il savait qu'elle était entre de bonnes mains. Il s'était alors concentré sur sa discussion avec Kankuro et Saï. Ce dernier avait aussi observé l'arrivée de Sakura mais il avait promit à Ino de lui faire confiance et de n'intervenir qu'à sa demande.
Pour le moment, les yeux du dieu des Vents se plongèrent dans ceux de Matsuri. Il fronçât un instant les sourcils. Elle le fixait avec une telle intensité alors que ses joues étaient rougies. Les autres divinités avaient surement dû la mettre mal à l'aise en parlant de leur intimité. Cependant, son regard exprimait autre chose de plus profond. Son amante avait l'air envieuse avec un soupçon de désir dans ses prunelles. C'est alors qu'il repensa à leur nuit de noce. La culpabilité lui serra le coeur. Il s'était montré impatient ainsi qu'égoïste et c'était Matsuri qui en avait payé le prix. Il lui avait infligée une horrible douleur alors que lui, il avait découvert un monde qu'il n'avait jamais effleuré auparavant. Fort de son expérience, Gaara n'avait aucunement ressenti de tressaillements ou de frémissements de sa part. Son épouse n'avait pas eu la chance de connaître la même jouissance que lui et c'était de sa faute. Il se promit alors d'y remédier et dès ce soir. A cette idée, il avait maintenant hâte que cette journée se termine.
"- Et bien, Gaara, à quoi peux-tu penser pour afficher ce petit sourire sournois sur le visage, le poussa à revenir à la réalité un dieu aux ailes blanches, taquin comme un petit diable et lui sautant sur le dos. Et vu la direction de ton regard, c'est surement à Matsuri.
- Naruto, souffla-t-il en sortant de sa surprise. Je ne pense pas que cela soit de ton âge.
- Mais qu'est-ce que vous avez tous avec cette phrase ! S'offusqua ce dernier en descendant de son dos. Je ne suis pas né de la dernière pluie tout de même. Je suis quand même le mieux placé pour savoir comment cela se passe."
S'il avait quelque peu plaisanté un instant plus tôt avec Temari qui lui avait fait la même remarque, cette fois-ci, le dieu de l'Amour a eu un peu plus de mal à l'encaisser, surtout venant de son plus ancien ami. Celui-ci avait compris que sous ce ton qu'il aurait voulu de plaisanterie, l'Eros était quelque peu blessé à force de l'entendre.
"- Excuse-moi, présenta Gaara. Cependant, cela touche le domaine privé et je n'en suis pas le seul détenteur. Je dois avouer que parfois ton physique de jeune garçon nous induit bien souvent en erreur.
- Mouais, fit boudeur et peu convaincu Naruto. Bah, cela n'a pas vraiment d'importance pour l'instant. J'ai d'autres préoccupations en tête.
- Ton entraînement sans doute, suggéra le dieu des Vents en suivant la direction du regard de son camarade aux cheveux blonds.
Il énonça cette hypothèse car ce dernier regardait du coin de l'oeil son père qui discutait avec sa mère et ses grand-parents. Ils étaient tous les quatre autour d'une des tables de jeu et bien sûr Tsunade perdait tous ses paris tenus par Sasuke. Cela fit sourire discrètement Naruto, soulagé que la souveraine de l'Olympe oublie pour un court moment ses tourments. Enfin, il espérait que Jiraya se remette en question, ce qu'il semblait faire. Depuis le récent mariage, il ne lâchait plus son épouse d'une semelle. Cependant, était-ce pour les bonnes raisons ? Naruto en avait un léger espoir mais il doutait de la capacité du dieu des Dieux à se remettre en cause, orgueilleux comme il était. Revenant à ses moutons, il se concentra de nouveau sur le nouveau marié.
"- Tout à fait. Papa, va surement vouloir rattraper le retard dans nos activités à cause de la cérémonie et du temps que nous avons pris pour la préparer. Je sens que nous allons souffrir avec Sasuke, affirma le dieu de l'Amour, voulant garder pour lui le malaise existant dans le couple souverain. Enfin, dis-moi, mon ami, alors qu'est-ce que cela fait d'avoir la corde au cou ?
- C'est... comment dire..., hésita Gaara, pensif. Je ne saurais pas vraiment te le décrire. Il faudrait que tu le vives pour le comprendre.
- Tu me laisses songeur. Tu m'as l'air heureux et c'est le plus important. J'espère le vivre mais ce n'est pas gagné, s'exaspéra Naruto.
- Pourquoi dis-tu cela, intervint Kankuro. Grâce à la reprise de ta croissance, tu vas surement faire des ravages dans le rang des habitantes de l'Olympe et des Mortelles, tout comme ton père. A moins que tu penses encore être amoureux de Sakura. Au vu de son ressentiment inexpliqué vis à vis de toi, je peux comprendre un peu ton désespoir."
En entendant son oncle l'encourager, l'Eros en fut un peu surpris. C'était la première fois qu'il le réconfortait dans ce domaine. C'était un bon professeur en ce qui concernait la forge mais c'était assez étonnant de l'entendre parler d'amour. Il se mit alors à rire. C'est en constatant ses interlocuteurs se regarder, ne comprenant plus la situation qu'il se calma.
"- Excusez-moi... mais c'est assez inhabituel que tu fasses ce genre de remarque. Je t'en remercie Kankuro. En ce qui concerne Sakura, je dois avouer que je ne sais plus vraiment quoi en penser. D'un côté, mon coeur se rappelle ses élans à son égard, mais de l'autre, son comportement à mon encontre le blesse.
- Tu as encore du temps, mon cher neveu, intervint Kakashi qui avait entendu les paroles de Naruto. Prends le temps de grandir et tu pourras en profiter bien assez tôt avec Sakura ou sans. Tu auras l'embarras du choix, j'en suis sur.
- Profiter ? Ce n'est pas mon souhait. Trop de siècles de solitude me poussent plutôt à aspirer à une relation stable et sérieuse. Réfléchit le dieu ailé qui eut, sans savoir pourquoi, le flash d'une jeune enfant dansant au pied d'une cascade. Enfin, tu as raison. J'ai encore du temps. Mon corps n'a que huit ans après tout. Mais dis-moi Kankuro, à quand le tien, de mariage ? J'espère que tu ne feras pas trop attendre Ayame.
- Cela, mon petit, c'est mon secret, lui répondit le dieu des Forges en lui ébouriffant les cheveux.
- Mais, Ayame,... tenta Kakashi, qui ne voulait pas que son improvisation d'un véritable goujat n'ait pas été en vain.
- Ayame est au courant, rassure-toi, mon frère, le coupa Kankuro, des plus sérieux. Je ne suis pas encore en mesure d'accepter ce bonheur pour le moment. J'ai une chose à terminer avant."
Tout le monde était très intrigué par cette dernière phrase mais comprenant que leur compagnon souhaitait ne pas s'étendre dessus, ils le laissèrent tranquille. Même la curiosité de Naruto respecta ce désir silencieux, se doutant que cela concernait sa rédemption. Quand au dieu des Forges, en parlant de sa fiancée, il avait posé son regard sur elle. A ce moment, il constata les sillons de larmes sur ses joues. Il en eut le souffle coupé. Que s'était-il passé pour qu'elle ait pleuré ? Sakura l'aurait-elle encore attaquée ? C'est sans se préoccuper de ses compagnons qu'il se dirigea vers le groupe de déesse.
Grâce à ses grandes enjambées, il fut très rapidement auprès de sa belle, arrivant dans son dos. Kankuro lui prit le bras pour la serrer contre lui. Surprise par ce geste, elle poussa un petit cri pensant à un agresseur mais se retint de se débattre quand elle reconnut le torse musclé de son fiancé. Ayame leva les yeux vers son visage et le vit foudroyer du regard la déesse de la Sagesse. Comprenant qu'il se méprenait, elle le poussa de ses moindres forces loin de ses camarades. Déboussolé par ce geste, le fils de Tsunade se laissa faire avant de constater qu'elle les avait isolés de tous. Il se résolut à éclaircir la situation.
"- Ayame, pourquoi m'as-tu forcée à m'éloigner ? Je vois bien que tu as pleuré et je suis sur que c'est à cause de Sakura. T'a-t-elle encore insultée ou blessée d'une manière quelconque ? Si c'est le cas, ne la couvre pas et dis-moi que j'aille la remettre à sa place.
- Kankuro, calme-toi, lui pria la princesse troyenne. Sakura ne m'as rien fait. C'est tout le contraire... Elle m'a rassurée et réconfortée.
- Tu en ais sur, s'étonna son fiancé, n'y croyant pas ses oreilles. Mais tes larmes ? Et pourquoi as-tu besoin de réconfort ? N'es-tu pas heureuse ?
- Si je suis heureuse d'être liée maintenant à toi et de me dire qu'un jour je deviendrais ton épouse, mais..."
Ayame arrêta sa confession ne savant pas comment continuer car il avait une part de responsabilité et elle ne voulait pas le blesser. Il avait tellement déjà souffert. Elle se détacha de lui croisant les bras en se tenant le bas des épaules. Elle sentit les larmes de nouveau couler alors que son dos trésautait à cause de ses sanglots.
"- Ma princesse, qu'as-tu ? Qu'essaies-tu de me dire ? Ais-je fais quelque chose de mal ?, s'inquiéta le dieu des Forges.
A cette dernière question, la concernée se redressa quelques secondes avant de baisser la tête sans pour autant se retourner vers lui. Cette maigre réaction confirma la crainte de Kankuro. Il était le responsable de sa peine. Cependant, en quoi ? Le couple vivait simplement et leur quotidien n'était que félicité sauf un seul point...N'ayant que cette hypothèse, il osa demander confirmation. Pour se faire, il s'approcha d'elle et posa ses mains de part et d'autre de son cou.
"- Est-ce notre intimité qui ne te satisfait pas ?
-...
- Ayame, dis-moi, insista son fiancé. Est-ce à cause d'hier soir ?
- Les... déesses..., elles ont... raconté quelque peu ton passé avec... avec les Nymphes...
Pensant comprendre ce qui la chagrinait, Kankuro ne sut pas quoi dire mais essaya tout de même de se justifier ne la laissant pas continuer.
- Je voudrais pouvoir te dire que leurs histoires sont totalement fausses mais... Comprends-moi, je reste un homme. J'avais tellement besoin de me sentir aimer, même si ce n'était que superficiel. Cependant, je t'assure que depuis que tu es rentré dans mon coeur, je n'ai plus...
- Ce n'est pas le problème, l'arrêta Ayame d'une voix remplie de sanglots. Je te fais confiance et je sais que tu m'es fidèle. De plus, tu as tout à fait le droit d'avoir un passé, tout comme moi.
- Mais alors...
- Hier soir, tu m'as... tu m'as fait espérer de t'appartenir toute entière... J'ai vraiment cru que tu allais réaliser mon plus grand souhait : me faire véritablement l'amour... Tu m'as fait connaître le plaisir mais... ce n'est pas ce que je veux.
Ayame refit alors face à lui et leva le visage ravagé par les larmes vers lui.
- De savoir que ces Nymphes ont reçu le privilège que tu me refuses,.. j'ai eu terriblement mal et j'ai douté de tes intentions,... de tes sentiments.
Elle se mit alors à lui frapper le torse de ses points tout en s'y enfouissant le visage et en se lamentant. Il resta immobile, recevant chacun de ses faibles coups sans sourciller et en l'écoutant.
- Pourquoi ? Pourquoi elles et pas moi ? Nous sommes fiancés maintenant alors pourquoi ? Dis-moi pourquoi ?
- ...Parce que je t'aime," lui répondit-il.
Cette réponse eut le don d'arrêter le martèlement d'Ayame qui porta ses yeux sur lui. Il la regardait tendrement mais il exprimait aussi une profonde détresse. Kankuro lui caressa du bout du doigt la joue avant de continuer.
"- Ces femmes n'étaient qu'un divertissement, un défouloir. Toi, tu es la femme de mon éternité. Je me refuse de te souiller avec mes péchés. Je ne me sens pas le droit de te faire mienne, tout comme de t'épouser tant que je porterai ce fardeau et cela malgré mon envie grandissante de te posséder.
- Kankuro..., dit profondément toucher son aimée.
- Je sais que je te demande beaucoup en exigeant de toi de m'attendre. Si cela te semble trop difficile, tu as tout à fait le droit de rompre nos fiançailles. Je ne te l'interdirai pas. J'empêcherai même mon père de te reprendre ton immortalité.
- Jamais, jamais, je te quitterai... tenta-t-elle de le contredire.
- Laisse-moi finir, la supplia son amant avant d'affirmer avec détermination. Je ferai de toi mon épouse, sois en sure. Je ne sais pas quand exactement mais je le ferai, que mon projet réussisse ou non. Je veux juste essayer avant de l'abandonner. Je te le promets sur le Styx."
Bouleversée par cette promesse inviolable, Ayame se jeta sur ses lèvres lui faisant bénéficier d'un baiser des plus fougueux, faisant office de réponse. Kankuro y répondit, sentant de nouveau le désir l'envahir. L'attente va également le torturer. Le rompant conjointement, les fronts collés l'un à l'autre, la fiancée lui souffla doucement.
"- J'attendrai. Je souhaite juste une chose : ne détruit plus mes espoirs comme hier soir.
- Je te le promets sur...
- Non, l'arrêta-t-elle. Ne termine pas ta phrase. Je ne voudrai pas que le dieu Jiraya soit dans l'obligation de t'envoyer aux Tartares pour n'avoir su tenir ta parole... Tu restes un homme et dans ce domaine, il est parfois difficile de garder la tête froide."
Son fiancé se mit à sourire, reconnaissant la véracité de ses dires. Il l'embrassa de nouveau alors qu'elle mit les bras autour de son cou se collant encore plus à lui, heureuse. Il avait su la rassurer définitivement. Cette intimité se fit sous le regard attendri des déesses qui avaient suivi le couple quand Ayame avait forcé Kankuro de s'éloigner. Toutes avaient bien vu ses yeux lancer des éclairs de colère envers Sakura qui n'avait rien à se reprocher. Apparemment, leur amie avait réussi à résoudre le malentendu. Cependant, une des divinités ne décolérait pas. C'était celle de la Sagesse. Cette dernière était sure que quelqu'un avait dû la calomnier auprès de son frère d'adoption. Pour elle et sans raison rationnelle, cette personne possédait des ailes blanches qu'elle avait aperçues en sa compagnie avant qu'il ne rejoigne leur petit groupe de femmes. Sakura était sur le point d'exiger de sa part une explication quand Gaara les invita tous à rejoindre la grande salle de réception pour partager le prandium.
Au même moment, sur la terre des Mortels, des Hyuga avaient l'impression que leurs yeux allaient sortir de leurs orbites tellement ils les écartaient. Ils juraient être entrain de vivre une hallucination lorsqu'une petite procession rentra dans la salle à manger. Devant eux, marchant aux côtés de son père adoptif et de sa tante, Neji se dressait fier mais surtout sans aucunes marques de blessures. Derrière eux, suivirent Fugaku, Mikoto et au milieu d'eux leur fils Itachi, aussi frais qu'un gardon alors qu'il aurait dû garder le lit pendant encore quelques jours. Tous poussèrent un cri étouffé quand Tsume fit son apparition au bras de son époux Senji. Ce dernier se dressait athlétique, une nouvelle force émanant de cet homme qui était aux portes des Enfers il y a quelques heures à peine au vu de ses graves meurtrissures. Hiashi s'installa à la place réservée au chef de la famille lors des repas. Après avoir invité ses amis à prendre place auprès de lui, il s'adressa à sa maisonnée, debout devant tous.
"- Chère famille, je me dois de vous rassurer. Vous ne vivez pas un mirage ou le dieu Lee n'est pas entrain de nous faire subir une de ses facéties dont il a le secret. Nos blessés sont, comme vous pouvez le voir, des miraculés. Les Dieux ont béni notre demeure de leur présence la nuit dernière. Ils ont usé de leurs privilèges pour soigner mon fils Neji, le jeune Itachi Uchiwa et le seigneur Senji Inuzuka.
- Comme tous les Hyuga, j'ai une grande confiance dans la puissance de nos divinités. Je suis heureux du retour en bonne santé de nos rescapés, intervint un des anciens. Cependant, en êtes-vous surs ? N'était-ce pas des esprits malins qui nous jouent un mauvais tour, reprenant leurs vies quand ils seront las de s'amuser de nos espérances ?
- Je reconnais bien là votre pragmatisme, mon cher oncle, malgré votre foi, lui répondit Hiashi. C'est pour cette raison que j'ai fait venir du temple de Jiraya une Sibylle. Je vais donc lui laisser la parole.
L'assemblée se tourna donc vers la porte qui s'ouvrit laissant passer la devineresse, une toge sur les épaules s'étalant sur sa chevelure jusqu'à cacher son front. Elle s'avança devant la populace de la villa et entreprit de raconter sa possession par la déesse Tsunade d'un ton impérial et appuyée par le témoignage des médecins qui l'avaient suivie. Tous retenaient leur souffle quand d'un geste solennel, elle découvrit le haut de son visage. Au milieu de son front, un losange rouge-violacé apparut.
"- Je vous affirme haut et fort que les Dieux ont apposé leurs mains sur ces seigneurs. Après avoir eu l'honneur de lui servir de réceptacle, la souveraine de l'Olympe m'a marquée de son empreinte, prouvant ainsi mes dires. Soyez digne de la responsabilité qui est maintenant la vôtre. Honorez les Dieux de leurs bienfaits."
Toute l'assemblée promit qu'il en serait ainsi, raffermissant leur foi. Chaque personne se sentait fier d'appartenir à une famille protégée par les Dieux. A la demande de Hiashi, Fugaku et Senji, la Sibylle avait accepté de garder secret la présence des marques, ne désirant ne pas divulguer cette information pour l'instant à trop de monde. D'ailleurs, n'était-ce pas son rôle, tenir cacher la volonté des divinités jusqu'au moment opportun, leur avait-elle affirmé à son réveil. L'Uchiwa et l'Inuzuka, bien qu'ils fussent félicités d'avoir été ainsi gratifiés, ne purent s'empêcher de penser qu'ils devront faire de même dans leur propre maison. Ils profitèrent de l'invitation d'Hitomi à la devineresse à partager leur repas pour lui quémander une faveur : venir également devant leurs gens pour confirmer tout ceci. La Sibylle refusa la proposition de son hôtesse tout en rassurant les deux hommes. Elle sera là dès qu'ils en feront la demande. C'est là-dessus, escortée par un esclave, qu'elle reprit le chemin du temple de Jiraya après avoir de nouveau dissimulé le losange sur son front.
Hiashi réclama le silence et claquant des mains, fit signe aux esclaves d'apporter le prantium. Certains convives s'installèrent sur les banquettes en position semi-assisse. D'autres préférèrent rester debout. Les serviteurs leur servirent du fromage, des fruits, un peu de légumes, une bouillie (pecumia), du pain trempé dans du vin et comme boisson, de l'eau ou du vin allongé. Les Hyuga et leurs invités consommèrent également des plats chauds, constitués des restes de la veille. Durant ce frugal repas, généralement servi vers midi en temps normal, les anciens et les membres du conseil discutèrent avec les trois chefs de famille de cette bénédiction et du déroulement des prochaines semaines.
Tous se mirent d'accord sur le fait qu'il fallait organiser des jeux pour honorer et remercier les Dieux. Cependant, le Cirque coûtait cher. Hiashi leur informa de son désir d'organiser une réunion avec leurs principaux alliés pour le lendemain. Il proposa alors de les informer de ce projet afin d'obtenir leur aide pour son financement. Ainsi, ils pourront également bénéficier de l'aura que cela allait surement engendrer dans leurs affaires et ainsi renforcer leurs liens. Fugaku et Senji l'appuyèrent dans ce sens. Ils eurent même l'idée d'impliquer certains sénateurs de leurs amis afin de montrer à leurs ennemis leur nouvelle influence et leur puissance. Alors que leur petit conseil se mettait d'accord, les femmes félicitèrent Hitomi et ses compagnes de leur nouvelle félicité mais surtout d'avoir retrouvé leur enfant et mari en bonne santé. Toutes les trois les remercièrent en jetant un coup d'oeil à leur progéniture.
Itachi et Neji s'étaient installés l'un à côté de l'autre alors qu'Hana, rougissante et osant participer à leur discussion, était près de la banquette du jeune Uchiwa. Hinata, heureuse de retrouver celui qu'elle considère comme un grand frère, refusait de le laisser seul et ne le lâchait pas d'une semelle. Elle donnait l'impression d'avoir peur de le voir s'évaporer si elle le quittait une seule seconde des yeux. D'ailleurs, ce fut très difficile de l'amener à la sieste. Sa mère dût élever quelque peu la voix pour se faire obéir. Quand sa cousine se résigna à suivre sa nourrice, Neji souffla de soulagement. Il était très mal à l'aise avec elle, ne savant toujours pas comment réagir avec elle. Il était partagé entre son désir de suivre les conseils de son père adoptif sur la protection qu'un chef doit exercer sur sa famille proche et le sentiment de trahir sa mère en s'attachant à sa tante et à sa cousine. Son attitude eut le don de faire rire Itachi, fait des plus rares mais son ami pouvait se vanter de réussir cet exploit et cela involontairement. C'est gêné que Neji termina son repas.
L'après-midi se déroula tranquillement pour toute la famille Hyuga et leurs invités. Les Uchiwa et les Inuzuka avaient décidé de rester avec leurs hôtes pour que Fugaku et Senji puissent aider Hiashi à préparer la réunion du lendemain. Beaucoup de missives devaient être envoyées et les détails peaufinés. Ils parlèrent également des jeux du Cirque à planifier. N'étant que tous les trois, ils ne dressèrent que les grandes lignes en attendant de prendre les décisions finales avec les autres familles. Les garçons avaient reçu l'ordre de se reposer mais se sentant en pleine forme, ils avaient protesté. Cédant, leurs parents leur avaient autorisés à pratiquer quelques passes au gladius (glaive en bois) sous la surveillance du maître d'armes et de leurs mères. Ces dernières continuèrent leur tissage dans un salon dont la porte fenêtre donnait sur le terrain d'entraînement. Elles l'avaient maintenue ouverte pour avoir un oeil sur leur guerrier en herbe. Au côté de Tsume, Hana étaient avec elle, perfectionnant l'art de la broderie, regardant furtivement et sans pouvoir s'en empêcher Itachi, torse nu, un bandage autour des flans pour cacher la marque divine.
En Olympe, la fin de journée s'approchait à grand pas. Kakashi venait de partir en compagnie de Tenten afin d'accomplir leur principale mission. Le premier monta sur son char de feu pour aller coucher le soleil alors que la protectrice de la lune se préparait également à lever l'astre de la nuit. La petite famille de Naruto ne tarda pas à reprendre le chemin de leur palais. Kushina ne cessait de jeter des regards à Minato qui semblait depuis son retour de chez les Mortels songeur, voir préoccupé. Etait-ce le futur récit de ses fils sur leur agissement qui le plongeait ainsi dans ses pensées ou était-ce autre chose ? Elle espérait en connaître bientôt la raison. Pour l'heure, elle se promit de lui faire oublier ses idées noires et elle connaissait un très bon moyen pour ça.
Jiraya surprit Tsunade quand il se proposa à la raccompagner chez eux au lieu de profiter de la proposition de Gaï, Lee et Kiba d'aller s'enivrer avec quelques Nymphes et Naïades. Son époux se rappelait-il enfin qu'il avait une femme aimante qui n'attendait que lui ? Les souverains des Mers et des Océans ainsi que ceux des Enfers rentrèrent chez eux. Enfin, le premier couple partit en leur palais sous-marin. le second rejoignit celui qu'Ino habitait lors de son passage au Mont Olympe. Kankuro et Ayame prirent également congé après avoir salué les nouveaux mariés. Après le départ du dernier de leurs invités et se trouvant dans leur chambre, Gaara, désireux de tenir sa promesse, captura son épouse entre ses bras, son dos contre son torse. Il lui murmura à l'oreille.
"- Enfin seuls. J'ai attendu de te tenir ainsi dans mes bras toute la journée.
- Gaara,..., moi aussi.
Le Dieu des Vents lui déposa de doux baisers dans le cou. Elle pencha alors la tête un peu sur le côté tout en la posant sur son épaule pour lui y faciliter l'accès. Matsuri sentit une main s'insinuer dans sa tunique et lui saisir doucement un sein qu'elle commença à caresser. Elle entrouvrit la bouche alors que de faibles gémissements en sortirent. Ceux-ci s'intensifièrent quand l'autre main de son époux remonta le bas de son vêtement pour toucher la peau de sa cuisse. Soudain, des doigts s'approchèrent de son intimité, l'effleurant. Surprise et se rappelant son agression, elle posa sa propre main dessus pour les écarter d'elle.
"- Matsuri, susurra Gaara, je t'aime, N'aie pas peur. C'est moi, rien que moi.
A ces paroles rassurantes, la déesse de la Vertu lâcha sa prise et le laissa atteindre ses lèvres intimes pour enfin sentir un de ses appendices lui caresser l'intimité. Son souffle s'accéléra alors qu'il continuait à lui torturer la poitrine. Elle se frotta instinctivement contre lui et se rendit compte de l'effet qu'elle avait sur lui. Gaara était excité et la désirait. Rassemblant tout son courage, elle posa sa main sur son vit dressé et lui fit subir le même traitement à travers ses vêtements. Elle l'entendit alors grogner de plaisir à cette sensation. Encouragée par ce que ses oreilles percevaient, elle intensifia son geste.
- J'ai tellement envie de toi, ma déesse, gémit-il en insinuant ses doigts en elle alors que le frottement de sa paume stimulait son bouton de plaisir.
A cette nouvelle torture, Matsuri ne résista pas longtemps et sentit pour la première fois de sa vie un noeud se former dans son bas-ventre qui grandissait encore et encore avant d'exploser, l'inondant de jouissance. C'est le souffle court qu'elle l'entendit.
- Je suis heureux. Je t'ai offert ton premier orgasme...Mais je désire plus."
Gaara la retourna vers lui et lui captura les lèvres doucement tout d'abord avant de rendre le baiser de plus en plus langoureux, de plus en plus passionné. Il la déshabilla avant de se défaire de ses propres vêtements. La portant, il la conduit jusqu'au lit pour l'y allonger. Alors qui montait lui-même sur le matelas, s'installant entre ses cuisses, le dieu des Vents la sentit se tendre.
"- Quelque chose ne va pas ?
- C'est que... j'ai un peu... peur...
- Peur ? S'étonna-t-il. Pourtant, tu n'es plus vierge.
- Je sais mais... cela a été si... brutal hier... que j'appréhende... de nouveau la douleur", confessa son amante, les larmes aux yeux d'éprouver cela.
A cet aveu, le coeur de Gaara se brisa de tristesse. Il avait bien vu qu'il avait été trop prompt la veille, mais il n'avait pas réalisé que c'était à ce point. Désirant se faire pardonner, il l'embrassa de nouveau pour essayer de la détendre tout en reprenant ses caresses.
"- Pardonne-moi. C'est ma faute... J'ai tant voulu respecter ta fonction de déesse de la Vertu et ton souhait que l'attente m'a rendue trop impatient. Je n'ai pas réussi à me retenir hier... Je te promets d'y aller plus doucement", lui affirma son époux en parsemant tout son corps de baiser avant d'arriver devant son jardin secret qu'il suçota.
Cette nouvelle sensation fit perdre la tête à Matsuri, rassurée par cette promesse et confiante. Elle ressentit de plus en plus le désir de l'avoir en elle. Elle souffla dans un gémissement.
"- Gaara,..., Viens."
Son amant ne se fit pas prier et c'est en la regardant dans les yeux, qu'il la posséda de nouveau. Comme promis, il s'avança doucement pour ensuite commencer ses mouvements lentement pour ne pas la brusquer. Un besoin impérieux s'apparat de son épouse qui accéléra d'elle-même ses hanches lui donnant le signal de se laisser aller à ses envies. Ce que le couple ne savait pas, c'est que des Nymphes, voulant savoir ce qu'avait cette nouvelle mariée de plus qu'elles, se trouvaient en dessous de leur fenêtre. Elles entendaient les gémissements des deux amants quand soudain, un immense cri les fit sursauter, suivi par le prénom de Matsuri prononcé dans un son roque de plaisir. Les espionnes partirent en grommelant dans leur barbe en pensant que jamais leur ex amant les avait amenées à une telle jouissance en les faisant hurler ainsi.
Ce ne fut pas le seul couple à goûter à une nuit d'ivresse. Au sein du palais des Plaisirs de Kushina, celle-ci se déhanchait au-dessus de Minato, en sueur et se cambrant sous l'expression de leur amour. Saï disait au revoir à Ino d'une manière des plus sensuels avant son départ le lendemain pour les Enfers. Suigetsu faisait vivre de nouveau à Karin l'expérience de l'amour au grès des vagues. Shikamaru attaché sur un fauteuil subissait avec plaisir les fantasmes de Temari. Tous les couples s'endormirent heureux après leur ébat dans les bras de leur conjoint. Tous ?! Non. Une déesse se laissa aller au sommeil, une larme coulant sur sa joue, son espérance de se voir combler à nouveau anéantie encore une fois. La colère et les doutes avaient envahi le coeur d'un dieu, lui parasitant l'esprit, incapable de penser à honorer celle qui dormait à son côté.
Le lendemain, comme tous les matins, un dieu des Arts mais également gardien de l'astre solaire grommela en se levant de son lit. Lui qui adoraient les grasses matinées, il était condamné à immerger de sa nuit avant tout le monde et même la faune et la flore pour monter son char. Il était de son devoir de tirer tout l'univers de son sommeil en élevant le soleil dans le ciel. Alors que ses chevaux l'amenaient vers les nuages, Kakashi aperçut Tsunade sur une terrasse de son palais. Il fronça les sourcils. C'était assez rare. Le couple souverain de l'Olympe n'était pas connu pour être des lève-tôt. Il devait surement y avoir un problème. Le conducteur à la grise chevelure aimait bien l'épouse de Jiraya qui était pour lui comme une tante et avait aidé sa mère à l'élever dès le jour où elle accepta leur existence à sa soeur et à lui. Ne pouvant pas s'y pencher plus avant, il continua son ascension.
Un rayon de soleil naissant alla taquiner le visage de Jiraya qui se réveilla. Il avait cauchemardé toute la nuit en rêvant de Tsunade au bras d'un autre ou le quittant sans explication. Désirant serrer son épouse contre lui pour lui souhaiter le bonjour et se réconforter, il tendit le bras mais y rencontra le vide. Etonné, il tourna son visage vers la place où il aurait dû pouvoir la voir. Elle n'était plus là. Intrigué mais surtout quelque peu paniqué de voir ses songes se réaliser, le dieu des Dieux s'asseya et scruta la pièce sous toutes les coutures. Il observa les mouvements d'un grand rideau au vent, prouvant que la porte fenêtre se trouvant derrière était ouverte. Il se leva et s'y dirigea. Se faisant, il aperçut la silhouette de sa légitime femme apparaître à travers le tissu mouvant à son grand soulagement. Elle était là.
Sa déesse était debout, regardant le ciel, enroulée dans un grand châle pour se protéger de la fraîcheur de l'aurore. Elle était tellement belle dans les couleurs du soleil levant pensa-t-il avant de se renfrogner. Jiraya la trouvait sublime et se gratifiait d'avoir une telle épouse, aimante à sa façon, fidèle et loyale. Malgré cela, il n'arrivait pas à s'empêcher de la tromper sans en connaître réellement les raisons. Il souffla en se disant que toute manière, elle était au courant bien avant leur mariage de sa tendance à être volage. Si elle avait accepté de l'épouser, c'est qu'elle avait aussi accepté cette part de lui. De toute façon, malgré ses colères légendaires, elle ne l'avait jamais quitté. Alors, pourquoi le ferait-elle maintenant ? C'est sur cette réflexion rassurante qu'il s'avança vers elle.
Ignorant les pensées de son divin époux, Tsunade avait vu Kakashi lever le soleil et le suivait du regard mais ses yeux étaient nostalgiques et n'exprimaient que tristesse. Elle savait qu'une assemblée allait avoir lieu dans la matinée et elle allait devoir donner le change et ne rien laisser paraître. Elle aurait tant voulu exprimer sa détresse comme les autres déesses mais en tant que souveraine, elle devait se montrer forte. En temps de déprime, la mère de Minato et Kankuro aimait regarder la nuit faire place au jour et observer la vie s'éveiller sous la chaleur naissante du soleil. A ce moment-là, elle laissait toutes ses peines s'exprimer et accompagner la lune dans son retrait du ciel. Ce matin ne faisait pas exception et avait eu tendance à se répéter en ce moment, face au bonheur de ses enfants et des autres couples. Elle n'était pas jalouse mais heureuse pour eux. Cependant, Tsunade aurait tant voulu connaître une telle félicité dans son mariage.
Les débuts de son union avaient été merveilleux. Il faut avouer qu'elle avait tellement attendu que son mari la remarque enfin et lui prouve ses sentiments. Malheureusement, cela avait commencé à se détériorer un petit peu avant sa deuxième grossesse et la reprise des aventures extra-conjugales de Jiraya. Elle avait vraiment cru qu'il avait changé pour elle mais ce ne fut pas le cas, enfonçant dans son coeur un poignard au fil des siècles. La naissance de Naruto avait ravivé quelque peu la flamme de son espoir de n'être que l'unique femme de ses pensées et de son coeur. L'aura dégagée par le dieu de l'Amour avait eu pour effet de révéler à tous les sentiments profonds pour la personne désirée et pour Jiraya, ce fut pour elle. Il était alors resté quelques temps fidèle mais avait repris sa vieille habitude au bout de quelques siècles, pour son plus grand malheur.
Alors qu'une larme allait couler, deux bras se posèrent de part et d'autre de ses épaules. Sachant pertinemment que c'était surement son infidèle époux, Tsunade retint ses sanglots et reprit une expression neutre en l'entendant la saluer.
"- Bonjour, mon petit paon. As-tu bien dormi ?
- Bonjour, Jiraya... Ma nuit fut courte. Tu ronfles vraiment trop fort," lui répondit-elle d'un ton sans aucune chaleur, le surprenant.
La déesse se dégagea de son emprise sans lui offrir un seul petit baiser, contrairement à son habitude. Elle passa à côté de lui sans lui accorder un seul regard et se dirigea de nouveau vers l'intérieur quand elle fut stoppée par le dieu des Dieux, lui saisissant le bras.
"- Que se passe-t-il, Tsunade ? Depuis le mariage de Gaara, j'ai l'impression que tu me fuis.
- ... Je ne te fuis pas, Jiraya, mentit-elle. Je suis juste entrain de me préparer et me concentrer pour l'assemblée des Dieux que tu as convoqué. Je dois être irréprochable.
- Ne te mets pas autant de pressions. Tu seras parfaite, comme d'habitude, sourit son mari, essayant de la rassurer même s'il n'était pas vraiment convaincue par cette excuse.
- Si tu le dis..., souffla Tsunade. J'aimerai maintenant que tu me lâches, s'il te plaît."
A cette requête, Jiraya baissa les yeux et vit qu'effectivement, il tenait toujours le bras de son épouse. Il desserra ses doigts qui le laissa filer. Alors qu'il était encore sur la terrasse et elle dans la chambre, dos à dos, le doute l'assaillit et désirant en être sur, il reprit la parole.
"- Cette assemblée, est-elle vraiment tout ce qui te préoccupe ? Je reconnais que je t'ai négligée ces dernier temps, mais je vais me rattraper. D'ailleurs, je suis resté avec toi hier soir .
- ... Il ne fallait pas te sentir obliger de m'accompagner si ton envie était de te "divertir" avec... avec... enfin tu m'as surement comprise, répliqua Tsunade, en serrant les poids de frustration.
- Non, pas du tout, s'empressa de la contredire Jiraya en se retournant vers elle et tombant sur la vision de son dos. Je désirai vraiment être avec toi et ne pas te laisser seule.
- Si c'est cela, alors tant mieux et je t'en remercie," se résigna à affirmer son épouse.
Content de cette réponse, le dieu des Dieux s'avança à pas de loup afin de la surprendre et de lui voler un baiser mais un murmure s'échappant des lèvres désirées l'arrêta dans son entreprise. En effet, ne sachant pas qu'il s'approchait d'elle, étant toujours dans la même position, elle affirma dans un souffle pensant ne pas être entendue.
"- Je ne peux pas le croire, malheureusement. Si c'était vraiment son désir d'être auprès de moi, alors pourquoi ne pas m'avoir touchée ?
- Tsunade... l'entendit-elle alors, d'un ton blessé par la tristesse qui avait transpiré dans ces paroles.
A cette voix, la concernée refit face à son mari et le vit à quelques centimètres d'elle. Elle se maudit de ne pas avoir fait attention et compris bien vite que sa phrase avait été espionnée.
- Tsunade, je... je suis désolé mais je n'avais pas la tête à ça, et... essaya-t-il de se justifier avant d'être interrompu avec force.
- Pas la tête à ça... Pas la tête à ça... Cela fait des siècles que tu n'as pas la tête à ça,... pas avec moi en tout cas , s'énerva-t-elle en le dévisageant avec colère et déception. Que je sache, tes maîtresses ne se plaignent pas de ton manque d'assiduité dans ce domaine alors que... alors que moi je me languis en t'attendant et en m'endormant dans des draps froids... Est-ce que tu te rends compte de ce que j'ai enduré pour toi et ma souffrance quand je surprends les Nymphes ou les mortelles se vanter de tes charmantes visites ?
- Tsunade...
- Hier soir, j'ai patienté que tu viennes vers moi. J'ai voulu te donner une chance de me montrer que tu ne m'avais pas oubliée, que je comptais encore pour toi... Cependant, tu ne l'as pas fait... J'ai même essayé de t'intéresser à mes désirs mais sans succès.
- Je... J'ai bien vu que faire l'amour avait été ton souhait quand tu t'es mise à te coller à moi hier soir, mais...
- Rassure-toi, j'ai compris quand tu m'as repoussée. Je ne suis plus désirable à tes yeux... De toute façon, je me suis faite une raison et cela n'a plus d'importance maintenant. J'ai heureusement d'autres sujets de réjouissance et je vais me concentrer dessus pour essayer de panser mes blessures," finit Tsunade, la voix de plus en plus faible, la colère submergée par la détresse, sans le laisser continuer.
Sans lui laisser le temps de lui donner une réponse ou d'avoir une quelconque réaction, la souveraine de l'Olympe sortit en prenant quelques affaires afin de se diriger vers ses thermes privées. Elle avait besoin de se détendre et de se préparer pour l'assemblée et elle voulait le faire seule. Son coeur était meurtri mais elle se refusait de le montrer aux autres divinités. Il fallait absolument qu'elle retrouve son calme.
Pendant ce temps, le poing de Jiraya se planta violemment contre le mur de la chambre. Quand il le retira, la reconstruction des dégâts débuta sous les yeux du dieu des Dieux qui observait le phénomène sans vraiment le regarder. Il était furieux tout comme la veille. Il se mit alors à réfléchir. Non, Tsunade avait tord. Il la désire autant qu'avant mais il avait été en colère hier soir et ses doutes sur un éventuel amant l'avaient complètement bloqué. Cela avait été une erreur de sa part. Il aurait dû attendre de mener son enquête avant de se laisser influencer ainsi. Maintenant, sa déesse croyait que son désir pour elle était inexistant et qu'il préférait aller voir d'autres femmes. D'un côté, elle n'avait pas tord, il avait du mal à résister aux charmes féminins surtout quand ceux-ci se pavanaient devant lui. Cependant, les autres femmes n'arrivaient pas aux chevilles de son épouse. Alors pourquoi ?
Soudain, Jiraya repensa à sa dernière phrase : "J'ai heureusement d'autres sujets de réjouissance". Que voulait dire Tsunade ? L'amant n'était peut-être pas un fantasme de son esprit jaloux. Ou bien, envisageait-elle d'en avoir un ? A cette idée, de la foudre se fit voir au fond de ses prunelles. Il ne le permettrait pas. Son aimée désirait qu'il lui prouve son envie d'elle. Elle allait être comblée. Il lui fera l'amour comme un fou et pas plus tard que ce soir, lui faisant oublier son projet d'être à un autre que lui. Elle voulait qu'il arrête d'avoir des maîtresses pour se consacrer à elle. Il s'efforcera de le faire en repoussant toutes les avances, enfin s'il y arrivait. Maintenant, il fallait que le dieu des Dieux puisse la convaincre de lui laisser une autre chance. Cela n'allait pas être une mince à faire, vu qu'elle n'a plus confiance en lui. Fort de ces nouvelles résolutions, Jiraya partit se préparer pour l'assemblée des Dieux.
Pendant ce temps, sur la terre des Mortels, une villa romaine était en effervescence. Tous ses habitants s'étaient levés à l'aube afin de préparer la réunion des chefs des familles les plus importantes de Rome que leur maître avait convié. Ce dernier et son épouse donnaient des ordres et ne s'arrêtaient pas de contrôler que tout soit en exécuter. Hiashi s'occupait de tout faire préparer pour ses amis au niveau administratif mais surtout d'organiser la sécurité. Il voulait absolument que leur assemblée soit tenue secrète le plus possible. Il avait confiance dans ses esclaves mais leurs ennemis pourraient faire espionner leur conversation. Il valait mieux être prudent. Hitomi prévoyait tout ce dont les hommes et leurs épouses auraient besoin pour se sentir bien en leur demeure. Quand tout fut prêt, elle se consacra à ses invités qui venaient de se lever et de ses enfants.
A l'heure souhaitée, un coup à la porte se fit entendre. Les premiers convives venaient d'arriver. Prévenus par un esclave, les maîtres de maison s'installèrent dans le salon le plus reculé de la villa en compagnie des Uchiwa et des Inuzuka et attendirent debout l'entrée des nouveaux arrivants. C'est ainsi que les Senju, les Yamanaka, les Nara, les Sarutobi, les Aburame et les Akimichi débouchèrent les uns après les autres et les saluèrent. Kurenaï, qui avait accompagné Asuma et Hiruzen, serra Hitomi, Tsume et Mikoto dans ses bras, heureuse de les revoir. Elle eut un sursaut de surprise quand elle vit Senji, Itachi et Neji en si bonne santé, qu'elle se jeta sur les jeunes adolescents pour les embrasser sur les deux joues. Elle resta cependant pudique en face du mari de son amie, ne voulant pas réveiller une quelconque jalousie de sa part. Presque tous eurent la même réaction que l'épouse d'Asuma, à part bien sûr l'embrassade. Cependant, tous attendirent que Hiashi leur donne des explications avant de poser des questions.
Alors que les chefs de famille et leurs épouses s'installaient sur les fauteuils prévus à leur venue, d'autres personnes se rassemblaient dans une grande salle du palais de Jiraya. Celle-ci était recouverte de marbre blanc. Deux grands trônes du même matériaux s'élevaient contre un des quatre murs. De chaque côté de celui-ci, deux sièges royaux moins imposants se dressaient. Une lourde porte de marbre vert leur faisait face. De part et d'autre de la pièce, des bancs de la même pierre immaculée n'attendaient plus que les convoqués. Soudain, les lourds battants grincèrent dans un bruit sourd pour laisser le passage à des Dieux et des Déesses en pleine discussion sur les raisons de leur convocation. Même, Saï a dû reporter son départ pour les Enfers. La seule différence était qu'il se doutait du pourquoi de sa présence et celle de son épouse, à l'instar de Naruto, Sasuke, leurs parents et Tenten. Ino était à son bras et était apprêtée comme son statut de souveraine du monde infernal l'exigeait. Elle resplendissait dans ses bijoux royaux à tel point que certaines Nymphes la jalousaient et regrettaient de ne pas avoir donné une chance au dieu des Enfers.
D'autres enviaient également Karin qui avait également revêtue les attributs de sa royauté en coraux précieux. Suigetsu, son trident à son poing, se pavanait d'avoir une si belle créature à son côté. Quand Kushina fit son entrée, tous comprirent pourquoi elle était la déesse de la Beauté et des Plaisirs. Toutes les jalouses lui jetèrent des yeux revolvers alors que certains hommes bavaient devant sa beauté et regrettaient de plus pouvoir bénéficier de ses charmes. Ils prirent d'ailleurs peur quand ils virent Minato lui tendant son bras dans sa tenue de combat flamboyante et son glaive à son côté. Personne n'avait envie de défier le fils de Jiraya en osant poser des yeux envieux et luxurieux sur son épouse. A la suite de ce couple, suivirent leurs fils, leurs carquois de cuir et leurs arcs dans le dos et aussi richement vêtus qu'exigeait leur position de petit-fils du couple souverain de l'Olympe. D'ailleurs, certaines Nymphes attendaient avec impatience ce que ces beaux jeunes garçons allaient devenir en grandissant. Cela avait l'air assez prometteur et une union avec un d'entre eux, quand ils seront adultes, les ferait rentrer dans la famille divine la plus puissante.
Gaara et Matsuri, accompagnés par Kankuro et Ayame, entrèrent à leur tour. Les deux dieux montraient dans leur habit leur fonction et portaient leurs attributs. Ainsi, celui des Forges avait dans sa main un marteau d'or et d'argent finement sculpté. Celui des Vents portait dans son dos une outre avec lequel il contrôlait ces derniers. Il avait le pouvoir de les calmer ou de les déchaîner grâce à elle, les capturant parfois à l'intérieur. Les deux jeunes femmes étaient très impressionnées par tout ce qu'elles voyaient et s'interrogeaient sur le bien fondé de leur présence en ce lieu. Leurs conjoints durent les rassurer sur ce point et souriaient de leur attitude humble. Tous rigolèrent quelque peu quand, comme à son habitude, Gaï ne put freiner sa course avant de s'écraser contre une colonne sous le regard désespéré de Lee et d'indifférence de Kakashi. Ce dernier avait l'air à moitié endormi dans ses habits de feu alors que sa soeur, en tenue de chasse et un croissant de lune enquise de diadème, respirait la joie de vivre. La divinité solaire se demandait tout le temps comment Tenten arrivait à trouver toute cette énergie malgré sa fonction de protectrice de la lune et ses horaires impossibles, en plus de ses courses dans les bois.
Soudain, le son d'un cor se fit entendre. Toutes les divinités se mirent en place devant les bancs alors que Temari traînait derrière elle Shikamaru, fatigué du sport en chambre qu'ils avaient pratiqué la nuit dernière. Tous étaient maintenant debout dans l'attente de dieu des Dieux et de son aimée, alors que Saï et Suigetsu, en tant que dieux souverains, étaient installés sur les deux sièges royaux en marbre, leur épouse respective à leur côté. La porte s'ouvrit une dernière fois laissant apparaître Tsunade se tenant au bras de Jiraya, habillée et coiffée royalement. Son attitude n'exprimait que noblesse et dignité. Tous reconnurent qu'enfin, le dieu des Dieux avait choisi une épouse la plus à même à remplir la fonction de reine des Dieux. Quand à lui, les convoqués ne purent contester sa haute position dans leur communauté. En lui transpirait toute la puissance de l'Olympe et sa supériorité sur eux. Seul Minato pouvait se vanter de pouvoir tenir tête à son père lors de duels, tout comme Saï et Suigetsu. Arrivant devant le trône le plus imposant, Jiraya invita son épouse à prendre place. Tsunade s'y installa faisant signe à l'assemblée des Dieux de s'asseoir. Le dieu des Dieux resta debout et fit face aux divinités.
"- Dieux et déesses, je vous ai convoqués car des mortels ont bénéficié de l'intervention de mon épouse, de Shizune et de Kushina. Elles les ont marqués pour prouver leur bienfait. De plus, j'ai reçu hier une requête de Thanatos, ici présent."
Ce dernier sortit de derrière une colonne. Il s'y était réfugié pour éviter de croiser son seigneur en espérant que Jiraya ne fasse pas appel à lui. Entendant ce nom être mentionné et son apparition, l'atmosphère se chargea de noirceur. Une voix coléreuse s'éleva dans la pièce, provenant d'un des dieux souverains.
"- Quoi ! Comment as-tu osé, félon ?
- Dieu Saï, veuillez me pardonner mais...
Alors qu'il tentait de se justifier, le dieu de la Mort se sentit projeter à genoux sur le sol, écraser par une gravité immense.
- On m'a fait du... tord. J'étais... en droit de demander... réparation, réussit-il à prononcer malgré la forte pression sur ses épaules.
- Ah oui ! S'avança Saï le menaçant sous le regard non compatissant d'Ino envers Thanatos. Et tu t'es empressé de le faire auprès de mon frère, passant au-dessus de mon autorité ! Tu appartiens au monde des Enfers et non à celui de l'Olympe.
- Saï, calme-toi, lui pria Jiraya. Thanatos est en tord, cela ne fait aucun doute à ce sujet. J'aimerai que tu ne le châties pas tout de suite. Attends la fin de cette assemblée car je veux avoir des explications.
-... Bien. Je me plie à ta volonté, mon frère, consentit l'époux de la déesse du Printemps. Quand à toi, mon cher Thanatos, tu ne perds rien pour attendre. Je peux me montrer très, très rancunier."
A ces paroles, la Mort regretta de n'être pas resté chez lui le jour il avait décidé d'aller voir Jiraya. Il vit Saï retourner à son trône alors qu'Ino lui posait une main sur son bras en signe de soutien. Si sa suzeraine s'y mettait, Thanatos pouvait vraiment craindre la vengeance du dieu des Enfers.
Alors que le vassal de ce dernier tremblait à cause de l'incertitude de son sort, des mortels attendaient que Hiashi prenne la parole pour leur apporter des explications aux miracles dont ils étaient témoins. Voyant tous ses visages interrogatifs et torturés par l'attente, le chef Hyuga leur narra les événements qui suivirent leur départ et la visite divine dont leurs amis avaient été gratifiés. Tous en furent étonnés et heureux de l'honneur fait et dont d'une certaine manière ils pourront bénéficier dans leur affaire en tant qu'alliés. Cependant, Hiashi ne leur parla pas tout de suite des marques laissées par les Dieux. Cette information était trop importante et risquait de détourner les pensées du but premier de cette réunion.
"- Comme vous le savez, mes amis, la chasse s'est terminée dans le sang et durant laquelle mon fils, celui de Fugaku et Senji ont vu leur vie mise en danger par un sanglier et un ours. Nous ne connaissons pas les circonstances de ces attaques mais comme vous, je pense que quelque chose pose question.
- En effet, intervint Nara. J'ai vérifié la provenance du plantigrade. Cette race vit normalement dans les montagnes des Abruzzes et certainement pas dans la zone de notre chasse.
- Vous suggérez donc que nos soupçons comme quoi quelqu'un aurait introduit cet animal là-bas peut être véridique, renchérit Fugaku.
- J'irai même plus loin, étonna le chef Nara, ses camarades pendus à ses lèvres. J'ai demandé à mes gens de me ramener le corps du sanglier tué au pied d'Itachi. Quand je l'ai vu, cela a renforcé mon idée de l'intervention d'une tiers personne. Je n'ais jamais vu un animal d'une telle taille. Je pense qu'Itachi a fait face à un lointain descendant du sanglier d'Erymanthe, capturé dans les temps anciens par Hercule."
A cette affirmation, un silence se fit. Mikoto se blottit contre son mari, une main devant sa bouche, les larmes aux yeux à l'idée que son fils est dû faire face à un tel monstre. Le sanglier d'Erymanthe était une bête d'une taille démesurée et ravageait les contrées qu'il visitait allant parfois jusqu'à se nourrir de chair humaine. Le demi-dieu avait eu comme tâche lors de ses douze travaux de ramener à son cousin cet animal. Capturer vivante une bête aussi grosse et aussi sauvage, était une tâche d'une difficulté peu commune qui demandait autant de force que de ruse. Il réussit à la faire sortir du fourré où elle s'était cachée en poussant des cris puissants, pour la conduire vers un trou profond rempli de neige fraîche. L'animal s'épuisa à vouloir sortir de ce trou et Hercule en profita pour l'immobiliser avec son filet et l'attacher avec des chaînes. Puis comme il avait été convenu, il l'emporta vivant sur son dos jusqu'à Mycènes mais il eut du mal à trouver Eurysthée qui, de peur, s'était dissimulé dans sa jarre de bronze. Le sanglier fut ensuite sacrifié au dieu Kakashi et ses défenses en ornèrent le temple.
"- Comme vous le savez, le sanglier d'Erymanthe vivait en Arcadie, contrée grecque. Aucuns de ses descendants n'auraient pu se trouver dans nos forêts sans une aide humaine, reprit Shikaku.
- Mais qui aurait pu faire cela ? Et qui était la cible ? Etait-ce tout notre groupe ou juste contre une personne ? Demanda Fugaku, furieux de savoir que son fils a subi une tentative d'assassinat camouflé en accident de chasse.
- De cela, je l'ignore, répondit le Nara. Cependant, avec l'appui des Yamanaka et des Akimichi, nous avons entrepris une enquête avec l'aide de nos espions. Il est pour le moment trop tôt pour avoir des résultats.
- J'aimerai vous proposer mon assistance, intervint le chef Aburame. Comme vous le savez, notre famille a une certaine influence dans le commerce des animaux rares que ce soit pour les particuliers ou pour le Cirque. Je connais donc énormément de monde dont certains fournisseurs. Si une transaction a eu lieu pour un tel animal, je le saurai.
- Je vais également vous mettre à votre disposition les espions de notre famille et leur chien, décida Senji. Je veux arrêter les responsables de ma presque mort."
Shikaku les gratifia tous d'un signe de tête leur montrant son accord. Il allait reprendre la parole quand il fut interrompu par le mouvement d'Itachi et de Neji. Ceux-ci se mirent devant le chef Inuzuka devant les yeux étonnés de l'assistance.
"- Je vais parler pour nous deux...affirma le plus âgé des deux adolescents. Seigneur Senji, nous n'avons pas encore eu l'opportunité de vous remercier. Vous vous êtes interposés entre les bêtes sauvages et nous, sauvant notre vie au détriment de la votre. Nous sommes vos débiteurs.
- Vous n'avez pas à me remercier, leur répondit Senji. C'était mon devoir de vous ramener à vos mères vivants. Je regrette juste de ne pas être arrivé plus tôt pour t'éviter tes blessures, Itachi et ta disparition, Neji.
- Mais que s'est-il donc passé durant cette journée ? Quémanda impatiente Kurenaï. Je suis totalement perdue et je pense que je ne suis pas la seule.
- C'est vrai et il est normal que vous vous posiez cette question, s'exprima encore une fois l'époux de Tsume. Vous méritez que nous nous relations les événements de cette chasse sanglante."
Alors que toutes les épouses furent soudain toute ouïe et étaient suspendues aux lèvres de leurs époux, à l'Olympe, le dieu des Dieux reprenait le déroulement de l'assemblée divine.
"- Après cette interruption, revenons à notre sujet du jour. J'ai appris que Tenten, Sasuke et Naruto, après un passage sur la terre des Mortels, furent les instigateurs d'une grande requête qui eut pour conséquence l'intervention de nos trois déesses. Je veux que vous soyez les témoins de leur récit et d'en juger la pertinence ... Suigetsu... veux-tu bien le faire apparaître s'il te plaît ?"
Le dieu des Mers et des Océans se leva, se plaça au centre de la pièce et frappa de son trident le sol. Celui-ci se fissura dans un tremblement. Une immense gerbe d'eau apparut et s'éleva dans la pièce jusqu'à toucher le plafond. Quand le liquide se dissipa alors que le sol reprenait son apparence normale, un immense miroir circulaire de sept mètres de diamètre se trouva face à Suigetsu. Sa surface transparente n'était pas en verre mais en eau. A sa vue, Naruto trembla. Il n'aima pas cet artefact. Ce dernier se plongeait dans le plus profond de l'âme pour découvrir toutes les vérités cachées. L'Eros espérait de toutes ses forces que Jiraya ne le force pas à le toucher. Il ne voulait pas que les autres divinités aient une image de son précieux secret. Minato sentit la réticence de son fils mais il avait confiance en son père. Il savait pertinemment que ce dernier n'exigerait rien de Naruto pour le préserver de LUI. Le dieu de la Guerre eut raison de se montrer confiant.
"- Tenten, tu es la plus âgée. De plus, tu avais la responsabilité de l'entraînement de Naruto et Sasuke, ce jour-là. C'est donc à toi de tout nous révéler. Avance-toi face au miroir de Vérité."
La déesse de la Chasse, fière et altière, sortit de sa place et se plaça face à l'artefact. Elle leva la main, s'entailla la paume et la posa sur la surface à la fois douce et claire de l'artefact.
