Hey !
Désolée pour le retard, je suis sortie fêter nos premières vacances depuis une véritable éternité sitôt nos cours finis, et je vais vous avouez que j'avais complètement oublié de poster.
Voui, chui un boulet.
Plus la semaine qui a suivit et qui était… chaotique. D'ailleurs, si vous voyez passer mes vacances, merci de me les ré-adresser, elles ont du se perdre en chemin.
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Merci à 7etoiles, Swam,Arya39, Yeil, Taranis, Swam, Katym's Fanficion, Kuurona,BlackBerry et aux deux Guest pour leurs reviews ! Merci à tous ceux qui ont mit cette histoire en fav ou follow !
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RAR :
BlackBerry – Merci pour ta review ! T'inquiète, je n'ai absolument pas l'intention d'arrêter, merci pour ton enthousiasme ! ^^
Guest – Law est occupée, mais l'histoire continue quand même. Merci pour ta review.
Guest (byk ?) – Et moi je veux un muffin aux myrtilles, un compte en banque avec plus de deux chiffres au conteur, un stage correcte, que l'on passe mes partiels pour moi, arriver à écrire plus vite et mieux, un rendez-vous qui se termine assez bien pour un second rendez-vous, du bonheur et une bibliothèque bien remplie. Vous aurez Law quand il se décidera à revenir ~ Merci pour ta review.
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Bonne lecture !
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Chapitre 29
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Le soleil est haut dans le ciel et réchauffe cette douce journée de printemps avec délice. Le temps est idéal en cette fin de mois d'avril, les oiseaux et les grillons chantent tandis qu'une délicieuse odeur d'herbe fraîche et de fleurs embaument l'air…
Une vraie poésie de collégien, ouaip !
On habite quand même le Quartier le plus tranquille de la cité. Le plus rural aussi. Et le plus excentré. Bref on est pauvre mais on est pépère.
Ainsi, le samedi, lorsque l'on se balade dans les rues, on ne croise pas grand monde en dehors de quelques enfants ou personnes âgées dans les parcs.
On les aurait sûrement rejoints d'ailleurs, si Ace n'avait pas reçu un coup de fil qui l'avait fait sauter de joie. Du coup, il nous a traîné, Sabo et moi avec lui. Enfin, je ne vais pas me plaindre.
J'ai pris ma planche et j'ai les jambes qui tremblent presque d'anticipation à l'idée de faire quelques figures, surtout un peu avant le début des révisions sérieuses avant les examens.
Sabo a été plus retissant à sortir. Parce que ça y est ! Il est publié le bougre ! Du coup il a une pression pas possible, et écris deux fois plus qu'avant… Il commençait à faire un peu trop d'insomnie, alors on l'a tiré (littéralement) pour lui faire prendre un peu l'air.
Ace le surveille du coin de l'œil, mains dans les poches et démarche légère. Il a même pris quelques couleurs sous ses taches de rousseurs ces derniers temps. Sourire aux lèvres et le menton haut, il est particulièrement de bonne humeur depuis que Sabo est officiellement publié. Il ne l'avouera jamais, mais il avait hâte que son frère sorte un peu de son public restreint qui se cantonnait à nous.
Dans l'ensemble, on a bien commencé l'année scolaire quoi. Sabo est bien partit et Ace concrétise jour après jour un projet qui lui tient à cœur depuis si longtemps… D'ailleurs nous nous en approchions.
Dans une rue en angle droit qu'il faut vraiment connaître pour trouver, un immense garage automobile occupe un immeuble. Des bruits étranges s'en échappent, visseuses autres scies circulaires entre deux coups de marteau… parfois je me demande ce qu'il s'y passe vraiment…
Sur le pallier, une voiture poussiéreuse est garée sur des tréteaux métalliques. Deux pieds dépassent de sous le véhicule.
Ace la rejoint en sautillant, avant de cogner sur le capot.
- Yo ! Kidd, sors de là !
Un grognement lui répond, puis un homme sur une planche de skate sort de sous la voiture. Et comme à son habitude, il est couvert de traces noires jusque dans ses cheveux rouges. Même ses ongles ont fini par être noirs de cambouie de façon plus ou moins définitive.
Il s'assoit sur sa planche et relève ses lunettes, laissant une zone de peau propre qui serait comique si l'on ne parlait pas d'Eustass Kid, ou le mécano que t'as le moins envie d'emmerder au monde.
- Z'êtes là super tôt les gosses. Vous avez mangé au moins ?
- Yep, conforme Ace en riant. Mais j'avais hâte de venir bidouiller mon bébé, surtout après ton message. Et comme on se doutait que vous n'aviez pas encore pris de pause… (il s'écarte pour me laisser mettre en évidence un sac de provision) on vous a pris des takoyaki. Des vrais de vrais.
Kid a un bref sourire et lève haut une main pour ébouriffer la tignasse d'Ace qui a un rire franc.
- Z'êtes tarés les jeunes, dit-il avant de mettre sa main en porte voix et de se tourner vers l'intérieur du garage. Oh Killer ! Pause dej', les gosses sont là ! Et ils ont ramené de la bouffe !
Un bruit de scie électrique s'interrompt et quelques secondes plus tard, un autre homme apparaît.
Je crois bien que je n'ai jamais vu le visage de Punk Killer… il porte perpétuellement un masque pour se protéger de la peinture qu'il utilise, ainsi que des lunettes si sales que je me demande s'il y voit vraiment quelque chose. La seule chose visible chez lui, c'est la longue chevelure blonde qui tourne régulièrement au noir corbeau selon l'heure à laquelle on le croise.
- C'est quoi la bouffe ?
- Takoyaki.
- Cool. Merci les jeunes.
Je lui donne le sac qu'il s'empresse d'ouvrir en nous remerciant. Kid s'essuie les mains dans un torchon déjà noir de cambouis et nous fait signe de le suivre. Ace se précipite à sa suite alors que Sabo et moi changeons un sourire amusé devant son habitude avant de les suivre.
Kid passe derrière le comptoir et en ressort une boite en carton qu'il fait glisser jusqu'à Ace qui se jette dessus.
- Ta commande Portgas. Je ne sais pas comment tu as réussi à dégotter un model aussi rare, mais bravo. Tu vas pouvoir faire des merveilles avec.
Ace se saisit, les mains tremblantes d'un… 'tain, je ne sais pas ce que c'est moi.
Je n'y comprends rien en mécanique. Sabo non plus au vus de son regard parfaitement stérile. Y'a qu'Ace pour distinguer un écrou d'un boulon. Il semble d'ailleurs au bord de la syncope. D'une main tremblante, il sort une enveloppe de kraft qu'il tend à Kid sans le regarder pour lui payer le reste de la somme que la pièce lui aura coûté, à savoir trois mois de travail dans un magasin de musique.
Sans un regard pour le reste du monde, il se précipite vers les profondeurs du garage. Kid se tournent vers nous.
- Faites comme chez vous, comme d'hab'. Je compte sur vous pour qu'il ne foute le feu à rien.
Sab' lui répond d'un rire nerveux et je singe brièvement un garde-à-vous avant de suivre notre pyromane préféré jusqu'à une cour intérieure bétonnée et aménagée entre des bâtiments abandonnés.
Des carcasses de bagnoles s'y entassent, roues et autres capots et surtout… un immense tuyau de béton scié en quatre et aménagé pour un skate parc maison. Et une piste de jeu parfaite.
Ace sort son bébé jusqu'au préau qui recouvre l'entrée de la cour et l'y installe sur un creek. Des mois qu'il retape un vieux model de moto qui était bon pour la casse et que ses doigts de mécano ont ramenés à la vie. Ou presque. D'ici peu de temps à en juger par la nouvelle pièce qu'il vient d'acquérir. C'est devenu une vraie obsession chez lui, encore plus depuis qu'il a son permis moto.
Alors qu'il attache ses cheveux avec des barrettes qu'il me chipe régulièrement et effile des lunettes semblables à celles de Kid ou de Killer, Sabo s'installe sur la table de fer forgé et sort son ordinateur et ses lunettes de travail pour continuer sa dernière nouvelle. Il a du très vite abandonné ses carnets, il perdait trop de temps à réécrire ses brouillons et a dû se rabattre sur la dactylo à plein temps.
Alors que les garçons s'installent, on est rejoints par les proprio des lieux qui se sont un peu débarbouillés pour manger.
Rapidement, je détache mon skate de mon sac que je jette dans un coin. Trois foulées, je jette ma planche et saute souplement dessus.
Aaaaaaaaaaah… Là c'est le début du bonheur.
Rapidement, je me coupe du monde. Seule compte la sensation grisante d'apesanteur perturbée à chacun de mes sauts, d'équilibre et surtout, travailler mes jambes.
Je pourrais passer ma vie sur mon skate. Ou plutôt sur mon longboard. Ouais, là ça se serait parfait.
- Cara ? Tu penses quoi de cette scène ?
Humph… Sab'.
Je glisse jusqu'à lui. Je ne sais pas depuis combien de temps on est là, mais les deux mécaniciens sont retournés travailler et Ace est toujours concentré sur sa bécane. Je freine en passant derrière mon ami auteur et en m'accrochant à ses épaules pour lire par-dessus celles-ci.
Cette nouvelle, je commence à la connaître par cœur tant il la modifié. Je lis en diagonal pour en repérer les changements et découvrir enfin la chute.
- Répétition de « angoissant » là et là. Tu as oublié un « s » à « d'ailleurs ». Change « global », ce n'est pas le bon mot pour cette ambiance. Hum… C'est déjà mieux que ton dernier jet. Qu'est-ce qui t'arrive, c'est le stress qui te fait faire ce genre d'erreurs ? Ce n'est pourtant pas ton genre.
Il frotte nerveusement ses mains.
- Ouais, la simple idée que l'on va me lire me terrorise.
- Ah, voilà, « terrorise », c'est déjà mieux pour cette phrase, là.
Il tape rapidement la modification et je poursuis ma lecture. Puis une pierre tombe soudain dans mon estomac, laissant une traîne glacée dans ma poitrine.
Sabo… faut pas me faire des trucs comme ça…
On se reprend Cara, ce n'est pas le moment de dire une connerie. Reste naturelle…
- Sab', je soupire. Une bonne vieille sensation d'être suivit ? Pour indiquer que le personnage n'est pas seul ? T'es sérieux ?
Je le sens se tendre sous mes mains et se retourne à moitié pour croiser mon regard.
- Et ben quoi ? C'est possible non ?
- Ce n'est pas le problème. C'est ultra-vu. Et revu.
Il réfléchit une seconde.
- Et si le perso pense ça justement ? Si soudain il se dit qu'il pensait que c'était une bonne vieille technique d'auteur pour créer artificiellement l'angoisse et que maintenant qu'il le vit, il flippe ?
…
Comment dire… C'est un brin trop réaliste à mon goût.
- Ça marche, je concède en secouant la tête, désespérée. Mais dans ce cas, il se retourne pour vérifier son intuition et il ne voit que le chat dont tu parlais dans le paragraphe précédent.
Il ne bouge pas. Il plisse les yeux.
- Quoi ?
- Rien, dit-il sans pour autant reprendre son écriture. C'est rare que tu valides un cliché.
Hum-hum…
Ne pas détourner les yeux… restée naturelle…
- C'est peut-être un cliché, mais ça doit faire partie de ceux qui doivent bien venir de quelque part. Je suis sûre qu'il existe des personnes ayant vécu la sensation d'être suivit.
- Et tu dis ça parce que ça t'est arrivé ?
- Mais non, je soupire le plus calmement possible.
- Moi si par contre.
Heu… hein ?
Dans un même mouvement, on se tourne vers Ace toujours allongé sous sa moto pour resserrer un quelconque boulon.
On a mal entendu ou bien ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demande finalement Sabo.
- Que j'ai déjà vécu ça, continue-t-il, imperturbable. Ça fait un moment que j'ai l'impression d'être suivit lorsqu'on sort de cours.
…
- ET POURQUOI TU NE NOUS L'AS PAS DIS PLUS TÔT ?!
Il sursaute et lâche sa clef qui atterrie sur son front avec un bruit sourd. Il se redresse avec la larme à l'œil.
- Mais quoi ?
Sabo se lève d'un bon et je saute de mon skate pour m'approcher du roi des crétins.
- « Mais quoi » ?! s'insurge Sabo en se plantant devant lui, mains sur les hanches. « MAIS QUOI » QU'IL ME DIT !
Désespérant. Il est désespérant.
- Tu as déjà oublié qu'un tueur fou s'amuse à éradiquer tous les D de la région ? s'écrie Sabo. Et que pour rappel, tu ES un D !
- Et tu nous annonces comme une fleur que tu as la sensation d'être suivit ? j'enchaine, fébrile.
Je ne supporterais pas qu'Ace vive ce que j'ai vécu. Jamais. Jamais il ne doit avoir à-
Je m'ébroue pour effacer le plus vite possible les souvenirs d'une nuit dont je ne veux pas me souvenir. Personne ne mérite de vivre ça, encore moins Ace ou Luffy qui sont devenus les cibles d'un meurtrier.
- On se calme ! s'exclame Ace en se levant pour nous faire face. C'est seulement sur le chemin de l'école ou le retour.
- Qu'est-ce que ça change ? je m'énerve.
Il ne m'a suivi que sur mon lieu de travail après tout.
- Alors vous savez combien de lettre de déclaration d'amour je reçois dans mon cassier chaque semaine ? soupire-t-il. Vous savez combien de fille me demande de les rejoindre derrière le lycée ? Et que j'ai éconduit au passage ?
… Ah.
Oui, en effet, ce ne serait pas la première fois qu'on se fait suivre par des jeunes filles en fleur qui fantasme sur… sur un gay. Les pauvres. Mais ça s'était calmé depuis la fin de l'année dernière, après qu'il est repoussé les avances de la plus jolie fille du lycée : Victoria Cindry.
Depuis, elles semblaient s'être mises d'accord : Ace était hors d'atteinte. Enfin, sauf pour les plus courageuses. Ou téméraires. Ou désespérément bornées.
Soudain, je me sens stupide d'avoir paniqué pour ça. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'on se fait stalker par une première année un peu trop curieuse.
J'ai… immédiatement fait le lien avec Pets… qu'elle idiote.
Je jette un coup d'œil à Sabo, et étrangement, celui-ci semble toujours aussi énervé qu'un instant plus tôt.
- Sab' ? je demande en posant une main sur son coude.
Mais il est trop occupé à échanger un regard torve avec Ace. Y'avait longtemps tient…
- Les gars, reprenez-vous. Vous avez tous les deux raisons.
Sabo finit par soupirer et passe une main sur son visage.
- Ace… juste… fait un peu attention à toi s'il te plait…
Ace à un sourire en coin et s'approche de son frère pour passer un bras en travers de ses épaules.
- C'est qui l'ainé ici ? plaisante-t-il avant de revenir sérieux. Vous inquiétez pas. S'il y avait quoi que ce soit d'inquiétant, vous auriez été les premiers au courant.
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- Rayleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeigh ! On est passé prendre des glaces !
Ainsi rentra Ace dans leur appartement.
Sabo leva les yeux au ciel avant d'ajouter, plus doucement que son frère :
- Et on a invité Cara à manger.
Mais un cri nous interrompt. Un cri qui nous glace le sang.
- LUFFY !
D'un bon, nous nous précipitons juste dans la pièce à vivre, le cœur au bord des lèvres. S'il est arrivé quelque chose à Luffy…
Ace fait un dérapage qui l'envoie dans le décor lorsqu'il découvre le tortionnaire de son petit frère. Sabo ne tarde pas à le rejoindre.
- Pourquoi vous rentrez si tard ? Petits-fils indignes !
… Garp. 'Tain, on a eu la frayeur du siècle avec notre discutions de cette après-midi… Je cherche Rayleigh du regard qui est tranquillement derrière les fourneaux tandis que Luffy, assit en tailleur sur le canapé se tient la tête après certainement une mauvaise réponse…
Il lance un regard désespéré à ses frères qui se relève tant bien que mal et de désespoir se tourne vers moi. Je grimace, compatissante et détourne bien vite l'attention de Garp de ses victimes- heu… petits enfants préférés.
- Bonjour.
- Oh, Cara, me salue-t-il avec un de ses grands sourire dont il a le secret et qu'il a légué à Luffy. Toujours amie avec ces idiots ?
- Ce sont mes idiots préférés, j'acquiesce en souriant et il éclate d'un rire tonitruant.
- Hey ! Venez saluer votre grand-père vous !
Ace déglutit, blanc comme un linge et échange un regard avec un Sabo tout aussi pale pour se donner mutuellement du courage. Mais alors qu'ils font à peine un pas, Garp comble l'espace entre eux et avec la vigueur d'un molosse, les enlaces tous les deux à leur en casser les côtes.
- Vous m'aviez manqué !
Des gémissements étouffés lui répondent et lorsqu'il consent à les reposer par terre, les deux frères se soutiennent entre eux pour reprendre leur souffle. Il rit et passe une main immense dans leurs cheveux pour les ébouriffer.
- Rayleigh m'a raconté vos exploits. Il parait que ta moto est presque finie, Ace ?
Il acquiesce, revenant doucement à lui.
- Et toi Sabo ? Le Bartigo, hein ?
Le concerné rougit légèrement puis hoche la tête à son tour.
Le sourire de Garp s'agrandit encore et il met deux fois plus de vigueur en les félicitant. Ils vont se retrouver scalpés là…
- Je suis fier de vous !
C'est vrai que ça faisait longtemps que Garp n'était pas venu les voir. De ce que j'avais compris, il était débordé. C'était un haut gradé de la Brigade Anti-Mafia après tout.
… Et maintenant que j'y pense… Il est le supérieur de Smoker et Hina. Hum…
Tout occupé qu'il est à traumatiser ses petits enfants (Luffy ayant tenté de s'enfuir pendant qu'il était occupé avec ses ainés, c'était très vite retrouvé dans la mêlée), j'en profitait pour rejoindre Rayleigh en cuisine.
- Sab' m'a invité. Besoin d'un coup de mains ?
- Tu es la bienvenue, j'ai prévus large. Tu te sens de t'occuper des légumes le temps que Garp finisse ses retrouvailles ?
Je réponds à son sourire complice, met rapidement les glaces au congélateur et remonte mes manches pour l'aider.
Finalement, une bonne heure plus tard, on réussit enfin à se mettre à table. Les garçons ont l'air épuisé, mais la perspective de manger semble les revigorer.
Un vrai repas de famille à la manière de la petite famille si hors norme qu'ils forment. Le bazar absolu.
- Luffy ! Arrête de te goinfrer, laisses-en aux autres !
- Ghumph !
- N'essaie pas de parler la bouche pleine !
- Ace ne t- et zut. Crise de narcolepsie. Rayleigh, tu peux me passer un mouchoir ?
- Sab', ta fourchette va… tomber. Trop tard.
- Gyahahahaha !
- Cara, tu me fais passez les gyoza ?
Bref, un véritable repas comme il se doit. Mais lorsque l'on finit de débarrasser, je jette un coup d'œil à ma montre et je grimace. Il est déjà assez tard et j'envoie vite un sms à Koala pour la prévenir que je vais être un peu en retard.
- Je vais y allez… je commence, mais Garp m'interrompt vite.
- Une minute jeune fille. J'aimerais que tu restes encore un peu. Il faut que je vous parle.
Surprise, je m'immobilise. Ace et Sabo qui s'étaient installés sur le canapé pour discuter en font tout autant. Même Luffy sur les genoux de son ainé se tourne vers lui. Bien vite, je m'installe à côté de Sabo avec qui j'échange un regard bien sombre.
… On a pensé à la même chose.
Rayleigh est debout à notre droite et Garp s'ancre dans le sol en nous faisant face.
- Il y a quelques mois, jamais demandé à Rayleigh de vous mettre au courant qu'un meurtrier en série déjà connu de nos services avait soudain pris pour cible les D. A l'époque, il avait déjà fait trois victimes.
Il ferme les yeux une seconde et soudain, la bonne ambiance de la soirée s'évapore, laissant place à un silence lourd de sens.
- Depuis hier, il en comptabilise dix.
Une chape de plomb s'abat. Chacun d'entre nous ferme les yeux un instant pour avoir une pensée pour ces personnes.
- Nous… nous en connaissions certaines ? demande Sabo du bout des lèvres.
Je suis certaine qu'il demande si Portgas D. Ruby fait partie des victimes, mais qu'il n'arrive pas à prononcer son nom devant un Luffy qui lui, n'a vraisemblablement pas saisi le sous-entendu.
- Vous non, dit Garp d'un ton grave qu'il utilise rarement. Mais hier, j'ai perdu une amie. D'où ma présence ici.
Il soupire puis plonge son regard le plus sérieux dans ceux de sa famille.
- Si mon amie a été tué, il est impossible que ce meurtrier ne me connaisse pas. Et s'il me connaît, il y a de forte chance qu'il finisse par vous connaître, même si mon vrai nom n'est pas public, constate-il avant d'enchaîner. Ace, Luffy. Je suis désolé, mais jusqu'à ce que cet homme soit arrêté, je vais vous demander de limiter au maximum vous déplacement, et de ne jamais rester seuls.
Les deux D ne répondent pas tout de suite. Bien vite, Luffy baisse les yeux, cachant son regard sous sa frange. Ace passe alors une main dans les cheveux de son petit frère et échange un regard avec Rayleigh qui secoue la tête, fataliste.
A côté de moi, Sabo est plus tendu que jamais, et une lueur sombre s'est allumé dans son regard si clair d'ordinaire.
- Les garçons, entendez- moi bien, martèle Garp. Nous allons faire au plus vite pour attraper cet homme. Mais pour votre sécurité, garder toujours un mur dans votre dos. Vous êtes tous les trois mes petits-enfants. Et vous plus que quiconque, je refuse de vous perdre.
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Merci d'avoir lu ~
