Note : Salut ! Oui, je sais, j'ai une petite semaine de retard (pardon, pardon !). Mais j'ai pu, au dernier moment, prendre quelques jours de vacances la semaine dernière et du coup, en n'ayant ainsi pas travaillé ma fic (enfin, mes fics :s), je me suis un tantinet retrouvée à la bourre ^^'. Voilà pour l'explication. Donc, le nouveau chapitre est là, j'espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que ce que j'en ai pris moi, à l'écrire. Alors, bonne lecture et à bientôt =^o^= ! ewanna.
- Hum...C'est ennuyeux tout ça. Maintenant, non-seulement il le sait mais en plus il va lui dire.
- Ça n'a plus d'importance.
C'était la première fois qu'elle pénétrait dans les bâtiments de la douzième division qui, comme on pouvait s'y attendre d'un secteur scientifique, se démarquaient architecturalement des autres divisions – quant à l'ambiance qui y régnait, après avoir croisés quelques uns des collaborateurs de Kurotsuchi qui présentaient quelques yeux supplémentaires à la moyenne ou encore, plus de doigts que prévu ou une couleur de peau variable, Sayu ne chercha même plus à comprendre à quoi tout cela pouvait être dû et se prépara plutôt du mieux qu'elle le put à affronter tout un tas de machines plus diaboliques et douloureuses les unes que les autres.
Kurotsuchi la fit entrer ainsi que ses deux « gardes du corps » dans une salle qui n'avait rien à voir avec un salon de réception. Tout y était froid et métallique. Des câbles et autres fils à l'utilité encore inconnue pendaient du plafond, des ordinateurs aux panneaux multiples tapissaient le mur du fond, tandis qu'en plein milieu de la pièce, trônait une espèce de fauteuil de dentiste – sauf que là, il n'y avait pas de roulette ou autre fraise ! Ça donnait plutôt dans le genre fauteuil examinateur/disséqueur/de torture.
Une fois ce rapide et éprouvant tour d'horizon fait, Sayu la remarqua enfin : seule et silencieusement postée dans un coin de la pièce, se tenait Nemu, seule personne qui les attendait en ces lieux.
Le capitaine de la douzième division prit place le premier sur un tabouret à roulettes et se contenta d'un négligent signe de tête pour indiquer aux deux accompagnants où se placer.
Perplexes et visiblement peu rassurés, les deux shinigami restèrent cependant dans un premier temps solidement ancrés aux côtés de Sayu, qui ne réalisa même pas leur geste de bravoure tant elle était dépassée par tout ce qui lui arrivait, était convaincue que la présence de ces deux-là ne lui servirait pas à grand chose et se demandait si elle aurait ou non droit au supplice du fauteuil.
- Nemu..., soupira alors doucement Kurotsuchi sans prendre la peine de la regarder, après avoir constaté la résistance temporaire des deux shinigami.
Et avant même que l'un des trois membres de la neuvième division n'ait eu le temps de réagir, le lieutenant de la douzième empoigna fermement les deux soldats par le col de leur shihakushou et les tira jusqu'à les plaquer avec quelques ménagements contre le mur du fond, près de la porte d'entrée, là où la jeune femme se plaça à son tour.
Son regard docile et éteint était à présent braqué sur les deux hommes qui restèrent à partir de ce moment à leur place et ne bougèrent plus d'un pouce.
Un nouveau soupir de Kurotsuchi fit sursauter Sayu et augmenter son stress – parce que ce soupir-là, loin d'exprimer un quelconque nouvel agacement, reflétait au contraire une satisfaction de mauvais augure.
- Bien !, dit effectivement l'officier avec un sourire sadique. Asseyez-vous là maintenant, troisième siège.
Et il accompagna le geste à la parole...en désignant de la main le fauteuil.
Sayu se sentit brusquement nauséeuse. Mais sachant également qu'elle n'avait pas le choix et que malgré tout, « normalement », elle devrait ressortir de cette salle entière et en vie, elle s'avança d'un pas freiné vers son destin.
- Allons, allons !, l'encouragea à sa manière Kurotsuchi avec une certaine impatience. Ce n'est pas ce fauteuil là qui vous transpercera !
Sayu le regarda effarée.
- Pourquoi ? Vous en avez d'autres, des comme ça ?, s'étouffa-t-elle.
- Oh...des dizaines, balaya malicieusement Kurotsuchi. Un jour viendra peut-être d'ailleurs où j'aurais le plaisir de pouvoir vous y faire assoir dessus, troisième siège Itami. Mais pour le moment, ajouta-t-il déçu, il faudra se contenter de celui-ci.
Trop aimable...
C'est donc en serrant les dents et en s'attendant à voir soudain surgir tout un tas d'instruments agressifs et menaçants des accoudoirs et autres parties cachées du fauteuil, que Sayu prit place très doucement dessus. Au moment où son dos se posa contre le dossier, elle ne put s'empêcher de fermer les yeux et de retenir sa respiration jusqu'à ce que...rien. Rien de particulier ou douloureux ne se produisit.
Ainsi (très) moyennement soulagée, elle relâcha un peu la pression, expira doucement et ouvrit lentement les yeux avant de pousser un hurlement d'horreur.
Kurotsuchi n'avait rien trouvé de mieux que de venir coller son visage à quelques millimètres du sien, au point que Sayu eut l'impression qu'il allait rentrer en elle !
Le scientifique fit la moue.
- Humpf !, renifla-t-il. Vous êtes bien impressionnable...
Comme s'il n'y avait pas de quoi peut-être.
- Il va donc falloir agir en conséquence.
De quoi ?
Et sans donner la moindre explication sur ce qu'il s'apprêtait à faire, le scientifique se saisit d'une petite télécommande qui pendait du fauteuil et que Sayu n'avait pas repérée. L'objet comportait plusieurs boutons. Kurotsuchi appuya aussitôt sur celui du haut et tout à coup, l'engin infernal prit vie. Dans une légère secousse, le fauteuil bascula en arrière, entraînant Sayu dans sa chute, deux pinces sortirent des accoudoirs au niveau des poignets, encerclant ceux de la jeune fille et pour parfaire l'horreur, dans un grésillement digne d'une ligne à haute tension tombée dans une flaque d'eau, une espèce de serre-tête métallique sortit de l'appui-tête en un temps record, encerclant le front de Sayu, l'immobilisant totalement.
- Aaaaaah ! Mais c'est quoi ce machin ?, cria-t-elle en ne pouvant même pas battre des jambes – celles-ci étant à leur tour bloquées par les mêmes pinces qui étaient sorties des accoudoirs, mais là, retenaient ses membres inférieurs au-niveau des chevilles. Z'avez peur à ce point que je parte en courant ou quoi ?
- Hum...simples précautions pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions, expliqua nonchalamment Kurotsuchi avec un sourire à faire froid dans le dos.
« Travailler dans de bonnes conditions ? ». Il parlait à sens unique là, c'était pas possible autrement. Jamais Sayu n'avait été aussi angoissée de sa vie !
Combattre des hollows était une chose – au moins, elle pouvait toujours compter sur le soutien de ses camarades. Mais là, c'était justement l'un des siens qui s'occupait d'elle...et sans qu'elle puisse faire quoique ce soit en plus.
À quelques mètres d'elle, affolés, les deux shinigami, instinctivement, firent un pas vers l'avant, posant leur main sur leur zanpakutô. Mais plus vive qu'eux, Nemu barra leur mouvement d'un bras ferme, annonçant également que...
- Ne dérangez pas Mayuri-sama durant son travail, s'il vous plaît. Dans le cas contraire, je serais obligée d'intervenir.
- Mais..., objecta courageusement (ou témérairement) l'un des deux hommes, nous sommes ici pour veillez sur Itami-san, fukutaishô ! Nous ne pouvons pas...
Un râlement familier le fit alors taire.
- Mais qu'ils sont pénibles ! Ai-je touché à un seul des cheveux de votre troisième siège ?, lança exaspéré Kurotsuchi, tandis qu'il s'était levé pour aller chercher plusieurs câbles au bout desquels pendaient des ventouses. Non ! Maintenant, si vous ne voulez pas que je m'occupe de vous en premiers, restez à vos places et taisez-vous !
Le shinigami baissa la tête et recula d'un pas, trop impressionné.
Sayu vit là l'unique et ultime chance pour faire cesser cet « examen » s'envoler.
Qu'est-ce qu'elle avait fait de suivre ce fou sur son territoire ? Pourquoi est-ce qu'elle s'était énervée comme ça après les autres abrutis de la onzième division ? Pourquoi ce messager de malheur ne s'était pas mieux renseigné et n'était pas directement allé à la salle de réunion des lieutenants plutôt que de venir à sa division sans même savoir si ses officiers s'y trouvaient ?
Mais de fil en aiguille, Sayu revit d'abord le visage tuméfié d'Hanatarô et put ensuite ressentir une dernière fois la chaleur des bras d'Hisagi qui l'avait serrée quelques instants contre lui.
Ainsi, « oui », comme l'aurait dit Saori avec sa prose bien à elle : elle s'était foutue dans un sacré merdier ! Mais « oui » aussi, si tout était à refaire, elle le referait. Dès lors, il ne lui restait plus qu'à serrer les dents, être courageuse et attendre que ça passe. Après tout, pour le moment, en dehors d'être immobilisée sur un « fauteuil de dentiste », rien de bien terrible ne lui était arrivée, non ?
Non.
...mais c'était sans compter sur les câbles que venait d'aller chercher Kurotsuchi. Sayu ne les avait pas quittés des yeux. Elle se voyait déjà « ventousée » sur toutes les parties du corps.
Pourtant, pour le moment, Kurotsuchi se contenta de poser ses ustensiles de cuisine sur une petite table à roulettes qui se trouvait à porté de main du fauteuil – et de son tabouret. Sayu commit alors l'erreur de se détendre une fraction de seconde pour se contracter de plus belle dans la seconde qui suivit.
Le temps que le scientifique fasse un tour complet sur son tabouret pour attraper quelque chose de poser derrière lui et il réapparut avec deux énormes seringues, dont l'une était remplie d'un liquide qui semblait aussi épais et repoussant que ce qu'il était noir.
- C'est...c'est quoi, ça ?, murmura Sayu avec des yeux ronds.
- « Ça » ?, répéta négligemment Kurotsuchi en posant la seringue pleine sur la petite table à côté des ventouses. Ça, c'est pour tout à l'heure, dit-il ravi. Pour le moment, je vais vous faire une petite prise de sang.
- « Petite » ?, s'exclama Sayu en fixant la taille de l'autre seringue vide. Il y a de quoi vider le corps de tous ceux qui se trouvent dans cette pièce avec ce machin !
- Ooh !, sourit le capitaine. Le votre me suffira.
Sayu blêmit.
- Mais ne vous inquiétez pas, je vous en laisserai suffisamment pour ne pas mourir et peut-être même pour rester lucide. Ça m'ennuierait de devoir attendre que vous repreniez connaissance pour pouvoir continuer ces premières analyses.
Sayu régit du tac au tac.
- Ah parce qu'il y en aura d'autres...d'analyses ?
Kurotsuchi la regarda en fronçant les sourcils.
- Évidemment !, souffla-t-il. Si je n'avais eu besoin que d'un peu de votre sang, je vous aurais faite envoyer à la quatrième division ! Ici, je fais de la recherche !
C'est bien ce qui inquiétait Sayu...
- Bon, allons-y !, se frotta les mains Kurotsuchi.
Et avec une précision incroyable, il transperça la peau fine de Sayu au-niveau du pli de son coude, et sans qu'elle n'éprouve aucune douleur, il commença à collecter le précieux liquide écarlate.
Les secondes s'écoulèrent. Kurotsuchi s'affairait de son côté, tournant le dos à Sayu qui, elle, voyait la seringue se remplir de plus en plus de son sang en se demandant si elle ressentirait au moins un phénomène quelconque qui la préviendrait qu'en perdre davantage lui serait fatal.
Dans le fond de la pièce, toujours muets, toujours droits et sous la surveillance de Nemu, les deux shinigami observaient la scène en étant lâchement soulagés de ne pas avoir à passer entre les mains du propriétaire des lieux.
Et d'un coup, le signal arriva. Le seringue était quasiment pleine que Sayu commençait à avoir le tournis. Elle expira plus fort que d'habitude, interpellant discrètement Kurotsuchi qui se tourna vers elle, mais en regardant la seringue et non la ponctionnée.
- Parfait, dit-il. Elle est bientôt pleine.
Ou bientôt vide – tout dépendait d'à quoi on s'intéressait.
Sayu comprit alors, malgré sa faiblesse, que les seringues étaient les indicateurs qui permettaient de prendre juste ce qu'il fallait de sang pour ne pas tuer les...patients.
Avec la même dextérité, Kurotsuchi retira l'aiguille du bras de Sayu et versa le liquide prélevé dans différents tubes à essai qu'il plaça dans un analyseur. Le moteur de la machine se mit en marche et un grondement léger vint alors se rajouter au grésillement ambiant.
Kurotsuchi vint rapidement se rassoir sur son tabouret et se pencha vers l'avant. Durant un instant, Sayu eut la folie de penser que le scientifique allait lui demander comment elle se sentait.
*n'importe quoi !*
Parce que dans un certain sens, ce fut même le contraire. Après s'être penché, il se redressa aussitôt, présentant avec enthousiasme la seconde seringue qu'il avait apporté un peu plus tôt.
Elle avait beau être à moitié évanouie, Sayu reconnut dans le flou l'objet et contracta ses muscles.
- C'est quoi alors...ce machin...?, baragouina-t-elle.
- Oh, c'est juste un petit mélange de ma composition qui me permettra de vous plonger à ma guise dans un état second.
- Hein ?
Le peu de force qui habitait encore Sayu jaillit à ce moment. Mais attachée comme elle l'était, elle put tout juste remuer ses mains comme si elle essayait de s'envoler avec.
- Qu'est-ce que...vous voulez dire par « état second »...?
- Pour des profanes tels que vous, expliqua alors dédaigneusement Kurotsuchi en zyeutant également les deux shinigami qui ne rataient rien de l'affaire, on rapprochera cela d'un état allant du conscient au semi-conscient, en passant par l'hypnotique.
- Mais je..., commença Sayu – qui se fit aussitôt stopper par le capitaine.
- Maintenant, taisez-vous ! C'est un produit très efficace quand il est correctement administré, mais si j'en mets ne serait-ce qu'une goutte hors de la veine et qu'il se répand dans vos muscles, c'est la mort instantanée.
Sayu gémit et pria pour ne pas avoir envie d'éternuer.
Mais comment de telles pratiques pouvaient-elles être autorisées dans le Seireitei ?
Fort heureusement, Sayu ne bougea pas, Kurotsuchi ne rata à nouveau pas la veine et le liquide visqueux et noir passa lentement mais sûrement – mais cette fois-ci avec une douleur lancinante qui donna l'impression à Sayu que ses veines et artères allaient exploser après s'être calcinées – dans le corps de la jeune fille sans causer aucun dommage.
- Ah !, lança satisfait Kurotsuchi. Ça m'aurait ennuyé de vous perdre avant que les examens soient terminés.
Bien sûr, voyons !
- Maintenant, nous allons attendre quelques minutes et nous pourrons commencer l'étude cérébrale.
Rien que le nom en dit long. Mais au moins, durant ces quelques minutes, Sayu espéra avoir un peu de repos - repos qui lui permettrait peut-être d'encaisser et de se faire à cette désagréable sensation d'être peu à peu possédée par une substance insidieuse et brûlante...
...Hé bien non !
Parce qu'une fois le liquide injecté, le scientifique s'éloigna peut-être un court instant pour récupérer les résultats que l'analyseur venait de lui fournir, mettant ainsi fin à son ronronnement, mais il revint trop rapidement au goût de Sayu pour lui coller sur les tempes et au-niveau du plexus solaire les ventouses des câbles qui étaient « enfin » rentrés en jeu.
Ça au moins, ça n'était pas douloureux.
Une fois les ventouses placées, Kurotsuchi brancha les câbles à une autre de ses machines et le temps que tout le système se déclenche - et que les écrans des ordinateurs se mettent à clignoter avant d'afficher tout un tas de données - c'était déjà l'heure de s'y remettre.
- Bon, à nous deux maintenant, dit-il alors d'un ton que Sayu ne lui avait encore jamais entendu.
Lui qui d'ordinaire portait un regard méprisant ou railleur sur les autres - sur tous les autres - , voilà que Sayu découvrait comment était véritablement Kurotsuchi lorsqu'il se plongeait dans la seule chose qui l'intéressait : la recherche. Son regard de dément avait laissé place à un air concentré, sérieux – bien qu'empreint d'un peu de folie passionnée tout de même. Mais son côté dédaigneux n'était plus.
Il commença par se tourner vers ses ordinateurs pour mettre en marche une fonction qui envoya une sorte de courant électrique au travers des câbles. Les sentant tout d'abord légèrement grésiller pour ensuite dégager de la chaleur, Sayu eut peur de prendre feu dans les secondes qui suivraient. Fort heureusement, il n'en fut rien.
...ceci-dit, de ne pas savoir ce qui allait encore lui arriver, elle ne put que ressentir une boule d'angoisse se former à nouveau dans son estomac.
- Calmez-vous un peu, murmura Kurotsuchi qui pianotait maintenant sur ses ordinateurs. Vous allez me fausser tous mes résultats si vous continuez à paniquer comme ça.
- Facile à dire, marmonna Sayu qui reprenait peu à peu du poil de la bête. Ça se voit que ce n'est pas vous qui êtes allongé sur ce fauteuil dans « d'aussi bonnes conditions ».
Kurotsuchi se retourna et la considéra un instant avec un drôle d'air.
- Humpf...ce n'est pas moi non-plus qui déclenche des colonnes d'énergie quand bon me semble et plonge ceux qui me contrarie dans un état de transe démentielle, souffla-t-il avant de lui tourner à nouveau le dos.
Sayu se mordit la langue afin de ne pas répliquer. N'étant pas particulièrement en position de force, mieux valait s'abstenir de contrarier le spécimen qui s'occupait d'elle.
La pose dura près de dix minutes durant lesquelles les seuls bruits provenaient du pianotage du scientifique sur ses claviers ou de l'impression des résultats d'observation que l'officier parcourait attentivement, les comparant régulièrement à d'autres analyses. De temps à autres, Sayu ressentait quelques décharges tantôt de chaleur, tantôt électriques au-niveau des petites ventouses – celles posées sur ses tempes étant celles qu'elle appréhendait le plus. S'imaginer Kurotsuchi plonger à deux mains dans son cerveau était quelque chose de relativement dérangeant.
Passé ce temps, elle entendit le scientifique soupirer une nouvelle fois, le vit éteindre quelques uns de ses moniteurs et faire demi-tour sur son tabouret à roulettes qu'il avança en même temps plus près d'elle.
- Hum, c'est un fait, dit-il à Sayu qu'il observa à nouveau comme une espèce de bête curieuse, aucune anomalie n'a été décelée dans votre organisme. Que ce soit d'un point métabolique, catabolique ou cérébral.
Sayu ne comprenait pas tout, mais elle ne put s'empêcher d'en ressentir une forme de soulagement.
- Il s'agit donc bien d'un pouvoir qui a trait directement avec votre zanpakutô, conclut Kurotsuchi.
Hein ? Sayu afficha aussitôt des yeux ronds et dévisagea le scientifique. Il avait eu besoin de lui prélever les neuf dixièmes de son sang, de lui injecter une mélasse répugnante dans les veines, de lui brancher des électrodes un peu de partout pour en arriver à cette conclusion ? C'était une blague ? S'il lui avait demandée, elle lui aurait dit de suite que tout était en rapport avec Seigi no Iki !
Kurotsuchi interpréta à merveille la tête d'ahurie que Sayu tira et retrouva aussitôt son expression exaspérée.
- C'est toujours la même chose avec vous !, râla-t-il. À partir du moment où c'est confirmé, tout semble évident au point que les recherches semblent inutiles.
Sayu fronça les sourcils.
- Il y a des protocoles à respecter quand on veut faire les choses comme il faut ! Et vous seriez étonnée de connaître le nombre et la nature des dysfonctionnements insoupçonnés que ces recherches dénigrées mais ô combien nécessaires ont permis de mettre à jour.
Euh...on merci ! En matière d'horreur, Sayu ne souhaitait en connaître ni le nombre, ni la nature. Ceci-dit, elle ne pouvait que comprendre l'exaspération et la forme de frustration que Kurotsuchi éprouvait quand on dégradait le travail pour lequel il s'investissait tant...
...Ben mince alors ! Voilà qu'elle était en train de plaindre ce psychopathe ! C'était son liquide noir qui faisait effet ou quoi ?
- Donc maintenant que j'ai fait le tri, je vais pouvoir sonder votre esprit.
Oh lala ! Ça sentait pas bon.
...et encore moins bon quand, après s'être vue retirer toutes les ventouses qu'elle avait sur le corps, Sayu vit Kurotsuchi se baisser pour ramasser quelque chose...
- Aaah ! C'est quoi ce truc ?, hurla-t-elle. Vous comptez m'ouvrir la boîte crânienne avec ?
Incrédule, Kurotsuchi regarda d'abord l'espèce de tire-bouchon géant qu'il tenait dans sa main, puis le visage décomposé de Sayu. Juste derrière elle, il devina les soldats prêts à braver l'interdiction de bouger de Nemu. Il remua alors lentement la tête en levant les yeux au ciel.
- Dites-moi un peu, demanda-t-il doucement à Sayu, toutes les femelles sont à ce point idiotes ou vous et l'autre derrière êtes les deux seuls cas sur lesquels je suis malheureusement tombé ?
« L'autre derrière », alias Nemu, ne broncha pas. Mais Sayu se demanda comment interpréter cette dernière remarque.
- C'est pour régler l'inclinaison du fauteuil, petite pintade !, lâcha Kurotsuchi agacé. L'autre imbécile n'a même pas été capable de le réparer comme il faut !
Sayu ne chercha même pas à savoir qui était ce nouvel « autre imbécile ». La seule chose qui lui importait était d'avoir confirmation que cet instrument sorti de nulle part n'allait pas servir à la percer de toutes parts !
Et en effet, une fois le dossier du fauteuil légèrement remonté, Kurotsuchi posa son tire-bouchon taille XXL sur la petite table à roulettes et remonta ses manches avant d'approcher lentement ses mains vers le visage de Sayu.
Elle qui avait hésité à lui demander combien de temps encore il allait la garder fixée à ce fauteuil, elle comprit aussitôt qu'avec ce qu'il s'apprêtait à faire, il n'aurait pas risqué de répondre quelque chose d'encourageant.
Mais bizarrement, au moment où les doigts blanchâtres aux ongles bleus effleurèrent le front de Sayu pour se poser là où les ventouses s'étaient trouvées peu de temps avant, malgré le fait que cette dernière eut une irrépressible envie de hurler en prenant ses jambes à son cou tant elle s'attendait à ce que les doigts se transforment en sondes cérébrales, aucune sensation de chaleur, de froideur, de douleur, aucune sensation...de vie ne passa à ce contact étrange et hautement appréhendé.
Un frisson prit instantanément naissance dans la nuque de Sayu et commençait à descendre le long de sa colonne vertébrale lorsqu'il disparut soudain. Une vague sensation de flottement et de tranquillité s'empara soudain d'elle. Et dans la brume qui recouvrait lentement sa vision, elle distingua le visage aux traits concentrés de Kurotsuchi qui avait fermé les yeux et s'apprêtait à plonger avec elle dans ses pensées.
« Laissez-le tranquille ! »...« J'ai peur. Qu'est-ce que je dois faire ? Seigi no Iki, aide-moi ! »...« Shinjitsu to Bashi, Seigi no Iki ! »... « Quelle horreur...quelle horr... »...« Non, pas lui ! Seigi no Iki, je t'en pris, pas lui ! Je ne veux pas savoir...pas lui... ».
Lorsque Sayu rouvrit les yeux, elle se sentit aussi fatiguée, autant au bord de la rupture que ce qu'elle avait pu l'être au tout début où elle n'était pas encore parvenue à communiquer avec son zanpakutô. Mais contrairement à ces fois-là où, au même titre que n'importe qui d'autre, elle n'avait aucune idée de ce qui s'était passé et avait pu lui arriver, cette fois-ci par contre – et de manière encore plus violente que ses précédentes expériences – elle se souvint de tout avec une réalité terrifiante. Toutes ces images, ces séquences, ces flashes qui remontaient en elle à lui en donner envie de vomir. C'était écœurant, abject.
Elle referma les yeux et reprit doucement sa respiration. Elle ne sursauta même pas, ne fit aucun geste ou n'émit aucune remarque lorsqu'elle entendit la voix autoritaire de Kurotsuchi résonner dans la salle d'examen.
- Vous deux, dit-il à l'intention des deux soldats. Retirez-vous maintenant. Ce qui va suivre est de l'ordre du confidentiel et vous n'êtes pas habilités pour l'entendre.
Il avait dit ça avec son naturel habituel sans même regarder les concernés, alors que les deux soldats de la neuvième division en question, eux, le dévisagèrent avec incompréhension.
- Mais...Kurotsuchi taishô, commença le plus diplomatiquement possible l'un, nous ne pouvons pas nous en aller ! Nous avons reçu ordre de notre capitaine de rester auprès du troisième siège Itami, monsieur. Nous retirer maintenant équivaudrait à désobéir à...
- Nemu, ne s'embarrassa pas Kurotsuchi.
Et au moment précis où Akon et Hiyosu longeaient le couloir où se trouvait la salle et passaient devant la porte, les deux membres de la douzième division durent faire un bon précipité en avant pour ne pas se prendre les deux shinigami de la neuvième, que Nemu venait, cette fois sans ménagement, de projeter contre le mur d'en face, les ensuquant sur le coup.
- Je vous avais pourtant dit de ne pas déranger Mayuri-sama pendant son travail, soupira Nemu en hochant lentement la tête.
Puis remarquant les deux autres de son unité.
- Vous prendrez soin de les ramener dans leur division quand ils reprendront connaissance, je vous prie.
- Heu...ou...oui, Kurotsuchi fukutaishô, répondirent distraitement Akon et Hiyosu, dont l'attention était encore portée sur les deux shinigami qui, vu la force avec laquelle ils s'étaient faits placardés contre le mur, mettraient sans doute un petit moment avant de refaire surface...
- Ton pouvoir est vraiment très intéressant, commença Kurotsuchi avec une expression de possédé que Sayu avait espéré ne plus lui voir en sa présence, vraiment très intéressant...
Mais face à cette remarque qui ne put que l'intriguer, elle ne trouva pourtant rien à dire. Elle était toujours éprouvée par ce qu'elle venait de vivre et une forme de lassitude l'enveloppait à présent, empêchant toute réaction spontanée.
Face à elle, assis en déséquilibre avant comme s'il s'apprêtait à lui bondir dessus, Kurotsuchi la regardait avidement comme si elle était un objet rare tout en poursuivant son explication sans qu'aucune personne ne soit désormais en mesure de l'interrompre.
- Vois-tu, femelle...
Tiens ? Voilà que Sayu avait désormais droit à un tutoiement intime agrémenté d'un élogieux « femelle ». Quelle chance !
- ...je connaissais déjà le pouvoir de frappe de ton zanpakutô – qui est certes intéressant mais comparé à d'autres, n'a rien d'extraordinaire non-plus. Mais nous étions nombreux à nous demander à quel point il agissait sur ses victimes lorsqu'il prenait sa forme ultime et surtout, ce qu'il se passait chez elles lorsqu'elles le subissaient. Hé bien, je peux enfin expliquer ce qu'il en est !
Et là, toute la terreur que Sayu avait éprouvé jusqu'à présent à se trouver en ces lieux, en compagnie de cet « homme », disparut soudain.
Savoir, comprendre.
Oui, comme beaucoup elle redoutait Kurotsuchi et le qualifiait volontiers de « savant fou » quand elle était de bonne humeur, mais...mais malgré cela, il ne lui serait jamais venu à l'idée de mettre en doute ses compétences. Il avait toujours clairement exprimé ses désirs et ses positions, se moquant royalement des réactions occasionnées, mais le concernant, contrairement à cet atmosphère étrange dans laquelle elle était plongée depuis quelque temps – se retrouvant ainsi à nourrir quelques doutes quant aux personnes pour lesquelles elle avait pourtant le plus grand respect - ici, là, maintenant, elle savait qu'elle pouvait écouter et croire Kurotsuchi.
C'était probablement le monde à l'envers, mais c'était un fait.
- Alors...?, bredouilla Sayu dans un soupir inquiet en fixant son interlocuteur. Qu'est-ce que Seigi no Iki a de particulier ?
- « Ce qu'il a de particulier » ?, répéta le capitaine. Dans le fond, rien.
Sayu le regarda de travers en faisant la moue.
- Mais dans la forme..., sous-entendit Kurotsuchi en esquissant un petit sourire. Je suis en mesure de t'apprendre que ton pouvoir est de plonger dans les abysses de l'esprit de ceux à qui tu t'attaques et d'en faire ressurgir les pires souvenirs – leurs plus grandes frayeurs. Tout ce qu'ils ont commis de mal et qu'ils gardent en eux, bien enfouis tels des secrets, certain qu'ils les ont oublié. La peur...La peur de leurs actes et la peur de la sentence. Rien contre lesquels ils puissent lutter ou se débattre. Fais comme des rats face à ce qui les effraie le plus au monde.
Kurotsuchi prit soudain un air rêveur.
- N'y a-t-il pas plus beau supplice au monde que de pouvoir torturer mentalement les gens plutôt que d'avoir à employer des armes barbares et grossières ?
Mais Sayu ne l'écoutait pas. Elle s'imaginait une forme de cauchemar éveillé sans fin, sans sortie.
Mais en se rappelant tout le temps où les deux comparses de Shimizu étaient restés absents, manifestants des périodes de transes anxieuses, une oppression lui écrasa soudain la poitrine en songeant que cette douleur-là devait être bien intense pour qu'on en perde la conscience et parfois même...la raison.
- A quoi songes-tu ?, l'interrogea alors Kurotsuchi en avançant vers elle ses yeux plissés, pétillants de curiosité.
- Hé bien..., hésita Sayu. Quand vous avez parlé des « pires souvenirs », je me suis d'abord imaginée une forme de cauchemar, mais après toutes les souffrances que cela semble engendrer sur certains...j'ignore si je suis dans le vrai.
- Raaah !, s'écria brusquement Kurotsuchi en se redressant, faisant sursauter Sayu qui ne s'était même pas rendue compte que depuis leur immersion dans ses pensées, elle n'était plus retenue par les pinces et serre-tête du fauteuil. Parce que toi, tu estimes que sonder l'esprit des gens, en faire saillir toute la culpabilité rongeante – en mainte fois amplifiée par ton pouvoir – ne représente rien ?
- Ce n'est pas ça, mais...
Kurotsuchi l'interrompit, agacé.
- Ton zanpakutô est sous le signe de la justice. Il ne se manifeste jamais aussi puissamment que lorsqu'il se retrouve dans une situation que toi, tu trouves injuste. Tu t'imagines peut-être que ses seuls coups physiques peuvent prétendre à être efficaces dans un combat physique ? Comprends bien une chose : la folie, le regret, le malheur, la tristesse, le désarroi...tout cela est de l'ordre de la mémoire et du psychisme. Et c'est là que ton zanpakutô se démarque des autres et qu'il est le plus dangereux ! Ne va pas te perdre avec ces mièvreries de savoir si ce que tu fais est bien ou pas, vrai ou pas ! C'est ton pouvoir et lui est une réalité !
Sayu resta sans rien dire, écoutant, prenant difficilement conscience de ce que tout cela représentait.
- Durant sa libération totale, toutes les vérités lui sont révélées. Toutes !, insista Kurotsuchi. Et aujourd'hui, sachant un tant soit peu apprivoiser ton arme, tu as pu établir un nouveau contact qui t'a non-seulement permis de stopper ton attaque, mais encore d'avoir pu garder en mémoire éveillée tout ce que tu avais perçu des autres...et même une partie de ce que tu ne voulais pas voir...
-Assez !
Sayu ne voulait pas qu'on l'attaque sur ce sujet. Hisagi était trop cher à elle et elle ferait tout pour ne pas conserver cette sensation de s'être montrée indiscrète dans sa vie privée et ses tourments. Les autres ne lui importaient pas. Mais lui...Ses peurs et ses souffrances ne lui appartenaient pas, elle n'avait pas à les connaître.
Elle chassa aussitôt les images qu'elle avait saisi de l'homme qu'elle aimait et changea de sujet. Kurotsuchi n'était pas dupe, évidemment, mais tellement heureux d'avoir pu faire mumuse comme il l'avait espéré depuis si longtemps, il consentit à ne pas persister sur cette voix qu'il avait sciemment empruntée. Il écouta donc la question que formula Sayu avec un relatif intérêt.
- Pourquoi je ne me suis souvenue de rien les fois précédentes ? Pourquoi est-ce que je perdais connaissance ? Pourquoi ceux qui ont été agressés tout en ayant réchappé à la mort ne s'en souviennent pas forcément non-plus ?
- Hum..., se frotta un instant le menton Kurotsuchi. « Pourquoi les autres ne s'en souviennent pas ? ». Revivre tous leurs méfaits avec une telle soudaineté et violence a provoqué chez eux une forme de rejet. Ainsi, même s'ils se sont bien retrouvés face à eux, une fois éveillés, leur inconscient a repris le dessus, les masquant de nouveau à la réalité. Quant à toi, le fait d'avoir mûri te permet désormais de supporter tout ça. Mais lors de tes premières libérations, tout ce que tu as vécu avec une intensité comparable - voir même plus forte, car tout s'accumulait en toi sans que tu ne maîtrises rien - a fait que ces images ont été enfoui à nouveau, mais là, dans ton inconscient. Pour tes pertes de connaissance, n'étant pas encore à l'époque en accord avec ton zanpakutô, cette entreprise puisait alors en toi une telle énergie qu'elle t'affaiblissait au point de t'évanouir. Quelle pauvre petite chose tu fais..., remua-t-il la tête sarcastique.
Et alors que Sayu essayait d'assimiler tout ça, contre toute attente, Kurotsuchi se leva de son tabouret à roulettes sous le regard de Nemu – à qui il n'accorda, comme d'habitude, aucune attention – et se dirigea vers son bureau où il commença à classer son dossier du jour.
Quelques minutes après, son rangement terminé, voyant Sayu toujours allongée sur le fauteuil...
- A moins que tu ne souhaites que j'opère sur toi quelques analyses supplémentaires, tu peux partir. J'en ai fini avec toi...pour aujourd'hui.
Sayu mit quelques secondes à réagir. Puis, elle se rendit enfin compte qu'elle n'était non-seulement plus attachée, mais que Kurotsuchi lui permettait vraiment de partir.
Ne demandant pas son reste, elle se leva, attendit un bref instant que son tournis à s'être levée si rapidement - sans compter les quelques soins auxquels elle avait eu droit - ne passe, salua le capitaine et le lieutenant de la douzième division sans attendre de retour de leur part et se dirigea d'un pas le plus discrètement pressé possible vers la sortie.
Mais au moment où sa main se posa sur la poignée de la porte,
- Je vais maintenant conserver les différents prélèvements et résultats d'analyses que j'ai pratiqué sur toi. Pour le moment je n'ai pas encore l'autorisation, mais je garde espoir d'en savoir un jour davantage sur ton cas par quelques recherches expérimentales - voir en te disséquant un peu et examinant de près ton zanpakutô...
Sayu ne tourna même pas la tête, ouvrit la porte, la referma rapidement et fila au pas de course vers sa division - où elle rejoignit les deux soldats qui l'avaient prématurément quittée...avec quelques bosses.
Réponse commentaires :
Oo feixia-chan oO :
Salut ^^ !
« Enfin » je peux te répondre ^^' – en ne pouvant le faire que lors de la publication, ça a été un peu frustrant pour moi de lire tes reviews sans jamais pouvoir leur répondre au fur et à mesure...
Tu sais que lorsque j'ai eu la « première vague », j'ai d'abord cru que c'était ma messagerie qui buggait XD ? Et puis non, force fut de constater que quelqu'un prenait soin de me laisser son impression à la fin de chaque chapitre lu (au passage, j'ai la vague idée que tu lis vite, non ?)...et pour cela, Merci beaucoup ! Ca fait toujours plaisir de voir que quelqu'un s'intéresse à notre travail et prend la peine de laisser, parfois juste quelques mots, mais des mots encourageant.
Bon, là, vu où on en est, je crois bien que tu as eu les réponses à toutes les questions que tu t'étais posée. Maintenant reste à voir comment va le passer le dénouement de l'affaire, mais pour ça, c'est la suite qui vous le dira ^^.
Ah non ! Quelques petits trucs :
-Tu trouves ça étrange d'apprécier que le héros - ou l'héroïne - perde de temps en temps ? Moi, je trouve ça normal ^^. Je dirais même que ça a parfois tendance à m'énerver de lire que le perso. principal est un être qui malgré de tout avoir pour perdre, se débrouille toujours – au prix de l'amitié, de l'amour, de la loyauté et d'un peu tout ce que tu veux – à vaincre celui ou celle qui est pourtant cent fois plus fort que lui . ! Après tout, une petite déculotté de temps à autres permet aussi d'apprendre et de rendre plus fort, non ?
-Pour ce qui est de mon débit de « postage » du début, j'ai publié cette fic sur ce site un petit moment après avoir commencé à le faire sur un autre. Du coup, en ayant plusieurs chapitres d'avance, ça m'a permis de poster durant un certain temps quotidiennement, mais là, le retard étant fait, c'est le même rythme de partout ;).
-De même qu'il est normal que tu n'ais pas pu trouver de description précise de Sayu. J'ai donné quelques « indices » au tout début, mais sinon, je n'ai pas voulu la détailler en profondeur. Pourquoi ? Tout simplement – oui, des fois, il me vient des idées comme ça :p – parce que je me suis dit que ça ne serait peut-être pas plus mal que les lecteurs se fassent « leur » Sayu, tout en sachant néanmoins qu'elle n'était pas très grande, de morphologie fine, avec de grands yeux foncés et brune aux cheveux longs (bon, c'est déjà pas mal). Tu rajoutes à cela le fait, qu'aux dires de certains de ses camarades, elle est plutôt mignonette et tu te fais ta tambouille ^^ !
*euh...et non, hein ! C'était pas de la fainéantise de ma part...U_u*
-Ah oui ! Aussi te dire que je suis vraiment contente que tu apprécies le fait que l'histoire recoupe le manga ^^ – j'aime bien appuyer mes fics sur l'original (enfin, pour nombre d'entre elles).
Alors, en espérant que ce chapitre-ci ne t'aura pas déçue, merci encore pour tous ces p'tits comm. et qui sait, peut-être à bientôt ;) !
En attendant, passe une bonne journée,
Bisous, ewanna =^-^= !
