Edit : pour rendre à César ce qui est à César, l'acronyme du SHIELD à la fin de l'histoire a été trouvé par Callistontheweb !
Il s'agit donc de l'épilogue de Dernière Volonté. Pour moi, ça fait longtemps que l'écriture est finie, je suis actuellement sur un gros projet avec d'autres personnes mais je n'en dis pas plus pour le moment.
Un petit passage remerciements :
Merci Obviously Enough pour ton prompt
Merci Callistontheweb pour tes reviews régulières, merci aussi à The High Writer of Nothing, Thorfinia qui avait toujours un mot gentil, Nekonya-Myu, Mcgarrett18, Sleepwxlker, ettoile, xNJx, Reapersis, et tous les autres qui ont laissé une review.
Merci à tous les lecteurs qui faisaient exploser mes statistiques tous les vendredi, tous ceux qui ont fav ou follow cette histoire.
Pour vous remercier, une dernière scène de sexe (/!\) et ce sera la fin !
Également, un petit clin d'œil (avec l'autorisation d'Obviously Enough), si vous avez lu Paris ne Pleure Jamais, vous allez reconnaître.
Bisous à tous !
Dernière Volonté
Chapitre 29
Un an plus tard :
Loki était radieux, au bras de Tony, sur ce mythique tapis rouge. Il n'en revenait toujours pas. Sa musique, celle du film d'animation sur lequel il avait été embauché, était sélectionnée aux Oscars.
En fait, le film lui-même, Le Cube Cosmique, était un chef-d'œuvre pour la plupart des critiques. Son réalisateur, Steve Rogers, un ancien dessinateur-animateur de chez Disney, qui était passé derrière la caméra, n'en pouvait plus de recevoir récompense sur récompense, et s'il n'avait pas été ridiculement humble au départ, Loki était persuadé qu'il aurait désormais une tête énorme, et un ego surdimensionné.
Le film était nommé dans la catégorie Meilleur Film d'Animation, Meilleur Montage, Meilleurs Effets Visuels et évidemment, Meilleure Musique de Film. Et c'était là le coup d'éclat de ce dessin animé, car les effets visuels reposaient presque entièrement sur la musique : c'était un film muet. Tony, après un dernier baiser à Loki, monta les marches quatre à quatre, afin de laisser la vedette au petit groupe. Ils le méritaient.
Il y avait donc Steve, le réalisateur et occasionnellement dessinateur et animateur, Loki le compositeur de la musique, et Peggy Carter la productrice, également la compagne de Steve. Évidemment, ils n'avaient pas été que trois sur le projet, mais depuis un an, c'était leur bébé. Ils en étaient fiers, et il y avait de quoi. Des trophées à la pelle partout dans le monde venaient récompenser leur travail.
C'était encore en discussion, mais Tony avait proposé d'ouvrir une société de production, qui serait dirigée par Peggy Carter, chapeautée par Stark Industries, allouant à leur trio des moyens financiers et techniques bien plus importants que les petits locaux qu'ils avaient occupés jusqu'alors. Peggy était très mitigée, mais se laissait doucement convaincre.
Meryl Streep ouvrit l'enveloppe dorée et avec un sourire annonça :
« Et l'Oscar de la meilleure musique de film est attribué à Loki Borson pour Le Cube Cosmique. »
C'était une blague n'est-ce pas ? Tony le poussa hors de son siège, et le bruit des applaudissements heurtèrent les oreilles de Loki. Il avait gagné ? Vraiment ? Les lumières sur scène l'éblouirent. Meryl Streep, en robe scintillante et sourire ultra-bright, lui tendit la fameuse statuette dorée. Loki la prit par réflexe et se tourna vers le micro. La salle en face était plongée dans la pénombre, à cause des rangées de spots qui l'aveuglaient, et ce fut certainement pourquoi il parvint à reprendre conscience.
« Quand on m'a dit de préparer un discours, parce qu'on ne sait jamais, je ne les ai pas cru, dit-il. Mais je dois être dans une sorte de rêve parce que je ne l'ai pas cru non plus quand on m'a dit que j'étais nommé aux Oscars. »
La salle rit et Loki se sentit un peu moins tendu. Une voix cria 'Je t'aime' par-dessus le bruit.
« Moi aussi je t'aime Tony. »
La salle rit encore, et Loki sourit enfin.
« Donc merci pour ce rêve incroyable. J'espère que je m'en souviendrai à mon réveil. C'est un très beau rêve, franchement, et pourtant il partait un peu comme un cauchemar. Je veux dire, je ne suis pas spécialement à plaindre. Je ne pars pas vraiment de rien. Vous avez peut-être entendu parler de mon père adoptif, Odin Borson. Pas vraiment le type le plus pauvre du monde. Donc non, je ne suis pas vraiment le genre de mec qui partait avec trois ronds en poche, et qui finit maître du monde. Et pourtant, je n'étais pas franchement destiné à faire de la musique. D'ailleurs, je n'en fais pas. Officiellement, je suis toujours vice-Président de Stark Industries en charge des finances, en congé à durée indéterminée. Pas hyper chantant comme titre. Mais Steve m'a trouvé alors que je bidouillais deux trois compositions sur mon ordinateur. Et il m'a donné ma chance. Une seule chance. Une seule opportunité. C'est ce que je souhaite à toutes les personnes qui veulent vivre un rêve comme le mien. Et je n'arrive toujours pas à croire que ce soit une vraie, dit-il en désignant la statuette.
- Moi, je la veux bien ! cria la voix de Tony faisant rire une nouvelle fois la salle.
- Non, c'est la mienne. Et un peu aussi celle de Steve, qui a su m'orienter vers des choses que je n'avais encore jamais expérimentées. Merci Steve, merci Peggy, merci l'Académie pour cette reconnaissance inouïe. Merci à vous d'avoir ri et applaudi aux bons moments. Merci à tous de m'avoir soutenu. »
Hope lui fit des grands gestes dans la foule des célébrités de la soirée Vanity Fair, après la cérémonie des Oscars.
« Félicitations Loki ! dit-elle d'une voix suraiguë. Je suis tellement fière de toi !
- Merci Hope. Je suis harcelé de textos et d'appels depuis tout à l'heure. Darcy m'envoie des cœurs en boucle, et je crois sincèrement qu'elle a programmé son téléphone pour faire ça. Ma mère était en larmes quand je l'ai eue au téléphone. Tony est plus surexcité qu'un gamin qui a mangé trop de sucreries.
- Et toi ?
- Je réalise pas. Pas encore. C'est… Non, j'y crois pas. Je pense encore que je vais me réveiller et que tout ça sera un délicieux rêve.
- Où est Tony d'ailleurs ?
- Il arrive. Il essaye de faire croire à Jennifer Lawrence qu'il a participé à l'élaboration du film. Ah, le voilà. Je crois qu'elle lui a mis un râteau.
- N'importe quoi, nia le milliardaire en lui rendant la statuette plaquée or. Elle a dit qu'elle me rappellerait.
- Tony, rit Loki. Tu ne peux pas emballer à chaque fois.
- Vous êtes venus avec Scott ? demanda Hope.
- Oui, et Happy, mais tu t'en fous, la taquina Tony. Ils attendent la fin de la soirée dans la limousine.
- Qu'est-ce que vous pensez de venir dans ma suite après le bal ? Qu'on puisse se détendre ? Proposa Hope pas du tout innocemment. Avec Scott évidemment. Pas sûre que Happy soit ravi de participer par contre.
- C'est pas trop le genre de Happy, confirma Tony avec un sourire ravi. Moi je suis partant. Loki ?
- Oui, moi aussi. Notre petite soirée d'il y a déjà plus d'un an m'avait beaucoup plue. Vous pensez que Scott aura envie de participer ?
- Ne t'en fais pas pour ça, répondit Hope avec un sourire prédateur. »
En un an, le couple de Tony et Loki avait trouvé un équilibre sexuel assez particulier. Régulièrement, ils proposaient à une autre personne de partager leur lit et leurs jeux. Comme ils le disaient eux-mêmes, ils n'étaient pas un couple exclusif, mais ce qu'ils préféraient c'était ne pas être exclusifs ensemble. Tony vivait depuis très longtemps dans un milieu totalement débauché, et Loki s'était aperçu plus ou moins avec surprise qu'il aimait ça. Moins que Tony, certes, mais un plan à trois ou quatre relançait très sûrement sa libido. C'était ce qu'ils allaient faire ce soir-là.
Ils partirent avec Hope et rejoignirent la limousine à la fin de la soirée. Ils embarquèrent avec eux Scott, qui travaillait toujours pour Stark Industries, dans la suite de la femme d'affaire au Hilton Hotel. Happy leur souhaita bonne nuit, pas dupe pour un sou, et repartit rendre la limousine à la société de location.
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Sitôt arrivés dans la suite, Hope lança d'une voix autoritaire :
« Tu sais ce qu'il te reste à faire, mon chou.
- Oui, Madame, répondit docilement Scott en se mettant à genoux. »
Loki sourit d'un air prédateur à son compagnon.
« C'est ma soirée ce soir, dit-il.
- Oui mon cœur, répondit Tony. »
Malgré la répugnance de Loki pour les surnoms, celui-ci était resté entre eux. Loki s'approcha et pencha la tête pour déposer un baiser sur la bouche de Tony, avant d'aspirer sa lèvre inférieure et de la mordiller.
« Alors tu vas être très gentil, très docile, n'est-ce pas Tony.
- Oui mon cœur, répéta-t-il en frémissant. »
En lui appuyant fermement sur les épaules, Loki mit son amant à genoux devant lui.
« Je ne voyage jamais sans mon équipement. Tu peux te servir Loki, offrit Hope. »
Elle avait sorti une mallette cylindrique de cuir souple noir, qu'elle déroula sur une table. Dedans étaient alignés et fixés ce qu'elle appelait son équipement. Des fouets, des cravaches, des sextoys, des baillons, des bandeaux pour les yeux.
« Je fais tout désinfecter et stériliser après chaque utilisation, assura-t-elle. »
Elle se saisit d'un bâillon-boule et d'un bandeau en soie noire et se retourna.
« Regarde comme ils sont beaux, nos hommes. »
Tony et Scott, tous les deux à genoux, tous les deux attendant de savoir à quelle sauce ils allaient être mangés, ne pouvaient pas être plus différents l'un de l'autre. Scott connaissait son rôle. Il avait les mains jointes derrière le dos, la tête basse, et même s'il avait un petit sourire d'anticipation, il était l'incarnation de la soumission. Tony avait la tête levée, cherchant des yeux ce que pouvaient bien trafiquer Loki et Hope. Il gigotait sur ses genoux et serrait et desserrait les poings sur ses cuisses, visiblement impatient.
« Je crois que tu vas devoir le dresser un peu, ton homme, fit Hope avec un sourire.
- Je pense qu'en effet, il recherche la punition. »
Loki se détourna et regarda ce que proposait Hope comme matériel, tandis que celle-ci attachait bâillon et bandeau autour du visage de Scott.
« Qu'est-ce que c'est ? demanda Loki en sortant des petits objets en acier inoxydable.
- Celui-là, c'est une cage de chasteté. Mais c'est trop tard pour l'utiliser, il faut que le pénis soit mou. L'autre c'est un plug de chasteté. Tu vois l'espèce de grosse aiguille ? C'est pour mettre dans l'urètre. »
Loki grimaça.
« Tu utilises ça ?
- Ça m'est arrivé, répondit Hope avec un sourire mutin. Non, non, ne panique pas mon chou. Je ne vais pas utiliser ça sur toi. Chut. Respire. »
Scott, qui s'était agité, se calma docilement, le regard occulté par le voile noir, et la bouche ouverte et bloquée par la boule rouge de son bâillon.
« Je crois que je vais rester sur du très basique, fit Loki après un moment à regarder chaque objet de la trousse de cuir. »
Il ne prit rien, mais ce n'était que momentané. Pour l'instant, il voulait d'abord jouer avec les nerfs de son compagnon. Il s'approcha donc de lui, mais Tony le surprit en frottant sa joue contre son entrejambe, sa tête se trouvant juste à la bonne hauteur.
« Tony, gronda-t-il faussement. Tiens-toi bien. »
L'homme lui fit un sourire coquin. Du coin de l'œil, il vit Hope ouvrir seulement le pantalon de Scott pour en sortir son sexe encore mou. Elle passa un doigt à l'ongle long et rouge dessus, et comme par magie, le sexe prit de la vigueur.
Loki retira le nœud papillon de Tony, et l'utilisa pour lui attacher les mains derrière le dos.
Pour son plus grand plaisir, il utilisa le corps offert de Tony de toutes les manières qui lui passèrent par la tête. Ils s'accordèrent assez vite avec Hope. Il était le gentil, elle était la méchante. Il donnait les récompenses, elle donnait les châtiments. Il suçait, elle fouettait. Leurs deux hommes n'en menaient pas large. Si Scott était plus habitué que Tony à ce traitement, le milliardaire n'était pas en reste et en redemandait, au plus grand plaisir de Loki.
Enfin, ils atteignirent la délivrance. Loki pénétra Tony après une longue torture à base de plug anal, et Hope s'équipa d'un gode-ceinture pour faire vivre la même chose à Scott. Ils eurent la permission de jouir, après que Loki soit venu au fond des chairs de Tony. Puis les deux amants s'éclipsèrent, laissant Hope s'occuper de Scott qui avait bien plus dérouillé que Tony, il fallait l'avouer.
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« Thor m'a envoyé un message, annonça-t-il quand ils entrèrent dans leur propre suite dans le même hôtel. Il te félicite, évidemment. Il voudrait savoir si tu vas bien, comment tu as géré le stress. Tu devrais peut-être lui donner ton numéro de téléphone maintenant, qu'est-ce que tu en penses ?
- J'y penserai, éluda Loki. Viens te coucher maintenant.
- Oui mon cœur. »
La suite, vous l'avez peut-être devinée. Le futur fut, peut-être pas radieux, mais en tout cas très plaisant. Ils s'aimaient et étaient entourés de personnes à qui ils tenaient et qui les aimaient en retour. Et c'était le principal.
A une date antérieure, quelque part, dans les sous-sols du FBI, à la section du Service Hermétique d'Intervention Ectoplasmique et de Localisation des Défunts(i) :
L'Agent Spécial Coulson rangea une enveloppe, deux papiers et un stylo sous scellés, dans une boîte portant le logo du SHIELD, et ayant pour matricule le 2017-01-02-HS-LB.
Le SHIELD était une division secrète du FBI, récoltant des informations et les preuves de l'existence et de la manifestation des fantômes. Ils étaient également chargés d'étouffer les affaires de fantômes ou de discréditer les témoins au cas où ils parlaient. Mais peu d'entre eux avaient le courage de témoigner publiquement, ce qui rendait leur travail relativement facile.
L'Agent Coulson relut une dernière fois le dossier, s'assurant que toutes les pièces et tous les résultats d'analyses étaient bien là. Le rapport était formel. Howard Stark avait eu le droit à une dernière volonté, et Philip Coulson était positivement certain que son acolyte de la dernière chance était Loki Borson. Il ignorait à peu près tous des mécanismes qui faisaient que tel ou tel défunt avait le droit à une dernière volonté. Mais il était sûr d'une chose. A chaque fois que cela arrivait, c'était toujours pour le meilleur.
Il referma la porte de la salle de stockage, un petit sourire flegmatique aux lèvres.
Quoi qu'il y eût après la mort, Howard Stark était désormais en paix.
(i) Ceci est un clin d'œil à « Paris ne pleure jamais », de Obviously Enough, dont l'acronyme a été trouvé par Callistontheweb (merci à elle !), que j'ai tendance à beaucoup mentionner dans mes fanfictions. J'ai évidemment son accord (et peut-être bientôt l'accord de Callistontheweb) pour reprendre l'acronyme.
FIN
