BrockBuck mon Stony – Brock'n'Buck

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, mystère, action, noir (mais aussi du l'humour quand je peux hein), des sujets durs et sensibles, shonen-ai et hétéro (parce que c'est bien l'hétéro !)

Couple : BrockBuck, Stony, FuryPepper, WandaVision, MariaRhodey et TaserGod ! Est-ce qu'on peut en avoir plus ?

Disclaimers : Maggie, Natalia, Hal, Stasya et Oswald mais tout le reste revient de droit à … des gens de la liste trop longue et non-exclusive qui suit : Joe Simon, Jack Kirby, Larry Lieber, Don Heck, Allan Heinberg, Jim Cheung et Stan Lee. (J'espère ne pas avoir oublié les importants)

Note : Cette fic est la suite de « BrockBuck mon Stony » et de sa suite « Allô, Funny problemo », pour tout comprendre (les relations entre les personnages et toute leur histoire) je vous conseille plus que vivement d'aller les lires. Si vous êtes intrépides, je vous souhaite bon courage. Quoiqu'il en soit, bonne lecture ! (Oh et ma Sailor Sweety que j'aime et que j'adore m'aide avec les idées ou les informations Marvel (j'ai du mal à toutes les gérer malgré tous mes sites))


Chapitre 29 :

Les boîtes de nourriture chinoises s'étendaient sur la table basse et même sur le sol. Natasha venait de lever ses baguettes pour interrompre Steve en plein débat et lui envoya tous les arguments qu'elle avait en retour avant d'attraper des nouilles qu'elle avalait. Le Capitaine devait bien reconnaître sa grande classe mais il avait beaucoup à redire.

Pendant ce temps, Tony jetait des coups d'œil vers les informations qui passaient à la télévision tout en apprenant aux enfants à manger avec des baguettes. Ils voulaient absolument imiter Natasha et Sin. Laquelle n'avait aucun problème à se servir de divers mets tous plus délicieux les uns que les autres.

Brock, pour sa part, avait Oswald sur les genoux, bien que c'était Bucky, blottit contre son fiancé, qui l'aidait à manger en ayant coupé ou écrasés les divers plats. Si l'ex-Commandant avait pu prendre un souper à sa convenance, surtout parce que Tony avait largement acheté pour qu'ils aient des restes, le Soldat de l'Hiver n'avait presque rien touché. Juste un nem lorsque son homme lui en avait tendu un.

Des coups furent frappés à la porte.

- Je crois que je vais déjà détester nos voisins. Dit Rumlow.

- J'y vais. Lâcha Sin.

Elle se leva et fila à la porte. Elle donnait directement sur le salon où ils passaient du bon temps.

- Ça va, l'artiste ? S'assura Brock.

- Oui. Fatigué d'avoir tout déménagé, c'est tout. Et il faut qu'on aille rendre le camion et la camionnette avec Steve. Il va être trop tard.

- Tu ne sors pas. Répondit son compagnon. J'irai avec lui.

- D'accord.

Il accepta le baiser que lui donna son Rumlow et il se reblottit un peu plus, terminant de nourrir Oswald.

Sin ferma la porte et revint vers la table en posant un plateau de brownie.

- Ils sont sympas quand même ! Sourit-elle.

µµµ

Brock venait de coucher les enfants après qu'ils se soient lavés dans une baignoire. Une vraie ! Et pas qu'ils se trempent dans le bac de déversement de la douche après que le siphon ait été bouché. Ils étaient un peu perturbé d'être dans des chambres séparés et de dormir dans cette maison encore inconnue mais ils avaient l'habitude de ne pas être dans leur lit. Ça facilitait les choses. Après avoir eu le droit à une histoire différente, c'était une première, et avoir reçu un bisou de leur père, il ne manquait plus que celui de leur otets pour sombrer dans le sommeil !

Bucky ne tarda pas trop. Il s'occupa d'abord de Stasya.

- Je t'aime, ma chérie. Passe une bonne nuit. Lui dit-il, en russe, en lui posant un baiser sur le front. Si ça ne va pas, on est juste de l'autre côté du couloir avec papa. Mais ça ira bien.

- Oui ! Papa Brocky et otets protègent ! Et je vous aime !

Le Soldat de l'Hiver la câlina puis la borda avec attention. Il se redressa et rejoignit Hal et Oswald, venant d'abord vers le premier.

- Je t'aime, ma petite flamme. Souffla-t-il, toujours en russe. Tout se passera bien, passe une bonne nuit.

- Je brûlerais rien ? S'assura l'enfant.

- Non. C'est toujours tes affaires. Et tu vas passer une bonne nuit sans cauchemar.

Le garçonnet était un peu plus hésitant que sa sœur. Lui, il avait tendance à faire des mauvais rêves. Killian et Hammer se trouvant souvent aux centres de ceux-ci.

- On est de l'autre côté du couloir avec papa si ça ne va pas. Personne ne te fera du mal et personne ne viendra t'embêter.

- Je t'aime, otets. Souffla Hal en réclamant un câlin.

Câlin qui lui fut bien sûr offert avant d'être bordé. Bucky alla ensuite embrasser Oswald, et lui souffler qu'il l'aimait, alors qu'il s'était déjà assoupi. Il sortit de la pièce et ferma tout. De toute façon, comme pour Stasya, il y avait une veilleuse.

Il rejoignit Brock dans la cuisine où il terminait d'entreposer les restes.

- Tu dois faire ta séance d'aérosol.

- Laisse-moi un peu de temps. Puis c'est moi qui suis inquiet pour toi. Rappela-t-il.

- Tu as eu du mal à respirer tout à l'heure…

- J'y étais. Pourquoi on a pris une maison avec des escaliers ?

Bucky sourit légèrement et le rejoignit pour réclamer un câlin. Brock le serra contre lui et lui embrassa le cou. Le Soldat de l'Hiver lui donna un petit coup tout doux.

- Tu vas devoir la faire cette séance si tu veux qu'on essaie d'avoir un enfant.

- Tu veux toujours ? Sourit Rumlow.

- Bien sûr. On a notre maison. Notre maison qu'on loue mais ce n'est qu'un détail. Non ?

L'ex-Commandant l'embrassa tendrement.

- Tu es sûr que ça va ? Tu es toujours pâle. Je peux attendre. Tu es magnifique mais je te préfères magnifique vivant que magnifique mort. Question de conservation.

- Oh tu me mettras dans un frigo, j'ai l'habitude.

Brock ne put que rire, surtout en voyant le grand sourire que lui lançait l'homme qu'il aimait.

- Alors trouvons cette machine !

Le Soldat de l'Hiver lui prit la main et l'emmena à sa suite. Ils eurent tout de même la présence d'esprit de vérifier, l'un et l'autre, d'un coup d'œil que tout était rangé. Certes, demain, ils passeraient leur journée à défaire des cartons mais il ne fallait pas devenir bordélique maintenant.

Ils montèrent les escaliers et se rendirent dans leur chambre, pièce de taille acceptable qui donnait sur la rue. Ils auraient la place pour mettre un bureau et que Brock puisse travailler à KAW à domicile s'il le désirait. Lorsqu'ils arrivèrent dans la pièce l'ex-Commandant retira son t-shirt sans faire d'histoire et s'étira alors qu'il se reculait vers le lit. Bucky récupéra la machine à aérosol dont il s'était occupée avec soin en personne et il la prépara maintenant. D'abord en mettant le produit et en plaçant tous les embouts puis en branchant la prise près du lit.

- Merci. Lui dit Crossbones. Mais tu n'as pas besoin de faire ça, je ne vais pas encore comploter contre moi-même en prenant mal mes médicaments.

Il porta l'embout à ses lèvres en marmonnant « même si je déteste ça ».

- Il se trouve que je suis convaincu que tu pourrais comploter contre toi-même.

Brock sourit, haussa les épaules et tendit les bras vers son amant. Celui-ci s'installa à côté de lui en faisant attention aux câbles. Il plaça sa paume contre un des pectoraux pour sentir la respiration allez et venir puis sourit lorsque les doigts de son homme caressèrent sa joue et suivirent les lignes de sa gorge.

Aberdeen, Dakota du Sud – Le lendemain

- Est-ce que tu crois qu'on peut se battre avec des gens qu'on aime ?

La question de Sam était tout à fait légitime. Et Steve savait à quel point c'était le cas. Cette même question qu'il se posait lui-même depuis quelques jours et dont il n'avait pas encore trouvé la réponse. Des doutes s'infiltraient en lui et des phrases attrapées la veille lui prouvaient qu'il avait raison de les avoir, mais il n'avait pas encore dû, à proprement parlé, se battre.

Bien sûr, il s'était déjà battu avec Bucky et Rumlow, amicalement, mais ce ne serait pas pareil ! Il n'y aurait pas de pauses possibles et ce serait une lutte jusqu'à l'emprisonnement.

Ou la mort.

Toutefois, Sam savait qu'il répondrait bientôt à cette question. Sur le haut d'un toit se tenait la silhouette de la femme qu'il trouvait la plus belle au monde, après tout. Certes, il y avait aussi Manfredi avec sa horde de chauve-souris qui volait même de jour. Et s'il s'occupait de lui ?

- Je me charge de lui !

Le vétéran désigna Joseph avant de décoller grâce à son jet-pack. Steve eut un léger grommellement en imaginant qu'il devrait monter là-haut. Il se rappelait toute la technologie que Tony avait voulue lui fournir et qu'il avait toujours refusée.

Il aurait peut-être dû accepter plus que des grappins…

Il déploya l'armement vers le haut de l'immeuble. Ne restait qu'à monter et espérer que tout ne serait pas laissé entre les mains de son ami qui lui état si cher.

µµµ

Sam atterrit sur l'immeuble où étaient Manfredi et Sin. Il évita un coup de pied de la seconde et expédia le sien dans le ventre de l'homme de la Maggia. Il recula dangereusement avant de siffler dans son appeau. Aussi vite qu'elles le pouvaient, les chauve-souris jaillirent en un tourbillon violent. Le militaire dut se protéger le visage alors que les petites griffes le cognaient rudement mais aussi les ailes et les corps duveteux.

Il fit un pas en arrière et sut que c'était dangereux.

Alors, il sauta sur Joseph pour le faire tomber. La cape de Blackwing s'étendit, les ailes de Falcon se déployèrent. Ils se poussèrent l'un et l'autre vers le sol.

Un coup de feu retentit et la fureur cogna Manfredi qui avait été touché à la taille car Sam avait remué.

- C'est lui que tu dois toucher pas moi, salope !

Les lèvres de Sin s'étendirent et elle visa de telle sorte qu'elle toucherait le crâne de Wilson et la gorge de Joseph. Brock ne lui en voudrait pas : il pourrait récupérer la Maggia et puis, il lui pardonnerait tout.

Une chose dure cogna violemment son poignet et fit sauter son arme. Avant qu'elle ne puisse le rattraper, elle le vit retomber. Se penchant au-dessus du vide pour attraper une grenade, elle eut le temps de voir Captain America saisir Manfredi et le jeter par la fenêtre, permettant à Falcon de remonter. Elle jeta malgré tout la bombe qui fut ressaisie par Sam pour la propulser dans les airs où elle explosa dans une pluie de shrapnels.

Sam haleta en atterrissant sur le toit où Sin récupéra son arme.

- C'est entre toi et moi ?

- Rogers, Wilson, je vous envoie des renforts ! Parvint la voix de Coulson.

Falcon sourit.

- Plus vraiment entre toi et moi, désolé.

- Désolé pour toi. Répliqua-t-elle.

Elle tira une balle qui atteignit la hanche de Sam. Il grogna et sauta vers elle. Son poing serré eut un tressautement avant qu'il ne commence à cogner. Le premier grognement lui fendit le cœur, d'autant plus que le bras de la belle était bloqué sous lui. Il fut néanmoins reconnaissant à Sin pour une chose : elle n'utilisait aucun de ses charmes bien qu'elle se battait comme une tigresse, donnant des coups de son coude libre, surtout que son poignet prenait une sale couleur bleue-violette, ou de genou.

Il sentit une poigne sur son dos au moment où ledit genou s'enfonça entre ses jambes, lui faisant pousser un cri. Il se retrouva soulever et son jet-pack fut arraché de son dos avec violence avant de rebondir et qu'il soit jeté du côté opposé. Malgré la douleur sourde, seuls les réflexes l'empêchèrent de tomber du toit.

Il leva ses yeux haletant vers l'individu qui l'avait empêché de terminer le combat. Déjà Manfredi ? Il entendait des cris italiens plus bas. Probablement la Maggia qui s'hurlait des ordres. À cause, grâce, à leur chef qui se tenait là ?

Non.

Le Soleil se réverbérait contre la personne qui le surplombait, l'aveuglant. Mais il reconnaissait l'étoile rouge qui brillait sur le côté de même que ce qui cachait le visage. Presqu'entièrement.

- Putain…

Il le vit se pencher sur Sin et la prendre par la main valide pour la faire se relever. Elle lui montra son poignet d'un mouvement.

- Tu le pousses par-dessus bord ? Questionna-t-elle.

- À toi l'honneur.

Il s'éloigna de Sam et attrapa la mitraillette dans son dos pour tirer une rafale sur les agents du S.H.I.E.L.D. Après celle-ci, il s'immobilisa, les yeux légèrement écarquillés.

- Ça ira ?

- Ça te va d'être un traître ? Reprit Sam.

- Attends je le fais taire.

Sin s'approcha en préparant une balle. Falcon lui faucha violemment les jambes, la faisant tomber dans un grognement. Une munition éclata tout de même, atteignant l'afro-américain dans le ventre en faisant jaillir des perles de sang.

- Steve ! Cria Wilson.

Il se jeta dans le vide et chercha des gadgets. Il n'en eut pas besoin car le blond apparut et, le voyant tomber, l'attrapa. Il le rejeta un peu rudement sur le sol, faisant jaillir du sang de sa plaie. Il regarda et vit des hommes de la Maggia étendit partout, quelques agents du S.H.I.E.L.D. et même Manfredi, accroché à un bureau en métal, ne pouvant s'enfuir.

- Où sont tes ailes ? Demanda Rogers en comprimant la plaie.

- Ton pote me les a arrachées !

- Mon pote ?

- Ton pote, ton copain, ton Bucky ! Protesta Sam avant de cracher du sang.

- Ne bouge pas, tu vas aggraver ton cas. Le S.H.I.E.L.D. est là et…

- Steve ! Hurla-t-il. Tu m'entends ?! Je te dis que Bucky est du côté de KAW !

Le blondinet lança un regard aux Agents du S.H.I.E.L.D. présent. Est-ce qu'ils avaient entendus ?

- Steve ? Tu m'as compris ? Tu…

- Je le savais déjà. Répondit le Capitaine avant de se redresser.

Il attrapa son bouclier et fila hors du bureau en lançant des ordres aux Agents pour qu'ils prennent en main Sam. Il était très inquiet pour lui. Il se hâta de monter les escaliers, arrêtant des hommes de la Maggia s'ils étaient sur son chemin.

Il était un peu épuisé lorsqu'il arriva en haut mais il était prêt à se battre. Même si c'était contre Bucky.

Il avait la réponse à la question de Sam : oui, on pouvait se battre contre des gens qu'on aimait.

Steve vit son meilleur ami et le vit avec le jet-pack en main. Jet-pack qu'il lui jeta avant d'attraper Sin et de sauter dans le vide. Le Capitaine se figea deux secondes, les doigts refermés sur les hanses. Il se précipita vers le bord et vit un tourbillon autour de Bucky. Il se sentit rassuré.

- La prochaine fois, je t'aurais !

- J'espère bien. Lui parvint une voix étouffée.