Tatadaaaaaaaaa !
Comme promis, voici la suite de Cœur de Glace ! Je vais poster je pense une fois par semaine, déjà parce que c'est plus gérable pour moi et surtout je ne suis pas du touuuuuuuuuuut avancée dans l'écriture de l'année suivante, comment vous dire que j'en suis à l'écriture du premier chapitre seulement xD
Savourez cette année scolaire de nos deux amis, parce que c'est (pour l'instant) la plus forte en émotions !
Alors je me pose juste une question existentielle : ceux qui n'ont pas de compte pour les review, pourquoi vous n'en créez pas tout simplement un ?
Comme toujours, je précise que rien ne m'appartient, sinon les choses terribles (et belles aussi, hein ! Promis !) que je vais faire vivre à la Nouvelle Génération.
J'apporterais des précisions si nécessaires au fur et à mesure, et je rappelle qu'il y aura du H/H dans cette fiction, donc homophobes, passez votre chemin !
Bonne lecture !
Chapitre 5 : Je vois, je vois…
Les fils Potter : tous deux attrapeurs à Serpentard !
Hier après-midis, l'équipe de Serpentard à Poudlard a organisé des sélections pour les membres remplaçants, une sélection qui, surprenant, n'a pas été assaillie alors même que la Directrice, le professeur McGonagall, a annoncé un match de fin d'année contre une équipe d'anciens élèves, très certainement menée par Harry Potter.
Mais plus grande surprise encore, James Sirius Potter a participé aux sélections alors qu'il a démissionné de son poste il y a de cela trois ans. L'ambiance était absolument électrique sur le terrain, alors même que les deux frères n'ont pas eu à s'affronter, ce qui nous aurait réjoui ! Les deux frères se lançaient des éclairs, symbole de leur père.
Reste à savoir qui aura l'immense honneur d'être sur le terrain face à leur père…
Scorpius jeta le journal sur la table et Albus éloigna vivement son chocolat chaud.
- Qu'est-ce qui te prend ? marmonna le brun, encore endormi.
- C'est qu'un amas de conneries ! s'emporta le jeune Malfoy. Harry ne s'est pas prononcé quant à sa participation à ce match, même à nous, et ils affirment presque qu'il en sera le capitaine ! Ils ne cherchent que le scandale, toujours plus de scandale, et c'est TOI qui sera sur le terrain, on dirait presque qu'ils te souhaitent un accident ! Et ça n'a rien d'un honneur, pour nous Harry est juste Harry, on a déjà joué face à lui !
Scorpius poussa un grognement de frustration et mordit rageusement dans une tranche de bacon.
- Et c'est quoi cette histoire stupide d'éclair, par Merlin, ne les laissez pas écrire des bouses pareilles…
Albus sourit, attendri et tendit sa main à travers la table pour atteindre celle de Scorpius.
- Calme-toi, nous on connait la vérité, c'est tout ce qui compte.
Scorpius inspira profondément et serra les doigts d'Albus.
- Et ma réussite comme batteur remplaçant, ça personne n'en parle, geignit Sam, le journal entre les mains.
Jensen, Albus et Scorpius éclatèrent de rire.
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James était extrêmement concentré. Il rédigeait un devoir pour le cours d'Ayana Picquery, autrement dit, c'était une course contre la montre.
- Picquery n'a plus rien d'envoutant ou de fascinant, geignit Quentin en trempant sa plume dans l'encre.
- Je t'avais dit que c'était pas une femme pour toi, se moqua Jessy.
- Vous avez vu son regard ? renchérit Amélia. Elle a le diable au fond des yeux.
Elias, qui se balançait sur sa chaise, ricana.
- Elle veut qu'on réussisse, marmonna James sans lever les yeux de son devoir.
Amélia sourit et passa une main dans ses cheveux. Elle se leva et lissa sa jupe.
- Bon, je vous laisse, j'ai cours de vol. A plus, les mecs !
- Mets ta cape d'hiver, lui conseilla James. Il pleut des cordes.
Mi-octobre. James regrettait déjà les vacances pendant lesquelles il n'avait cessé de se plaindre qu'il s'ennuyait. A présent, il rêvait de ces après-midis au soleil, chez sa grand-mère, à ne rien faire…
Flash-back
Les blés s'agitaient autour de James. C'était un bruit apaisant, une très faible rumeur qui chantait, accompagnée des rayons du soleil. Au loin, des cris et des rires, ceux de ses cousins. James réajusta ses lunettes de soleil et sourit lorsqu'il sentit quelqu'un s'assoir sur la chaise longue à ses côtés.
- Tu es tellement sexy avec ces lunettes.
James ne bougea pas. Il sentit Tate se rapprocher, se pencher au-dessus de lui et enlever ses lunettes. James ferma les yeux, agressé par le soleil. Les lèvres de Tate se posèrent sur les siennes.
- Je t'aime…
Mais ce moment de paix et de douceur fut de courte durée. Les cousins de James décidèrent que leur bataille d'eau était bien plus rigolote au milieu des champs. James et Tate se retrouvèrent entre deux camps, chargés de seaux et de pistolets à eau.
Fin flash-back
- Eh bien, tu n'es plus avec Picquery, là.
James sursauta et se tourna vers Elias qui se moquait de lui.
- On devrait faire une pause, répondit James en s'étirant.
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Sam, Alice, Albus, Maya aidaient Scorpius, Jensen et Théo à réviser la botanique. C'était une matière dans laquelle excellait Elisabeth, mais cette dernière était en cours.
- Allez, reprenons depuis le début, les encouragea Maya en essayant de déchiffrer les pattes de mouche de Scorpius.
Théo tapait doucement son front contre la table basse de la salle commune de Gryffondor.
- Comment est-ce qu'on va réussir à comprendre une activité pratique sans la pratiquer ? Cette plante vient d'Assyrie.
- Il s'agit de trouver les soins et la taille à prodiguer au Mimbulus Mimbletonia, ensemble on devrait y arriver, répondit Alice d'une voix légère.
Elle observa la photo, pencha la tête sur le côté et la tendit à Théo.
- Tiens, regarde, celle-ci à une forme plutôt évocatrice, tu pourrais tester… l'activité pratique sur un modèle similaire, tiens, celui de ton nouveau petit-copain par exemple ?
Les garçons pouffèrent, Maya se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire. Albus donna un coup de coude à Alice.
- Alice, tu es… intrusive, gloussa-t-il.
- Et encore, vous ne l'avez pas au quotidien dans les pattes, répondit Théo qui ne pouvait s'empêcher de sourire à l'évocation de son flirt secret, pas si secret que ça pour Alice.
Théo était le meilleur ami de Tatiana et Rose, et cela grâce à Scorpius qui les avait présentés. Bien qu'ils soient dans la même classe, Théo n'avait jamais osé s'approcher des deux amies d'enfance.
- On est de retour ! s'exclama Tatiana, les bras chargés d'un plateau.
Rose la suivait avec deux cruches de jus de pommes.
- Les Elfes nous ont donné des verres de lait, des cookies, du chocolat…
Scorpius se tourna vers Tatiana et il sentit un sursaut le prendre au corps.
Théo se tourna vers ses amies et fit glisser le tapis. Tatiana ne remarqua pas le pli qui s'était formé au sol et fit basculer le plateau en avant qui se déversa sur les révisions.
- Attention !
Scorpius se leva et tendit les mains pour saisir le plateau.
- Wow… murmura Sam.
- Alors là, dit Albus, respect. Je n'avais même pas encore enregistré que Tatiana avait trébuché que tu étais déjà debout.
- Comment t'as fait ça ? demanda Tatiana qui sentait son cœur battre à cent à l'heure.
Scorpius croisa son regard et cligna des yeux.
- Je… j'en sais rien.
Il posa le plateau sur la table et Rose et lui servirent le goûter. Scorpius se rassit entre Jensen et Albus. Jensen se pencha vers lui.
- En botanique, je sais pas, mais quelque chose me dit que tu vas avoir une bonne note en divination.
Albus et Scorpius échangèrent un regard.
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Scorpius courrait à perdre haleine dans les bois. Il l'entendait crier, il n'était plus très loin, et pourtant ses jambes le faisaient souffrir, ses poumons brûlaient. Il ne pouvait pas abandonner, pas avant de l'avoir retrouvée.
- Maman !
Il trébucha et s'étala de tout son long. Sa jambe laissa une trace de sang sur le sol alors qu'il se relevait pour recommencer à courir.
- Scorpius… aide-moi…
- Non !
Scorpius se redressa dans son lit, trempé de sueur. Il cligna des yeux, regarda tout autour de lui. Il alluma rapidement la lumière, serra les draps entre ses poings. Il essayait désespérément de se raccrocher à la réalité.
- Non… Maman, je…
Il ferma les yeux, inspira profondément mais rien n'y faisait : il avait peur. Il essuya la sueur sur son front, frotta nerveusement ses yeux noyés de larmes et quitta la pièce, puis la salle des préfets en courant. Une fois dans le couloir, il prit rapidement la direction des cachots, donna le mot de passe pour la salle commune des Serpentard et rejoignit le dortoir des quatrième année.
Lorsqu'il tira le rideau d'Albus, celui-ci sursauta.
- Scorpius, tu-
Scorpius se jeta dans les bras d'Albus et le brun le réceptionna lourdement.
- Scorpius, chuuut…
Albus referma le rideau et jeta un sort de silence sur son lit. Il passa sa main dans les cheveux de Scorpius, démêla doucement ses mèches.
- Scorpius, tout va bien, je suis là…
- Albus, sanglota Scorpius. Ma mère… ma mère, j'ai rêvé que…
Albus remonta la couverture sur eux et serra Scorpius d'avantage encore. Il embrassa son front, fredonna une douce mélodie, frotta son dos pour le réchauffer et calmer ses pleurs. Albus se souvenait de la première fois qu'il avait consolé Scorpius de la perte de sa mère. C'était peu de temps après qu'ils aient emménagé au Manoir. Albus dormait mal, il n'était pas encore habitué aux lieux. Il avait entendu des pas précipités dans le couloir et était sorti de sa chambre pour voir ce qui se passait.
Flash Back
Il y avait de la lumière dans la chambre de Draco. Albus s'approcha doucement et regarda par la porte entrebâillée. Draco était assis dans son lit et serrait Scorpius contre lui qui marmonnait des choses incompréhensibles. Draco releva la tête et sourit à Albus.
- Tu n'arrives pas à dormir, Albus ?
Le petit garçon se serra contre la porte et secoua la tête.
- Viens par là.
Intimidé par les larmes de Scorpius, Albus s'approcha et s'installa dans le lit à ses côtés. Scorpius le regarda en reniflant.
- Tu restes avec moi, Albus, hein ?
Albus fit un grand sourire et se serra contre Scorpius.
- Oui, je serais toujours avec toi.
Draco caressa les cheveux des deux petits garçons et éteignit la lumière.
Fin Flash Back
Albus continua de caresser les cheveux de Scorpius jusqu'à ce que ses pleurs s'apaisent. Scorpius releva lentement la tête vers Albus.
- Merci, murmura-t-il.
Albus baissa les yeux sur ses lèvres, hésita un instant, et l'embrassa. Scorpius répondit à son baiser avec ferveur, se sentant plus en sécurité que jamais dans ses bras. Il était prêt, il allait lui dire ce qu'il ressentait. C'était Albus qui l'avait embrassé le premier, ils n'étaient rien que tous les deux, Albus tenait à lui, lui aussi. Mais lorsqu'il sentit les mains d'Albus descendre entre leurs corps, il se recula et fronça les sourcils.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il, sa voix encore enrouée par ses sanglots.
- Eh bien, sourit Albus légèrement surpris, je pensais que tu voudrais…
Albus serra son bassin contre le sien pour lui faire comprendre. Scorpius le regarda un long moment, les yeux vides et Albus pressa sa main contre son épaule pour le ramener à lui.
- Eh, Scorpius, qu'est-ce que tu as ?
Scorpius cligna des yeux et se serra contre le torse d'Albus pour masquer son trouble.
- Rien, je veux juste dormir et oublier mon cauchemar.
Albus hocha lentement la tête et s'installa confortablement contre son oreiller. Scorpius se mordit la lèvre. Il s'était dégonflé.
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Albus entra dans la Grande Salle en baillant. Scorpius avait disparu lorsqu'il s'était réveillé.
- Hey Albus, le salua Jensen.
Scorpius, assis en face de lui, se tourna vers son meilleur ami et déglutit, gêné. Albus s'assit près de lui et serra son épaule.
- Tu vas bien ? chuchota-t-il.
- Oui, ça va. Merci encore, sourit Scorpius.
Albus lui adressa un clin d'œil.
- Je serais toujours là pour toi.
Albus se servit en œufs brouillés et les avala rapidement.
- J'y vais, dit-il, encore la bouche pleine, Sammy m'attend pour revoir une dernière fois notre exposé en sortilèges.
Il se leva et quitta la Grande Salle. Scorpius croisa le regard perçant de Jensen. Il soupira.
- Il faut que je te parle.
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- Tu avais raison.
Jensen se redressa. Scorpius avait toute son attention. Le blond était assis dans le canapé, ses genoux repliés contre lui, le regard fixé sur le feu dans la cheminée.
- Oui ? l'encouragea Jensen en se penchant en avant.
Scorpius inspira profondément, agacé.
- Tu avais raison, Jensen, je suis tombé amoureux d'Albus.
Scorpius avait progressivement baissé la voix, puis s'était retourné dans tous les sens pour vérifier que les quelques personnes dans la salle commune ne faisaient pas attention à eux. Jensen ne fit même pas semblant d'être surpris. Il se racla la gorge, humidifia ses lèvres avant de répondre très calmement.
- Et donc, qu'est-ce qui te pousse à en parler, maintenant ?
Scorpius tapa son front contre ses genoux.
- Je ne sais pas… ce qu'Albus cherche, lui.
- La popularité ? proposa Jensen en croisant les bras.
Scorpius redressa la tête et poussa un nouveau soupir.
- Je sais c'que tu penses, mais Albus est censé être ton ami.
- Il l'est, Scorpius, mais tu l'es toi aussi, et Albus-
- Ok, tu as raison aussi sur ce point-là, répondit Scorpius en descendant ses genoux du canapé. Mais il n'y a pas seulement ce truc entre nous en public, on s'est déjà embrassé quand on était rien que tous les deux.
Cette réponse ne sembla pas convaincre Jensen, au contraire, son visage s'assombrit.
- En fait, je ne sais même pas pourquoi je doute de sa sincérité, déclara Scorpius.
- Tu veux vraiment qu'on parle de son couple avec Alice ? Il était avec elle et il-
- Il se cherche, tout comme moi, le défendit Scorpius. Jensen, on s'est embrassé en privé, je veux dire sans témoin ou quelconque personne à qui il aurait voulu rappeler sa grandeur potterienne.
- Justement, Scorpius, insista Jensen, il s'agit de sa popularité, de l'image qu'il renvoie ! Je sais qu'Albus est tout pour toi, vous êtes amis depuis si longtemps, mais-
- Exactement ! l'approuva Scorpius en pivotant vers lui. Albus ne me ferait jamais de mal, il est mon meilleur ami. Je… me suis dégonflé hier soir, je n'ai pas osé lui dire ce que je ressens, mais ça viendra !
Scorpius adressa un grand sourire à Jensen et se leva.
- Merci Jensen.
Jensen le suivit du regard et secoua la tête.
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Sam et Jensen regardaient les danseurs, contrariés. La grande Salle était magnifiquement décorée pour Halloween mais leur humeur n'était pas au beau fixe. Sam était seul, comme à chaque bal et Jensen s'était disputé avec Alais, qui se bornait à danser avec un foutu… Poufsouffle qui avait passé l'année passée à essayer d'attirer désespérément son attention. Rose dansait avec Hyacinthe qui avait posé sa main sur sa taille et qui la regardait béatement. « De manière complètement débile », aurait dit Albus. Quant à Scorpius et Albus, ils dansaient ensemble, se regardant dans le blanc des yeux comme deux amoureux transis.
- Vous êtes sur le banc de touche, les garçons ?
Sam lança un regard en coin à James.
- Ha. Ha. Ha. Très drôle, c'est une blague de joueur de Quidditch ?
- Pourquoi tu ne danses pas avec Alice ? Elle n'est pas encore venue te chercher ? le taquina James.
- James, pour ton propre bien, lâche l'affaire, répondit Jensen qui ne quittait pas sa petite-amie des yeux.
James se glissa à ses côtés.
- Tu n'aurais pas vu Scorpius ? J'ai quelque chose à lui donner.
Jensen fit un signe du menton.
- Là-bas, occupé avec son prince charmant.
James repéra son frère et Scorpius, les observa un moment avant de tendre deux enveloppes à Jensen et Sam.
- C'est l'invitation à mon anniversaire. J'espère vous voir.
Sam fut surpris. Autant James discutait souvent avec Jensen, mais il l'avait ignoré presque depuis leur rentrée à Poudlard, alors qu'ils étaient quand même des amis d'enfance ! Mais James semblait vouloir se rachete et il s'intéressait à lui, alors il lui adressa un sourire en prenant l'enveloppe. James y répondit, puis alla chercher Amélia pour une valse. La sorcière portait une magnifique robe noire bustier aux voiles légers oranges et noirs. Sam le montra du doigt.
- Tu m'expliques pourquoi il danse avec elle alors qu'il a un sexy petit-ami ? Il devrait en profiter.
- Et que dirais-tu d'en profiter toi aussi ?
Alice se pendit au bras de Samuel et lui fit les yeux doux. Malgré sa gêne, Sam ne se laissa pas démonter.
- Avec qui, avec toi ? Tu m'as complètement-
- Sammy, allez, viens danser avec moi, l'interrompit-elle en le tirant à sa suite.
Sam adressa un regard à la fois suppliant et désolé à Jensen qui plissa les yeux.
- Faible et lâche, articula-t-il.
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Rose posa sa tête sur l'épaule de Hyacinthe et inspira l'odeur de son parfum. Elle appréciait qu'il soit plus âgé qu'elle. Déjà, sa carrure était très appréciable, mais il était plus mûr, plus expérimenté, et surtout il ne la traitait pas comme une enfant et ne profitait pas de son « innocence ». Il la respectait en tant que jeune fille, lui montrai régulièrement qu'il était une personne de confiance et ça, Rose savait que c'était quelque chose de rare. Personne ne le savait et surtout pas ses cousins qui auraient pu se montrer violent, mais Rose avait déjà eu de toutes petites expériences avec les garçons, toujours des échecs parce qu'ils n'étaient clairement pas sur la même longueur d'onde : les garçons pensaient qu'un baiser ne signifiait rien ou alors qu'il signifiait beaucoup plus que ce qu'elle imaginait. L'un d'eux lui avait même dit un jour « toi, tu vas penser que parce qu'on s'embrasse, on est en couple ». Oui, naïvement c'est ce qu'elle pensait, parce que c'était ce qu'elle désirait lorsqu'elle donnait un baiser.
Ou bien car elle en disait trop sur elle et ensuite les garçons en profitaient pour la mener en bateau : certains avaient eu honte d'elle et avaient caché ce qu'ils partageaient, d'autres étaient allés voir une autre fille, ou encore il y avait eu celui qui l'année dernière ne cessait de se rappeler à elle pour « la garder sous le coude ».
Hyacinthe, lui, avait réussi à lui montrer qu'elle ne se trompait pas : une relation comme elle se la figurait pouvait exister. Il suffisait de trouver la bonne personne. Elle se redressa et plongea son regard dans le sien.
- Je suis bien avec toi, murmura-t-elle.
Hyacinthe sourit et frôla ses lèvres.
- Moi aussi je t'aime…
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A la fin de la danse, Scorpius fit une révérence.
- Albus, tu es un merveilleux cavalier.
Albus se pavana tel un coq dans une basse-cour.
- Je sais, je sais. On fait une pause ?
- Oui, je meurs de soif.
James s'approcha d'eux alors qu'ils se servaient au buffet.
- Salut.
Albus fit une grimace et s'éloigna.
- Albus, je… Par Merlin, je sens mauvais ou quoi ?
- Après ton rock endiablé avec Amélia ? Oui, certainement.
James donna une bourrade à la taquinerie de Scorpius. Il sortit deux enveloppes de sa poche et les lui tendit.
- Tiens. L'autre est pour mon frère, mais je crois qu'il ne me laissera pas approcher.
Scorpius ouvrit l'enveloppe et lut l'invitation, un sourire aux lèvres.
- A la cabane hurlante ? Et tu comptes faire ça comment ?
James lui adresse un clin d'œil.
- Un ami m'a offert une carte des plus utiles pour sortir incognito de Poudlard. Et puis, en tant que préfet, je fermerais les yeux sur une petite infraction.
- Et si l'autre préfet vous dénonce ? demanda Scorpius en croisant les bras.
Le sourire de James s'intensifia.
- L'autre préfet n'est pas assez Serpentard pour faire une chose pareil, mais suffisamment pour être complice de l'évasion.
Scorpius sourit en coin et tapa dans la main tendue de James.
- Je serais là.
- Cool ! Tu pourras… lui donner l'invitation ? Enfin, dès qu'il ne sera plus occupé avec elle ?
Scorpius se retourna et vit Albus en compagnie de Cassandra qui riait à gorge déployée, un cocktail dans une main, l'autre posée sur le bras d'Albus.
- C'est la Serpentard la plus détestable de cette école, grimaça Alice en s'approchant.
Scorpius se retourna : James s'était évaporé.
- Totalement d'accord, renchérit Alais en prenant le bras de son cousin. Non mais regardez-moi ce décolleté et cette robe… orange vif.
- On dirait une citrouille trop mûre, eurk.
Scorpius se tourna vers Alice.
- Quoi, tu es jalouse ?
- De ça ? demanda Alice, dont la voix partit dans les aigus. Certainement pas, entre Albus et moi, c'est terminé. D'ailleurs je vous laisse, Sam va m'inviter pour la prochaine danse, j'en suis sûre ! Ah, et ne dites rien à Albus, il en ferait une attaque, mais Rose s'est éclipsée avec Hyacinthe !
Alais leva les yeux au ciel puis prit le menton de Scorpius dans sa main.
- Et toi ça va ? Tu arrives à gérer avec les deux Potter ?
- Aucun soucis, sourit Scorpius. Dis-moi, qu'est-ce qui ne va pas avec Jensen ?
Alais s'écarta.
- Je n'ai pas envie d'en parler.
Elle ne laissa pas à Scorpius le temps d'ajouter quoi que ce soit et s'éloigna pour partir à la recherche de son Poufsouffle et c'est ce moment que choisit James pour revenir. Scorpius secoua la tête.
- Je suis pourtant sûr qu'Albus est en possession de la cape d'invisibilité d'Harry, comment fais-tu pour disparaitre et réapparaitre comme ça ?
- L'agilité et la fluidité d'un puma. Tu viens, c'est l'heure de notre ronde.
Les deux Serpentard quittèrent le bal.
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- Je trouve que c'est presque cruel de devoir fliquer les élèves alors que c'est une soirée de fête.
- James, tu dis seulement ça parce que tu profites de ton insigne de préfet pour faire des galipettes nocturnes avec Tate.
Scorpius évita habilement les chatouilles de James et pouffa de rire.
- Et si on ne le fait pas, le préfet en chef Michael-le-connard-qui-craque-sur-toi va nous démolir et il ne m'aime déjà pas comme ça, alors…
James s'était arrêté et avait fait quelques pas en arrière pour scruter un couloir.
- Oh par Salazar, je crois que je viens de trouver une raison d'aimer cette ronde.
Scorpius regarda dans le couloir lui aussi et sa mâchoire se décrocha. Michael, LE Michael, était en train de faire une fellation au beau milieu du couloir à Ulysse.
- Est-ce que c'est…
- Le Gryffondor Ulysse-je-déteste-Scorpius-et-je-fais-tout-pour-l'humilier ? Oui, c'est lui.
Scorpius pouffa de rire et les deux hommes sursautèrent violemment. Ulysse repoussa Michael qui tomba en arrière et remonta son pantalon aussi vite qu'il le pouvait. James essaya de garder son sérieux mais le rire transparaissait dans sa voix.
- Je me dois de rappeler que tout rapport sexuel est interdit dans-
- La ferme, Potter ! cracha Ulysse en se rapprochant d'eux.
- J'enlève vingt points à Gryffondor et Serpentard, ajouta Scorpius qui ne put s'empêcher de sourire.
Ulysse le bouscula violemment et Scorpius le suivit du regard.
- Tu vas le regretter, siffla-t-il.
James croisa les bras sur sa poitrine et claqua la langue contre son palet.
- Je crois que tu viens de te faire un ennemi.
- Tu t'es fait un ennemi. Moi, il me déteste depuis toujours.
