Disclaimer : rien ne m'appartient, ni l'histoire qui est à lifeisveryshortwithsoami, ni SWAC.
Ferguson ne semblait pas aussi emballé que moi, restant assis comme une statue sous mon toucher.
« Qu'est ce qui ne vas pas ? » demandais-je, en enlevant ma main rapidement. « Pourquoi tu n'es pas aussi content que moi ? Je me souviens enfin pourquoi Chad a disparu au départ ! Il peut revenir maintenant. Tout notre travail a porté ces fruits ! »
Je ne connaissais pas Ferguson depuis longtemps, mais assez que pour le considérer comme un ami, et je pouvais dire que quelque chose n'allait pas. Son regard allait de droite à gauche et il évitait de me regarder. Pourquoi est ce qu'il m'évitait maintenant que tout allait bien ? Après m'avoir supporté durant les phases difficiles, me supportant quand tout le monde me prenait comme une folle, … .
Alors que Chad allait enfin revenir, Ferguson allait m'abandonner ?
« Sonny. Est-ce que tu va bien ? » demanda-t-il doucement, en posant une main sur mon épaule.
Par ce simple geste, mon monde s'écroula. La nuit dernière, j'ai pleuré pendant des heures jusqu'à tomber endormie. J'ai laissé mes défenses tomées et succombé à mes désirs que j'avais refoulés pour si longtemps. Apparemment un peu trop. Des larmes étaient sur le point de tomber à nouveau. Il me fallut toute ma concentration pour les retenir.
Mon bonheur de revoir Chad s'évanouit…
… juste parce que Ferguson me demandait si j'allais bien. Une question stupide et je réalise que, malgré ma découverte, ma vie était déjà hors de contrôle.
« Non, ben sur que je ne vais pas bien. Chad Dylan Cooper a disparu, personne ne se souvient de lui, la presse a fait croire à tout le monde que je suis folle, et je commençais à croire comme eux. Personne ne me croyait quand je disais que Chad existait ou avait existé… »
« Je te crois. »
Je m'arrêtai quand je l'entendis me stopper. Ma voix ressemblait à celle d'une hystérique, sur le point de craquer alors que je m'essuyais les yeux, enlevant les larmes de mes joues. Cette fois ci, Ferguson n'essayait pas d'éviter mon regard. Nos yeux se croisèrent et je vis qu'il disait la vérité.
Voyant que j'avais besoin de réconfort, l'acteur de Mackenzie Falls tendit ses bras vers moi. Oubliant que nous étions supposés être ennemis, que tout le monde pouvait nous voir, je me précipitai dans ses bras. C'était agréable. Pas autant que quand j'étais dans les bras de Chad, ou en tout cas ce que je me rappelle, mais assez que pour me réconforter.
« Merci Ferguson. » murmurais-je. « Tu ne sais pas à quel point ça compte pour moi. »
Un lourd silence se fit dans la voiture. Tout ce qu'on pouvait entendre était le clapotis de la pluie contre la voiture. De la musique sortait encore des hauts parleurs, mais le volume était très faible, maintenant que la musique. Je ne savais pas très bien combien de temps je devais rester dans les bras de Ferguson.
Avec Chad, c'était facile de savoir quand briser les étreintes (c'était souvent parce qu'ils étaient interrompus aussi !) : jamais ! On voulait rester comme ça aussi longtemps que possible, pour toujours même. C'était comme ça que je me sentais dans les bras de Chad. Je détestais comme il pouvait me rendre folle rien qu'en se montrant. Un regard dans ses yeux bleus azur et j'étais ensorcelée.
C'était différent avec Ferguson. J'essayai de me retirer plusieurs fois, mes ses bras étaient toujours autour de moi. Chaque fois que j'essayais de partir, il resserrait l'étreinte. Ce n'est pas que je n'aimais pas sa sympathie qu'il m'offrait. C'était juste que, même si Chad n'était pas là, j'avais l'impression de tromper Chad.
« Oh, Sonny. » soupira Ferguson. « J'aimerais pouvoir te croire. »
Ca, ça retint mon attention.
« Qu'est ce que tu veux dire par là ? Tu m'as dit il y a deux secondes que tu me croyais. Tu mentais ? »
Comme il ne me répondait pas, je le forçai à me lâcher. Une fois assise à nouveau correctement, je levai les yeux vers lui et parlai à nouveau.
« Oh mon Dieu ! Tu mentais ! Tu ne me crois pas pour Chad, pas vrai ? Ni qu'il existe, ni qu'il ait joué dans Mackenzie la belle vie. Ni que Tawni était ma meilleure amie. Tu as joué avec mes émotions, en essayant de me convaincre… » je me stoppai un instant. « De quoi exactement essayais-tu de me convaincre ? Que tu es un meilleur acteur que moi parce que tu sais jouer le rôle d'une personne compatissante ? »
« Non, pas du tout ! » protesta rapidement Ferguson.
« Alors quelle est le piège ? Pourquoi tu m'as fait croire que tu étais mon ami alors que tu riais derrière mon dos ? Tu sais à quel point ça me fait mal, Ferguson ? Tu étais là quand mes amis m'avaient abandonné. Je pensais… Je pensais que tu étais vraiment mon ami. »
« Je suis vraiment ton ami ! Le fait que j'ai fait semblent de te croire le prouve. » Ma bouche s'ouvrit grand en entendant cela. « La seule raison pour laquelle je ne t'ai rien dit, c'était pour ne pas te blesser. Je suis ton ami Sonny, et c'est pour ça que je ne voulais pas te voir souffrir. »
J'en avais marre de ces excuses. Je regardai par la fenêtre, je croisai mes bras devant ma poitrine.
« Pars ! »
« Qu'est ce que j'ai fait ? »
« Sors de cette voiture tout de suite ! »
Normalement je ne crie pas sur les gens, mais je ne pouvais pas rester dans le même endroit que Ferguson plus longtemps. Il comprit. Sa main atteint la portière et il commença à l'ouvrir…
« Tu sais que Chad n'existe pas, n'est ce pas ? »
Il venait de tirer sa dernière flèche. Chad existait. Chad Dylan Cooper allait revenir. Personne n'avait le droit de dire le contraire, encore moins cet acteur de Mackenzie Falls, qui pensait être meilleur que moi en tout point de vue. Il ne savait rien sur Chad. De quel droit se permettait-il de dire que Chad n'était pas en chair et en os ?
« Je dois dire que tu as l'imagination suffisante… » commença Ferguson, ne remarquant pas que mes mains se refermaient en poings. « Inventer un gars comme Chad et essayer de faire croire à tout le monde qu'il existe. Je ne sais pas pourquoi tu fais ça... Peut-être pour prouver que tu peux jouer la comédie, ou peut-être tu es vraiment en train de devenir folle… mais je crois… »
Avant que je ne sache ce qu'il se passait, j'étais à nouveau devant lui et je le tapai aussi fort que possible à la poitrine. Je devais lui faire mal. Mes poings me faisaient mal à force de le taper. Mais peut importe la souffrance que je me provoquais, je ne pouvais m'arrêter. Ca en fallait la peine… Je devais prendre ma revanche. Personne ne pouvait dire que Chad n'existait pas.
Ferguson n'essaya pas de me stopper au début, me laissant le frapper autant que je le voulais. A un moment, bien trop tôt à mon goût, il me prit les mains afin de me stopper, pour protéger son corps. Je me débattis. J'étais trop furieuse.
Ses mains étaient bien plus grandes que les miennes. Il m'attrapa le poignet, et je profitai de mon autre poings encore libre pour le frapper le plus fort possible. Il grogna en essayant de m'attraper l'autre poing, sa force dépassant la mienne. Une fois mes deux bras maitrisés. Il se rapprocha de moi, et instinctivement, je me reculai. Je plantai mes ongles le plus profondément possible dans sa peau. Il se rapprocha jusqu'à ce que je fusse bloqué contre la portière.
« Je vais te lâcher. » promit-il. « Mais tu dois me promettre d'arrêter de me frapper. »
« Tu as dit que Chad n'existait pas. »
« Ecoutes toi Sonny ! Tu es obsédée par un gars dont personne n'a jamais entendu parler. Tu sais à quel point tu parais folle ! »
« Chad existe. »
« Tu dois te calmer. »
« Tu dois… »
Je jurai. Je dis la pire chose que j'aurai pu dire. Mes yeux s'ouvrirent de choc, et Ferguson devint sans émotion. J'étais la gentille fille du Wisconsin, la fille dont les fans pouvaient avoir confiance pour être dans son meilleur comportement.
Il n'y avait pas de reporter autour de nous et j'étais pratiquement sur que Ferguson n'allait jamais aller leur dire. Mais ça n'avait pas d'importance. Ca n'avait pas d'importance que mes fans le sachent ou pas. Moi je le savais.
Et je ne pourrai jamais me le pardonner.
VU son état de choc, il faut facile de pousser Ferguson. Ses mains lâchèrent les miennes et retombèrent à ses côtés. Prenant avantage de la situation, j'ouvris la portière de la voiture, sauta de la voiture et refermai la portière derrière moi.
Il pleuvait des cordes. Il y avait du vent qui chassait les gouttes de mon visage. Je ne sentais presque rien. Je devais courir aussi vite et aussi loin que possible…
Je ne pouvais pas aller à l'intérieur du studio. La dernière chose que je voulais c'était de voir le visage de ma mère et qu'elle sache que je l'avais laissé tomber. Nico, Grady, Zora, Marshall… Tous seront déçu si ils savaient ce qu'il venait de se passer. Je devais aller autre part qu'au studio.
Mon seul autre choix était la rue.
« Sonny ! » entendis-je crier Ferguson. « Stop ! »
Mais le pavement sous mes pieds était glissant et je n'arrivai pas à me stopper. Ferguson avait du sortir en trombe de la voiture, car je sentis ses doigts attraper les miens, en essayant de m'aider. C'était trop tard. Je me sentis tomber, malgré la prise de Ferguson.
Une voiture se dirigea vers moi, les freins faisant beaucoup de bruit, alors que la voiture essayait de m'éviter. Mes jambes étaient trop faibles pour me portées et courir ou même rouler pour me sauver.
A la place, je fermai les yeux, me préparant pour l'inévitable.
Quelques instants plus tard, alors que le choc aurait du avoir lieu, je vis que j'étais assise autre part.
J'ouvris les yeux doucement, et ils se posèrent sur un garçon à côté de moi, les cheveux blond tombant devant ses yeux azur.
« Tu vas bien ? » demanda-t-il, en écartant une mèche de cheveux mouillée de mon visage.
J'étais à court de souffle, incapable de lui répondre, de former une phrase cohérente alors que j'étais assise ici, choquée.
Chad Dylan Cooper était de retour.
