Disclaimer : Bien entendu, Joanne Kathleen Rowling est la maman de Harry Potter et de tout l'univers magique qui lui est associé. Merci à elle d'autoriser les fanfictions sur son œuvre.
Teaser Partie 1 : Bellatrix se balançait d'avant en arrière, les yeux fous et le visage décomposé, serrant son enfant mort-né tout contre son cœur. Alors que la folie était à deux doigts de l'emporter dans les limbes de l'oubli, une dernière pensée traversa son esprit, muant son désespoir en soif de vengeance. Sirius Black... Sirius Black avait tué sa fille.
Attention : Rated T pour le langage et les scènes violentes.
RaR :
Lola : Hello ! Merci pour te review ! Et pour ta super fidélité, ça fait super plaisir :) Je te souhaite une excellente année ! C'est rageant de connaître les coulisses de la trahison chez les maraudeurs et de voir ces crétins se déchirer, hein ? Ouais, Sirius et la diplomatie, ça a jamais été un truc ^^. J'espère que la suite te plaira !
A/N : Bonjour à toutes et à tous ! Merci à Lola et Eve et Zod'a, pour leurs reviews ! Et merci à ceux qui ont mis cette histoire en favori:) Vous ne savez pas à quel point ça me fait plaisir XD
Aloah ! Comment allez-vous ?
Avant toute chose (et avant que j'oublie surtout) une bonne et heureuse année ! Comme le veut ma formule consacrée : amour, gloire et beauté (bon pas que, voyages, amitié, aventures, écriture...). Espérons que 2017 soit un meilleur cru que l'année-que-l'on-ne-cite-plus (perso, je ne suis toujours pas remise de la mort de Carrie Fisher...)
Bref.
Bon, je vais pas vous mentir, les fêtes de fin d'années sont pas compatibles avec l'écriture, pas plus que les nouveaux épisodes de Sherlock (ouais parce que trois ans de hiatus, c'est assez long quand même et je ne vous cache pas que je savoure la période de non-hiatus). J'ai donc pas spécialement beaucoup avancé depuis la dernière fois (bon, j'ai corrigé tout ce qui devait être corrigé et presque terminé un chapitre et c'est pas si mal que ça).
Nouveau chapitre à part tout ça ! Un petit de transition, mais où il se passe quand même pas mal de trucs du canon (merci Jo). Je l'aime bien (spéciale dédicace à Judy dans celui-ci, qui livre sans doute ses meilleures répliques à mon goût 3).
Un grand merci à Sundae Vanille pour la relecture et les retours ! Et je ne le dis peut-être pas assez, mais sa fic La Course au Chien Sauvage est un must-read si vous aimez Sirius Black !
Black Sunset
Première Partie : Stars.
Chapitre 28
« And if you're still breathing, you're the lucky ones.
'Cause most of us are heaving through corrupted lungs.
Setting fire to our insides for fun
Collecting names of the lovers that went wrong
And you caused it. »
(Youth - Daughter)
Lundi 6 Juillet 1981, Appartement de Benjy Fenwick, Londres.
L'immeuble se situait en banlieue sud de Londres, perdu au milieu de cinq autres parfaitement identiques, et chaque tour comptait plus d'une dizaine d'étages chacune. Tandis qu'il se rapprochait de sa destination, Sirius avait craint de ne pas trouver ce qu'il cherchait – la trace d'un appartement qui aurait explosé près de dix jours plus tôt – mais personne ne pouvait manquer l'endroit.
Un immense trou défigurait l'un des immeubles au niveau du quatrième étage, et une collection de barrières empêchait les curieux et les imprudents de s'approcher de la pile de gravas au sol. Sirius déposa sa moto à bonne distance et fit le tour du bâtiment pour trouver une entrée discrète. Il n'y avait malheureusement qu'une seule porte et très peu de chance pour qu'il passe inaperçu.
- Vous êtes perdu, jeune homme ?
Il tourna sur lui-même : une dame âgée était accoudée à sa fenêtre, sans qu'il ne sache si elle surveillait les environs ou profitait du timide soleil malgré le début de l'été.
- J'ai vu le trou depuis la rue. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Une explosion de gaz d'après la police, mais l'immeuble est pour ainsi dire neuf. Je pense que c'était un attentat.
Sirius leva les yeux vers les étages. Il en était presque certain lui aussi. Benjy Fenwick n'avait pas donné signé de vie depuis presque deux semaines – un délai bien trop long pour l'Ordre du Phénix – et il s'était porté volontaire pour mener des recherches. Benjy était un chic type.
Comme personne ne savait vraiment où il vivait – parce que les règles de prudence élémentaire voulait qu'on ne communique pas son adresse précise par les temps qui couraient –, que La Gazette n'avait rien voulu lui dire – parce qu'il ne faisait pas partie de la famille et qu'il avait un jour mis un coup de tête à un journaliste peu de temps après sa sortie de Pouldard –, que les Aurors, les Brigadiers et les Tireurs d'Elite étaient déjà débordés – Maugrey lui avait assuré qu'il ne pouvait mettre personne sur la disparition de Benjy, qui ne faisait qu'allonger la longue liste de disparus depuis le début de la guerre –, Sirius s'en était remis aux moldus.
Après avoir visité les morgues et les hôpitaux, il avait fait une liste des endroits où il s'était passé quelque chose de suspect, et se rendait sur place.
- Il y a eu des blessés ?
- La police n'a pas trouvé de corps... Avec un peu de chance, le gamin qui vivait là-haut n'était pas chez lui... Mais si ça se trouve, c'est lui qui a tout fait sauter.
Sirius dévisagea son interlocutrice, un mauvais pressentiment au cœur.
- Le gamin ? Vous connaissez son nom ?
- T'es bien curieux pour un gars qui a juste vu un trou depuis la rue. T'es journaliste, c'est ça ?
- Non !
- Un terroriste alors ?!
Sirius faillit lever les yeux au ciel avant d'opter pour une autre solution. Il cherchait Benjy depuis plus de cinq jours, et ni lui, ni Madelyn McGonagall, ni Peter n'avaient rien trouvé.
Il écarta les pans de sa veste de cuir, découvrant la crosse de son arme à feu qui accompagnait chaque sortie dans le monde moldu.
- Peut-être bien... Vous ne voudriez pas qu'il vous arrive la même chose, si ?
La vieille dame pâlit dangereusement.
- Je vais appeler la police !
- Je ne crois pas que tu en auras le temps, Mamie. Pousse-toi !
La grand-mère eut un mouvement de recul quand il s'approcha, puis un cri lui échappa quand il enjamba la fenêtre, se dépêchant de fermer les battants et de jeter un discret sortilège pour insonoriser la pièce.
- Alors, le nom du gamin qui vivait là haut ?
Elle le fixait, les yeux écarquillés et ses mains cramponnées au dossier d'une chaise, comme si elle pouvait la protéger. Toutefois, elle ne semblait pas décidée à lui répondre. Il sortit l'arme et la pointa dans sa direction.
- Je vais pas y passer la journée. Si je n'ai pas de réponse à trois, je te tire dans le genou.
Il avait entendu ça dans un film que Judy avait absolument voulu aller voir, et s'il se souvenait bien, la menace avait fait son petit effet.
- Fenwick. Il s'appelle Fenwick.
Sirius cracha un juron, avant de se frotter le front. Vu l'état de l'appartement, il y avait très peu de chances pour que son ancien partenaire en ait réchappé. S'il avait pu s'enfuir, il aurait déjà donné signe de vie depuis longtemps. Il fallait qu'il vérifie, juste au cas où, pour être sûr...
Il devait bien ça à l'ancien Serdaigle.
- Pitié, laissez-moi partir...
Le gémissement de la vieille femme le ramena à la réalité. Il sortit sa baguette discrètement et lui lança un léger Stupéfix, tendant le bras pour la rattraper avant qu'elle ne s'affale sur la table. Le temps que le sortilège se dissipe, il serait loin.
Sirius déposa la vieille dame sur le sol, puis quitta l'appartement par la porte d'entrée. Il erra dans le large hall un moment avant de trouver l'ascenseur. Il craignit d'avoir des difficultés à trouver l'appartement de Benjy au milieu des nombreuses portes alignées dans le couloir, avant d'en repérer une décorée de ces bandes jaunes qui fleurissaient dans les rues après chaque attentat.
La porte était bien entendue fermée, mais rien qu'un Alohomora ne puisse contourner.
A l'intérieur, l'appartement n'était plus qu'un ramassis de débris qui s'ouvrait étrangement sur le ciel. Des câbles électriques pendaient un peu partout, les tuyaux dépassaient du sol, et il pouvait apercevoir le logement du dessus à certains endroits. Les meubles avaient été projetés contre les murs et gisaient en tas informes, sans qu'il ne réussisse à les imaginer entiers.
Sirius s'engagea avec prudence, testant le sol à chaque pas. Il n'y avait que trois pièces : une chambre, une cuisine ouverte sur un salon et une salle de bains. Il ne trouva aucun signe de Benjy ou d'un corps nulle part, mais il savait qu'il y avait très peu de chance pour que le jeune homme s'en soit sorti. Les Mangemorts étaient passés par là, il pouvait sentir la Magie Noire qui avait provoqué l'explosion... Il ne s'éternisa pas. Il devait rentrer et prévenir Maugrey de venir inspecter les lieux avec quelques uns de ses Aurors, espérant qu'il ne soit pas trop tard pour trouver des preuves qui pourraient les guider jusqu'aux coupables.
…
Mardi 7 Juillet 1981, Manoir Lestrange, Angleterre.
La légère contraction lui fit perdre le fil du rapport de Bartémius Croupton. Bellatrix passa une main sur son ventre, cherchant à apaiser sa fille par ce simple geste, sans être vraiment sûre que le fœtus ressentait quelque chose quand elle faisait cela.
La première contraction s'était faite ressentir à son retour du Manoir Black. Elle avait mis cela sur le compte de la fatigue liée au transport par cheminée, sauf que le phénomène s'était reproduit, suffisamment de fois pour qu'elle craigne pour la vie de son enfant. Elle avait fait appeler le Gynécomage de toute urgence et ce dernier lui avait imposé du repos.
Trois semaines s'étaient écoulées depuis sans que les potions ne changent grand chose à sa condition. Tandis qu'elle était tenue de ne pas quitter son lit, le Maître avait continué à faire avancer leur Cause. Bellatrix avait appris par Rolf qu'Il comptait mettre l'Ordre à genoux en se débarrassant un à un de ses membres. Bartémius avait été celui chargé de tuer Benjy Fenwick, ce qui constituait une véritable reconnaissance pour le jeune Mangemort. Bellatrix s'était promis de lui rappeler qui lui avait permis de progresser aussi vite dans la hiérarchie des Mangemorts, mais le jeune homme avait assez de bon sens pour ne pas se montrer ingrat.
A sa requête, il venait lui faire un compte rendu des réunions importantes pendant que Rodolphus était au travail. Elle le soupçonnait depuis longtemps de ne pas tout lui dire quand il rentrait d'une entrevue avec le Seigneur des Ténèbres, surtout depuis qu'elle était enceinte.
Rolf pensait qu'elle devait se consacrer toute entière à sa grossesse et laisser la guerre se jouer sans elle le temps que leur fille arrive.
Bellatrix n'était pas de cet avis. Elle avait trop travaillé pour obtenir le rang qui était le sien pour tout laisser tomber maintenant. Certes, elle ne pouvait plus assister aux réunions ni aux attaques, mais elle tenait à rester informée de tout ce qui était entrepris pour gagner la guerre.
- Ma Lady, tout va bien ?
Elle sursauta légèrement et baissa les yeux vers le jeune homme, avant de lui adresser un regard sombre en guise d'avertissement. Bartémius lui était assez loyal pour s'inquiéter sincèrement, mais il restait un homme, et Bellatrix était définitivement agacée qu'on pense la protéger – de Salazar savait quoi – en la ménageant. Le jeune homme baissa la tête en signe de soumission et elle reprit comme si de rien n'était.
- Que sais-tu de la prochaine offensive contre l'Ordre ?
- Le Seigneur des Ténèbres a décidé de porter nos efforts contre les McKinnon. La deuxième fille, Mackenzie, a été recrutée par les Aurors, ce qui signifie qu'elle aussi va aller grossir les rangs de Dumbledore.
- Il faudra frapper avant la prochaine rentrée pour s'assurer que les deux derniers ne puissent jamais suivre les traces de leurs aînés...
- L'attaque est prévue d'ici la fin du mois, ma Lady.
- Qui en sera le stratège ?
- Le Maître lui-même. Il a décidé de se déplacer pour l'Ordre désormais. Pour dissuader d'autres personnes de rejoindre Dumbledore.
Bellatrix n'était pas sûre qu'il s'agisse de la seule raison. L'année qui s'était écoulée, Il l'avait souvent chargée de s'occuper des petits traîtres à la solde de Dumbledore. L'échec de l'attaque sur les Potter – pourtant une occasion unique de se débarrasser du couple et de leur bâtard – lui avait sans doute montré à quel point les autres Mangemorts ne pouvaient rivaliser avec ses talents à elle. Bellatrix savait qu'il avait été obligé de rejoindre les lieux, précédant Dumbledore de quelques minutes et échouant à neutraliser James Potter. Une telle situation ne s'était jamais produite quand elle se chargeait d'exécuter les ennemis à la Cause. Les Bones, les Prewett, Dearborn, Fenwick et même Pettigrow n'avaient pas eu la moindre chance de lui échapper.
- Qui l'accompagnera ?
- Toutes les nouvelles recrues. Ils seront mis en binôme avec des Mangemorts expérimentés. Le Maître souhaite tester leurs aptitudes en conditions réelles.
- Pettigrow aussi ?
- Oui... Il sera avec moi. Il n'est pas l'élève le plus mauvais auquel il m'a été donné l'occasion d'enseigner le Noble Art.
Elle ne put retenir son expression surprise. Pettigrow serait-il donc doué pour quelque chose ?
- Assure-toi que les McKinnon ne puisse le reconnaître, on ne sait jamais... Mais fais en sorte qu'il s'exerce à la torture sur l'un deux. Marlène si possible. Je veux savoir jusqu'où va sa nouvelle loyauté.
Bartémius inclina la tête docilement.
- Il en sera fait ainsi, ma Lady. Je me chargerai de lui rappeler ce qu'il a à gagner s'il ne se comporte pas en Mangemort dévoué s'il échoue.
- Je n'en doute pas, Bartémius.
...
Samedi 11 Juillet 1981, QG de l'Ordre du Phénix, localisation inconnue.
Le nouveau quartier général était sous une bouche d'égout et Sirius n'était pas bien sûr de s'être trompé. Il savait que Madelyn McGonagall se chargeait le plus souvent de trouver des lieux sûrs. La jeune femme vivait une vie de fugitive depuis qu'elle avait été attaquée par Nott Sénior et laissée pour morte, ayant promis à son père de se contenter d'un travail de coulisse pour le compte de l'Ordre. Elle savait disparaître et son pragmatisme – trait familial récurrent – ne la laissait reculer devant rien. Les égouts avaient le double avantage d'avoir une infinité d'entrées et de sorties, et d'être le dernier endroit où Voldemort irait les chercher. Sirius se décida donc à terminer sa cigarette avant de donner le mot de passe au rond métallique à ses pieds.
- Tiens, on est à l'heure, Black ?
Il se raidit et s'obligea à ne pas se saisir de sa baguette magique, au moins au nom de ce que les Maraudeurs avaient pu être.
- On t'emmerde, Lupin.
Remus lui servit un sourire froid pour toute réponse avant de marmonner le mot de passe – Madelyn est meilleure que Minerva – puis se glissa dans le trou que révéla la bouche d'égout. Sirius jeta sa cigarette à moitié consumée et le suivit.
- Ne te sens pas obliger de me coller au train.
- Je ne te colle pas au train. Je me rends à la réunion.
Six mois plus tôt, un tel échange se serait conclu par une plaisanterie de sa part ou un commentaire ironique de Remus, mais Sirius n'était plus vraiment sûr de ce qu'il devait penser du loup-garou. James, Lily et lui avaient à nouveau évoqué le sujet de sa possible trahison quelques jours avant leur installation à Godric's Hollow. Si Remus restait le choix le plus logique devant Peter, James avait refusé de le juger coupable tout de suite malgré l'attaque en Ecosse, prouvant une fois de plus qu'il était un idiot aveuglé par sa confiance inébranlable en ses amis. Lily avait alors proposé qu'ils dévoilent seulement à Peter leur nouvelle adresse. Si l'information parvenait à Voldemort, il n'aurait plus qu'un suspect possible, Dumbledore excepté.
Suivant l'itinéraire qu'ils avaient reçu, ils arrivèrent bientôt dans une large salle, que quelques sortilèges rendaient presque confortable. Une grande table en bois occupait le plus de place, des bouteilles renfermant de petites flammes apportaient chaleur et lumière. Sirius se figea sur le pas de la porte en découvrant quatre nouveaux visages à travers l'assemblée.
Deux hommes d'une trentaine d'années, l'un métisse et l'autre d'origine indienne, un grand échalas brun qui avait été batteur chez les Serdaigle quand il était en troisième année, et une petite blonde qui aurait pu passer pour la version féminine et plus jeune de Malcolm McKinnon, le frère aîné de Marlène.
- Messieurs bonsoir, les salua Dumbledore en indiquant les sièges vides près de Peter.
Sirius s'installa à la gauche de son ami tandis que Remus choisissait la place vacante entre Shacklebolt et Emmeline Vance. Il crut que Peter allait lui demander pourquoi Remus faisait bande à part, mais sa mine accablée lui fit comprendre qu'il avait deviné la raison. Sirius serra son épaule avec affection, sachant pertinemment que Peter idéalisait autant que James l'amitié indéfectible des Maraudeurs.
- Bonsoir à tous et à toutes, lança Dumbledore en se levant. J'aimerais commencer cette réunion par un moment de recueillement... Comme vous le savez tous, Benjy Fenwick a été assassiné par des Mangemorts. Il restera à jamais dans nos mémoires comme un jeune homme courageux et engagé, qui aura donné sa vie dans l'espoir de voir Voldemort perdre. Son sacrifice n'aura pas été vain et je sais que je peux compter sur chacun d'entre vous pour honorer sa mémoire en continuant à vous battre.
Sirius baissa la tête vers ses poings serrés à la mention de l'ancien Serdaigle. Maugrey avait fini par envoyer une équipe de Brigadier dans l'appartement dévasté de Benjy, et ces derniers n'avaient retrouvé qu'un seul doigt, prouvant que le jeune homme avait été réduit en miette par le souffle de l'explosion. Aucun indice n'avait permis de remonter au coupable – les Mangemorts n'étaient pas tous stupides – et il savait bien qu'on n'en saurait jamais plus, à part peut-être en trouvant qui avait vendu Benjy à l'ennemi.
- Le dévouement de Benjy Fenwick à notre lutte, et surtout les émissions qu'il animait en compagnie de Madelyn, ont suscité la vocation. Je vous présente Jaya Patil, Edric Walis, Sturgis Podmore et Mackenzie McKinnon.
Sirius glissa un clin d'oeil à l'intention de Mackenzie quand il croisa son regard : entourée de ses aînés, elle semblait la plus petite et la plus fragile de l'Ordre, mais s'il avait appris une chose de la famille McKinnon, c'était qu'ils étaient tous de farouches combattants et des Aurors émérites. Voldemort avait toutes les raisons de craindre les héritiers de cette grande famille, parce qu'au rythme où allaient les choses, Meredith et Myron ne tarderaient pas à rejoindre Malcolm, Maxwell, Marlène et Mackenzie dans leurs rangs.
La réunion commença réellement ensuite et Sirius n'apprit pas grand chose de plus. Maugrey leur fit part de ses inquiétudes quant à l'imminence d'une attaque. Voldemort n'avait pas lancé d'action d'envergure depuis Édimbourg, soit trois mois plus tôt, et le calme précédait toujours les pires atrocités. Les Mangemorts notoires courraient toujours dans la nature, les Aurors se retrouvant incapables d'amasser des preuves solides contre eux, et le Ministère était encore gangrené par des hommes acquis à la cause de Voldemort. Les loup-garous refusaient de se joindre à l'Ordre, malgré tous les efforts de Remus. Les morts de l'Ordre exceptés, la guerre était dans un étrange statu quo qui ressemblait à ce qui avait précédé la Guerre des Géants l'année passée.
A la fin de la réunion, Dumbledore lui fit signe d'approcher, et il craignit une seconde de recevoir une énième leçon de moral.
- Je suis passé voir James et Lily cette semaine.
- Je sais, marmonna-t-il.
- Tu as fait un très bon choix, Sirius.
Il lui dédia un sourire froid, assorti à un regard polaire qui aurait ravi Walburga. Bien sûr que Godric's Hollow était un bon choix, particulièrement au goût de Dumbledore puisqu'il y avait vécu, et qu'il y avait tout un tas d'amis qui seraient ravis de garder un œil sur les Potter. Mais entre ça ou Pré-au-Lard, il avait préféré une ville plus proche de Londres.
- Je crois me souvenir que tu avais des bases en français ?
- Quand j'avais onze ans. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, je me suis efforcé d'oublier tout ce que les Black m'ont un jour appris.
Dumbledore se racla la gorge tandis que Maugrey grognait à ses côtés.
- J'ai des contacts en France qui seraient prêts à nous aider. Je leur ai promis de leur envoyer quelqu'un pour les convaincre de notre sérieux. J'ai pensé que...
- Je ferais un bon candidat étant donné que je deviens gênant ces derniers temps ? Désolé, mais je vais devoir dire non. A cette mission et à celles des prochaines semaines. Je dois m'assurer que l'arrivée du prochain Black sur cette Terre soit une parfaite réussite. Bonne soirée Messieurs.
Il quitta les lieux sans un regard en arrière, ni une parole pour Remus.
...
Jeudi 16 Juillet 1981, Chemin de Traverse, Londres.
Un soleil de saison illuminait la plus grande avenue commerçante entièrement dédiée à la sorcellerie d'Angleterre, quelques passants allaient et venaient d'une boutique à une autre, et de nombreuses voix d'enfants terminaient de donner l'illusion que la guerre était terminée.
Sirius savait pertinemment que tout cela n'était qu'un leurre – des Détraqueurs pouvaient surgir à n'importe quel moment, l'hiver et la mort dans leur sillage et les Mangemorts aimaient particulièrement frapper d'une attaque surprise le Chemin de Traverse – mais ce semblant de normalité l'aidait à tenir le coup quand la lutte se faisait plus difficile. Il savait que c'était pour cette vie-là qu'il se battait.
Installé à la terrasse de Florian Fortarôme, il terminait sa coupe Mystère, une composition originale d'autant plus délicieuse qu'il n'aurait pas à la payer, ayant découvert tous les arômes mis en jeu ce mois-ci. L'éducation des Black avait été particulièrement rasoir, jusqu'à ce que son Oncle Alphard ne décide de dégrossir son palais. Ce savoir n'était pas très souvent utile – sauf le jour de la Saint Valentin à Poudlard quand il lui fallait déterminer si, oui ou non, les boîtes de chocolat étaient empoisonnées – mais il se faisait un honneur de le mettre à profit pour agacer le glacier, en souvenir des nombreuses fois où il était venu ici avec son Oncle.
Un bruit métallique lui fit tourner la tête et il retint un sourire en voyant Judy remettre la chaise que son ventre trop rond venait de percuter. Ayant entamer son dernier mois de grossesse – Merlin, les huit qui l'avaient précédés étaient passés à toute vitesse, et Sirius évitait de trop penser à cette échéance qui se rapprochait chaque jour un peu plus – Judy subissait tout un tas de désagréments – mal de dos, difficultés à dormir, besoin d'aller aux toilettes plusieurs fois par heure – qui avaient tendance à accentuer sa ressemblance avec son ours de père.
Lily lui avait toutefois fait promettre d'être aux petits soins avec elle jusqu'à l'accouchement... Ne plus partir en mission et rester auprès d'elle s'avérait plus agréable que ce qu'il aurait pu imaginer.
Comme si, tout d'un coup, la guerre n'existait plus que pour les autres, et qu'on lui laissait l'opportunité de vivre une vie normale.
Judy retrouva sa chaise avec un soupir de soulagement et passa ses jambes sur ses genoux.
- Alors, tu as décidé ce que tu allais offrir à ton filleul ? demanda-t-elle en lui volant sa cuillère.
- Un balai pour enfant. James avait eu la même chose à son premier anniversaire et il le considérait comme son porte bonheur...
- C'est-à-dire ?
- Il n'a pas quitté sa malle pendant sept ans !
Judy éclata de rire et Sirius l'imita. Peter, Remus et lui n'avaient jamais arrêté de charrier James avec ce foutu balai qu'il embrassait avant chaque examen ou chaque match, un rituel devenu de plus en plus théâtral à mesure qu'il vieillissait.
- On y va alors ? Avant que cette maudite vessie ne me rappelle à l'ordre...
Sirius se leva et salua Florian Fortarôme, avant d'attraper la main de Judy et de la guider en direction du Chaudron Bâveur.
La boutique de Quidditch était l'une des seules à ne pas être complètement vide. Il reconnut des visages familiers à travers les rayons, se souvenant vaguement des premières années qu'ils avaient été à Gryffondor, et du nombre de fois où James avait réussi à le convaincre de les aider à réussir un sortilège en Métamorphose.
Il trouva rapidement ce qu'il était venu chercher, puisqu'il connaissait le magasin par cœur après y avoir passé des après-midis entiers avec Remus, Peter, James ou Fleamont.
Son excellente journée se transforma subitement en une nettement moins bonne quand ils sortirent de la boutique, et qu'il manqua – de justesse – de percuter Bellatrix Lestrange de plein fouet.
…
Jeudi 16 Juillet 1981, Chemin de Traverse, Londres.
Bellatrix terminait son infusion, savourant encore davantage le soleil sur sa peau et le bruit de la vie autour d'elle. Cela faisait plus d'un mois qu'elle n'avait pas pu quitter le manoir Lestrange, et aussi beau fut-il, elle commençait à s'y sentir comme en prison. Heureusement, Narcissa s'était décidée à la tirer de son isolement en l'obligeant à l'accompagner sur le Chemin de Traverse, arguant qu'une journée entre soeurs était bien connue pour remonter le moral des femmes enceintes. Elles s'étaient rendues dans quelques boutiques de vêtements où Bellatrix avait trouvé de nouvelles robes pour mettre en valeur sa voluptueuse silhouette, ainsi que d'élégantes tenues pour nouveau-né.
Lorsque la fatigue avait déclenché une première contraction, Narcissa lui avait imposée une halte au salon de thé. La discussion légère de sa cadette, le soleil, l'atmosphère décontractée de la rue commerçante avaient emporté ses soucis. Elle était heureuse d'être là où elle était.
- J'ai besoin de faire un dernier arrêt à la boutique de Quidditch, mais j'ai pensé que nous pourrions aller chez Aphrodite ? Cela fait des années que nous n'y avons pas été entre sœurs !
Bellatrix hocha la tête et se surprit à reproduire le sourire de Narcissa.
Aphrodite était l'endroit rêvé pour se faire faire une beauté. Des coiffeurs, des maquilleurs et des masseurs se pliaient en quatre pour rendre les femmes aussi belles qu'elles le méritaient. C'était en tous cas sur cette idée que la réputation de l'établissement s'était construite. Bellatrix se souvenait avoir été une fidèle cliente dans ses plus jeunes années, avant qu'Androméda ne trahisse et que la guerre l'appel à son destin.
Narcissa se leva pour payer leur consommation et elles remontèrent la rue en direction du Chaudron Baveur, bras dessous, bras dessus, comme si elles étaient encore les petites filles Black qui accompagnaient Druella à chacune de ses sorties.
- Je dois racheter un Vif D'Or à Draco. A force de s'amuser avec, le sien a les ailes tordues et le jeu n'est plus assez stimulant... Lucius espère qu'il fera un bon Attrapeur.
- Il a toutes les raisons d'y parvenir. Regulus était un très bon joueur. N'a-t-il pas permis à Serpentard de gagner la Coupe lors de sa septième année ?
- Il me semble que Walburga a évoqué une telle histoire... Au moins une dizaine de fois !
L'éclat de rire qui ponctua la remarque moqueuse de Narcissa était communicatif et elles ne réalisèrent qu'elles n'étaient pas seules au monde lorsqu'un jeune homme manqua de les percuter de plein fouet.
...
Jeudi 16 Juillet 1981, Chemin de Traverse, Londres.
Passée la stupeur de tomber nez à nez avec une Bellatrix Lestrange souriante et particulièrement enceinte, le premier réflexe de Sirius fut de se placer entre sa cousine et Judy, tandis que sa main se refermait sur sa baguette.
Bellatrix perdit son sourire en le reconnaissant, retrouvant cette expression à la fois dure et froide qui la faisait tant ressembler à Walburga. Par réflexe, Sirius laissa un sourire insolent étirer ses lèvres quand elle posa son regard sombre sur lui. Il dut toutefois faire appel à tout son sang froid quand elle eut une moue dégoûtée à l'intention de Judy.
- Et tu as été assez stupide pour l'engrosser, cracha-t-elle.
- Je te retourne le compliment, Bellatrix. Qui doit-on féliciter pour ce crime contre l'humanité ? Rodolphus, Rabastan ou Voldemort ?
Judy laissa échapper un ricanement derrière lui, coupant Bellatrix avant qu'elle ne réplique avec fureur, sûrement pour le maudire d'avoir osé prononcer le nom de son Maître.
- Ça ne peut pas être Voldemort, Sirius ! Un tel homme agissant comme il le fait ? Je pense depuis longtemps que c'est pour compenser quelque chose... Est-il impuissant ou juste... mal équipé ?
La réaction de Bellatrix dépassa tout ce que Sirius aurait pu rêver de provoquer. Elle blanchit, puis devint écarlate, avant de sortir sa baguette et de la pointer vers Judy. Les étincelles qui s'échappaient de l'artefact étaient un mauvais présage et il aurait aimé reculer d'un pas. L'expression farouche de Judy lui apprit qu'elle n'avait pas l'intention de se laisser impressionner.
- Qu'est-ce que tu vas faire, Bellatrix ? M'attaquer ? En public ? Tu es plus maligne que ça !
…
Jeudi 16 Juillet 1981, Chemin de Traverse, Londres.
Venant de la part des rebelles qui faisaient partis de l'Ordre du Phénix, Bellatrix était habituée à deux réactions : une haine farouche, doublée d'un défi condescendant, ou une terreur difficilement maîtrisée.
La dernière personne à l'avoir fixée avec du dégoût était Androméda, juste avant qu'elle ne quitte définitivement sa vie.
Malgré la fureur qui faisait battre follement son sang dans ses oreilles, son instinct lui souffla que la Sang-de-Bourbe dont s'était entiché Sirius était faite d'un bois nouveau.
Comme pour lui prouver qu'elle avait deviné juste, elle fit un pas dans sa direction, les bras croisées au sommet de son ventre démesuré, et un sourire étrangement tordu sur ses lèvres.
A cet instant, Bellatrix désirait – plus que tout au monde – lui lancer un Avada Kedavra, seulement elle n'était pas aussi stupide qu'un Gryffondor pour se laisser dominer par ses pulsions. Si elle se livrait à une telle attaque à visage découvert, tous les appuis du Seigneur des Ténèbres ne pourraient pas lui faire éviter Azkaban.
- Je te retrouverai, siffla-t-elle, verrouillant son regard dans le sien. Et je te tuerai. En prenant tout mon temps.
- C'est ça, ironisa-t-elle, personne n'est pressé.
Bellatrix était à deux doigts de lui lancer un maléfice qui laisserait une longue coupure sur son visage, quand une contraction la rappela à l'ordre.
Les Gynécomages avaient été formels. Elle devait éviter toute contrariété et toute fatigue si elle voulait mener sa grossesse à son terme.
Par réflexe, sa main libre se serra sur son ventre, et son instant de faiblesse n'échappa à personne.
- Ah, le petit monstre donne des signes de faiblesse ? remarqua Sirius d'une voix glaciale tout en attirant sa Sang-de-Bourbe à ses côtés. A sa place, moi aussi je ferais l'impossible pour m'assurer de ne pas voir le jour. Plutôt mourir que t'avoir pour mère, Bellatrix.
- Sirius !
Le ton scandalisé de Narcissa ne servit qu'à étirer davantage son sourire insolent, puis il se fendit d'une fausse révérence.
- Je vais devoir écourter cette touchante réunion de famille. Rassurez-vous, je passerais votre amour inconditionnel à Andy, même si elle sera inconsolable d'apprendre qu'elle a loupé une telle occasion !
Bellatrix les fixa tandis qu'ils s'éloignaient d'un pas léger. Avant qu'ils ne disparaissent dans le Chaudron Baveur, Sirius passa un bras autour des épaules de la Sang-de-Bourbe et elle jura qu'ils éclataient de rire à l'unisson.
Une nouvelle contraction la ramena à la réalité et elle se força à oublier cet incident, repoussant les souvenirs dans un coin de son cerveau, se promettant de la tuer elle, Sirius et le petit bâtard qui naîtrait sous peu. Elle ne pouvait pas se nourrir de haine maintenant, pas tant que sa fille était encore cruellement fragile.
- Rentrons Bella, souffla Narcissa en posant une main apaisante sur le bras qui tenait sa baguette.
…
Dimanche 19 Juillet 1981, Résidence de Sirius Black, Londres.
Sirius déposait un plat rempli de toasts sur la table basse du salon quand le hibou qui distribuait La Gazette frappa plusieurs coups à la fenêtre de sa cuisine, l'obligeant à différer le début de son petit-déjeuner.
- Maudit pigeon, grogna-t-il, déposant cinq Noises dans la petite sacoche.
La Chouette Effraie eut un cris outré et s'envola aussitôt son paiement reçu. Machinalement, Sirius jeta un coup d'oeil à la une du journal.
La Famille McKinnon décimée dans un incendie.
- Putain de bordel de merde !
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Judy depuis le salon.
Il ne lui répondit pas, ses yeux parcourant déjà le début de l'article.
La nuit dernière, un incendie ravageur s'est déclaré au domicile de Marius et Audrey McKinnon. Lorsque les Brigadiers sont arrivés sur place, aux alentours de minuit, le bâtiment était déjà trop endommagé pour être sauvé et les flammes n'ont été maîtrisées que plusieurs heures plus tard. L'origine magique ou non de cette catastrophe n'est pas encore déterminée, mais les Aurors se sont saisis de l'enquête. D'après les dernières déclarations, aucun membre de la famille – qui comptait huit personnes au total, dont deux enfants encore scolarisés à Poudlard – n'aurait survécu à ce drame.
Article complet en page 4.
Sirius se laissa tomber sur le fauteuil de l'Oncle Alphard, peinant à croire ce qu'il venait de lire. Les McKinnon ne pouvaient pas avoir été tués par un banal incendie, pas quand les trois aînés étaient Aurors, leur père un Tireur d'Elite et leur mère une Médicomage renommée.
- Sirius ?
Judy appuya sa question d'une main sur sa cuisse et il lui tendit le journal, avant d'enfouir son visage dans ses mains. Il avait envie de croire que les McKinnons s'étaient échappés, mais il savait que les Aurors ne se résignaient pas facilement à accepter la mort d'un des leurs. Ils devaient avoir des certitudes pour en faire part à la presse aussi tôt.
- C'est horrible, souffla Judy. Tu les connaissais ?
Il s'obligea à se redresser, bien décidé à ne pas se laisser abattre... Pas encore.
- Les McKinnon étaient des amis des Potter. Euphémia les invitait au moins une fois chaque été. Les quatre aînés étaient dans l'Ordre. Mackenzie venait de nous rejoindre. Elle avait dix-huit ans...
Judy secoua la tête et posa son regard sur le journal.
- Ce n'est pas un accident, pas vrai ?
Sirius soupira. Les incendies étaient extrêmement rares dans le monde sorcier. L'habitude des moldus à les brûler sur des bûchers leur avaient appris à protéger leur maison d'une telle éventualité. Quand bien même un incendie se déclarait, n'importe qui était à même de le maîtriser ou au moins de s'échapper. Les seules flammes qui pouvaient détruire une maison entière et piéger ses occupants étaient celles créées par un Feudeymon, un des sorts noirs favoris des Mangemorts lors des attaques... Mais là encore, un tel incendie n'aurait pas pu coûter la vie à deux Aurors aguerris tels que Malcolm et Maxwell.
- Je suppose que Voldemort voulait leur tête...
Il garda pour lui que ces derniers temps, leur monomaniaque national réclamait la tête de chaque membre de l'Ordre du Phénix. Au fond, les McKinnon ne faisaient qu'allonger la liste des membres de l'Ordre tombés au combat. Il savait qu'il pouvait être le prochain. Ou Peter, ou James, ou Lily. Judy n'avait pas besoin de s'inquiéter de ça maintenant. James lui avait fait la leçon : il n'y avait que le bébé qui comptait pour les semaines à venir. Pas de guerre, pas d'Ordre du Phénix et pas de Mangemorts.
Savoir qu'il ne pourrait rien faire pour venger Marlène, Myron ou Meredith – qui n'avaient rien fait à Voldemort – ne fit que nourrir la haine qu'il portait aux Mangemorts et à leur chef. Comment un être humain pouvait-il soutenir une cause pareille ? Comment...
Comment un des leurs avait-il pu vendre les McKinnon à Voldemort ?
La haine se mua en colère et il ferma les yeux et les poings pour ne pas imploser. L'espion devait porter le sang des McKinnons sur ses mains. Voldemort n'avait pas pu retrouver leur trace aussi facilement.
Il devenait plus qu'urgent de débusquer le salopard qui était en train de les tuer de l'intérieur.
- Sirius, on peut rester encore quelques jours si tu veux...
Il croisa le regard de Judy et y trouva une compassion sincère, mais Lily lui avait fait promettre de quitter le Royaume-Uni avant le 20 Juillet, parce que James pouvait très bien se tromper et le bébé pouvait très bien arriver en avance... Et qu'est-ce qu'il ferait si ça arrivait, hein ?
- Et prendre le risque que tu accouches dans le salon ? Je ne veux pas avoir des problèmes avec ton père et ton oncle.
Elle eut un petit sourire.
- Tu es sûr ?
Il inspira profondément.
- Je suis en colère contre ceux qui ont fait ça, et je suis en colère parce qu'ils ont tué des gens vraiment bien. Marlène m'a sûrement sauvé la vie une dizaine de fois l'été dernier... Mais je leur ferais payer plus tard, ok ? On ne change rien. On part aujourd'hui. Et je ne reviens pas tant que le bébé n'est pas là.
Je crois que c'est l'un de mes chapitres les plus meurtriers depuis le carnage chez les Bones et je tiens à préciser que c'est la faute à Rowling à 100% (et je suis tellement triste de me séparer de Marlène, bouhouhou).
Allez, en attendant le prochain chapitre, j'avoue que je suis curieuse d'avoir votre avis sur :
- Sirius tout en subtilité tout au long du chapitre (AU SECOURS!)
- Judy, sa langue acérée et son côté Gryffondor qui ressort sans prévenir.
- Peter-le-connard.
A moins que vous soyez plus inspirer par Remus et Sirius (deux ânes ceux-là ils me fatiguent) ou le degré de haine de Trixie pour Judy, allez-y !
Je vous dis à dans trois semaines.
D'ici là, bonne galette des rois:)
Mis en ligne le 07/01/2017
