De retour avant un été qui s'annonce bien occupé.

.

.

Juste une petite parenthèse pour indiquer qu'une de mes histoires a fait l'objet d'une suppression arbitraire. Je vais donc procéder à une nouvelle publication mais pour l'harmoniser avec mes autres fics, j'ai décidé d'en modifier le titre. Cependant, je vais tenter d'associer une image qui rappellera l'ancien titre (si je parviens à comprendre le mode d'emploi pour le faire).

.

Voici un chapitre qui ravira certaines lectrices qui demandaient que les choses bougent entre nos deux hommes. En attendant, bonne lecture et j'attends vos commentaires.

.

.

.*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*.

.

Chapitre 28 : Résignation

.

Le lendemain matin, Gibbs descendit d'un pas alerte et la bonne odeur qui flottait dans l'air le conduisit dans la cuisine. Le comptoir était chargé d'un petit déjeuner pour deux qui aurait ravi un gourmet. L'arôme d'un café fort le fit saliver avant qu'il ne sente deux bras venir l'encercler et un baiser déposer dans son cou.

.

Il laissa son compagnon le garder dans le cercle de ses bras durant deux minutes avant de se tourner vers lui et de l'embrasser proprement. Tony sentait délicieusement bon et il avait envie de l'entraîner dans un endroit plus discret pour une exploration plus intime de ce corps si tentant. Il était de plus en plus difficile pour l'ancien marine de se restreindre, il ignorait s'il pourrait tenir ses mains loin de Tony jusqu'à la fin de son congé.

.

Une toux discrète mais bien perceptible les avertit de l'arrivée de Maria. Son retour à son poste annonçait un changement dans la routine instaurée par son absence, les deux hommes n'auraient plus à s'occuper des repas par eux-mêmes et se laisseraient donc chouchouter par la gouvernante qui, sans façon, les regardait tout en souriant.

.

Malgré ses origines italiennes et les idées rétrogrades de ses compatriotes sur certains sujets, la brave femme ne semblait pas hostile à la relation entre les deux hommes. Elle avait accueilli favorablement l'ancien marine et le voir embrasser Tony ne l'avait pas choqué outre mesure. Elle avait simplement souri et approuvé d'un signe de tête avant de les laisser pour vaquer à ses occupations.

.

En même temps, elle avait assisté à la relation entre le bras droit de Tony, Cole et l'italien sans jamais cesser de travailler pour le jeune homme ; ça en disait donc long sur son opinion sur ce sujet. Elle n'aurait pas toléré bosser pour un homme si ses propres convictions étaient contre même si elle considérait son patron plus comme un fils que comme son employeur.

.

Ainsi commença une nouvelle routine pour les jours suivants, petit déjeuner ensemble et ensuite travail avec l'équipe du ranch ou celle du haras. Gibbs était stupéfait de voir avec quelle aisance Tony entrainait les chevaux, certains des meilleurs pur-sangs et futurs champions du monde hippique faisaient partie des pensionnaires du haras et l'italien avait pris personnellement en charge l'entrainement de plusieurs d'entre eux.

.

Il était totalement aux antipodes de son ancienne vie mais la joie et la satisfaction qui marquaient les traits de l'italien devant les progrès de ses 'élèves' comme il les appelait était un baume au cœur de l'ancien marine qui pouvait constater que la nouvelle vie de Tony lui plaisait. Il était bien plus détendu ici qu'il ne l'avait jamais vu au NCIS, ça en disait long sur la pression qu'il ressentait alors d'être son second.

.

La dégradation des relations entre les collègues avait ajouté encore son poids sur les épaules de l'italien et ce dernier n'avait jamais rechigné à faire plus que sa part de travail sans se plaindre de l'attitude de leur part. Jusqu'au jour où… tout bascula et que Tony sentit qu'il ne pourrait en supporter davantage sans risquer la vie d'un des leurs ou même la sienne tant la tension était réelle et incontournable.

.

La confiance qu'il avait eu en ses collègues s'étant envolée, il avait pris la seule décision qui pouvait sauver une vie, il avait choisi de quitter un travail, une équipe, une ville qu'il aimait pour sauvegarder ce qui pouvait l'être encore. Gibbs comprenait enfin toute l'implication de sa passivité, de sa complaisance envers McGee et David, de son indifférence vis-à-vis de Tony et de ses problèmes relationnels entre ses coéquipiers.

.

Il était aussi stupéfait de la réaction de l'italien et de son indulgence envers lui. Après tous ces longs mois à ruminer sa culpabilité envers lui, à se maudire de n'avoir pas agi assez rapidement et avec fermeté, de savoir qu'il était à blâmer pour le départ de Tony, il n'aurait jamais espéré que le jeune homme soit aussi magnanime et lui redonne une seconde chance de reprendre leur relation sur des bases plus saines et sans doute plus solides parce que éprouvées par les épreuves que chacun d'eux voulait oublier.

.

.

.*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*.

.

Gibbs entamait sa seconde semaine de congés lorsque ce matin-là, il descendit pour ne trouver qu'un seul couvert sur la table. Il comprit aussitôt qu'il serait seul à profiter du petit déjeuner préparé par Maria. Cette dernière était derrière les fourneaux et se retourna lorsqu'elle entendit les pas de l'agent qui pénétrait dans son domaine. Elle se retourna et lui sourit chaleureusement.

.

« Bonjour, M. Gibbs » le salua t-elle avec son doux sourire habituel.

« Bonjour, Maria » lui répondit l'ancien marine.

.

Avant qu'il ne puisse dire autre chose, elle lui tendit une tasse de café et lui donna l'information qu'il attendait.

.

« M. Anthony est dans l'écurie, une des juments va donner naissance à son premier poulain et il est avec elle et le vétérinaire depuis cette nuit, il sera là jusqu'à la délivrance qui s'annonce longue et difficile » lui annonça t-elle.

.

L'accent de l'italienne était plus prononcé que celui de Tony et, bien qu'elle parle anglais correctement, Gibbs prêtait attention à ses paroles afin de comprendre parfaitement ses propos. Il sourit en apprenant que l'italien jouait à l'assistant-vétérinaire et il avait hâte de voir ça. Il prit son repas matinal en quatrième vitesse et s'en fut rapidement rejoindre son ami. Il regrettait de n'avoir pas eu son baiser et il était impatient de réparer ce manque.

.

Il ouvrit bientôt la porte de l'écurie et aussitôt, la frénésie d'activité qui régnait dans l'un des boxes lui donna la direction à suivre. Il s'adossa bientôt contre la cloison et détailla la scène devant lui. Le vétérinaire, un homme qui semblait être du même âge que Tony, était occupé à masser le ventre de la jument tandis que Tony, assis sur le sol, avait la tête de la future mère reposant sur ses cuisses et il lui parlait en… italien.

.

Les deux hommes n'avaient pas remarqué son arrivée car ils tournaient le dos à la porte et Gibbs s'était approché silencieusement. Il observa donc la scène devant lui sans rien dire, juste pour le plaisir de regarder encore et toujours Tony dans son nouvel environnement et dans ses activités quotidiennes. L'italien avait le visage fatigué, sans doute dû au manque de sommeil mais il avait également un petit sourire qui parfois étirait ses lèvres.

.

« Allez, un petit effort, ma belle » déclara soudain le vétérinaire. « Ce petit ne demande qu'à connaître notre monde. »

« Elle est en travail depuis des heures, Max » remarqua doucement Tony. « Encore combien de temps avant que son poulain ne naisse à ton avis ? »

« Je l'ignore, Tony » soupira le véto. « Tu sais aussi bien que moi maintenant que ça ne dépend ni de toi, ni de moi, ni même d'elle. Le petit viendra lorsqu'il se sentira prêt à quitter le nid douillet dans lequel il se prélasse » plaisanta t-il pour tenter d'alléger l'atmosphère.

.

Durant les heures suivantes, les deux hommes alternèrent leurs encouragements pour stimuler la jument et l'aider à traverser l'épreuve de cette première naissance. Gibbs regardait et ne pouvait s'empêcher d'admirer le jeune homme, il ne fléchit pas une seule seconde, tantôt lui murmurant des propos en italien, tantôt en anglais. Il ne cessa de prodiguer des caresses et la future maman semblait y être sensible car elle montrait son mécontentement lorsque Tony les arrêtait un instant pour soulager ses muscles.

.

Gibbs ne pouvait faire autre chose que d'observer sans être en mesure d'aider autrement. Il s'occupa donc de ravitailler les deux hommes en boissons et leur apporter un en-cas que Maria avait pensé à préparer pour eux. Puis vint le moment où la délivrance s'annonça et alors le vétérinaire requit son aide pour prendre la place de Tony. Ce dernier s'équipa alors d'un tablier et de gants spéciaux qui montaient jusqu'en haut de ses bras et se plaça auprès de Max pour aider à sortir le poulain pour éviter de blesser la mère.

.

Gibbs se surprit un moment plus tard à encourager la jument tandis que les deux hommes tiraient le poulain hors du ventre avec d'infinies précautions. Le cordon ombilical semblait gêner sa sortie et Max entreprit de le dégager tandis qu'il prodiguait ses instructions à Tony qui le secondait avec efficacité. Une heure plus tard, le poulain fut enfin dégagé et glissa sur la paille fraîche de la stalle, tremblant et tout gluant.

.

Tandis que Max continuait ses soins à la maman, Tony s'empara de grandes poignées de foin et entreprit de nettoyer un peu le nouveau-né avant de venir le déposer tout contre la tête de sa mère que Gibbs avait posé sur le sol. Mère et fils entreprirent alors de faire connaissance tranquillement alors que les trois hommes se reculaient un peu. Gibbs prit la main de Tony d'un geste instinctif comme pour l'associer à son émotion et se rendit compte que celle-ci tremblait dans la sienne.

.

Il tourna la tête vers le jeune homme et constata, étonné, que les yeux verts étaient baignés de larmes et qu'une tristesse indéniable les remplissait. Il fronça les sourcils se demandant quelle pouvait bien être la raison pour un tel sentiment alors que la joie d'une naissance devait plutôt présider cet instant.

.

« Tony, ça va ? » demanda t-il.

.

L'italien croisa son regard et secoua la tête. Il ouvrit la bouche pour lui répondre mais la referma. Ce fut Max qui répondit pour lui.

.

« Le poulain est en bonne santé mais la maman n'est pas sortie de l'auberge » dit-il en soupirant tristement. « Elle ne passera sans doute pas la nuit, elle est épuisée et ne pourra pas subvenir aux besoins de son bébé, j'en ai peur. »

« Je vais demander à Harvey de venir, je… j'ai… » tenta Tony avant de finir par se taire, incapable de poursuivre.

« Va te reposer, je vais m'occuper du reste » conseilla Max en lui posant une main sur l'épaule. « Prévois simplement une chambre pour que je puisse prendre quelques heures de sommeil et ne t'inquiète de rien. Je t'appelle si nécessaire. »

.

Sans force, Tony inclina la tête en signe d'assentiment, vint s'accroupir devant la jument, la caressa durant une minute en lui parlant à l'oreille. La bête le regarda, les yeux tristes comme si elle savait qu'elle ne verrait pas un autre jour. Elle poussa du museau son petit vers l'italien comme si elle remettait sa vie entre ses mains, Tony posa une main sur chaque bête et Gibbs vit les larmes ruisseler librement sur le visage de son ami.

.

Malgré la poignante émotion, l'ancien marine résista à l'envie de séparer l'homme et les bêtes, il laissa quelques minutes à l'italien pour faire ses adieux à la maman qui semblait comprendre d'instinct qu'elle ne verrait pas grandir son petit. Finalement, Max l'incita du regard à éloigner Tony et il s'avança enfin pour séparer l'italien et le forcer à rompre l'étreinte.

.

Il agrippa fermement les bras du jeune homme et doucement, il tira l'obligeant à lâcher prise. Tony se laissa convaincre aisément et finit par se relever avec l'aide de Gibbs et fit demi-tour rapidement. Il franchit la porte de l'écurie en un temps record usant ses dernières forces pour gagner la maison. Gibbs le suivit après avoir salué le vétérinaire qui redirigeait son attention vers la jument.

.

Les deux hommes firent le trajet en silence jusqu'à la demeure dont Gibbs ouvrit la porte qu'il referma après leur entrée. Il incita Tony à monter les escaliers, le suivit jusque dans la chambre du jeune homme. Il l'enjoignit à prendre une douche et attendit patiemment que l'italien sorte, une vingtaine de minutes plus tard. La fatigue qui marquait le beau visage était un signe certain que toute l'énergie du jeune homme avait disparu.

.

Il soupira mais ne dit rien, il tira les couvertures, fit signe à Tony de s'allonger, rabattit le tout et contourna le lit pour s'étendre de l'autre côté. Tony s'enfonça un peu plus sous les draps et tourna la tête vers son compagnon et lui adressa un sourire triste et fatigué. Il ferma les yeux et à peine une minute plus tard, l'ancien marine entendit la respiration lente indiquant qu'il s'était endormi.

.

Il se releva, se déshabilla rapidement ne conservant que son boxer et se glissa près de l'italien. Il n'avait aucune intention de le laisser seul cette nuit et à vrai dire, se presser contre le corps chaud de Tony était tout ce qu'il désirait pour le moment même s'il espérait plus. Il finit par s'endormir sans même s'en rendre compte.

.

La nuit se passa sans incident et, comme habituellement, Gibbs se réveilla de bonne heure et un peu désorienté. Il fit le tour de la pièce du regard avant de réaliser où il était. La lumière qui filtrait par les rideaux mal fermés indiquait que l'aube pointait à peine. Il se rapprocha un peu plus de Tony dont la chaleur l'incitait plus à rester encore là qu'à sortir.

.

Doucement et tendrement, il promena ses doigts sur le torse velu de l'italien, dessinant des arabesques autour de ses tétons puis de les exciter pour les faire dresser avant d'oser descendre plus bas. Il traça les contours de son nombril puis s'aventura plus bas où les doux poils du pubis caressèrent ses doigts. Il contourna l'objet de son désir pour glisser sur une cuisse, un genou passant à l'autre avant de remonter.

.

Tony soupira dans son sommeil, gémit lorsque Gibbs posa un doigt sur son érection, marmonna des mots indistincts lorsque la caresse devint plus hardie. Encouragé par les sons émit par l'italien, il glissa la main sous le sous-vêtement pour avoir accès directement à la virilité si tentante. Il retint difficilement le grognement de plaisir qui allait sortir de sa bouche et lentement caressa toute la longueur du membre dur.

.

Il se mordit les lèvres pour éviter d'exprimer son désir, seuls ses doigts lui permettaient d'apprécier ce qu'il ne pouvait encore voir. L'italien était plutôt bien 'équipé', il ne pouvait le nier et il voulait non seulement sentir mais aussi admirer. Il souleva doucement les couvertures, les repoussant lentement afin de ne pas déranger Tony. Pour le moment, il voulait savourer sans plus mais avait malgré tout envie de toucher et d'explorer plus avant.

.

La toison brune cachait à peine les tétons érigés par le soudain changement de température de la pièce. Il bougea, tourna la tête vers Gibbs mais ne chercha pas à se couvrir. Jethro en profita pour repousser le plus loin possible les draps et avala convulsivement lorsque ses yeux tombèrent sur la bosse qui gonflait le boxer. La tête du pénis pointait son nez sous l'élastique et une goutte de sperme perlait à son extrémité.

.

Sans réfléchir, agissant par instinct et désir, Jethro humidifia légèrement son index avant d'aller recueillir la perle blanche qui le tentait. Il porta ensuite son doigt à sa bouche et le lécha goûtant pour la première fois l'essence de son compagnon. Il laissa le goût amer et salé imprégner sa cavité buccale, il en apprécia la saveur et comprit qu'il en voulait plus. Il n'avait pas espéré être aussi bouleversé simplement par ce geste, ce premier contact intime avec Tony.

.

Et pour être intime, il l'était. On ne pouvait faire plus intime comme expérience sauf peut-être de se glisser lentement dans l'étroit tunnel qu'il souhaitait conquérir de tout son être. Son corps se rapprocha de celui de Tony et sa propre érection vint s'écraser contre la cuisse ferme de l'italien. La proximité lui fit mal et il prit une profonde inspiration pour éviter d'émettre le moindre son qui éveillerait le dormeur.

.

Jethro se calma un peu et posa à nouveau sa main sur le pénis et reprit ses caresses puis finalement, il décida de prendre un risque. Il souleva le boxer, glissa de nouveau sa main et prit les testicules qui malaxa doucement jouant à les faire rouler dans sa paume. Tony grogna avant de gémir et Gibbs prit ses petits bruits comme un encouragement. Il repoussa complètement le tissu dégageant ainsi ce qu'il convoitait afin de lui offrir un meilleur accès.

.

Il inspira profondément lorsque ses yeux purent admirer totalement pour la première fois l'ensemble des 'bijoux de famille' de l'italien. Il estimait être lui-même bien pourvu de ce côté mais il semblait que le jeune homme soit bien mieux équipé que lui. L'érection était sans nul doute plus longue et imposante que la sienne et il saliva rien que de la regarder. Il songea qu'il souffrirait lorsque Tony la glisserait pour la première fois en lui mais qu'il se sentirait également pleinement posséder par un tel membre.

.

Il espérait que le jeune homme ne le ferait pas attendre trop longtemps pour savourer cette sensation d'appartenir complètement à quelqu'un, surtout si ce quelqu'un était son autre moitié, son âme sœur. Il doutait de pouvoir résister encore longtemps pour connaître toute la satisfaction et le plaisir de s'unir à l'italien, l'attente était un véritable supplice de Tantale et pourvoir contempler ce qu'il pourrait avoir ici et maintenant était une vraie torture.

.

Lentement, il continua de caresser l'érection et soupira. Tony poussa de petits gémissements qui envoyaient autant de frissons dans tout son corps. Oserait-il forcer les choses et continuer à exciter le jeune homme jusqu'à la jouissance ? Il se mordit les lèvres, peut-être devrait-il avoir plus de contrôle sur ses propres désirs et respecter ceux de Tony !

.

Il laissa sa main reposer sans bouger sur le membre avant finalement d'amorcer son retrait. Il avait à peine esquisser le geste que la main de l'italien agrippa son poignet et maintint la pression jusqu'à ce que Gibbs comprenne et qu'il pose à nouveau les doigts sur le pénis. Il leva la tête et découvrit le regard de Tony river sur lui, les lèvres entrouvertes et le souffle court indiquant qu'il avait apprécié les premières caresses.

.

« Tu as tout intérêt à finir ce que tu as commencé » murmura le jeune homme. « Je détesterais devoir le faire moi-même alors que j'ai la possibilité d'apprécier tes talents. »

« Désolé » dit quand même Gibbs se sentant malgré tout coupable sans le montrer. « Je ne voulais pas prendre avantage de ton état mais… tu es diablement trop tentant, Tony et j'ai de plus en plus de mal à résister. Et six mois, c'est bien trop long pour moi quand je pourrais t'avoir maintenant. »

« Toujours aussi impatient, à ce que je vois » gloussa l'italien. « Ok, je crois que de toute façon je ne peux pas faire grand-chose pour l'instant sinon te laisser terminer. Vas-y, je suis tout à toi. »

.

Et comme pour le prouver, Tony se débarrassa de son boxer, écarta un peu plus les jambes et glissa ses mains sous sa tête, il offrait son corps à l'ancien marine sans contrainte et sans retenue. Gibbs apprécia le geste et humecta ses lèvres avant de venir prendre possession de la bouche qui le tentait depuis plusieurs minutes. Il la dévora lentement et profondément tandis que sa main reprenait son ballet sur le pénis qui attendait qu'on lui porte attention.

.

Habilement, les caresses de Jethro montèrent en puissance et Tony envoya tous les signes indiquant qu'il appréciait. Les soupirs, gémissements et autres petits bruits qu'il émettait électrisait l'ancien marine. Il savait que le jeune homme ne tarderait pas à jouir et il accentua donc ses gestes. Bientôt, Tony arqua le dos et sa respiration s'accéléra. Jethro comprit et sans réfléchir, se pencha et engloutit le membre gonflé qui n'attendait que l'instant propice pour expulser le liquide qu'il contenait.

.

Tony ne bougea pas les mains laissant Gibbs libre d'imprimer son propre rythme. La bouche allait et venait à vitesse satisfaisante et il ne fallut pas longtemps pour que finalement l'ancien marine soit récompensé par plusieurs jets du précieux fluide qu'il attendait de pouvoir savourer. Il se retint de tout avaler d'un coup laissant le dernier jet imprégné sa bouche.

.

Il libéra le pénis flasque et se redressa rapidement, il vint à la rencontre du visage de l'italien et pressa sa bouche sur les lèvres de nouveau entrouvertes. Sa langue vint tournoyer avec celle de Tony permettant ainsi au jeune homme de goûter sa propre semence, ce si délicieux trésor que Gibbs voulait partager avec lui. Le baiser dura jusqu'à ce que l'air leur manqua, les bouches se séparèrent mais Jethro déposa de petits baisers sur le visage de Tony laissant lentement retomber l'extase.

.

« Mum, Jeth » souffla enfin Tony. « Meilleure fellation que j'ai eu depuis longtemps. »

.

Gibbs releva la tête, regarda Tony durant quelques secondes avant de la reverser en arrière et de rire sans retenue. Tony sourit avant finalement de se joindre à lui. Lorsque les deux hommes se calmèrent suffisamment pour parler, ce fut l'italien qui reprit la parole en premier.

.

« Pas très original comme commentaire, hum ! »

« Quelle importance, c'est toujours un compliment et je l'apprécie, Tony » dit Jethro tout en caressant lascivement la poitrine de son compagnon.

« Devrait te renvoyer l'ascenseur avant toute chose » nota langoureusement l'italien alors que sa main se posait sur l'érection de l'ancien marine. « Si tu me laisses le plaisir de te rendre la pareille, bien sûr ? »

« Impatient de vérifier ce que cette bouche est capable de faire à part débiter des paroles à la vitesse de l'éclair » sourit malicieusement l'aîné.

« Oh ! » fit Tony feignant d'être offensé par sa tirade. « Je vais te montrer que je sais me servir de ma bouche pour autre chose que parler » promit-il suavement.

.

Puis, sans autre préambule, il commença par déposer de légers baisers sur le visage de son compagnon, avant de venir mordiller gentiment son cou, descendant vers la poitrine où il porta son attention sur un téton avant de passer à l'autre. La réaction qu'il suscita le fit sourire avant qu'il ne s'empare de la bouche pour un baiser brûlant qui laissa Gibbs pantelant.

.

Tony ne lui laissa pas le temps de se reprendre, il fit glisser le sous-vêtement qui le gênait puis posa sa main sur la virilité qu'il convoitait. D'un doigt, il en parcourut la longueur de bas en haut avant de caresser la petite fente qu'il excita faisant presque crier Jethro. Il mémorisa la réaction avant de titiller les testicules, les faisant rouler dans sa main puis il se pencha pour venir les lécher du bout de la langue.

.

Gibbs grogna et, sans honte, écarta les jambes pour lui offrir plus de facilité. Tony approuva et le montra en prenant l'un d'eux en bouche, le faisant rouler tout en le suçant et le mordillant légèrement, attentif à ne pas blesser. Tony libéra sa bouche et ses lèvres vinrent pincer le membre viril avant que la langue ne joue avec la petite fente faisant grogner encore plus Jethro qui se tortillait sur le lit.

.

« Dieu, Tony ! » fut tout ce qu'il put dire tant les sensations étaient divines.

.

Tony se redressa, regarda son compagnon avec un grand sourire.

.

« Je te l'avais dit, je sais me servir de ma bouche pour… » commença t-il sans pouvoir terminer.

.

Gibbs l'avait agrippé par le cou et avait plaqué sa bouche sur la sienne, fourrant sa langue dans celle de l'italien et entamant un ballet à deux. Tandis que le baiser se prolongeait, la main de Tony ne restait pas inactive, deux doigts pressaient l'érection de bas en haut et de haut en bas avant que la main ne vienne l'entourer et accentue les va et vient.

.

Tony brisa le baiser lorsqu'il sentit Gibbs proche de la libération et comme l'ancien marine un peu plus tôt, il s'empressa de se pencher pour engloutir la virilité prête à exploser. Il relâcha les muscles de sa bouche et de sa gorge pour pouvoir l'avaler entièrement et se mit en devoir d'aller et venir rapidement. Et tandis que sa bouche s'activait, il glissa un doigt préalablement humidifié entre les fesses et massa l'anus avant de presser doucement pour l'y insérer.

.

Jethro lâcha un gémissement mais n'arrêta pas le geste, il écarta un peu plus les jambes et serra convulsivement les draps entre ses mains. La respiration saccadée de Gibbs indiquait qu'il était proche de la délivrance et Tony se prépara. Il glissa son doigt plus profondément et buta sur la prostate qu'il excita doucement. La caresse marqua la reddition de Gibbs qui arqua tout son corps d'un seul coup.

.

Lorsqu'il poussa un cri étranglé, Tony se redressa un peu pour ne pas être étouffer et accueillit le fluide chaud, salé et légèrement amer de son amant. Il attendit que les spasmes se calment pour lentement en avaler une partie avant de relâcher le membre et de stimuler une dernière fois la prostate avant de retirer son doigt.

.

Il se releva et s'allongea tout contre Jethro qui tourna la tête et quémanda sans façon un baiser, il voulait savourer le goût de sa semence sur la langue de Tony. L'italien se plia à son désir et partagea avec lui le reste du fluide qui restait dans sa bouche. Gibbs prolongea le baiser tant qu'il put avant de libérer Tony. Il prit une profonde inspiration avant d'avoir la force de bouger. Sa main caressa la joue puis son pouce effleura les lèvres, Tony sourit avant de sucer le doigt puis de le mordiller.

.

Enfin, l'euphorie de l'extase diminua suffisamment pour que l'ancien marine puisse prononcer quelques mots.

.

« Je suis plus qu'impatient de passer à l'étape suivante si tu peux me faire voir des étoiles rien qu'avec ta bouche, Tony » murmura t-il presque avec respect.

« La prochaine fois » promit l'italien en glissant sa main sur la toison de sa poitrine. « Je te ferais grimper si haut que tu verras non seulement les étoiles mais que tu perdras connaissance. »

« Un peu prétentieux, non ! »

« Non, juste réaliste parce que c'est un fait » le contredit Tony. « Oh, ca n'arrivera pas à chaque fois que je t'aimerais mais tu l'expérimenteras comme d'autres avant toi. »

« Mais je serais le dernier qui le subira, Tony, le dernier » indiqua Gibbs en plongeant son regard brûlant dans celui de l'italien.

« Oui, promis, juré, tu seras le dernier… du moins jusqu'à ce que la mort nous sépare » récita solennellement le jeune homme.

« Espères-tu devenir… » débuta t-il.

« Je ne serais pas ta prochaine femme, Jet » nota Tony en souriant. « Je serais ton premier et dernier mari… un jour peut-être… si le cœur nous en dit… »

« Si notre cœur nous le dit, c'est qu'il aura raison et il sera temps de l'écouter » répliqua doucement Jethro en passant ses doigts dans la chevelure brune.

« Tu ne serais pas contre ? » s'étonna Tony en haussant ses sourcils.

« Non, Tone, je serais sûrement honoré que tu veuilles lier ta vie à la mienne de cette façon » avoua t-il en lui souriant tendrement. « Mais pour le moment, laissons les choses évoluer à leur rythme et voyons ce que l'avenir nous réserve. OK ? »

« Oui, c'est d'accord » approuva Tony. « Nous venons déjà de brûler plusieurs étapes, il vaudrait mieux ralentir un peu et prendre une vitesse de croisière plus raisonnable. »

« Je pense mais je ne regrette pas ce que nous venons de faire, pas une seule minute » déclara Jet.

« Moi non plus, Jet, moi non plus » répondit Tony avant d'étouffer un bâillement.

.

L'italien se redressa juste un peu pour attraper les couvertures qu'il rabattit sur leurs deux corps et se pelotonna plus près de l'ancien marine qui glissa un bras autour du jeune homme pour le rapprocher encore plus. Deux minutes plus tard, Jethro sentit le corps s'alourdir indiquant que Tony avait sombré dans le sommeil. Il soupira de contentement et ferma les yeux, suivit l'exemple de l'italien quelques minutes plus tard.

.

.

.

.

.

.*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*.

.

.

Ce chapitre est-il celui qui vous a plu le plus ? Etait-il celui que vous attendiez ?

Je sais, tout avance à pas de tortue mais mieux vaut ça que de courir comme un lièvre et de bâcler le travail.

A bientôt