Yo !
Nouveau chapitre dans cette belle ville de Los Angeles. Un nouveau suspect Delta, à l'approche -doucement mais sûrement- de son apparition réelle. Conan risque bien d'être surpris. Enfin, j'espère qu'il sera prêt.
Que dis-je ? J'le sais déjà moi. Niark.
Grosse référence à un film que j'ai adoré pour ce début. :)
Sneff : Merci à toi, ça fait vraiment plaisir. Tu as la palme d'or de mon reviewer le plus constructif XD, mais je me répète, ça fait plaisir. ;)
Anada : Bonjour. Ah je t'ai déjà répondu par MP ? Ah bon...
Enjoy !
Récapitulatif : Vermouth tente de faire revenir à la raison Amuro. De son côté, Conan retrouve une nouvelle fois Gin. Ce dernier parvient à fuir avant que le détective ne découvre l'adresse de l'usine.
Chapitre 28 : Le faucon déploie ses ailes
C'était calme. La résidence, tôt le matin, semblait encore endormie.
Lorsque Dery entra dans la résidence sans faire le moindre bruit, il y trouva un Stan allongé de tout son long sur le grand canapé noir, des écouteurs dans les oreilles et une pizza sur la table.
— Allô ?! Il y a quelqu'un au bout du fil ? demanda Dery en tapant le haut de la tête de Stan avec un pied-de-biche.
Il sursauta sur le coup, son baladeur tombant sur le tapis.
— Non mais ça va pas la tête ?
— Stan, tu crois que je te paie pour regarder les mouches ? rugis Dery.
Il leva un sourcil en riant légèrement.
— Mais tu ne me payes même pas, connard... répondit-il. Et qu'est-ce que vous faites ici ? Vous n'étiez pas en route pour Santa Monica ?
Dery fronça les sourcils, et retapa le haut de sa tête.
— Allô ?! Faudrait recharger les batteries mon gaillard. Je t'ai envoyé un mail pour te dire de préparer des armes à blanc.
— Je n'ai rien reçu espèce de connard.
Dery soupira longuement, rattrapa ses clés au vol — Shûichi venait de lui balancer le trousseau en pleine tronche, merci mec — et jeta un regard noir à Stan.
— Si on meurt, je te tue.
Outre le fait qu'il explosa de rire sur le coup, l'équipe sortit de l'appartement pour prendre la route de Santa Monica.
« Des armes. » pensa Conan. « Pourquoi? »
(...)
Okiya jeta sa cigarette par la fenêtre, puis s'en ralluma une. Il en avait ras la casquette, venant de passer plusieurs heures dans les bouchons, à cause d'un taxi, d'un camion, d'un feu rouge ou d'un clochard à la gomme. Dery s'arrêta devant le domicile d'Aira, aussi dit son lieu de travail devant une immense plage de sable blanc qu'était Santa Monica.
Son entreprise était très bien placée, vendant matériel de plage en tous genres, planche de surf, plongée, etc. Aira s'y était donc très bien installé, et avait réussi sa nouvelle carrière sans aucun souci. Mais il restait un agent du FBI dans l'âme.
Conan était toujours émerveillé, il était à Los Angeles. Combien de fois ses parents lui avaient parlé de cet endroit, de ce centre-ville aux multiples gratte-ciel, de ses plages à l'infini, de la beauté du ciel et des paysages, et des villes à perpète... mais pas de l'aspect sombre s'y trouvant. Los Angeles, ville numéro un de la guerre des gangs, et des deals de drogue.
Shûichi se rendit seul au seuil de la porte, regardant le nom inscrit sur le côté. Il retira ses lunettes et sa perruque, révélant son bonnet et son regard froid.
« Aira. »
Dring...
Il entendit un claquement puis des bruits de pas, une goutte de sueur dévala sa joue.
La porte s'ouvrit, et Aira s'afficha dans celle-ci, une tartine de beurre dans la bouche.
— J'avais prévu ton arrivée, mais pas aussi tôt. Entre.
Il entra, Aira referma la porte. L'homme avait des cheveux en pic sur le dessus, contrairement aux côtés, aplatis, avec quelques épis, sans en abuser. Il avait une petite cicatrice à l'oreille gauche, et une autre sur le côté droit de son cou.
Shûichi s'assit sur le canapé, face à la grande vitre, Aira lui servit une tasse de thé.
Dans tous les cas, Aira avait plutôt bien réussi sa vie, au vu de son appartement resplendissant, et abondé de lumières et décorations en tous genres. Peut-être que son rang dans le FBI avait eu un beau rôle dans sa barre de « bonheur ».
BEK!
Le dur bruit de la tasse s'entendit.
— Alors, je suppose que tu es venu me voir à propos de tes exploits au Japon ? déclara Aira.
Akai sourit. Il avait une fois encore touché le mille, et pour dire, Aira avait tendance à suivre les journaux japonais de très près, cherchant peut-être un moyen de renouer ses liens, voire simplement d'intervenir si le moindre problème apparaissait en première page...
— Toujours aussi perspicace. Oui. On a repris le boulot avec les autres. Il ne manque que Kaien et Mikey. Mais il est mort, alors cela n'a plus d'importance.
— Ta question est vraiment directe. Surtout que Delta est sans doute encore présent.
Il n'avait pas tort.
— Il n'est peut-être pas parmi nous.
— Ah ? Pourtant on en est sûr à présent. Surtout si vous êtes presque au complet, souffla Aira, buvant une gorgée de thé. Je suis presque sûr que tu essayes de retrouver sa véritable identité, acheva-t-il, souriant.
Mikael... ou Mike. Il ne se souvenait plus vraiment de lui, et la raison était pourtant simple, Shûichi avait eu tendance à l'ignorer de très nombreuses fois. Il n'avait presque jamais eu confiance en lui, contrairement aux autres.
Peut-être qu'il était Delta, ou peut-être pas. Mais Akai n'avait plus eu aucune nouvelle de « Mike » depuis l'Irlande.
Une rumeur disait par ailleurs qu'il était mort.
— Oui. Je suppose que, d'après les journaux à l'entrée et les vieux souvenirs, tu t'intéresses toujours autant à cette affaire, n'est-ce pas ?
Aira et Shûichi étaient tous deux de très bon ami, le lien s'étant créé avec le temps. Ils étaient toujours sur la même voie, au même titre qu'Anléas et lui. Les deux hommes se regardaient sans baisser les yeux.
— Exact. Et je mets ma main à couper que tu souhaites détruire l'Organisation et Murder, répliqua Aira.
— Oui. On a peut-être le même objectif, finalement.
Il hocha la tête.
— Yep.
— Alors Aira... à toi de voir.
La réponse fut brève :
— Je viens, bien sûr. Vous n'allez quand même pas chasser Delta et l'Organisation sans mon aide, ce serait du suicide. Et puis on a toujours besoin d'un mec comme moi dans une équipe.
— Ça n'aura pas été difficile de te convaincre.
Aira se leva et rangea les tasses, avant de se retourner vers Akai, l'envie de le mettre dans la confidence... douteux, il cracha le morceau :
— Je surveille Stan, Shûichi. Il n'est pas net.
Ils froncèrent les sourcils.
— Entendu. Mais lui, il te surveillera sûrement aussi.
Aira haussa les épaules, prit ses clés, et en compagnie de l'agent, il sortit de l'appartement, refermant celui-ci à clé. Voilà maintenant six longues années qu'il n'avait pas vu Dery, qu'il salua le sourire aux lèvres.
— Content de te revoir, Aira, lança Dery.
— De même, répondit-il.
Shûichi prit le volant, direction la résidence. Conan et Aira avaient longuement discuté, jusqu'à ce que le portable du détective vibrât. Premier réflex : le sortir. Le second, se préparer au pire.
C'était Heiji.
Hattori Heiji, son meilleur ami, son rival, son alliée. Malgré le fait qu'il était têtu, et bien sûr un tantinet jaloux pour Kazuha, c'était une personne d'importance. Grand détective de l'Ouest : Hattori, fils prodigue du commissaire d'Osaka. Et après ça, l'Est : Kudo Shinichi, Kogoro Mouri et récemment les Détectives Boys. Le sud comptait Masumi Sera, qui menait à bien des enquêtes dans ces niveaux-ci, et finalement le nord : Harufumi Mogi principalement, le détective présent dans l'affaire de la réunion (manoir du crépuscule) et bien d'autres encore.
Mais Heiji sortait du gros lot. D'une part, sa présence à Osaka était importante pour l'affaire, de seconde part, il en connaissait beaucoup plus qu'il en avait l'air sur les MIB.
Heiji (12:38) : 鶻 + 藍色 → 大阪市
« Tiens, le premier mot est écrit en chinois, tout comme le second... et pourquoi a-t-il écrit Osaka avec une flèche ? C'est un code ?! »
Conan savait parler chinois, mais pas dans un niveau exceptionnel. Heiji était peut-être en danger à l'heure actuelle, mais ce qui était sûr pour le détective, c'est qu'il y avait un code là-dessous.
Aira attrapa le téléphone de Conan, réfléchit deux minutes puis sourit au détective.
— Un faucon bleu à Osaka ? Pas mal l'idée.
Akai sourit.
— Le faucon déploie ses ailes dans un ciel bleu azur, répéta-t-il lentement. Tu sais ce que ça signifie ?
Conan écarquilla les yeux, prenant ainsi un air quelque peu apeuré.
— Oh non ! dit-il en bégayant.
Il ne savait pas comment ni pourquoi...
Mais Heiji s'était à nouveau mis dans le pétrin.
Car d'après Dery, Anokata était à Osaka.
J'espère que ça veut réellement dire Faucon bleu ce truc... bref.
Cliffhanger ! *niark*
Faucon bleu à Osaka, je pense que ce n'est pas l'énigme du siècle, qu'est-ce que représente un faucon et du bleu ? Mhm ?
À plus !
