29. Les condamnés…
Une semaine est passée depuis l'attaque de l'hôpital. Bill en ait sortit il y a deux jours. Il a un tas de crèmes et de lotions à appliquer sur ses blessures. C'est moi qui m'occupe de le soigner. Si je l'avais écouté, il n'avait rien du tout et tous ces médicaments ne servaient strictement à rien. Ce qui est bien entendu, faux.
Demain aura lieu le procès de Bellatrix et de Greyback. Bill est parvenu à les neutraliser tout les deux, Merlin seul sait comment. Il ne l'a dit à personne, pas même à moi. Surtout pas à moi. Il évite toujours le sujet et je le sent quelques peu distant depuis ce jour là. Comme si il avait peur de quelque chose. Peur sans doute que j'apprenne comment il était parvenu à neutraliser seul ses deux assaillants.
Il est bientôt minuit et je ne parviens pas à fermer l'œil. Je me tourne et me retourne sans cesse dans notre lit. Je redoute ce procès. Nous devons y aller. Enfin non, Bill doit y aller. Moi je ne ferais que l'accompagner. Il n'était pas d'accord pour que je vienne mais j'ai était intraitable, il ne s'y rendrait pas sans moi.
Je redoute ce procès. De quoi vont-ils les condamner ? Quelle « punition » vont-ils leur infliger ? Ils ne peuvent pas les envoyer à Azkaban, ils en seraient sortit en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Pas de baiser du Détraqueur non plus. Ces immondes créatures sont du côté de Voldemort.
Ils ne peuvent bien sûr pas les libérer. C'est tout simplement impensable !
Alors je me demande… que va-t-il leur arriver ? Où vont-ils aller ?
Je me retourne une nouvelle fois dans mon lit et je me retrouve face à Bill qui a lui aussi les yeux grands ouverts. Aucun de nous ne parle. La neige qui tombe à l'extérieur propage une douce lumière blanche dans toute la chambre et je peux donc nettement distinguer le visage de mon mari.
Je passe doucement mes doigts fins sur une cicatrice qui barre sa joue droite. Les cicatrices de son visage se sont légèrement estompées. Je me suis rendu compte que le crème que je devais passer sur ses blessures les plus récentes faisait disparaître les marques. Alors j'ai pensé que peut être elle ferait aussi disparaître celles de son visage. Celles qui le gènes tant. Effectivement, au bout d'une semaine, elles se sont éclaircies et elles se voient un peu moins.
Il ferme les yeux au contact de mes doigts et soupire.
« Tu devrais dormir… » me dit il
« Toi aussi… » répond je
Il attrape ma main et dépose un léger baiser sur le bout de mes doigts. Il me rapproche alors et me serre dans ses bras.
« Je lui ai jeté le doloris… » chuchote t il alors.
Je me redresse légèrement dans ses bras et je le regarde. Il a l'air honteux et fait en sorte de ne pas croiser mon regard.
« Alors c'est comme ça que tu les a neutraliser ? » demande je doucement.
Pas de réponse. Il défait son emprise sur moi et se lève. Il sort de la chambre. Je soupire et je le suis. Il n'est nulle part à l'étage. Il est descendu dans le salon. Je le retrouve assis au sol, devant la cheminée. Je vais m'asseoir à sa droite et je me sers contre son corps. J'ai froid, même prés du feu.
« Parle moi chéri… dit moi se qu'il s'est passé je t'en pris… » lui dis je
Il soupire te je le vos fermer les yeux avec force, comme pour faire disparaître une image de son esprit.
« Je… j'ai réussi à envoyer Greyback sur le mur… il a été assommé quelques secondes. J'en ai profité pour neutraliser Bellatrix, je l'ai stupéfixée. Je me suis ensuite tourné vers Greyback… il était toujours au sol et je… je lui ai jeté le doloris. »
Sa voie se brise et il cache son visage dans se mains.
« Je me suis rabaissé au niveau de ce monstre… » dit il au bout d'un moment
« Oh Bill non ! bien sûr que non ! il l'a amplement mérité ! après tout ce qu'il t'a fait… il aurait mérité de mourir ! » lui dis je avec conviction.
Il relève son visage et me regarde droit dans les yeux.
« Il été à terre… il été à terre et moi je l'ai torturé… » dit il d'un air sombre.
« Mais tu l'as laissé en vie. Lui il t'aurait tué sans le moindre scrupule, sans le moindre remords ! » m'écris je
« Je ne vaux pas mieux que lui… » souffle t il
« Je t'interdit de dire une chose pareille William Weasley ! tu vaux bien mieux que ce monstre ! lui t'aurait tué et il en aurait pris du plaisir ! toi tu lui as juste rendu un peu du mal qu'il t'a fait et tu as des remords ! toi tu es humain ! tu n'as pas à t'en vouloir… » lui dis je sévèrement.
Je m'arrête un instant. Il a une nouvelle fois relever les yeux vers moi.
« Moi je l'aurais fait… » avoue je.
Il me regarde gravement.
« Vraiment ? » me demande t il
« Oui, vraiment… tu n'as pas à t'en vouloir chéri… »
Il soupire. De soulagement ?
Il se tourne complètement vers moi et me prends les mains. Il me tire vers lui et me prends dans ses bras. Je me laisse faire, bien trop contente qu'il redevienne un peu câlin.
Nous nous rendormons là, moi dos à son torse, la tête dans le creux de son épaule. Lui les bras fermement serrés autour de moi, le visage enfoui dans mes cheveux.
Il est midi et demi. Nous sommes dans une immense salle du ministère. Il y a plein de monde autour de nous. Au centre, deux chaises (enfin, ça ressemble à des chaises) avec des chaînes aux bras, aux jambes et au cou. Et solidement attaché dedans, Bellatrix Lestrange et Greyback.
Je regarde autour de moi. À ma gauche est assis Bill, l'air grave, soucieux. A ma droite, Charlie. Il y a aussi le professeur McGonagall, Hagrid et d'autres membres de l'Ordre.
Un vieil homme prend alors la parole. Il est debout, juste deux rangs au dessous de nous.
« Lestrange Bellatrix ! » appelle t il à haute et intelligible voie.
Elle redresse la tête et le regarde méchamment. Ses yeux se lèvent. Elle m'a vu. Elle sourit. Un sourire démoniaque, un sourire qui fait froid dans le dos. Elle à l'air démente, folle.
« Vous êtes aujourd'hui jugée pour haute trahison envers le ministère, alliance avec Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom et les meurtres de Jim Andrews, Karen, Jonathan et Georges Williams, Agatha Cale… »
Il site encore un nombre impressionnant de noms. Jim, l'auror qui est mort lorsque nous avons été sauver Franc. Je voie sa femme, plus bas. Elle a leur fils dans les bras. Il doit maintenant avoir prés de deux ans. Les Williams sont les patients de la pédiatromage, Georges était leur bébé. Et bien entendu, Agatha Cale, la pédiatromage. Bellatrix les a tous tué. Elle ne leur a laissé aucune chance, même pas à ce pauvre petit bébé… il avait l'âge de Lucy. Mais il manque un nom dans tout ceux qu'il site. Il manque celui de Sirius. Parce qu'elle l'a bel et bien tué lui aussi. Mais personne ne veut reconnaître son innocence. Je me souviens pourtant que l'année qui avait suivis sa mort, le professeur Dumbledore avait entamé tout un tas de procédures pour le faire réhabiliter. Il y serait sans doute parvenu si il n'était pas mort. Les espoirs de tous sont partis en fumée avec lui.
Je sens les doigts de Bill serrer ma main. Il a remarqué que Bellatrix ne me lâchait pas du regard. Je tourne mon visage vers lui. Il me fait un faible sourire et dépose un baiser furtif sur mon front. Le sourire de Bellatrix se fait carnassier. Celui de Greyback aussi. Je frissonne violemment.
« Fenrir Greyback ! » appelle maintenant le vieil homme. « Vous êtes accusé de haute trahison envers le ministère, alliance avec Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom, de double tentative de meurtre sur la personne de William Adam Weasley, de complicité de meurtre… »
Il énumère encore le nom de tas de personnes. Certains meurtres dont il a été complice, certains autres qu'il a commis et même le nom de personne qu'il a mordu.
Au bout de quelques minutes, il leur demande s'ils ont quelque chose à dire pour leur défense. C'set Bellatrix qui prend la parole.
« Je te retrouverais Blondinette… » rit elle en me fixant intensément. « Je te retrouverais et je terminerais le travail, je vais détruire ta petite famille, tu n'aurais pas dû te mettre sur ma route… »
« Ca suffit ! » hurle Bill en se levant. « Faites la taire ! »
« Calmez vous monsieur ou nous vous faisons sortir de cette salle ! » gronde le vieil homme.
« Cette folle menace ma famille ! Faites la taire ! » répète t il
« Veuillez quitter cette salle ! » exige l'homme.
Bill s'apprête à répliquer une nouvelle fois mais je l'en empêche en lui prenant la main et en l'entraînant vers la sortie.J'ai besoin de m'éloigner de l'atmosphère pesante de cette salle.
« Tu n'aurais pas dû t'énerver comme ça ! » lui dis je une fois dehors.
« Elle vous a menacé ! toi, toi et Lucy » dit il furieux.
« Je sais Bill, je l'ai entendu ! j'étais là ! »
« Et tu me dis que je n'aurais pas dû m'énerver ? tu n'as pas peur de ce qu'elle pourrait vous faire ! » s'écrit il
« Si ! bien sûr que si j'ai peur ! elle me terrorise ! j'ai peur qu'elle leur échappe et qu'elle nous retrouve, qu'elle nous face du mal ! » m'écris je à mon tour, plus fort que lui, des larmes dans la voie.
Il soupire et me serre dans ses bras. Il me caresse doucement les cheveux en me soufflant des mots doux à l'oreille. Des larmes coulent le long de mes joues. Des larmes de colère, de frustration, de nerf, de tout un tas d'émotions mélangées.
La porte de la salle s'ouvre et des gens en sorte, ils nous regardent tous en passant. Je ne me suis toujours pas détaché des bras de Bill. Je ne pleure plus, je veux juste qu'il me serre contre lui. Je sens alors deux mains se poser sur mes épaules. Je me retourne lentement, c'est Charlie.
« La séance reprend dans une heure, ils annoncerons le verdict. On a le temps d'aller déjeuner… » dit il
Bill approuve et nous sortons du ministère. Nous allons déjeuner dans un restaurant moldu puis nous revenons dans cette affreuse salle.
Les gardiens ont protestés lorsque Bill a voulu entrer, ils ne voulaient pas le laisser faire, de peur qu'il provoque un nouveau scandale. Mais Bill leur a dit que c'était lui que Greyback avait tenté de tuer deux fois et ils n'ont plus émis la moindre protestation.
Nous sommes installé à la même place que tout à l'heure depuis bientôt un quart d'heure. Le vieil homme entre enfin par la porte principale. Il se remet à sa place. La porte du bas s'ouvre et les deux criminels entrent à leur tour. On les rattache dans les chaises. Bellatrix passe la pièce en revue et repose alors son regard sur moi. Elle sourit de nouveau. Une jeune femme aux cheveux roux coupés très courts se dirige vers le vieil homme. Elle lui donne un petit bout de papier. Il le lit et le remet entre les mains de la jeune femme. L'homme s'éclairci la gorge.
« Bellatrix Lestrange ! » commence t il. « Au chef d'accusation de haute trahison, vous avez été reconnue coupable ! Au chef d'accusation d'alliance avec Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom vous avez été reconnu coupable ! Au chef d'accusation de meurtre sur 25 personnes dont un nouveau né, vous avez été reconnue coupable ! »
Il termine. Personne n'a dit un seul mot. Mais à peine à t il prononcé son dernier mot que le rire démoniaque de Bellatrix se fait entendre. Il résonne dans toute la salle. Elle a l'air d'une démente. Je serre la main de Bill dans la mienne. Je la serre tellement fort que je m'en fais mal à moi-même.
« Tout ce temps pour en arriver là ! » siffle Bellatrix. « Bien entendu que je suis coupable ! J'aurais pu vous le dire moi-même ! »
« Taisez vous ! » rugis le vieil homme.
Elle se tait. Elle repose son regard sur moi. Elle me sourit de nouveau.
« Fenrir Greyback ! » appelle de nouveau l'homme. « Au chef d'accusation de haute trahison, vous avez été reconnu coupable ! Au chef d'accusation d'alliance avec Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom, vous avez été reconnu coupable ! Au chef d'accusation de double tentative de meurtre sur la personne de William Adam Weasley, vous avez été reconnu coupable ! Au chef d'accusation de meurtre et de complicité de meurtre sur 32 personnes, vous avez été reconnu coupable ! Au chef d'accusation d'agression de 18 enfants avec violence, vous avez été reconnu coupable ! »
Cette fois il n'y a aucun bruit. Personne ne parle, personne ne rit, personne ne tousse ou ne respire trop fort. Tout le monde attend la peine qui va leur être donnée.
« Aux vus des circonstances de la guerre et des accusations dont vous venez d'être reconnus coupables, nous vous condamnons vous Bellatrix Lestrange et vous Fenrir Greyback à la peine capitale ! Votre exécution aura lieue le 25 janvier ici même à 11 heures précise. La séance est levée ! »
Et l'homme s'en va. Une dizaine d'auror (dont certains appartenant à l'Ordre) viennent chercher les condamnés. Tout le monde chuchote à présent dans la salle. Chacun fait par aux autres de son opinion sur le verdict. Bill et Charlie m'entraînent dehors. Nous n'échangeons pas un seul mot. Nous transplanons au Terrier. Il est 14 heures. Tout le monde est réuni au salon. Elena est là. Nous nous installons avec eux. Il manque Ginny, elle est à l'hôpital aujourd'hui.
« Alors ? le verdict ? » demande Georges
« Ils vont les exécuter. Le 25 janvier. »
« Exécuter ? » demande Molly
« Oui. » répond Bill
« Par Merlin mais nous n'avons jamais tué personne ! enfin, se sont les moldus qui appliquent la peine de mort ! pas nous ! » s'exclame Molly
« Que veux tu qu'ils fassent maman ! » défend Bill « Ils ne peuvent pas les envoyer à Azkaban, les Détraqueurs ne sont plus dans notre camp… c'était ça ou les relâcher ! »
Molly soupire. Elle n'est pas d'accord avec le fait de les tuer mais elle sait pertinemment que c'est la seule solution et qu'ils le méritent. Molly nous sert le thé.
Il est presque 16 heures lorsque les cris de Lucy se fons entendre.
« Elle est dans l'ancienne chambre de Bill » me dit Molly
Je me lève et je monte la chercher. J'entre doucement dans la chambre. Elle est au milieu d'un lit bien trop grand pour elle, callée entre un tas de coussins. Elle a rejeté sa sucette pour pouvoir pleurer convenablement et son lapin rose en peluche est par terre. C'est Elena qui le lui a ramené de Roumanie et Lucy ne le quitte plus. Je m'approche doucement d'elle et je la prends dans mes bras.
« Bonjour mon ange… » lui dis je. « Tu m'as manqué ce matin tu sais… »
Ses pleurs se calment alors que je la berce doucement.
« Tu as faim mon ange ? » demande je
Elle cligne des yeux. Elle me regarde fixement. Je ris et je ramasse son lapin rose avant de descendre au salon.
« Molly, est ce qu'il vous reste du lait que je vous ai apporté ce matin ? » demande je à ma belle mère
« Non ma chérie, elle a tout bu ! ne me dit pas qu'elle a encore faim ! » s'exclame t elle en souriant
« Je crois bien que si ! »
Je souris à tout le monde et je remonte à l'étage pour donner le sein à ma fille. Je m'installe sur le lit dans lequel elle dormait et je détache ma robe. Effectivement, elle est affamée ! Elle est bien une Weasley ! Toujours en train de manger ! Des coups sont alors frappés à la porte. Je prends la petite couverture de laine de Lucy et je m'en recouvre.
« Entrez ! »
La porte s'ouvre doucement. C'est Elena qui entre. Je lui souris et elle vient s'installer en tailleur sur le lit en face du mien.
« Elle est vraiment très belle ! » assure t elle en regardant Lucy
« Merci… » répond je en souriant largement.
Elle a l'air soucieuse.
« Quelque chose ne va pas ? » lui demande je
« Est-ce que je peux te parler de quelques chose d'important ? » me demande t elle soudain très sérieuse.
« Bien entendu ! »
« Mais il ne faudra pas que tu en parles ! à personne ! pas même à Bill ! » s'exclame t elle
« Très bien, je n'en parlerais pas, tu peux me faire confiance… » assure je
Elle prend une grande inspiration.
« Charlie va me demander en mariage. » fini t elle par dire avec son accent Roumain (qui c'est un peu atténué d'ailleurs !)
« Mais c'est merveilleux ! » m'exclame je
« N'est ce pas ? »
« Comment est ce que tu le sais ? » lui demande je
« Je cherchais un T-shirt dans son tiroir et j'y ai trouvé une bague de fiançailles. j'en ai conclus qu'elle était pour moi… » explique t elle.
Elle n'a pas vraiment l'air enchantée.
« Où est le problème ? » lui demande je. « Tu ne veux pas épouser Charlie ? »
« Si ! bien sûr qui si ! je ne demande que ça… »
« Mais… »
« Mais mes parents ne l'aime pas. ils ne veulent pas que je continu à le fréquenter, ils voudraient que j'épouse Stanislas… un médecin qui a demandé ma main à mon père… » me dit elle
« Attend une minute… tu veux dire que ton père… que tu es déjà fiancée ? » demande je abasourdie
« Oui… » souffle t elle
« Seigneur ! mais c'est horrible ! est ce que Charlie le sait ? » demande je
« Non ! certainement pas ! la dernière fois qu'il a vu mon père ils ont failli se batte ! je ne veux pas qu'il aille le tuer ! » s'exclame t elle
« Tu devrais lui en parler, à ton père je veux dire… lui dire que tu aimes Charlie et que tu ne veux pas épouser ce Stasismas… » lui dis je
« C'est Stanislas ! » rit elle. « J'ai déjà essayé de lui en parler mais il ne veut rien entendre et ma mère partage son avis… »
« Tu sais, Molly était contre notre mariage, elle était contre moi ! elle voulait même caser Bill avec Tonks… » lui dis je
« Qui est Tonks ? » demande t elle les sourcils froncés
« Oh ! c'est une auror ! une amie… »
« Oh… et comment Molly a-t-elle fini par t'accepter ? »
« Bill a faillit mourir, il s'est fait attaqué et j'ai dit à Molly ma façon de penser. » explique je
« Je ne suis pas sûre que se soit une technique qui marche avec mon père… » dit elle sombrement.
« Je comprends… »
Lucy se met alors à grogner, elle a fini de téter. Je la prends doucement contre moi et je lui fais faire son rot.
« Qu'est ce que tu ferais à ma place ? » demande Elena
« Pour être honnête, je n'en sais rien… peut être que je persuaderais Charlie de revenir vivre ici, loin de tout ceux qui veulent vous empêcher d'être ensemble… mais je ne suis pas toi Elena… » dis je
Elle soupire.
« Est-ce que tu peux me la prendre que je me rhabille ? » demande je à Elena en lui tendant Lucy.
« Bien sûr ! » sourit elle.
Elle se lève et le prends ma fille des bras. Elle lui sourit.
« Pour être honnête… » reprend elle « J'ai déjà pensé à venir vivre ici loin de mes parents mais… Charlie aime trop la Roumanie et son métier… et même si je sais que pour que nous soyons ensemble il serait prêt à tout laisser, je ne veux pas qu'il le face, j'ai trop peur qu'il me le reproche plus tard. »
Elle s'arrête et regarde Lucy qui porte ses petites mains à son visage comme pour les découvrir.
« Je ne sais plus quoi faire… »
« Ne t'en fait pas… ça va s'arranger tu verras ! » la rassure je
Elle me sourit et nous redescendons avec les autres au salon.
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Nous sommes à une semaine de Noël. Le tout premier Noël de Lucy. Bill a tenu à lui acheter des tonnes de cadeaux. Des peluches, des jouets dont elle ne pourra pas se servir avant un certain temps… entre tout les Weasley et ma famille, elle va être pourrie gâtée !
Il est 20h30. Bill ne va pas tarder à rentrer. Il travail tard en ce moment. Je suis installée sur le canapé prés du feu, Lucy allongée à côté de moi. Elle m'a sourit aujourd'hui. C'est la première fois qu'elle le faisait. Elle le refait maintenant. Non, en fait, elle n'a pas arrêté de sourire toute la journée. J'ai eu la visite d'Amanda aujourd'hui. Ça faisait longtemps que nous ne nous étions plus vues. Elle a prit quelques jours de vacances pour Noël et elle en a profité pour passer me voir. Elle est restée déjeuner étant donné que Bill n'est pas rentré et elle a passé l'après midi avec nous.
J'entends un « pop » sonore devant la porte d'entrée. C'est Bill. Je me lève.
« Aller viens par là mon ange… » dis je à ma fille en la soulevant.
La porte s'ouvre et claque lorsqu'elle se referme. Je me retrouve en face de mon mari, trempé jusqu'aux os. Il enlève son manteau et s'approche de nous pour nous embrasser. Nous entrons dans le salon.
« Je vais vite me changer, je reviens… » me dit il
Et il monte les escaliers en courant. Je baisse les yeux vers ma fille que j'ai gardée dans mes bras. Elle est en train de s'endormir. Il est tard pour elle, je ferais mieux de monter la coucher. Lorsque j'arrive en haut des escaliers, l'eau est déjà en train de couler dans la salle de bain. J'entre dans la chambre de bébé et je dépose ma fille dans son lit pour pouvoir aller chercher un tube de crème dans la salle d'eau. Je frappe doucement à la porte avant de l'ouvrir un peu. L'eau s'arrête.
« Je peux entrer ? » demande je
« Bien sûr que tu peux ! » me répond Bill.
Il rallume l'eau et je prends un tube de crème neuf dans le placard.
« Tu la couches déjà ? » demande Bill en sortant de la cabine de douche et en cherchant une serviette dans tout les placards.
« Oui, il est tard pour elle… » lui répond je en sortant une serviette blanche d'un placard et en la lui passant autour de la taille.
« Attends moi… je ne l'ai pas vu aujourd'hui… » dit il en passant ses mains mouillées dans les cheveux aujourd'hui lisses.
« Très bien… fait vite ! »
Je dépose un baiser sur ses lèvres et je sors pour me rendre dans la chambre de ma fille. Bill m'y rejoint quelques minutes plus tard. Il a passé un pantalon et à attaché ses cheveux en catogan. Il soulève Lucy et la porte pour la changer. Il l'allonge sur la table à langer et frotte son nez contre le sien. Il se relève alors et je le vois lui sourire.
« Fleur ! » s'écrit il. « Elle vient de me sourire ! »
Il se tourne vers moi, un énorme sourire aux lèvres. Je ris doucement alors qu'il retourne son attention sur Lucy.
Une fois qu'il lui a mis son pyjama, il la soulève, les pouces sous ses épaules et ses autres doigts derrière sa tête. Il la prend contre lui et marche dans toute la chambre, en attendant qu'elle s'endorme. En temps normal, je lui aurais demandé de la laisser s'endormir seule, de ne pas l'habituer à s'endormir dans les bras mais aujourd'hui, je le laisse faire. Il ne l'a pas vu de la journée et je sais qu'elle lui a manqué. Alors je les laisse seuls après avoir embrassée ma fille.
Une fois en bas, je vais faire réchauffer de la soupe pour Bill.
Il descend un quart d'heure plus tard. Il va manger un peu et reviens avec moi dans le salon. Je m'installe dans ses bras, un livre à la main et il pose sa tête sur mes épaules. Il ne dit rien. Je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Je me retourne vers lui.
« Il y a un problème chéri ? » demande je
Il sursaute et me regarde.
« On va m'envoyer en Bulgarie… » dit il
« Quoi ! » m'écris je
« Chut ! doucement tu vas réveiller Lucy… »
« Mais enfin Bill ! Pourquoi est ce qu'ils t'envoient en Bulgarie ! »
« Ils ont besoins d'un conjureur de sort professionnel et McCover a bien entendu tout de suite pensé à moi. Et puis, il pense que ce sera un bon entraînement pour Christelle. » explique t il
Je soupire fortement.
« Quand ? » demande je
« Après le nouvel an »
« Pour combien de temps ? »
« Deux semaines… »
« Quoi ! deux semaines ! mais enfin c'est beaucoup trop ! tu ne vas pas partir si loin pendant deux semaines ! » m'écris je
« Je sais ma belle… c'est ce que j'ai dit au patron mais il n'a rien voulu savoir… » répond il doucement.
« Et bien tu aurais dû insister ! » m'énerve je
« Mais je l'ai fais ! et Christelle aussi ! elle non plus ne veut pas partir deux semaines mais nous n'avons pas le choix ! et tu sais très bien que je serais payé plus… on a besoin d'argent ! » explique t il calmement.
Je me lève, furieuse et je monte m'enfermer dans la salle de bain sans lui adresser un regard. Lorsque j'entre dans notre chambre, il est déjà là, installé sous les couvertures. Il est presque 23 heures. Je n'aurais pas dû m'emporter mais ça a été plus fort que moi. Il va partir deux semaines loin d'ici en nous laissant toutes seules Lucy et moi. Et il va partir avec Christelle… elle est très gentille et fiancée certes mais la dernières fois qu'il est partit pour le travail, c'était avec moi ! Et je ne peux pas m'empêcher d'être morte de jalousie. Je me glisse sous les couvertures, dans ses bras. Il ne dit rien et se contente de me serrer contre lui.
« Je suis désolée… je n'aurais pas dû m'emporter comme ça… c'était ridicule ! » lui dis je
« Ce n'est rien… » répond il en déposant un baiser sur mon front.
« Ne laisse pas trop Christelle t'approcher chéri… » lui dis je alors
Il rit et resserre son étreinte sur moi.
« Aucune chance ! » rit il
Je soupire rassurée et je m'endors dans les bras de mon chéri. J'en profite maintenant, je ne vais pas pouvoir le faire pendant deux semaines…
à suivre mercredi...
