Chapitre 28 : Cauchemar :

Nous avions été séparés dans le bâtiment d'Hydra, leur force nous opposait une forte résistance. Même si je savais Scampie tout à fait apte à se défendre toute seule, je ne pouvais pas m'empêcher de me faire du souci pour elle. Je n'aimais pas ne pas pouvoir assurer ses arrières. De plus, nos communications étaient brouillées, je ne pouvais donc la contacter pour déterminer sa position. J'ai donné un coup de pied dans la porte pour l'ouvrir, ai neutralisé les quelques soldats d'Hydra présents avant de poursuivre ma route. J'avais un mauvais pressentiment.

En entrant dans la salle de contrôle, j'ai retrouvé Sam, Bucky et Scampie. Ils se battaient. Ma petite-amie était occupée à combattre un soldat, elle ne voyait donc pas le soldat lourd qui approchait dans son dos. Et je ne pouvais la rejoindre à cause des ennemis qui me cernaient. Je devais faire vite. J'ai donc mobilisé toutes mes forces pour me frayé de force un chemin jusqu'à elle :

-SCAMPIE !

Elle s'est retournée vers moi et j'ai ouvert de grands yeux emplis d'effroi alors que mon sang se glaçait dans mes veines. La seconde d'après, elle faisait face à son ennemi. Il lui a saisi la gorge et l'a soulevé du sol. Scampie a immédiatement commencé à se débattre, mais ses griffes ne pouvaient rien faire contre l'armure de métal de son adversaire. J'ai redoublé d'efforts en puisant dans ma peur pour m'approcher encore d'elle et lui porter secours. Mais où étaient Sam et Bucky ? Alors que je parais un coup avec mon bouclier, j'ai levé les yeux vers Scampie. Mon cœur s'est fissuré en voyant son corps se ramollir et ses bras retombés le long de son corps. Non, non, non, non, non ! J'ai envoyé valser mon ennemi au même moment où le soldat lourd projetait sa victime contre un mur. Son corps a percuté le mur puis le sol avec violence et je n'ai vu aucun mouvement par la suite. Puis, les soldats d'Hydra ont formé une sorte de rangée pour me laisser passer jusqu'à leur « chef ». La colère, la rage, la douleur et la peur ont animés chacun de mes coups lors de notre combat et son armure n'a pas résister bien longtemps à toute ma violence. Je lui ai labouré le visage à coup de poings jusqu'à ce qu'il ne respire plus. Je n'ai pas prêté grande attention aux autres soldats qui semblaient comme… Disparaitre, et me suis précipité vers Scampie. Mes mains tremblaient alors que je la plaçais sur son dos pour la faire basculer sur le côté et observer son ventre :

-Scamp ?

Mes doigts sont passés sur ses lèvres… Bleues, avant de descendre sur les marques de strangulation sur sa gorge :

-Scamp ?

Sa poitrine ne se soulevait plus à un rythme régulier. J'ai posé mon oreille contre son cœur… Rien. J'ai cherché son pouls… Rien :

-Tu n'as pas le droit de me faire ça, couinais-je en tenant de retenir à grande peine ma tristesse.

J'ai commencé à lui faire un massage cardiaque et a lui insufflé de l'air… En vain. J'ai fini par laisser mes larmes coulées alors que la douleur me transperçait le cœur, le faisant voler en éclat :

-Ne me quitte pas… Pas toi aussi… Je t'en prie.

J'ai ramené son corps encore chaud contre le mien pour l'y blottir alors que je noyais son cou de larmes. C'était ma faute. Je n'aurai jamais dû l'autoriser à venir avec nous. J'avais tué l'amour de ma vie.

Je me suis redressé d'un coup, haletant, tremblant, couvert de sueur et paniqué. Une main s'est alors gentiment posée sur mon bras :

-Steve ?

J'ai tourné la tête à gauche : Scampie ? Scampie ! Je l'ai attiré dans mes bras. Je pouvais sentir la chaleur de son corps contre le mien, les battements de son cœur contre mon torse et sa respiration dans le creux dans le cou :

-Steve ?

Je me suis reculé pour prendre son visage entre mes mains, mais je ne voyais rien sans lumière. J'ai donc allumé la lampe avant de reprendre ma position. J'ai observé ses lèvres et sa gorge… Aucune trace de bleu. Rien. Un immense sentiment de soulagement m'a envahi, j'en ai fermé les yeux en soupirant. Ses petites mains se sont posées sur les miennes pour les enserrer et les retirer de son visage :

-Que se passe-t-il Steve ? Tu grognais, t'agitais et…

Elle est venue effacer une trace humide sur ma joue droite. J'avais donc pleuré dans mon sommeil :

-J'ai… Cru t'avoir perdu.

Scampie a penché la tête sur le côté, elle ne comprenait pas :

-J'ai fait un cauchemar. Je t'y voyais mourir… J'arrivais trop tard…

J'ai passé une main sur ma figure alors que la sienne caressait tendrement mon dos :

-Je suis là Steve. Je suis en vie. Je vais bien.

Ma chipie m'a attiré dans ses bras et a commencé à caresser mes cheveux et ma nuque alors que mes bras enlaçaient ses hanches et que je posais ma tête contre sa poitrine. Ainsi, je pouvais parfaitement entendre les battements de son cœur.

Elle était en vie, elle était avec moi, en sécurité. Et je veillerais personnellement à ce que rien ne l'atteigne.

Si Scampie a pu se rendormir, la tête sur mon torse, moi je n'ai pas fermé l'œil. Je l'observais et la caressais tendrement pour être certain que je ne rêvais pas cette fois-ci.


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