Musique de chapitre:
Thomas Bergersen - Autumn Love
PRISONNIÈRE DES BOIS
CHAPITRE 28: MERIDIEL
La dernière ligne droite.
— Vous êtes encore parti la voir.
— Oui.
Sa phrase n'était ni un reproche ni même une question, aussi ne comprit-elle pas le besoin qu'avait éprouvé Legolas de lui répondre par l'affirmative. Elle tourna la tête et étouffa un soupir, aussi discrètement qu'elle le put. Les derniers combats avaient été d'une rudesse sans précédent, qui ne permettait plus à quiconque d'ignorer que les araignées se mettaient en mouvement et qu'elles le faisaient vite. Les pertes se faisaient par dizaines dans les deux camps, une véritable hécatombe.
Tout au long de la journée résonnaient dans le palais des complaintes pour les morts et des berceuses pour les mourants. Et les souvenirs, tenaces et récents, étaient aussi douloureux qu'une peau écorchée à vif qui refusait de cicatriser. Lors des repas, le silence était de mise, car bien que douloureux, il n'était pas aussi douloureux et coûteux qu'une discussion pour laquelle certaines voix n'émettraient plus jamais de jugement.
La présence des uns rassurait les autres, mais c'était une bien maigre compensation, une consolation pour laquelle on éprouvait davantage de malaise. On mettait un point d'honneur à graver dans sa mémoire et de manière discrète les traits des elfes les plus anciens, à se souvenir de la voix des plus jeunes et à ancrer à jamais dans ses souvenirs leur nom, leur histoire. Savoir que toutes les chaises ne seraient peut-être pas remplies la fois prochaine les poussait à apprécier leur compagnie mutuelle. Chaque au revoir pouvait être un adieu.
Méridiel, déterminée à rester debout, s'assit finalement, et le mal engendré par ses mouvements lui arracha une grimace. Les estafilades étaient devenues plus régulières et s'étendaient sur son corps tels des ornements morbides, preuves sanguinolentes qu'elle avait échappé de peu à la mort. La douleur la lancinait beaucoup malgré les prescriptions du guérisseur et ses nombreuses recommandations, comme si elle essayait de mettre à l'épreuve les résistances affaiblies de son corps meurtri afin d'essayer de voir jusqu'où celui-ci serait capable de tenir avant de s'écrouler. L'elleth avait été frustrée de voir de que ses techniques de combat n'étaient plus aussi efficaces, les assaillants étant devenus trop nombreux. L'urgence à devoir se munir d'armes qu'elle avait cru ne jamais plus reprendre avait altéré sa capacité à galvaniser les troupes au cœur de la bataille, de par sa détermination, sa puissance et son regard pétillant d'espoir. Tout cela s'était terni, par l'usure et la fatigue, l'habitude également. L'impuissance aussi.
La jeune soldate, qui avait eu du mal au tout début à comprendre la froideur de ses compagnons, ne pouvait plus que la subir et la vivre à présent. Elle avait évolué avec eux, partagé leur souffrance, enduré leur malheur… Elle comprenait, désormais. Elle savait. Elle savait ce que cela faisait de se battre non plus pour sauver les autres, mais seulement pour mourir. Réduite au rang d'âme morte, engloutie par une détresse criante et un désespoir sans fin d'apparence… Méridiel n'était plus qu'une épée, un rempart qui s'effritait peu à peu comme une pierre érodée. Sa force de caractère en avait pâti, comme tout le reste. Certaines fois, en plein cœur d'une bataille, elle se demandait pourquoi elle tenait encore debout, pourquoi elle se battait encore. Puis elle se souvenait de Thranduil et de Legolas, et de la promesse qu'elle s'était faite à elle-même de voir les ruines du monde vivre leurs derniers instants. Elle ne devait pas mourir, elle n'en avait pas le droit.
— Tout va bien ? demanda Legolas.
— Oui, ça va… J'ai… juste un peu mal aux jambes, répondit Méridiel. Comment va Assylana ?
Elle espéra que la question n'avait pas été posée trop abruptement, car elle n'avait sincèrement aucune animosité envers la jeune femme. La douleur la rendait quelque peu désagréable, cependant. L'elleth sourit pour faire bonne mesure.
— Le village s'est fabriqué des sortes de remparts. De simples barricades de bois, avec des pieux et des feux. Ils ont peu de chances de s'en sortir si les araignées décident de s'en prendre à eux. J'ignore même s'ils savent se battre.
— Ils sauront sans doute se défendre, argua Méridiel pour le rassurer.
— Se défendre n'a rien à voir avec se battre, Méridiel. On se défend lorsque l'on repousse les attaques, on se bat lorsqu'une attaque réussit à atteindre sa cible.
Le regard dont la gratifia ensuite Legolas était si limpide et si expressif qu'il en avait presque des airs effrayants. Une peur soigneusement dissimulée habitait ses yeux vifs, elle le voyait très clairement et la partageait. Méridiel soutint ce regard et lui répondit de la même manière. Cette espèce de connexion mystique entre eux avait quelque chose de beau et de magique à la fois cette capacité à pouvoir communiquer avec quelqu'un rien que par le regard n'était pas une faculté dont ils pouvaient jouir avec tout le monde. Seuls ceux qui se connaissaient suffisamment le pouvaient. Cela lui réchauffa quelque peu le cœur.
— Elle a une sœur en plus d'un frère… plus jeune qu'elle, ajouta ensuite Legolas à demi voix. Elle s'appelle Dimena. Nous nous sommes parlé et elle… elle est trop jeune pour mourir.
Méridiel écouta la suite du récit de Legolas avec attention : sa rencontre avec la sœur d'Assylana et, à la plus grande surprise de l'elleth, la façon dont le prince avait dû prêter serment pour apaiser les tourments de la jeune fille. Ce n'était pas une pratique courante de se comporter ainsi chez les elfes, ce qui prouvait l'investissement de Legolas à respecter les coutumes humaines et surtout sa détermination à mener à bien ce qu'il s'était lui-même promis : protéger Assylana.
— Vous vous souvenez de la fois où je vous ai dit que vous pourriez détacher un groupe de soldats pour veiller à la protection du village ? avisa-t-elle après un temps de réflexion.
— Oui, je m'en souviens parfaitement et bien que l'idée soit bonne, je ne veux pas ajouter une contrainte supplémentaire à nos hommes. Regardez-les et regardez-nous…
— Justement : ces hommes sont fatigués du champ de bataille, mais le sens de l'honneur et les responsabilités ne leur permettront pas de déserter. Si on réussit à trouver ceux dont la lassitude a atteint un certain seuil, il sera possible de les joindre à notre cause. De plus, en astreignant un corps de gardes de ce côté de la forêt, nous encerclons les araignées. Il ne manquerait donc plus que des soldats supplémentaires et le tour serait joué…
Et ces soldats supplémentaires, la jeune soldate avait bien une idée de l'endroit où aller les chercher. Le royaume de la Lórien, gouvernés par la Dame Galadriel et son époux Celeborn. Ce ne serait pas la première alliance qu'il y aurait avec le peuple de Thranduil, les bases ne seraient pas à établir, la proposition n'était donc pas à négliger. Il fallait seulement prier pour qu'il ne soit pas trop tard pour lancer un appel à l'aide…
— Il faut que tout ça se termine, et maintenant. Car si ce ne sont pas eux qui périssent, ce sera nous et vous le savez très bien. On ne peut plus se permettre de tergiverser, de faire un seul faux pas ou d'attendre la prochaine accalmie pour prendre des mesures. Nous avons beaucoup trop attendu avant de faire quelque chose, et trop d'innocents ont déjà péri. Avec tout le respect que j'ai pour votre père, Legolas, je crois qu'il va falloir le bousculer quelque peu pour qu'il prenne conscience que son peuple est réellement au bord de la mort. S'il a réellement promis à Haryane de veiller à ce que le village repose toujours sur ses fondations, il ne pouvait rêver à meilleur instant pour s'acquitter de cette promesse.
Elle avait l'impression que ce discours avait été débité des dizaines de fois, répété jusqu'à la folie, mais qu'il n'avait jamais été écouté ni même compris. Seulement entendu, et encore, elle n'en était pas sûre. Ecouter sous-entendait la concentration, l'implication. Entendre simplement une perception hasardeuse, ponctuelle. On pouvait tout aussi bien écouter pour entendre, qu'entendre et ensuite choisir d'écouter ou non.
— Je vais faire part de cette proposition à mon père, lui confier que nous déplorons nos hommes. Puis nous rassembleront ceux qui aideront à la protection du village. Méridiel, j'ai comme l'étrange sensation de voir que la fin est proche, mais qu'elle est en même temps si loin qu'il est impossible d'en apercevoir les contours.
— Comme si elle était plongée dans de la brume, un brouillard opaque ? Oui, je connais cette sensation. C'est ce que j'éprouve après avoir marché durant un long moment sans voir le bout de ma route. J'ai beau savoir que chaque pas me rapproche inexorablement de mon but, j'ai tendance à me dire que faire demi-tour serait plus facile et moins douloureux. Grave erreur que de suivre cette pensée plutôt que le projet initial. La vie n'a réellement de prix que pour ceux qui lui sacrifient des choses la victoire a-t-elle jamais été plus belle qu'après une longue bataille où tout semblait perdu ?
L'elleth ponctua sa phrase d'un mince sourire, léger et volatile, qui étirait à peine ses lèvres. Croyait-elle réellement en ses paroles ? Eh bien, oui. Elle y croyait encore, du moins pour le moment, s'y accrochant avec une force farouche comme si cette seule idée pourrait réellement les sauver tous. Car quand bien même ne serait-elle pas la bonne, c'était malheureusement la seule qu'ils avaient. Elle vit Legolas la regarder sans mot dire, comme il le faisait si souvent.
— Laissez-moi le reste de la journée pour que toutes les formalités soient remplies. Cela vous laisse donc le reste de la journée pour évaluer qui pourraient servir d'escouade. Un travail d'équipe, en somme, fit Legolas en souriant
— Comptez sur moi, s'engagea Méridiel.
Bien qu'épuisée et quelque peu désillusionnée, la jeune soldate était bien déterminée à rassembler le peu de forces qu'il lui restait pour passer cette dernière ligne droite. C'était le dernier cap, celui à ne pas manquer, celui qu'il fallait inexorablement franchir. La dernière lueur infime d'espoir.
°Oo°oO°
Le plus difficile était immanquablement de trouver les individus qui correspondaient au profil qu'elle et Legolas recherchaient, et malheureusement, ce n'était pas aussi facile que cela le donnait à voir. Méridiel se basait sur elle-même, et de par cette subjectivité de jugement, elle peinait à discerner qui était plus mal en point qu'elle ou qui ne l'était pas. En vérité, l'elleth ne savait pas réellement ce qu'elle devait chercher chez toutes ces potentielles recrues. Une blessure physique peu grave mais suffisante pour éviter le champ de bataille ? La perte d'un ami trop proche pour que la mélancolie soit toujours douloureuse et vive et que le désespoir guette ?
A ce compte-là, tout le monde pouvait correspondre, et personne ne se dégageait réellement de la masse. Méridiel était pourtant convaincue qu'il existait des elfes qui sauraient l'aider. Cependant, il fallait savoir auprès de qui chercher et surtout où. Et à la différence de ce que l'on pense, ce n'est pas toujours un éclair de génie, une prise de conscience soudaine, qui vient résoudre tous les problèmes. Le hasard et la chance entrent aussi en action – quand ils décident de faire cause commune. Aussi ne fut-ce que par la grâce d'un miracle et au détour d'un couloir que Méridiel capta une discussion qui lui parut suffisamment importante pour qu'elle juge nécessaire d'arrêter son pas.
— Je n'en peux plus, Niral. Si je retourne encore une fois là-bas, je n'en reviendrais pas.
— Cette décision ne nous revient pas. Nous avons prêté serment dans la garde, nous ne pouvons pas faire acte de désertion. Nous devons tenir, mon frère.
L'elleth sentit son cœur bondir dans sa poitrine, comme si le bonheur de toute sa vie venait de se concrétiser juste sous ses yeux. Les Valar se montraient compatissants, mais plus encore que cela, ils se montraient généreux. Elle s'efforça tout d'abord de réfréner ses ardeurs, de calmer ses vives émotions qui l'animaient, avant de rassurer les deux ellons et de leur annoncer qu'il existait bel et bien un moyen de respecter leur serment sans se trouver sur le champ de bataille. De plus, en arguant qu'ils auraient la protection du prince héritier, elle ne voyait pas ce qui pourrait les dissuader de se rallier à sa condition et, avec un peu de chance, de l'aider à rallier d'autres camarades d'infortune.
Une fois qu'elle fut certaine que l'excitation de la découverte étaient passées, elle se dirigea vers les deux ellons – jeunes et bruns tous deux, presque jumeaux– qui relevèrent la tête comme un seul homme à son approche. Celui qui était assis, et sans doute celui qui s'était plaint le premier, afficha un regard vide, aveugle de tout. Son frère, debout à ses côtés et le plus proche de Méridiel, haussa imperceptiblement son sourcil gauche, inquiet que la discussion puisse leur porter préjudice. Elle estima qu'il était l'aîné, sans pouvoir se l'expliquer. Une petite voix lui révéla qu'il serait sans doute le plus difficile à convaincre.
Toute la garnison elfique savait que Méridiel entretenait des rapports privilégiés avec Legolas, mais le malheur dans lequel le royaume était plongé n'avait pas laissé le temps à de quelconques rumeurs pour se propager. Cela n'empêchait pas les elfes d'émettre des résistances à se confier lorsqu'elle se trouvait dans les parages, de crainte que celle-ci ne joue le rôle d'un colporteur. Le visage de l'elleth se fendit d'un sourire rassurant, celui qui rassurait les autres sans la rassurer, elle.
— Je m'excuse d'avance de venir vous déranger, mais j'ai surpris votre conversation et…
— Nous n'irons pas rompre notre serment, c'est une promesse, nous…
— Pas de panique, coupa-t-elle doucement en voyant la détresse que cela semblait provoquer chez le plus âgé. J'ai quelque chose à vous proposer. Quelque chose qui vous permettra de ne pas trahir votre royaume ni de nuire à vos lignes de conduite. Mais j'aurai besoin de votre aide, si vous acceptez de rejoindre nos rangs.
Elle attendit quelques secondes que ses propos gagnent en ampleur et en importance. Le silence qui en découla fut si conséquent que Méridiel se sentit frémir. Agissait-elle sagement ? Elle ne battit pas en retraite, néanmoins. Le plus jeune fut le premier à s'exprimer, comme si l'évocation d'une libération de son mal avait suffi à lui insuffler suffisamment de courage pour en devenir téméraire et se battre contre ses propres frayeurs.
— Je suis disposé à vous écouter. Qu'avez-vous à proposer ?
L'elleth ne se fit pas prier pour leur expliquer le projet qu'elle et Legolas avaient conçu. Elle prit bien le temps d'expliquer l'enjeu et l'éventuel sacrifice qu'ils seraient amenés à faire, tout en occultant l'importance qu'avait le village. Elle préféra leur dire qu'il s'agissait d'un stratagème visant à encercler les créatures plutôt qu'avouer que le roi avait eu une aventure avec une humaine et que son fils suivait le même chemin.
D'ailleurs, avec du recul, Méridiel osa se demander si Legolas aurait eu l'idée de mobiliser des forces pour sauver le village s'il n'y avait pas eu Assylana. On est toujours plus disposé à agir pour une cause quand on a quelque chose à y gagner ou, en l'occurrence, quelque chose à y perdre. Dans le cas contraire, toutes ces choses deviennent « secondaires », n'ayant qu'une importance mineure quand elles ne suscitent pas uniquement un désintérêt des plus naturels. Même quand l'éternité nous tend les bras, il y aura toujours un ordre des choses, une priorité à respecter.
— Le prince vous assure sa protection dans cette affaire, le moindre faux pas sera assumé par sa personne et vous n'aurez rien à subir. Mais nous devons augmenter notre effectif. Quatre est un chiffre bien maigre pour repousser une invasion d'araignées, quand bien même serions-nous bons combattants... C'est là que vous commencez à entrer en jeu, si toutefois vous acceptez de nous rejoindre. Sachez que ce que nous faisons, nul autre ne le sait, le Roi n'est pas au courant de cela. Choisissez avec la plus grande attention ceux qui se battront à vos côtés et gardez le silence mieux que les morts ne savent le faire.
Méridiel vit bien l'étrange lueur traverser le regard des deux elfes, et bizarrement, elle sut qu'elle venait de remporter une bataille au sein d'une guerre d'apparence éternelle. La jeunesse avait toujours été facile à stimuler, de toute façon. Les deux elfes prêtèrent serment devant elle, soulagés de pouvoir s'extirper mais sans vraiment se détacher du champ de bataille. C'était comme se trouver dans l'œil d'un cyclone, au beau milieu d'une accalmie que l'on savait courte et, surtout, temporaire. Il n'empêche que ça faisait du bien et stimulait le moral et l'espoir. De ces choses-là, on n'en avait jamais assez.
°Oo°oO°
Lorsque la fin de la journée arriva, Méridiel estima avoir fait de son mieux et avoir réussi avec brio la mission qu'on lui avait confiée. Elle s'était tenue au courant de l'avancée de Niral et Fanil, qui avaient fait des miracles en ayant réussi à mobiliser pour leur cause une vingtaine d'hommes tout juste. Vingt. C'était à la fois beaucoup et très peu, mais c'était toujours mieux que rien. La fatigue guettait la jeune soldate sa jambe blessée puisait dans ses dernières forces pour réussir à supporter le poids du corps qu'elle soutenait. Les nombreuses prescriptions du guérisseur faisaient leur effet, lui permettant de tenir en dépit de la souffrance que causait malgré tout chaque pas. Mais c'était la dernière ligne droite, se répétait-elle dès qu'elle se sentait faiblir… Il fallait tenir bon. Renoncer si près du but serait injuste et intolérable. N'était-ce pas ce qu'elle avait dit à Legolas, après tout ?
Elle rejoignit d'ailleurs ce dernier aux abords du crépuscule. Lui aussi semblait satisfait, un sourire discret étirait ses lèvres. Il affichait un air serein et les muscles de son corps étaient détendus. L'elleth se dit que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été dans cet état – cela était rassurant. Lorsqu'elle s'approcha de lui d'un pas quelque peu lent, les yeux de Legolas se mirent à briller, comme s'il était impatient de lui faire part de quelque chose. Elle ne put s'empêcher de sourire également.
— Les soldats de la Lórien sont en route, annonça-t-il fièrement.
— Sincèrement ? s'exclama aussitôt Méridiel, incrédule. Je veux dire déjà, si vite ? Comment est-ce possible ?
— Mon père avait déjà anticipé la demande, répondit simplement le prince. Une missive était déjà partie bien avant mon arrivée. Les troupes devraient arriver d'ici un ou deux jours, à la fin de la semaine s'il survient des complications.
Le sourire de Méridiel s'élargit, dévoilant une large rangée de dents blanches. Ainsi donc, il y avait une réelle possibilité de s'en sortir. Les Valar étaient indéniablement de leur côté. La fin du calvaire approchait, les beaux jours reviendraient, la victoire était proche…
Si seulement elle savait.
Hem, bonjour...
Je suis très légèrement en retard, je sais. Je tiens juste à m'en excuser, j'ai eu pas mal de trucs à faire ces derniers temps (genre le DS de géo) et les repérages pour l'atelier cinéma (on monte un court-métrage, histoire de raconter ma vie jusqu'au bout).
J'espère que vous vous portez bien,
Lhenaya :)
