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Chapitre 29

Changer de terrain

Bella

J'allais vivre avec Edward. Dormir dans ses bras, dans son lit, attends, notre lit. J'essayai de me faire à cette idée mais c'était presque trop à assimiler. Je pouvais entendre une voix à l'intérieur de ma tête, une voix qui ressemblait de façon dérangeante à celle de mon père me disant que c'était trop, trop tôt et que j'allais finir sans maison, sans petit-ami et sans mon cœur. Mais cette voix se trompait. Tout ça paraissait parfait, peu importe combien ça me faisait flipper. Enfin j'étais prévoyante de nature et j'avais vraiment besoin de faire attention. J'étais absorbée par ses mots, par l'expression sur son incroyable visage quand il me demanda de rester ici toujours. Comment ne le pourrai-je pas?

Mais il y avait des choses dont nous devions discuter et il fallait que j'y réfléchisse quelques minutes avant de lui déballer toutes mes inquiétudes.

"Edward?"

Il me regarda attentivement, sa tête reposant sur mon épaule et me fit ce sourire ravageur qui me rendait toute molle. "Oui, Bella?" Seigneur, sa voix était franchement un appel au sexe. Je passai mes doigts dans ses cheveux.

"Il y a plusieurs choses dont nous devons parler." Il fallait que je lui dise que j'avais essayé de me remettre à m'occuper des matchs du secondaire et nous devions parler de son mauvais caractère ce week-end et aussi de la logistique du déménagement. Sa main se posa sur mon estomac et il passa son pouce sur mon sein. Qui avait besoin de parler? Peut-être que nous ferions mieux de retourner au sexe. Non, non, il était simplement en train d'essayer de me distraire et faisait du très bon travail.

"Qu'est-ce que c'est?" Il embrassa ma clavicule et j'eus cette sensation dans mon bas-ventre, celle qui me faisait trop bien savoir que j'avais oublié ses jambes fatiguées et que je voulais lui sauter dessus. Après tout il n'en avait pas besoin si c'était moi qui le chevauchais pas vrai? Non, pensées dangereuses Bella. Sors le corps magnifique, nu et sexy de ton petit-ami de ta tête. Comme si c'était possible.

A présent tu le vois nu tout le temps. Laisse tomber et agis comme une adulte. Et n'oublie pas le fait qu'il faut que tu dises bientôt à tes parents que tu vis avec ton petit- ami. Ça sera drôle.

Bon c'était effectivement une façon d'éteindre ma libido. La voix de papa et les pensées de lui dire que sa petite-fille vivait dans le péché avec l'ennemi était pire que l'enfer pour la vie sexuelle.

J'eus un mouvement de recul et enlevai la main d'Edward de mon sein et enlaçai nos doigts. Il fronça les sourcils mais soupira et s'assit.

"D'accord parlons alors. S'il te plait ne me dis pas que tu as déjà changé d'avis." Sa voix était faible et ses yeux anxieux. Je caressai sa joue et secouai la tête, cherchant à le rassurer.

"Non je n'ai pas changé d'avis. Mais nous devons parler de ce qui est arrivé ce week-end et comment l'éviter dans l'avenir… Et de quand je déménage et comment gérer mon appartement et tout le reste."

Il soupira et s'appuya contre ma main. "Bien nous pouvons parler au lieu de faire des choses plus intéressantes…" Je ris bêtement et ses yeux brillèrent. Bien, il fallait que je sois sérieuse maintenant.

"Me dirais-tu pourquoi tu as perdu ton calme?" Il fronça les sourcils et commença à ouvrir la bouche et je le fis taire en posant mes doigts sur ses lèvres. "Je ne veux pas vraiment connaitre les détails de ce qu'il t'a dit." Je me blottis un peu plus contre lui. "Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi tu t'inquiètes, tu sais bien que je ne vais pas coucher avec Julius Peppers ou n'importe qui d'autre. Je sais ce qu'ils disent sur le terrain Edward. J'ai couvert abondance de matchs. Ça ne peut pas être la première fois que quelqu'un se sert de ce qu'il se passe dans ta vie."

Ses yeux étaient redevenus chauds de colère et j'avais l'impression que la chaleur de ce regard m'excitait. Je ne pouvais pas m'en empêcher, il était extrêmement sexy quand il était furieux.

"Non bien sûr que non, mais c'est la première fois que quelqu'un me parle de toi Bella. Ne vois-tu pas combien c'est différent? " Non je ne le voyais pas vraiment et je secouai la tête. "Tu es tout pour moi et tu es trop bien pour qu'on me parle de toi de cette façon."

J'inclinai la tête et l'observai attentivement, caressant sa mâchoire du bout de mes doigts, essayant de le calmer un peu parce que son ton montait au fur et à mesure. "Es-tu en train de me dire que tu n'as jamais rien entendu sur Tanya?"

Il grogna et hocha la tête. "Bien sûr que si mais je ne l'aimais pas. Je n'ai jamais ressenti pour elle un centième de ce que je ressens pour toi. Pourquoi me serai-je soucié de ce qu'ils disaient?" Oui c'était plaisant à entendre mais tout de même, il ne pouvait pas faire ça tous les week-ends. Il serait expulsé du match à coup sûr.

"Et Esmée? Je sais ce qu'ils disent sur les mères." Je grinçai des dents rien qu'à l'idée que le nom d'Esmée puisse être utilisé par l'autre équipe mais je savais que ça avait dû arriver.

Edward soupira de colère et ferma les yeux. "Oui bien sûr qu'ils l'ont fait mais je l'ai digéré et je m'en suis servi contre eux."

"Alors pourquoi ne peux-tu pas le faire avec moi?" Il fallait qu'il y arrive parce que je ne voulais pas être la cause de son expulsion à chaque match même s'il était sexy quand il hurlait et se bagarrait contre un joueur de ligne.

Ses yeux s'ouvrirent brusquement et rencontrèrent les miens. "Je ne sais pas. J'ai essayé mais je n'ai pas pu. Tout s'est mis à bouillir à l'intérieur et j'ai perdu le contrôle. Je pense…" il s'arrêta et grimaça. Je l'encourageai à continuer avec un baiser sur sa joue. "C'était trop Bella. D'abord ce connard de Dan et puis cette crainte qui ne m'a pas quittée de tout le week-end. Et entendre quelque chose te concernant, ça m'a tué."

Mon cœur me fit mal au son de sa voix et à la pensée qu'il avait eu peur pour moi, même si je n'y étais pour rien. "Tu as géré Dan, Edward. Nous l'avons fait tous les deux."

Il fronça les sourcils et secoua la tête, ses cheveux tombant devant ses yeux. Je les repoussai gentiment. "Non tu l'as géré. Je lui ai fait peur, ce qui oui était drôle mais, putain Bella, j'aurai voulu être celui qui l'a frappé. Je n'ai pas eu d'endroit où mettre ma rage et elle est restée avec moi tout le week-end. Et je l'ai laissée déborder sur le terrain. C'était plus fort que moi."

Comme je ne savais pas quoi répondre à ça, je l'embrassai. Il grogna et resserra ses bras autour de moi faisant tourner ma tête qui était sur son bras maintenant. J'arrêtai le baiser et passai ma main sur son torse. "Je ne vais pas m'excuser pour m'en être occupée moi-même Edward. On m'a appris à me défendre et je t'aime mais je ne vais pas attendre que tu arrives pour me sauver."

Il secoua la tête avec véhémence. "Je ne dis pas que je voulais que tu le fasses! Sais-tu combien je suis fier que ma fille puisse faire ce que tu lui as fait sans une seule égratignure? J'étais ravi. Mais ça ne veut pas dire que je ne regrette pas de ne pas avoir pu le démolir."

Pourquoi était-ce si sexy d'entendre ça sortir de sa bouche? "Je suis contente que tu saches que tu n'as pas à me défendre."

"Oui je le sais. Je t'aime et c'est mon job d'être là pour toi."

Je souris et l'embrassai à nouveau. Ses lèvres étaient dures sur les miennes et je pouvais sentir sa frustration. Nous avions besoin de résoudre ça et entendre ce qu'il aurait à dire quand je lui aurai rapporté ma conversation avec Buddy était encore plus intimidant.

"Tu me peux me défendre Edward. Mais il ne faut pas que tu en viennes aux mains. Tu arrives en courant et c'est déjà suffisamment impressionnant. Je ne veux pas que tu aies des ennuis à cause de moi. Je ne le supporterai pas si je mettais ta carrière en danger."

Il soupira et laissa tomber sa tête sur l'oreiller. "Je le sais Bella mais ne vois-tu pas que ce n'est pas vraiment important pour moi maintenant? Je voulais juste le frapper et je suis désolé de ne pas avoir pu le faire."

Je frottai son dos. "Je sais. Mais Dan va me laisser tranquille et c'est grâce à toi."

Il ricana. "Ou toi."

"A nous donc. Comme tout le reste, nous." Ça amena un petit sourire sur son visage au moins.

"Nous. D'accord ma douce, je ferai de mon mieux pour ignorer la merde que les joueurs disent sur le terrain mais si Dan se montre à nouveau…"

"Nous allons trouver un moyen pour que tu n'aies plus ce problème," finis-je pour lui. Il rit en hochant la tête.

"Comment se fait-il que tu saches toujours comment me faire sentir mieux?"

Je fais ça? Nous sommes deux alors parce que Dieu savait qu'il était mon ancre. "Juste le talent je suppose," répondis-je avec un sourire.

"J'aime ton talent," murmura-t-il en mordant mon menton. Oh zut il me distrayait à nouveau. Je me serrai contre lui avant de réaliser ce qu'il faisait.

"Tu es toi-même terriblement doué." Je le poussai et ris à l'expression surprise sur son visage. "Ne me distrais pas. Nous avons encore des choses à discuter."

Il roula des yeux. "D'accord, alors quoi d'autre?"

Je mordis ma lèvre. Il avait accepté son défi alors il fallait que je fasse de même. "J'ai parlé à Buddy hier."

Il sourit. "Comment va-t-il?"

Je fis de mon mieux pour sourire, ce qui n'était pas si difficile en pensant à l'irritation de Buddy envers sa femme. "Il était énervé au sujet de son régime et un peu grognon avec Carol. Il lui a hurlé dessus à cause de ses bâtonnets de carottes. Et ensuite Ronnie lui a envoyé une photo de moi en train de manger un hot dog avec de la moutarde et des oignons. Il a… euh… menacé d'envoyer ses carottes à Ronnie 'à l'endroit où le soleil ne brille pas'.

Edward se mit à rire vraiment ce qui me fit sourire. J'aimais l'entendre rire et le voir heureux de nouveau. "Inestimable," haleta-t-il en reprenant son souffle. "Dis à Ronnie qu'il m'envoie une copie. Quelque chose qui se mange avec les lèvres de ma fille autour est très attirant pour moi. "Je ricanai et tapai sur son torse. Pervers. J'aimais ça malgré tout.

"Tu es un pervers." Il sourit sans remords et je lui rendis son sourire mais ensuite je me rappelais ce qu'il fallait que je lui dise et mon sourire se fana.

"Hey qu'y a-t-il chérie? Buddy va bien non?"

"Oh oui, je pense." Je mordis ma lèvre à nouveau avant de prendre une grande inspiration. "Il va voir le médecin dans la semaine pour savoir quand il pourra revenir travailler."

Il hocha la tête. "Bon, c'est bien ça, pas vrai?" Il me regarda attentivement et souleva mon menton. "Hé tu ne t'inquiètes pas de perdre ta place pour la lui rendre, si? Je veux dire je sais que Buddy aime ton travail. Je ne pense pas qu'il va te demander de le quitter."

Bien sûr, il avait foi en moi. Bien sûr. "Non il veut que je reste là." Je le regardai et puis lui dit. "C'est moi qui lui aie demandé de reprendre les matchs secondaires."

Il cligna des yeux et s'assit, m'entrainant avec lui. "Ce qui signifie? Pourquoi tu veux faire ça? Je pensais que tu aimais mes matchs? Je veux dire l'équipe?" Il semblait blessé et je détestai avoir fait cela.

Je posai ma main sur son épaule et lui fis face, croisant mes jambes qui étaient appuyées contre sa cuisse droite. "J'adore ça Edward. Comment ne pourrai-je pas? C'est juste…" Je m'arrêtai et essayai de trouver la meilleure façon de le dire sans mettre plus de culpabilité sur ses larges épaules. Ce n'était pas lui la raison mais d'une certaine façon il l'était. Je le comprenais mais il fallait que j'arrive à le lui faire comprendre.

" Toute cette semaine a été tellement difficile. Les gens me traitent comme si j'étais autre chose qu'un journaliste. Je suis la petite-amie d'Edward Cullen. C'est comme si j'étais une célébrité et je déteste la façon dont ils me regardent. Que j'ai couché pour l'histoire, que tu couches avec moi pour avoir de bons articles et que vais tirer des avantages d'être proche de toi."

Ses yeux étaient incroyablement tristes. Putain j'avais raté. Je montais à califourchon sur ses genoux et en prenant son visage entre mes mains. "Non, n'y pense pas. Ne pense pas une seconde que je veuille partir à cause de toi. Je ne me suis pas bien expliquée. Je peux gérer tout ça. C'est quand il s'agit de toi que je n'arrive pas à gérer. J'ai vu ton visage quand tu es arrivé à ma porte vendredi soir Edward. Tu étais si en colère, si terrifié et je déteste te mettre dans cet état."

Ses mains vinrent pour m'attraper les poignets. "Bella ce n'est pas toi. C'est Dan. Peu importe le travail que tu fais pour vivre. Maintenant que tu es avec moi l'attention va y être aussi. Merde j'aurai juste dû laisser tomber. Garder le secret pour toi et moi. C'est ma faute."

"Non, écoute Edward ce n'est pas ta faute. Et même si ça craint parfois, je suis contente que le monde sache que tu es à moi. Toutes ces filles qui se jettent sur toi, Dan, Seth, peu importe… tu avais raison, il était temps de le faire. C'est difficile et écrasant par moment mais c'était le moment. J'avais besoin de discuter avec Buddy et tu sais ce qu'il a dit?"

Il haussa les épaules sans rencontrer mon regard. "Il m'a dit que ce serait pareil si j'étais fleuriste et que je sorte avec toi, ce serait aussi merdique et qu'au moins je faisais ce que j'aimais. C'est à ça que je suis bonne et je suis née pour le faire. Et qu'ainsi je peux passer du temps avec toi, ce que je n'arriverai pas à faire si j'étais fleuriste ou serveuse ou n'importe quoi d'autre." Je penchai mon visage pour qu'il me regarde et voie que ce que je disais était vrai. "Ça vaut le coup. Nous le valons tous les deux. Si ce n'était que pour moi je n'en aurai pas parlé à Buddy. Je ne veux pas que tu arrêtes de jouer parce que quelqu'un a dit quelque chose à mon sujet. Il faut que nous trouvions ensemble un moyen de ne laisser personne nous juger. Tu comprends ça?"

Son regard vert me brûla. "Ce que je comprends c'est que tu as voulu quitter ton travail à cause de moi. Pourquoi n'en as-tu pas parlé avec moi au lieu de Buddy?" S'il avait été furieux j'aurai pu le gérer mais là je ne pouvais pas gérer sa tristesse.

J'avançai et posai mes lèvres sur son nez. "Je te parle. Il fallait que j'en parle à Buddy en premier parce que je savais comment tu réagirais. Et parce que je savais qu'il ne serait pas d'accord que je fasse quelque chose d'aussi stupide. J'avais besoin d'en parler à quelqu'un qui n'est pas impliqué mais il a vraiment compris. Tu saisis?"

Il soupira. "Je suppose mais ça ne signifie pas que j'aime ça."

"Bon écoute, tu n'as pas vraiment discuté avec moi quand tu es arrivé précipitamment pour fiche une raclée à Dan, pas vrai?" Il fronça les sourcils mais ne dit rien parce qu'il ne pouvait pas. "Parfois tu parles à Jasper et à Emmett avant de me parler, pas vrai? Ils sont tes collègues et tes amis et ils comprennent certaines choses que je ne pourrai pas."

"Oui, je suppose" se dégonfla-t-il. En s'appuyant contre la tête de lit. J'avais l'impression que le soulagement débordait de moi alors que je me laissais aller contre lui en le regardant.

"C'est ce que j'ai fait. J'ai voulu bien comprendre avant de t'en parler. Et Buddy m'a fait voir que ce n'était pas mon style. Je vais continuer à faire mon travail et à le faire bien et je vais laisser les autres journalistes macérer dans leur jalousie. Je vais continuer à écrire sur mon petit-ami sexy le jour et rentrer à la maison avec lui le soir. C'est ce que je veux, Edward. Et toi?"

Il passa ses doigts dans mes cheveux. "Bien sûr Bella. J'aime te voir à la conférence de presse et dans le vestiaire pour me parler après le match. Tu es tout ce que je veux voir."

Je l'embrassai. "Alors nous continuerons."

Il me rendit mon baiser et me serra contre lui. "Promets-moi juste que si tu as besoin de parler à quelqu'un d'autre avant, de me le dire après."

"Je le ferai. Et toi promets-moi que peu importe qui te dise quelque chose sur moi, tu leur donneras une leçon en les battant sur le terrain."

Il fit ce magnifique sourire que j'aimais. "Je peux faire ça."

"Bien. Il y a encore autre chose." J'espérais qu'il comprendrait ça aussi.

"Quoi?" demanda-t-il patiemment en jouant avec le bout de mes mèches.

Nous y étions. "Ma location ne se termine qu'en avril alors j'aimerai garder l'appartement jusqu'à cette date." Il ouvrit la bouche et se figea. "Je n'ai pas dit que je ne déménagerai pas maintenant, je dis juste que je veux le garder au cas où. Pas que je pense que nous en aurons besoin! Nous n'en avons pas besoin". Je recommençai à divaguer mais je ne pouvais pas m'en empêcher.

"Mais ça arrive tellement vite Edward. Trois mois! Trois minutes ou trois ans selon le cas. Je sais que nous vivons quasiment déjà ensemble mais tu auras mes affaires dans les pattes, encombrant ta salle de bain parfaite, des livres empilés partout dans le séjour, des vêtements… beaucoup de trucs auxquels nous ne sommes pas habitués. Je peux te rendre fou et tu pourrais le regretter. Garder mon appartement ne signifie pas que nous en aurons besoin mais nous l'aurons au cas où. Pas que je pense que nous nous en servirons, juste en cas. Tu pourrais être fatigué de moi et réaliser que je suis juste une autre fille et…"

Il me coupa avec un baiser, ce qui ne laissa plus de place aux mots. Je me blottis contre lui et ses mains montèrent et descendirent dans mon dos, suivant ma colonne vertébrale et envoyant des frissons dans tout mon corps. Je grognai quand il serra mes fesses et puis criai quand il tapa dessus. "Hey!"

Il rit et embrassa mon menton en frottant mes fesses. "Désolé je n'ai pas pu résister. Tu ne me laisses pas placer un mot et tu racontes tout un tas d'absurdités…" Je fronçai les sourcils et recommençai à parler mais il ne me laissa pas.

"Non c'est mon tour. Je comprends pourquoi tu veux garder ton appartement jusqu'en avril. A ce moment là ça fera huit mois que nous serons ensemble et tu sais parfaitement que je suis déjà engagé. Nous verrons quoi faire de tout cela alors. Du moment que tu veux déménager maintenant, peu m'importe combien de temps tu gardes ton appartement. Ce qui m'importe c'est que tu sois ici parce que c'est ici que tu dois être."

Le soulagement me traversa à ces mots. "Alors on fait ça pour de vrai?"

"Ça toujours été pour de vrai Bella, il te faut juste du temps pour t'y habituer. Tu es la seule pour moi et j'espère que tu vas finalement arriver à le voir." Il sourit et je sentis mon cœur fondre à son regard.

"Je peux le voir Edward. Je ne peux pas nier que la vitesse où vont les choses m'inquiète un peu mais c'est seulement que je serai détruite si les choses ne fonctionnaient pas."

"Ça va fonctionner Bella. Tu verras. J'ai toujours eu ce que je voulais et je n'ai jamais voulu rien d'autre de plus que toi."

"Pas même le Super Bowl?"

Il fit un sourire éclatant. "Pas même le Super Bowl mais je vais l'avoir aussi cette année. C'est le meilleur moment de ma vie et tu en es une énorme partie. Allez Bella suis-moi dans cette aventure et je t'amènerai au sommet."

Je souris et repoussai son torse en me frottant contre sa bite. "On dirait que je suis prête."

Il rigola et m'attrapa par la taille. "Alors pourquoi ne fais-tu rien pour ça?"

"Pourquoi?" Je me levai et pris sa longue et dure longueur en moi, en gémissant quand il m'emplit parfaitement. Oui j'étais partante pour cette aventure, aucun doute là-dessus.

oooOOOooo

"Voilà, ce qui est arrivé." Je m'arrêtai de parler, enfin, et essayai de déchiffrer l'expression de Ted. Il avait griffonné une chose ou deux pendant que je lui avais tout dit à propos de Dan et même à propos de la course effrénée d'Edward pour être à mes côtés et de l'interview privée.

Il comprendrait s'il avait tous les éléments et Ted était journaliste de sorte que la probabilité qu'il saisisse tout était assez grande.

Il se pencha en arrière et me regarda. "Tout d'abord, est-ce que tu vas bien?" Je hochai la tête rapidement.

"Tu ne penses pas qu'appeler les flics aurait été une option valable?"

Je haussai les épaules et arrachai à un petit fil de la chaise noire sur laquelle j'étais assise. "Il n'a pas vraiment fait grand-chose mis à part d'apparaître ivre devant ma chambre." Ted leva un sourcil et je me dépêchai de continuer. "Ecoutez, c'est moi qui aie fait des choses physiques. Je lui ai donné un coup de poing, oui, après qu'il ait attrapé mon poignet mais à aucun moment, et je le pense vraiment, il n'a essayé de pénétrer dans ma chambre. Il pouvait à peine tenir debout. "

Les lèvres de Ted se serrèrent en une ligne fine et j'arrachai le fil noir. Merde, je devais faire quelque chose avec mes mains. "Qu'en est-il des choses qu'il a dites?"

Je ris. "Pensez-vous vraiment que je n'ai pas entendu tout cela avant? Peut-être pas sur Edward, en particulier, mais nous savons tous les deux que le journalisme sportif est encore très macho, Ted. J'ai été draguée par de nombreux autres journalistes. Je sais comment les gérer."

"Il semblerait que tu saches comment faire." Ses lèvres se contractèrent un peu mais son visage resta grave.

"As-tu parlé de tout cela à Buddy?"

Je hochai la tête. "Oui, samedi. Je ne savais pas comment vous le dire."

"Qu'as-tu pensé que je ferai?" Oh, je ne sais pas, me virer pour ne pas respecter les règles, en voyant Edward? Ou pour frapper quelqu'un? M'obliger de couvrir le sport au secondaire, ce que j'étais prête à faire mais ce n'est pas ce que je veux vraiment. Appeler Fox et faire un esclandre à propos de Dan? Il y avait beaucoup d'options, dont aucune ne m'attirait.

"Je ne sais pas. Techniquement, Edward et moi n'avons pas respecté les règles." Nous avons fait beaucoup plus que cela mais il ne le saurait jamais.

"Bella, penses-tu sérieusement que je vais te virer parce que ton petit-ami est venu à ton secours quand il craignait que quelque chose de mauvais t'arrive?" Je secouai la tête lentement et Ted soupira. "J'ai vraiment merdé dans tout cela, non? Ecoute, tu es mon employée mais il se trouve que je t'aime bien et je ne te veux que du bien. Je ne veux certainement pas que les journalistes ivres viennent devant ta porte pour t'effrayer. Je ne veux pas que tu sois harcelée dans le box de presse ou le vestiaire ou ailleurs. Je dois savoir ces choses, Bella."

"Et je viens de vous les dire," répondis-je faiblement. Au fond de moi je savais que Ted ne me tiendrait pas rigueur mais j'avais du mal à réfléchir car je devais penser à plein de trucs dont le plus important était d'empêcher mon petit-ami de commettre un meurtre.

"Tu aurais dû me le dire dès qu'il t'a dit quelque chose. Tu aurais dû me le dire dès le vendredi soir quand c'est arrivé." Il leva la main pour m'empêcher de parler." Je comprends pourquoi tu ne l'as pas fait. Je comprends que tu aies besoin de gérer certaines choses toi-même. Mais il est de mon devoir de faire en sorte que mes journalistes puissent faire leur travail sans incident. Je suis content que tu ailles bien et que Cullen ait fait ce qu'il pouvait avec Dan, sans qu'il soit éclaboussé dans les journaux. Maintenant, je peux faire quelque chose aussi."

"Quoi?"

"Je vais appeler Fox Sports. Je connais très bien Miles Simpson et je vais faire en sorte que Dan Mullen ne te dérange pas de nouveau. Je vais juste confirmer ce que Cullen lui a déjà dit. Je ne vais pas parler de détails mais je vais faire en sorte qu'il soit muté." Je déglutis et hochai la tête en entendant la voix menaçante de Ted. Il n'y avait pas moyen de discuter avec lui.

"Je sais que tu ne veux pas avoir la presse sur le dos, Bella, et je sais que tu es sous les feux des projecteurs en ce moment parce que tu sors avec Edward. Si tu veux revenir en arrière, et couvrir le sport au secondaire... "

"Non!" criai-je, nous surprenant tous les deux. "J'ai réfléchi tout le week-end et j'ai parlé à Buddy et Edward. Je ne veux laisser personne me dicter mon travail. Je souhaite continuer, à moins que vous considériez que c'est une trop grande responsabilité."

Ted sourit. "Je te considère comme une carte maitresse parmi mes journalistes. Je suis plus que satisfait de ton travail, y compris l'article d'aujourd'hui. Tant que tu peux le gérer, le job est à toi. Buddy a fait clairement savoir que quand il reviendra, il prévoit de faire partie de l'équipe, de sorte que tu nous auras tous les deux de tes côtés."

Je souris. "Voilà tout ce dont j'ai besoin. Merci, Ted, de votre compréhension."

"S'il te plaît, Bella, viens me voir chaque fois que tu rencontres des difficultés, même si c'est minime. Je sais que Seth a été méchant avec toi et je sais ce que les autres disent aussi." Je pâlis. Ted savait ce qu'ils disaient? "Et nous savons tous les deux que rien de tout cela n'est vrai. Je vais te soutenir, tant que tu me tiens informé, d'accord? "

"D'accord." Je me levai pour sortir de son bureau, m'arrêtant à la porte. "Merci d'avoir écouté."

"C'est pour cela que je suis ici. Maintenant, va préparer les choses pour San Francisco pour la fin de la semaine. As-tu des projets pour Thanksgiving? Tu n'as pas demandé à prendre de congés."

Je souris. "Je vais chez les parents d'Edward." Nous irions tous. Les garçons devaient partir pour San Francisco vendredi, tout comme moi, du coup nous serions tous chez Esmée et Carlisle.

Ted sourit. "C'est bien. Cullen et toi allez bien, alors?"

Je rougis et décidai de lui dire plus. "Très bien. En fait, je vais emménager avec lui cette semaine." Tout le monde viendrait chez moi plus tard pour commencer à tout emballer. Tout ce que je prenais pour le moment étaient mes vêtements, livres et photos. Je n'avais pas besoin de prendre de meubles, ses meubles à lui étaient mieux que les miens. Juste quelques bibelots et ça serait tout.

Ted toussa. "Eh bien, félicitations, alors. Je suis heureux pour toi."

Je lui souris. "Je suis heureuse aussi. Merci, Ted."

"Prends tes affaires et sors d'ici dès que tu peux. Tu as sûrement beaucoup à faire dans ton appartement."

"Je le ferai! Merci encore."

"Assez de remerciements," répondit-il d'un ton bourru. "Va bosser!"

Je souris, marchant vers mon bureau. Ça serait une semaine occupée mais ça serait une bonne semaine. Et qui était déjà beaucoup mieux que la semaine dernière.

oooOOOooo

Je finis à trois heures et envoyai un texto à Edward, qui me répondit que les garçons et lui étaient déjà chez moi avec Alice. Rose ne pouvait pas quitter son travail mais elle avait envoyé Emmett et ses muscles, ce qui était beaucoup plus important. Je lui dis d'emballer mes livres et je filai à toute vitesse du bureau.

Un fois rentrée, je les entendis rire. J'entrai et trouvai les trois garçons empilant les cartons près de la porte d'entrée. "Vous vous amusez bien?" J'embrassai Edward, qui me plaqua contre le mur et m'embrassa plus passionnément que j'aurais souhaité, vu que nous n'étions seuls, mais qui s'en souciait? J'aimais qu'il soit heureux de tout cela. C'était un homme fantastique et il était tout à moi.

"Je m'amuse maintenant."

"Prenez une chambre vous deux! Oh, attendez, vous y êtes déjà!" ricana Emmett. "Je dois dire que je suis un peu choqué par ce que tu lis, Anaïs Nin." Oh merde, de quoi parlait-il? Je repoussai Edward et marchai vers Emmett qui feuilletait un livre. Je le lui pris et laissai échapper un petit cri.

"Le Kama Sutra? Ce n'est pas à moi! C'est toi qui l'as mis ici Emmett!"

"Pourquoi suis-je toujours coupable? Il était sur ton étagère, Kathy Acker, pas sur la mienne." Emmett fit la moue mais je n'étais pas sûre de vouloir le pardonner.

"Alors ce n'est pas à toi?" Edward prit le livre et commença à le feuilleter. Il siffla et le mit dans le carton qui allait chez lui. Je le fixai et il sourit en haussant innocemment les épaules.

"Bien sûr qu'il n'est pas à moi. Pourquoi aurai-je ça? Ça pourrait aussi bien être à l'araignée des plafonds là-bas." Je savais qu'il parlait Jasper parce qu'il le désigna. Dieu seul savait d'où ce surnom venait mais je ne le demandais pas.

"Si c'est Jasper, comment connais-tu les noms des écrivains érotiques?"

Emmett fronça les sourcils puis son visage s'éclaira. "Je lis beaucoup. Et toi comment connais-tu les écrivains érotiques si ça n'est pas ton livre? As-tu une collection de porno quelque part ici? " Il commença à scruter attentivement sous mon lit et je tapai son gros cul.

Il se leva et me sourit. "Je savais que tu voulais mettre tes mains sur mon cul sexy. Je te le permets cette fois mais Rosie sera folle si tu le fais à nouveau."

Je les fixai tous les trois, puis marchai vers ma chambre. "Finissez ici! Et ne venez pas dans ma chambre ".

"Oooh, je voulais voir où la magie se passe. Aïe!" s'exclama Emmett quand Edward le frappa sur la tête avec un autre livre. Je lui souris et allai rejoindre Alice, qui était dans mon dressing avec un énorme carton.

"Hey, ils t'embêtent?" demanda-t-elle distraitement, prenant quelques vêtements et en laissant d'autres. J'étais ravie qu'elle soit si calme. Hier soir, quand je l'avais appelée pour lui dire que j'allais emménager avec Edward je jure que je l'avais entendue crier de l'appart de Jasper.

"Non. Pourquoi laisses-tu la moitié de mes vêtements ici?"

"Pas la moitié, environ un tiers. Et c'est parce qu'ils ne te flattent pas. Nous allons faire du shopping et remplacer ce qui est inacceptable." Elle mit mon pull préféré dans le carton et je regardai les vêtements abandonnés. Elle avait raison. La plupart je ne les portais plus du tout. Sauf…

"Je veux mon sweat-shirt de l'université." Je l'attrapai et le mis dans le carton tandis qu'Alice fronçait les sourcils.

"Il est déchiré."

"Oui, j'étais ivre et je me suis accrochée à la rampe chez Sig Ep. La nuit, où tu as branché leur président." Alice me sourit.

"C'était une bonne nuit! Tu peux le garder."

Je grognai. "Merci beaucoup, Déesse de Vêtements."

"Avec plaisir. J'ai tout sous contrôle. Pourquoi ne pas vider tes tiroirs et après nous ferons la salle de bain? "

Cela n'était pas une mauvaise idée, je partis dans mon bureau pour prendre un autre carton. Je n'étais pas sur le point de trier mes sous-vêtements avec Emmett tapi dans l'appart. Du coup je mis tout dans le carton et commençai à trier mes t-shirts. Les garçons entrèrent quelques minutes plus tard.

"Les livres sont prêts à être mis dans les pick-up de Jasper ou d'Emmett," me dit Edward. Emmett se laissa tomber mon lit, posant sa tête sur mon oreiller et me sourit.

"Pas de sanctuaire pour ton homme? Je suis choqué et consterné."

"Je te laisse le sanctuaire. J'ai la vraie chose," dit Edward et Emmett haleta et enfouit son visage dans mon oreiller.

"Ça fait mal!" Il passa sa main sous mon oreiller en souriant. "Attends un minute. Qu'est-ce que c'est?"

Je levai les yeux au ciel. "Fumier, tu as planqué une photo d'Edward sous mon oreiller."

"Cela ne ressemble pas à notre bien-aimé Hanes Her Way.*" Je regardai Edward qui soupira.

"Ils m'ont convaincu de faire la ligne de sous-vêtements." Alice laissa échapper un cri de triomphe depuis le dressing et je grimaçai. Je savais que ça allait arriver.

"Quoiqu'il en soit, Emmett, nous savons que je ne l'ai pas mis là."

"Si c'est ce que ton cœur désire." Il tourna la photo et il y avait une image d'Emmett, avec ce sourire qu'il avait actuellement, avec ses fossettes qui flashaient malicieusement. Je pris la photo de sa main et il hurla de rire.

"Veux-tu arrêter d'être une peste et nous aider à vider ces tiroirs?"

Emmett soupira dramatiquement et ouvrit le tiroir le plus proche de lui. "Personne n'a le sens de l'humour. J'ai vraiment besoin de trouver de nouveaux amis que ... eh bien, eh bien, qu'avons-nous ici? " Oh Seigneur, quoi maintenant? Je n'avais pas laissé quelque chose d'embarrassant, comme des préservatifs ou un truc comme ça? Je me tournai et lui fit face. Il tenant un énorme gode noir, d'environ 30 cm. Jasper était par terre, s'étouffant de rire. Même Alice passa la tête hors du placard et rigola aussi. Edward tenta, vaillamment, de ne pas rire.

"Tu as effectivement trouvé quelque chose de plus grand!" beugla Jasper, et Edward finalement craqua puis en même temps cacha son entrejambe des regards indiscrets.

"Je vais enfoncer cette chose dans ton cul," hurlai-je, courant vers Emmett qui se tenait debout et tenait la chose au-dessus de sa tête, trop haut pour que je puisse l'attraper. Je sautai sur son dos et il me porta comme ça dans l'appartement, interloquée que je tape sur son dos.

"Sérieusement, Bella, si Edward est aussi grand que cette araignée gay dit qu'elle l'est et que tu utilises ça, je suis inquiet pour ta santé. Ça ne peut pas te faire du bien de t'étirer comme ça et honnêtement, Edward n'aura plus de plaisir si tu t'agrandis en bas."

"Je vais dire à Rose que tu parles de mes parties en bas!" beuglai-je, prenant mon téléphone. Emmett essaya de le saisir mais je tins bon, essayant de téléphoner.

"En bas, où?" demanda une voix traînante de ma porte. Emmett s'immobilisa, Jasper cessa ses vociférations, Edward se figea, s'approchant de moi pour me déloger ou m'aider, je ne savais pas, et Alice replongea rapidement dans le placard. Rose était là, appuyée contre ma porte, en jeans délavés mazoutés, un t-shirt noir et un air renfrogné sur son visage.

"Uhhhh ..." Je ne savais pas que je voulais lui dire.

Les yeux de lavande de Rose balayèrent la salle, et j'imaginai ce qu'elle voyait. Edward était proche, ses mains tendues vers moi, sur le dos d'Emmett, Jasper à quatre pattes par terre et Alice était, eh bien, Alice se cachait dans le placard.

"Vous avez organisé une orgie sans moi? Jasper, je dois dire que si tu arrive à planter ce truc dans ton cul tu es plus robuste que tu n'en as l'air…!"

"Hey! Ce n'est pas moi! Hey!" Jasper se leva, le visage rouge, crachotant et essayant de nier que le gode était pour lui.

Rose traversa le salon et tendit la main vers Emmett. Sans un mot il lui remit son jouet, la regardant avec des yeux méfiants. J'essayai de glisser de son dos mais il saisit mes jambes étroitement, pensant sans doute qu'elle n'allait pas le frapper si j'étais là. Je n'en étais pas aussi sûre.

"Est-ce pour ça que tu es allé au sex-shop?" Je ne pouvais pas déchiffrer le ton de Rose.

"Euh, oui, mais ..."

Elle tapa sa main droite avec le gode et il glapit, sautant en arrière.

"Bon sang, Rosie? C'était juste pour faire une blague."

"Je pensais tu avais pris quelque chose pour moi, idiot. Je ne vais certainement pas utiliser ce truc." Elle pencha la tête et sourit lentement." À moins, bien sûr… que je l'utilise sur toi. Ton cul est assez grand... " Tout le monde, sauf Emmett, se mit à rire.

"Ce n'est pas vrai! Je fais ces exercices que Riley m'a appris! Je suis étroit! Tu ne pourrais même pas mettre un doigt là encore moins cette chose."

"Comment le sais-tu, Emmett? As-tu essayé?" demandé-je. Il laissa échapper un souffle, enleva mes bras autour de son cou, me libérant finalement. Je détalai vers Edward et il enroula ses bras autour de moi.

"On peut le savoir sans le savoir," répondit-il, irrité. Rose sourit et se dirigea vers la porte où elle avait posé une boîte à outils rouge. Elle jeta le gode dedans et se retourna vers nous.

"Que puis-je faire pour aider?"

"Les trucs dans la salle de bains?" suggérai-je. Elle sourit et passa devant moi, me donnant une tape amicale sur le dos. Dieu merci, elle n'était pas en colère.

"Nous n'allons pas essayer ce truc sur moi," grogna Emmett en commençant à fouiller dans les tiroirs de ma commode.

"Nous verrons," fit la voix de la salle de bains. Il pâlit et courut vers la caisse à outils. "Et ne t'avise pas de mettre tes pattes dans mes affaires!" Emmett grimaça mais laissa la fichue chose où Rose l'avait mise.

"Voilà ce que tu gagnes," lui dis-je. Il fronça les sourcils, mais ne dit pas un mot.

Edward embrassa ma joue. "Dépêchons-nous de finir et de filer d'ici avant qu'elle ne décide de lui donner une leçon… physiquement." Je ris et me précipitai vers la commode. Plus tôt nous sortirions d'ici, plus tôt nous pourrions rentrer à la maison.

*Anaïs Nin : (1903 – 1977) Ecrivain devant sa notoriété à la publication de ses journaux intimes offrant une vision profonde de sa vie privée et de ses relations.

*Kathy Acker : (1947 – 1997) poète, romancière, essayiste et écrivain américaine, féministe pro-sexe.

*Hanes Her Way- Hanes (fondé en 1901) et Hanes Her Way (fondé en 1986) sont des marques de sous-vêtements et de vêtements de loisirs et de sport.


C'est officiel…. Et le déménagement est fini…

La prochaine fois nous retrouverons Edward!