Ode aux cacahuètes

Je n'en revenais toujours pas de ce que Léo venait de me demander…

« Tu veux que je quoi !? » Son cousin soupira et répéta encore une fois les instructions à son cousin, d'une voix ensommeillée et lasse.

« Je voudrais que tu ailles récupérer un ami à moi dans le centre de Londres et que tu le ramènes chez lui. Il est à Lisle Street en ce moment. Tu y seras bien plus vite que moi puisque tu peux… Comment dit-on déjà ? »

« Transplaner. »

« Moui, c'est ça. Bref, il est saoûl et j'ai peur qu'il ne lui arrive quelque chose. Tu le reconnaîtras tout de suite, il sera sûrement assis par terre au milieu d'une rue en train d'hurler qu'il veut des cacahuètes. C'est pour l'attirer chez lui que tu devras utiliser l'appât des cacahuètes. Son adresse est notée dans son portefeuille, tu n'as qu'à le lui prendre. Bon, Draco, je te remercie déjà en avance, je t'en dois une sur ce coup là, mais je dois y aller ! Envoie moi un sms quand il est en sécurité chez lui s'il te plaît… Bisouuus ! »

« Attends… Trop tard. Il a raccroché. Ben bien sûr ! Dray n'a rien à faire à 3 heures du matin, évidemment, quelle question ! »

Je continuais à grommeler dans ma barbe tout en enfilant un pantalon noir, un t-shirt gris, mon manteau directement par dessus et des chaussures en daim grises. Ça ne me dérangeait pas plus que ça de rendre service à mon cousin, en fait, mais râler me réveillait et puis, de cette façon, je déchargeais un peu de la tension qui s'accumulait en moi depuis quelques temps, sans blesser personne.

Je pris mon gsm pour prévenir Léo, ma baguette (au cas ou ) et ma grosse écharpe noire que j'enroula autour de mon cou. J'avais senti que mon cousin me cachait quelque chose, je ne savais pas quoi mais j'allais bien vite le découvrir… Je me concentra sur Lisle Street et mis en application les 3 D : destination, détermination et décision.

La sensation désagréable du transplanage me pris aux tripes, comme d'habitude, soulevant mon estomac puis le retournant pour enfin finir par le remuer dans tous les sens possibles et imaginables. J'atterris dans la rue de Soho, seulement éclairée par des tas de guirlandes de petites lanternes chinoises rouges. Londres avait vraiment de l'allure la nuit…

Je chercha du regard quelque chose s'approchant d'un gars bourré, sans succès. Je me figea et écouta. La voix erraillée de quelqu'un ayant trop fait la fête s'éleva dans la nuit, elle venait de quelque part derrière moi, elle déclamait d'un air désespéré :

« J'suis perdu sans mes cacahuètes,

J'suis même prêt à en faire la cueillette,

Ce manque me désespère,

Et refroidit l'atmosphère,

Si je le pouvais je vous épouseraiiii,

Notre amour serait vraiiii,

Mais je n'le peux pas,

Et ça m'caaasse les noix ! »

Je ne pû m'empêcher de sourire, pour quelqu'un assez bourré pour composer des poèmes sur les cacahuètes, c'était pas si mauvais. Je me retourna pour lancer un sourire franc au poète imbibé et me figea quand je découvrit ce que Léo m'avait caché. Potter. C'était Potter, assis là, sur le bord de ce trottoir dans un sale état, déclamant une ode aux cacahuètes.

J'étais partagé entre l'envie d'immortaliser ce moment particulièrement jouissif et l'envie de ramener tout de suite Potter chez lui avant qu'il ne lui arrive quoi que ce soit,partagé entre le moi de Poudlard et le moi de maintenant, en somme. Je m'approcha du survivant, de l'élu, de celui qui avait éradiqué Vodemort, qui était actuellement assis par terre, en train de chantonner dans sa barbe une ballade sur les cacahuètes dont les paroles étaient incompréhensibles.

Ce fut vraiment difficile de m'empêcher de ricaner, je ne pu retenir un rictus, qui se transforma rapidement en un sourire attendri. Potter avait l'air d'un gosse, assis comme ça, dans la rue à chanter pour des cacahuètes. Il venait de m'apercevoir en train d'approcher.

« Monsieur ! Eh ! Monsieur ! Vous avez des cacahuètes ou des jolies fesseeees? »

Il n'avait pas repéré qui j'étais. En même, temps, comme j'avais le nez bien enfoncé dans mon écharpe et de son point de vue, il ne devait pas voir mon visage. Je me rapprocha encore et arrivé devant lui, je me mis à sa hauteur.

« Salut l'balafré. » Ses yeux s'écarquillèrent de surprise et sa bouche forma un rond parfait pendant quelques secondes. Je dus me mordre la lèvre pour m'empêcher de rire.

« Malefoy ? Qu'est-ce que… Léo ! Non ! Raaaah ! Je te suivrai nulle part, sale serpentard ! »

« Tu continues tes rimes, Potter ? Affligeant ! » Il prit un air mi-vexé, mi-amusé puis frissonna.

« Où est ta veste, le poète ? » Il n'avait qu'un pull léger sur le dos.

« J'ai du l'oublier à l'intérieur du bar ! Oh non ! Aide moi à me relever ! Il faut qu'on aille le chercher ! » Il fit un mouvement étrange qui devait sûrement être une tentative pour se mettre debout. Je l'interrogea d'un ton autoritaire :

« Dans quel bar étais tu ? » Il arrêta d'essayer de se lever et leva ses deux grands yeux verts sur moi.

« Au Ku bar, là-bas, un peu plus loin. » Je grommela de plus belle. Évidemment, un bar gay ! Plein de vautours prêts à sauter n'importe quel morceau de chair fraîche bourré qui passait ! Potter ne put retenir un autre frisson. Je tendis ma main vers lui. Il la regarda quelques secondes d'un air méfiant puis il la saisit. Il fut contre moi en une fraction de secondes.

Je lâcha sa main dès qu'il fut debout et me servit de mes mains pour enlever mon manteau que je posa délicatement sur ses épaules.

« M-Mais, et t—toi ? Et mon manteau ? » protesta-t-il en claquant des dents.

« Ne t'inquiète pas, je résiste très bien au froid. Pour ton manteau, j'appellerai le propriétaire du bar demain, c'est un ami. Je suis sûr qu'il le retrouvera. »

« Merci Draco. »

Il avait la tête d'un gosse qui venait de rencontrer le père Noël, intimidé mais souriant.

« Derien Potter. »

« Harry… C'est juste Harry. »

Je lui souris gentiment et lui répondis en murmurant :

« Très bien, juste Harry, on y va ? » Il était bien trop proche de moi, presque blotit contre mon torse. Je pouvais sentir l'odeur enivrante de ses cheveux et la chaleur de son corps...

« Oui… Euuuh… Non. Je ne te suivrai pas. Je l'ai dit tout à l'heure ! » dit-il à voix basse, en secouant légèrement la tête de gauche à droite, mais sans bouger d'un pouce pour autant.

« Dommage... » dis-je, en soupirant, d'une voix qui lui faisait clairement comprendre qu'il ratait le truc de sa vie si il ne venait pas.

« Pourquoi est-ce dommage ? » demanda-t-il, curieux.

« Parce que j'ai de belles fesses et des cacahuètes. » dis-je en lui servant mon plus beau sourire carnassier. Je pouvais presque voir les rouages du cerveau de Harry tourner et la bataille faire rage, dans ses yeux. Est-ce qu'il ne me fera pas confiance ou est-ce qu'il aura des cachuètes ? Étrange qu'il penche déjà du côté des cacahuètes, avant même de savoir si j'en ai, puisqu'il ne bougeait toujours pas d'un poil et était toujours contre moi.

Soudain, je sens des mains parcourir mon torse par-dessus mon t-shirt. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Pourquoi est-ce que Potter a commencé à me palper comme ça ? Je ne peux pas m'empêcher de me reculer, il vient d'effleurer mes côtes à un endroit particulièrement sensible.

« Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu fais, Harry ? » Il s'est figé devant mon mouvement de recul. Il est un mètre en face de moi, les mains dans le vide et mon manteau sur les épaules en train de me fixer comme si c'était évident ce qu'il était en train de faire. Il déclare très naturellement :

« Je vérifie que tu n'me mens pas, j'cherche tes cacahuètes. Puisque j'sais déjà que t'as d'belles fesses. »

Un petit rire incontrôlable s'échappe de moi à cette phrase. Je n'ai pas pu m'en empêcher. Il ne s'est même pas rendu compte du double sens de cette phrase et de ce qu'elle impliquait, l'esprit trop embrouillé par l'alcool. D'ailleurs, il me regarde avec un petit air vexé sur le visage.

« Désolé Harry, c'est parce que je suis chatouilleux. »

Ce n'était apparemment pas la meilleure excuse ni la meilleure chose à dire à un Potter saoûl… J'aurais dû m'en douter… Un éclair de défi apparait dans ses grands yeux verts et avant que j'ai pu faire quoique ce soit, il se jeta sur moi.

Je n'arrive plus à reprendre mon souffle tellement je ris, les mains de Harry courent sur mon corps comme sur les touches d'un piano. Je n'en peux plus.

Personne ne m'avait plus chatouillé comme ça depuis bien longtemps… Ça fait du bien de rire comme ça, de temps en temps. De rire de manière incontrôlable et impromptue.

Potter s'est calmé. Je reprends le contrôle de mon corps. Il est vraiment blottit contre moi, cette fois-ci. Il glisse ses mains engourdies par le froid dans mon dos, sous mon t-shirt. La sensation de sa peau contre la mienne m'électrise complètement. Je n'arrive plus à penser à rien d'autre. La dernière fois, ça m'avait valu un suçon. Je ferme les yeux.

Je pourrais réussir à m'abandonner dans ces bras. C'est ce qui me fait, en partie, très peur. J'ai toujours réussi à garder le contrôle sur tout dans ma vie, mais depuis que cet énergumène a ressurgit de nulle part, j'ai de plus en plus de mal… Je me concentre intensément sur une seule pensée très précise et Harry et moi disparaissons dans un tourbillon de couleurs.


J'ouvre les yeux et les referme aussitôt en grommelant, foutue lumière ! Je me relève sur un coude et ouvre difficilement un œil, ma tête me semble étonnamment lourde et me fait un mal de chien… Je sens que je vais être d'une humeur charmante, ce matin.

Je me lève complètement, avec toujours un seul œil d'ouvert et entreprends de marcher vers ma salle de bain. En me dirigeant vers celle-ci, je retiens un grognement de douleur. Mon orteil vient de faire connaissance avec un meuble qui n'aurait pas dû être à cet emplacement. Du Feng Shui nocturne ? Mouais… Ça ressemble bien à ce que le Harry bourré ferait.

J'entre dans ma salle de bain éteinte et cherche à tâtons ma pharmacie, j'atteins celle-ci sans trop de problème (merci aux nombreuses autres cuites d'entraînement) et je parviens à ouvrir le double-fond. Je tends la main pour trouver le flacon avec le remède anti-gueule de bois miracle d'Hermione mais ma main ne reconnaît pas la fiole, pourtant d'une forme caractéristique, contenant le breuvage salvateur.

Un jeu de cache-cache avec le moi sobre ? Ça ressemble un peu trop bien au moi bourré, ça ! Je sors de la salle de bain les mains vides et m'apprête à retourner dans ma chambre pour chercher ma baguette quand j'entends des bruits venant de ma cuisine… Je me fige d'un seul coup. De bonnes odeurs émanent de ce coin de mon appartement. De la cuisine ? Quelqu'un prépare à manger ?

Je m'apprête à aller rechercher ma baguette en cas de mauvaise surprise et puis réalise que quelqu'un qui me voudrait du mal ne préparerait pas de bacon dans ma cuisine. Je pousse donc la porte qui mène vers mon salon/salle à manger/cuisine et avance silencieusement vers la source des bruits et des odeurs agréables.

Je me fige instantanément de nouveau. Je n'en crois pas mes yeux… Draco Malefoy, vêtu seulement d'un de mes vieux pantalons de pyjama est en train de cuisiner en sifflotant, dans ma cuisine. Dans MA cuisine ! Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça.

Des bribes de la soirée d'hier me reviennent, d'autres restent… flous…

Malefoy se retourne, m'observe un quart de seconde d'un air… appréciateur ? Je dois toujours être un peu dans le brouillard, à mon avis, et d'un air parfaitement naturel me lance un :

« Oh ! Bonjour Harry ! Bien dormi ? »

Je grogne tout en grimaçant, mon mal de tête s'est réveillé grâce aux décibels émis par le serpentard.

« Mal de tête… Pas trouvé potion anti-gueule de bois... »

Malefoy sourit et me répond en chuchottant :

« Va t'asseoir à table, je sers le petit déjeuner dans quelques minutes. »

Je suis surpris mais je m'exécute. Depuis quand Malefoy est-il aussi… Serviable ?

Draco s'assoit en face de moi, les plats s'élèvent dans les airs et viennent se poser délicatement sur la table.

« Bois, ça te fera du bien. » Je regarde le verre que me tend le blond d'un air suspicieux.

« Pas besoin de relever ton sourcil comme ça, Potter ! Si j'avais voulu te faire du mal, j'en aurais profité hier soir ou cette nuit. »

Je me saisis du verre et trempe le bout de mes lèvres dedans. On dirait du jus de pomme avec une pointe de cannelle mais ça a un léger arrière-goût que je n'arrive pas à déterminer. Je vide le verre d'une traite. Je peux presque sentir le liquide tapisser agréablement ma gorge et se répandre dans tout mon organisme.

Je me sens tout revigoré, d'un coup ! Plein d'énergie et prêt à affronter n'importe quelle journée ou obstacle ! Pas comme i peine quelques minutes, quand j'avais du mal à me traîner jusqu'à ma salle de bain.

« Qu'est-ce que c'était, Malefoy ? » Il a un petit sourire satisfait sur les lèvres.

« Mon amélioration de la potion anti-gueule de bois que tu cherchais ce matin ! Qu'est-ce que tu en penses ? »

« Que tu devrais la vendre et devenir encore plus riche que tu ne l'es déjà. La version de 'Mione a souvent vraiment du mal à passer le matin… Tu es doué en potions si tu arrives à détrôner Hermione aussi facilement ! » Le sourire de Draco s'atténue un peu.

« En fait, Granger modifiait la potion pour qu'elle soit exécrable… Je pense qu'elle voulait que tu associes le goût désagréable de la potion anti-gueule de bois avec l'alcool pour que tu connaisses quand même un désavantage à une cuite. Donc ce n'était pas compliqué de la rendre meilleure... »

Je ne peux pas m'empêcher de rire, ça ne m'étonne pas trop d'Hermione ! Elle n'aime pas devoir me préparer cette potion, elle déteste l'idée que j'utilise l'alcool comme une solution pour oublier et que je boive beaucoup trop pour mon propre bien.

En parlant de beaucoup trop boire… Des souvenirs de la veille me reviennent. Je pâlis.

« Draco ? »

« Mmmh ? »

« Dis-moi que j'ai rêvé et que tu ne m'as pas entendu louer les charmes des cacahuètes... »

« Tu as rêvé et je ne t'ai pas entendu louer les charmes des cacahuètes. » dit-il en imitant mes intonations à a perfection. Je grimace.

« Est-ce que tu dis ça parce que je te le demande ? »

« Bien sûr que oui, Potter ! Je n'oublierai jamais chaque moment épique d'hier ! Tu m'as vendu du rêve ! »

« Alors, je n'ai pas non plus rêvé la séance de chatouillis ? » Malefoy releva la tête, en rassemblant toute la dignité qu'il avait et répondit d'un ton légèrement moqueur :

« Non, tu ne l'as pas rếvée, comme tu n'as pas non plus rêvé le fait que tu aies rendu tout ton dîner dans ton hall, que tu aies essayé de me déshabiller pour trouver mes cacahuètes, que tu m'aies déclamé un poème dédicacé à mes fesses puis écris une chanson sur des tas d'autres parties de mon anatomie, que tu m'aies hurlé dessus que tu me détestais puis que j'étais très très gentil en fait, que tu aies commencé à écrire des insanités sur tes murs avec un marqueur, et finalement, que j'ai du te pétrifier pour te calmer et réussir à te jeter un sortilège pour te brosser les dents, afin de ne pas accidentellement te nettoyer les oreilles et te mettre au lit. J'ai dupliqué ton sofa et j'ai dormi sur la réplique magique de celui-ci, dans ta chambre. »

Ça explique le meuble pas à sa place de ce matin… Pas de Feng shui, alors. Je sens mes joues me brûler. Harry-bourré ne m'a pas fait de cadeaux, cette fois-ci… Enfin, ça aurait pu être pire… J'aurais pu dire à Draco des choses que j'aurais regretté ensuite, bien plus qu'une ode à ses fesses ou à des parties de son corps.


- Flash-Back -

Je viens de border Potter. Cette nuit a été mouvementée. C'est le moins qu'on puisse dire… Je m'apprête à aller dormir sur le canapé que je viens de dupliquer quand je sens une main se poser sur la mienne.

Je ne m'habituerai jamais à ce contact, à sa peau et à la vague de chaleur qui m'envahit à chaque fois qu'il me touche, comme si je brûlais de l'intérieur. Comme un feu qui couve sous ma peau, une flamme de désir qui me consume entièrement, me ravageant de l'intérieur parce que je ne la laisse pas s'exprimer.

J'entends le souffle d'Harry se faire de plus en plus régulier. Ses paupières se ferment de plus en plus, je vois qu'il lutte pour rester éveillé. Je lui murmure tout doucement :

« Dors. Je reste là, je serai toujours là. »

Je me lève, séparant par la même occasion, nos mains l'une de l'autre et je m'apprête à aller me blottir sans bruit dans le sofa quand un chuchottement à peine audible me stoppe net.

« Ne me brise pas le coeur, Dray. »

Je me retourne vers un Potter qui vient de s'endormir et, un petit sourire hésitant aux lèvres, je murmure :

« Je n'oserais pas... Mais ne brise pas le mien, Harry. »

- Fin Flash-Back -

J'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre, j'espère que vous aurez aimé le lire ! :D

Le Harry bourré était super drôle à imaginer et la réaction d'un Malefoy complètement sobre l'était encore plus !

Dites-moi ce que vous pensez du flash-back ! J'ai eu le coeur qui se serrait en l'écrivant ! :)

Merci à ma relectrice spéciale qui ne manque jamais de me laisser des reviews à chaque chapitre :3 !

Bon, maintenant, j'vais faire ma pub, je préviens ! ^^ Pour tous ceux/celles qui aiment Hermione et Fred, j'ai une histoire sur eux deux, qui se passe encore à Poudlard, qui est en cours. Je dois avouer que j'en suis assez fière ! Hésitez pas à y jeter un coup d'oeil si vous en avez le temps et l'envie ! ;)