Bonjour tout le monde.
Les vacances arrivent à grands pas, et bientôt le site sera pratiquement déserté. Quel dommage. Mais pour le moment, profitons du long week-end qui s'offre à nous.
Nous revoilà dans cette chère fic où nous retrouvons, pour une fois, les habitants du Terrier qui s'interroge sur le devenir de notre jeune héros. Évidemment, les amis de Harry sont questionnés, Ginny doute. Rien de bien nouveau. heureusement que les parents sont là et savent écouter quand il le faut. cependant, notre jeune héros va encore fait une entrée fracassante grâce à la bienveillance de ses elfes.
Réponses :
Busard : tu veux connaître la réponse, lis le chapitre mdr. et je vais rendre ça assez complexe effectivement.
Ronald92 : peu de mots pour exprimer un véritable dévouement à cette fic, merci
Deadz : tu as bien deviné. mais pour être sûr, attends que le chapitre 30 soit là.
Klaude : mets-toi à leur place ! c'est un véritable rêve que Harry leur offre. Ah la famille, c'est pas toujours ça mdr
Servin : l'explication viendra beaucoup plus tard. et puis cette révélation pose aussi la question du choix de Voldy sur la famille Potter. tu vas voir, je vais vous pondre un truc de fou. les dragons ne sont pas intervenus car ce n'était pas le moment
Xylion : que de révélations dans le chapitre 28. ne t'inquiètes pas pour moi, le rythme d'écriture va un peu mieux maintenant, je tape le chapitre 31. donc ça va.
Sheltan : je vais te répondre franchement, j'ai fait des recherches, et j'ai trouvé qui disent ce que tu affirmes, et d'autres le contraire. même Jk est restée assez sibylline là-dessus. donc j'ai pris le parti de dire que les Peverrell étaient plus anciens que Serpentard. et puis comme l'histoire des trois frères doit être une histoire ancienne, j'ai dit pourquoi pas.
Luffynette : merci beaucoup
Mario92i : heureux de te connaître. content que cette fic te plaise, n'hésites pas désormais à laisser une review
Sissi72-friend : si tu veux le savoir, tu sais ce qu'il te reste à faire. la lecture de ce chapitre
Haryytrotter : bienvenu à toi. je publie un chapitre par semaine, si j'en ai dix ou quinze d'avance, deux par semaine - et je l'ai déjà fait. la relation avec Ginny va s'améliorer je te rassure. et merci pour le compliment
Sur toutes ces réponses, je vous laisse, un bébé réclame mon attention de toute urgence de bon matin.
Bisous
HARRY POTTER ET LE CHOIX DU SANG
29 – Cœur à nu
Au Terrier, depuis le départ de Harry, l'ambiance était terne. Les parents Weasley étaient chagrinés par la décision du jeune sorcier. Ginny était en manque de son sorcier et morte d'inquiétude. Ron et Hermione faisaient de leur mieux pour rassurer les différents membres. A la veille de Noël, la famille devait être au complet au Terrier. Remus était passé. Pour constater la désertion de Harry. Une nouvelle inquiétude s'installa. Les jumeaux arrivèrent pour le repas du midi. Comme à leur habitude, ils étaient excités. Quand ils virent l'ambiance qui régnait à la maison familiale, ils comprirent rapidement le pourquoi.
- Tout le monde dans le salon, s'écrièrent-ils.
Les habitants de la maison se retrouvèrent dans le salon et s'installèrent de leur mieux.
- Ce que nous allons vous dire ne va pas lui plaire, commença Fred.
- Et ça va à l'encontre de notre politique car il est notre client, continua Georges.
- Harry nous a commandé un travail qui nous demandera beaucoup de notre temps à venir.
- Quel travail ? s'inquiéta immédiatement Mme Weasley.
- Une armure. Et pas n'importe quelle armure.
- Non ! s'exclama Ron. Vous avez vu Foudror. Comment est-il ?
- Ron, arrête de baver, le rabroua en rigolant Fred.
- Foudror ? Qui est-ce ?
- Le nouveau joujou de Harry, répondit Hermione. Un dragon. Un magyar à pointes.
Les parents Weasley et Remus furent horrifiés par la nouvelle. Décidément, Harry leur en faisait voir de toutes les couleurs. Molly se retourna vers les jeunes adolescents, les joues rouges. Mauvais signe pour les jeunes sorciers.
- COMMENT AVEZ-VOUS PU LE LAISSER FAIRE UNE TELLE CHOSE ? ET VOUS DEUX, QU'EST-CE QUI VOUS A PRIS D'ACCEPTER ? hurla la sorcière.
Tout le monde se sentit petit d'un coup. Mme Weasley était cramoisie de rage et ne décolérait pas. Mr Weasley entoura sa femme pour la calmer.
- Du calme ma chérie. Hermione, expliques-nous.
La jeune sorcière relata l'histoire du défi lancé par les dragons millénaires et l'intervention de Harry pour sauver la famille Abbot. Elle leur parla aussi des informations que Harry avait découvertes. Alors que Remus s'apprêtait intervenir, Dobby apparut avec un air assez inquiet.
- Ginny Weasley, pourriez-vous venir avec le pauvre Dobby ? Harry Potter est …
- J'arrive, conduis-moi. Et préparez une chambre, lança-t-elle à l'adresse de ses parents avant de disparaître.
Elle s'accrocha à l'elfe pour disparaître. Ils apparurent dans la chambre de Harry où une vive lueur brillait. Ginny se cacha les yeux. Elle recula de plusieurs pas en demandant à l'elfe ce que Harry avait encore tenté.
- Je ne sais pas Ginny Weasley. Hier, avec Kreattur, nous sommes venus l'avertir pour le repas et nous sommes entrés. Nous avons trouvé Harry Potter en train de dormir. Donc nous ne l'avons pas dérangé. Ce matin, il dormait encore. Et depuis il ne s'est pas réveillé.
- Avez-vous tenté de l'approcher ?
- Justement, nous n'y sommes pas parvenus. Nous ne comprenons pas ce qui se passe. Pauvre Harry Potter.
- Pourtant mes frères viennent de m'apprendre qu'il se portait bien. Et depuis quand est-il monté dans sa chambre ?
- Depuis hier matin, après être d'un rendez-vous, indiqua Dobby. Ginny Weasley, vous êtes la seule qui puisse l'approcher.
- Très bien, très bien Dobby. Ne t'inquiète pas. Je ne sais pas quoi faire, mais je vais tout tenter. A nous deux Harry, dit-elle férocement.
Elle activa son lien particulier avec son sorcier et entra dans la lumière. Elle traversa la bulle transparente d'énergie qui entourait le jeune homme. Elle ressentit alors différents sentiments qui s'agitèrent en elle. Colère. Ressentiment. Peur. Haine. Désespoir. Elle fut soufflée par tant de sentiments négatifs. Elle finit par atteindre le jeune sorcier et à le toucher. D'un coup, les sentiments changèrent. Confiance. Paix. Calme. Douceur. Amour. La protection magique de Harry revenait à un état plus ou moins acceptable. Les deux elfes purent s'approcher. Harry continuait de dormir.
- Bon, pas de temps à perdre. On va au Terrier. Je ne laisserais pas Harry seul.
Les deux elfes comprirent. Elfiraes se posa dans les cheveux de la jeune sorcière. Bladeck se posa sur l'épaule de la jeune sorcière. Et tout le monde transplana.
Au Terrier, tout le monde s'inquiétait d'apprendre encore les nouvelles frasques du jeune homme. Alors quand tout le monde apparut, ce fut un soulagement. Harry était toujours entouré par sa protection magique. Ginny prit les choses en main.
- Dobby, Kreattur, montez Harry dans ma chambre. Vous déménagerez les affaires de Hermione dans la chambre de Ron.
Les elfes s'exécutèrent. Ils montèrent le corps endormi de leur maître. Hermione et Ron rougissaient fortement. Ginny se retourna contre ses frères.
- QU'AVEZ-VOUS RACONTE A HARRY ? cria la jeune sorcière.
Ginny était encore plus impressionnante en colère. Et surtout elle levait sa baguette. Fred et Georges se cachèrent derrière le canapé.
- Mais rien du tout, tenta Fred.
- Nous lui avons juste raconté le conte des trois frères.
- Quoi encore ?
- Rien de plus, promis. Et nous lui avons suggéré de rechercher ses origines à cause de sa cape.
Là plus personne ne comprenait. Les jumeaux relatèrent aux habitants la deuxième partie de l'entretien avec le jeune sorcier. L'incrédulité se dessina sur les visages de chaque sorcier.
- Vous êtes sérieux ? La cape de Harry était vraiment dorée ? demanda Remus.
- Oh que oui. Elle est splendide. Une œuvre d'art. Je ne suis même pas sûr que Dumbledore ou qui que ce soit puisse refaire une pareille chose.
- Et vous lui avez dit qu'il se pourrait qu'il descende des Peverell par filiation directe, continua le loup-garou.
- C'est ce que nous avons supposé. Après nous n'en savons pas plus.
- J'ai du mal à croire à cette histoire de reliques qui ferait d'une personne le Maître de la Mort, intervint Hermione. Par contre, je me demande où Harry aurait pu rechercher ses origines. Je le vois mal se présenter au Ministère.
- Peut-être de la même manière que Voldemort, suggéra Ron.
- Ron. Si c'est pour dire des conneries, ferma-là ! la vitupéra Ginny.
- Et puis quoi encore ! J'ai le droit de donner mon opinion. Depuis le début, Harry agit comme bon il lui semble. Je ne serais pas étonne qu'il est encore tenté un truc de dingue.
- Ron, je t'interdis. Et si tu avais écouté, espèce de scrout à pétard, il est allé à un rendez-vous pour prendre des renseignements. Et …
Soudain Ginny eut un blanc. Elle venait d'avoir une idée. Les parents de la jeune sorcière s'inquiétèrent d'un coup de son silence.
- Ma chérie, tu te sens bien ? demanda son père.
Ginny hocha la tête avec un sourire.
- Je sais à qui il a demandé, dit-elle triomphalement.
- Et à qui ? demanda Hermione.
- A maître Kreispoc, son banquier. C'est toujours vers lui que Harry se tourne quand il veut des renseignements précis sur les banquiers.
Tout le monde regarda la jeune sorcière comme si elle divaguait.
- Vous ne me croyez. Bladeck, peux-tu ramener Bill ? Et Fleurk par la même occasion. Elle ne voudra pas le quitter.
Bladeck mordilla l'oreille de la jeune sorcière et disparut. Un silence s'installa dans la maison. Il fut de courte durée. Bladeck réapparut avec les deux sorciers.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? s'emporta Fleur Delacour. Ce volatile agaçant n'a pas arrêté de crier dans la maison jusqu'à ce que nous nous accrochions à lui.
- Oh merci beaucoup mon cher Bladeck, dit avec ravissement Ginny. Salut Bill. J'ai une question pour toi. Les gobelins, tiennent-ils … hum … un registre familial des clients de leur banque ?
La question prit au dépourvu le sorcier roux. Il oscilla sur ses deux jambes. Il ne pouvait pas répondre franchement car il avait une clause de non divulgation en rapport avec son travail au sein de Gringotts. S'il ne répondit pas à la question de sa sœur, son comportement parla pour lui. La stupéfaction se dessina sur les visages des sorciers.
- Parfait, c'est tout ce que je voulais savoir.
- Comment ? demanda-t-il.
- Aucune importance, répondit Ginny.
- Harry, indiqua Ron.
- J'aurais dû m'en douter. Qu'il continue ainsi, et il deviendra un membre permanent de la banque.
- Alors c'est vrai. Les gobelins tiennent ce genre de registres, dit avec surprise Arthur.
- Je ne peux pas en parler. C'est confidentiel. Oublieriez-vous que je suis le seul sorcier à travailler au sein de Gringotts ? Il m'a fallu des années pour gagner une petite partie de leur confiance, dit posément Bill.
- Excuse-nous mon fils, dit penaude Molly. Maintenant je me demande ce que Harry a découvert sur sa filiation avec les Peverell.
Chacun y réfléchissait en silence. Les jumeaux décidèrent de rester pour connaître le fin mot de l'histoire. Bill et Fleur restèrent par la même occasion. Le Terrier reprenait vie. Ginny monta dans sa chambre pour surveiller le réveil de son sorcier. Molly commença à préparer un repas avec l'aide de Fleur. La sorcière n'était pas particulièrement enchantée. Ron et Hermione eurent une petite discussion avec Arthur. Les jumeaux mettaient au courant leur frère aîné des petits déboires de Harry. Au bout d'un certain temps, Ron et Hermione sortirent avec un grand sourire. Arthur souriait aussi. Les jumeaux attaquèrent derechef.
- Alors le petit Ron est devenu un homme ?
- La ferme ! s'exclama Ron.
- Au moins tu pourras dire merci à Harry. Il aura au moins rendu une personne heureuse dans cette famille, souligna Georges.
- Et tu grognes aussi dans ces moments-là ? demanda Fred.
- Georges, je vais te casser ta sale …
- Ronny, c'est bon, laisses tomber. Tes frères sont des immatures, la défendit Hermione. Ils ne comprennent rien à l'amour.
- Miss Je Sais Tout a l'air plus … ouverte maintenant.
Le mauvais jeu de mots n'échappa à la jeune sorcière qui sortit sa baguette et envoya de petits oiseaux jaunes attaquer les deux frères. Mme Weasley intervint immédiatement.
- Ca suffit. Pas bataille sous mon toit. Les jumeaux, encore une réflexion de ce type, et je vous mets à la porte. Hermione, Ron, félicitation. Vous avez notre bénédiction. Mais faîtes attention. Maintenant tout le monde à table.
Les jumeaux tirèrent la langue au jeune couple. Molly monta chercher sa fille. Elle frappa à la porte et trouva celle-ci qui repoussait les mèches rebelles du jeune sorcier.
- Ginny, ma chérie, le repas est prêt. Tu devrais descendre.
- Je te remercie maman, mais je préfère rester là. Je veux être présente à son réveil.
La matriarche soupira. Elle s'installa sur le rebord du lit et posa sa main sur celle de sa fille. Elle regarda Harry, toujours auréolée de sa protection. Il avait un visage serein et un léger sourire aux lèvres. Ginny fixa sa mère.
- Maman, penses-tu que je fasse le bon choix ? J'aime Harry depuis si longtemps. J'avoue que quand j'étais petite, je le voyais comme un héros. Quand il m'a sauvé à la fin de ma première année, je me suis mise à rêver qu'il était uniquement à moi. Mais maintenant, je ne sais pas. Tant de choses se sont passées depuis cette époque. En vivant avec lui au quotidien, j'ai vu comme la vie n'était pas un conte de fée. Maman j'ai peur. Peur d'échouer avec lui. Peur de ne pas être à la hauteur.
- Oh ma chérie, tu es devenue femme avant l'heure. Le fait que tu t'interroges ainsi prouve à quel point tu l'aimes.
- Mais papa et toi n'êtes pas heureux que je le fréquente, n'est-ce pas ?
- Ma chérie, là n'est pas la question. Nous avons peur. Mais nous comprenons aussi. Notre cœur de parent désapprouve les choix de Harry et le fait qu'il vous entraîne. Seulement notre raison nous dit aussi que Harry n'a pas tort. En tant que mère, il est normal que je m'inquiète. Je ne sais pas si Harry a tort ou a raison de se méfier de Dumbledore. Je ne sais pas comment vous protéger de cette guerre. Et je me désole que Harry doive supporter le poids de cette guerre sur ses jeunes épaules.
- Et tu ne sais pas le quart de ce que nous avons découvert. Maman c'est une situation impossible, pleura en silence la jeune sorcière.
Molly prit sa fille dans ses bras. Ginny déchargeait le trop plein de frustrations qu'elle avait connu au cours des mois écoulés. Mme Weasley caressait tendrement les cheveux de sa fille.
- Là, là, ma chérie. Je comprends. Enfin j'essaie. Ma tendre et forte Ginny. Tu es bien à l'image de ta mère. Ma chérie, tu l'as dit toi-même, ta place est auprès de Harry. Tu as dit que tu avais la bénédiction de sa mère, tu as la mienne maintenant. Tu n'es plus une petite fille à l'heure actuelle. Tu es une jeune femme responsable qui a mûri. Mais j'aurais tellement aimé t'éviter de connaître les horreurs de la guerre. C'est tellement dur pour ton père et moi.
- Je m'excuse maman. Je suis si égoïste en ne pensant qu'à moi. Mais Harry a besoin de moi. Il nous fait confiance. Même s'il ne le montre pas.
- Nous savons. Alors nous le soutiendrons. Peut-être le moment venu nous fera-t-il de nouveau confiance.
- Maman, je t'aime, lâcha sous l'émotion la jeune sorcière.
Mère et fille s'étreignirent pendant encore deux minutes avant que Molly ne s'essuie les yeux.
- Allez ma chérie, tu es une Weasley. Et les Weasley ne pleurent pas facilement. Je te ferais apporter à manger.
- J'enverrais Dobby, lui assura la jeune sorcière.
Molly se leva et quitta la chambre. Jamais la mère et la fille ne s'étaient parlé à un même niveau. Mais en cet instant, elles s'étaient comprises, partageant leur peur et leur espoir. Les elfes, Elfiraes et Bladeck avaient suivi la conversation. Dobby s'approcha de Ginny et tira sur le pantalon de la jeune sorcière.
- Dobby est fière de servir une aussi généreuse sorcière.
- Merci Dobby, ça me touche.
Elle se pencha et embrassa la tête chauve du petit elfe. Celui-ci verdit de confusion. Il sortit pour chercher le repas de la jeune sorcière. Alors que Ginny reprenait ses gestes tendres envers son sorcier, Elfiraes décida de toucher l'esprit de la sorcière pour lui parler. Ginny sursauta de surprise en voyant la lilitunienne. Elle la rassura.
- Bonjour Ginny Weasley, je me nomme Elfiraes. Vous avez essayé une fois d'entrer en contact avec moi, lui rappela la princesse.
- Oui je me rappelle. Et j'ai échoué lamentablement.
- Vous n'étiez pas prête. Et j'attendais de voir ce que vous valiez. Votre … dévotion m'a ému.
- Ce n'est pas de la dévotion, c'est de l'amour, répliqua Ginny.
- Harry ne vous a jamais dit que lors de notre première rencontre, j'avais envisagé de le prendre pour époux s'il avait été un habitant de notre race, révéla la lilitunienne avec un sourire espiègle.
Une bouffée de jalousie monta à grande vitesse dans le cœur et dans l'esprit de la jeune sorcière. Elle s'obligea au calme en se rappelant ce qui était arrivé à son frère. Elfiraes avait suivi la réaction avec un certain ravissement. Ginny reprit une respiration plus mesurée.
- Venant d'une petite femme à moitié nue, je devrais me sentir flattée. Mais même dans ce cas, il ne vous aurait jamais choisi. Vous ne correspondez pas à ses critères, dit avec hargne la jeune sorcière.
La lilitunienne rit de son petit rire sonore et musical.
- Ginny Weasley, vous êtes remarquable et votre courage est indéniable. Voudriez-vous apprendre vous aussi le contrôle de l'eau ?
- Pourquoi cette proposition ?
- D'après vous, pour quelle raison ?
Ginny ne supportait pas que l'on ne réponde pas franchement à ses questions. Et dans ces moments, elle s'énervait facilement. Seulement, dans cette situation, elle ne pouvait rein faire car elle ne connaissait pas l'étendue des pouvoirs de la lilitunienne. Et surtout elle ne pouvait communiquer avec la minuscule femme que par l'esprit. Elle se sentait cernée.
- Très bien, j'accepte.
- Nous allons bien nous entendre.
- Et pour Ron et Hermione ?
- Chaque chose en son temps. Et je vais répondre à votre question. Je vais vous enseigner pour vous mettre au même niveau que Harry Potter.
Ginny ne cacha pas sa stupéfaction.
- Ecoutez Ginny ce que je vais vous apprendre. Chez notre peuple, les femmes ont un meilleur ascendant que les hommes. Elles offrent une meilleure compatibilité avec nos possibilités. Mon peuple a accepté d'aider Harry Potter car il a un fort potentiel pour diverses raisons. Vous avez aussi un potentiel qu'il faut entraîner avec plus de sérieux. De plus l'entraînement au contrôle de l'eau vous permettra d'apprendre la legilimancie par un autre moyen.
- Lequel ?
- Je vais vous apprendre à faire flotter votre esprit comme l'eau. Je vais vous apprendre à vous mouvoir comme si vous nagiez. Je vais vous apprendre à vous écouler dans votre monde comme si vous nagiez. Est-ce que cela vous intéresse ?
La jeune sorcière en resta sans voix. La proposition était alléchante à plus d'un titre.
- En quoi est-ce différent de l'entraînement de Harry ?
- Harry Potter a choisi une voix d'apprentissage pour pouvoir embrasser son destin et affronter son ennemi mortel. Il a dispersé son savoir pour pouvoir s'en créer un propre. Dans votre cas, c'est différent. Je peux vous donner la possibilité d'explorer une certaine forme de magie qui ne s'est plus vue depuis longtemps dans votre monde. Saviez-vous que dans les temps anciens, des sorciers avaient compris l'importance des quatre éléments. En maîtriser un seul dans son perfectionnement vous confère un pouvoir insoupçonné.
- Pourquoi moi ?
- Parce que vous me ressemblez. Depuis que je vous observe, et malgré votre souffrance, vous vous accrochez sans désespérer. Un tel courage et une telle foi méritent un petit soutien.
La lilitunienne ne se moquait pas de la jeune sorcière. Ginny en était touchée. Elle accepta la proposition. Elfiraes la prévint que son entraînement serait rude. Ginny en était parfaitement consciente. La lilitunienne illumina dans l'esprit de la jeune sorcière avant de se retirer. Ginny se sentait apaisée. Dobby entra ses entrefaites et donna un plateau repas à la jeune sorcière. Elle l'en remercia.
Dans la cuisine, les conversations allaient bon train. Remus ne cachait pas son inquiétude. Les parents Weasley interrogeaient Ron et Hermione sur leurs premiers mois à Poudlard. Hermione prit la parole.
- Ecoutez, je sais que le comportement de Harry n'est pas très … chaleureux, mais il fait ce qu'il pense indispensable.
- Et comment faîtes-vous pour vous entraîner à l'écart des autres ?
- Heu …, dit Hermione en se grattant la tête avec gêne.
- Disons que nous avons un logement particulier, avoua Ron. Pas la peine de leur cacher. Sous les escaliers menant au dortoir des garçons, les elfes ont montré à Harry l'ancien dortoir des directeurs de la maison Gryffondor.
Tout le monde les regarda avec de gros yeux.
- Nous n'avons jamais découvert ça, dit Remus. Et pourtant nous avons souvent exploré la tour Gryffondor.
- Tu m'étonnes. Et d'après Harry, c'est peut-être comme ça que Voldemort a pu tromper Dumbledore pendant son temps à Poudlard, expliqua Hermione.
- Donc vous … dormez ensemble ? demanda Molly.
- Nous avons chacun une chambre. Mais bon, depuis quelque temps, avoua Ron en rougissant.
Les sorciers comprirent.
- Harry et Ginny dorment dans des chambres séparés, intervint Hermione. Même si c'est dur pour Harry. Ginny est un peu trop … pressante. Harry a dû souvent dormir sur le canapé du salon.
- Bref passons ! Nous apprenons beaucoup de magie et nous faisons beaucoup de recherches. Et je peux vous dire que c'est difficile. Harry nous mène la vie dure. De plus nous nous occupons d'entraîner les élèves avec la réouverture de l'AD. Nous avons des journées et des nuits bien remplies.
- Et pour vos devoirs ?
- Heureusement que la magie de l'esprit aide, avoua Hermione. Avec la capacité à diviser nos esprits, nous pouvons travailler deux fois plus et apprendre tout aussi rapidement. Mais c'est épuisant. Mais ce sont les conditions de Harry si nous voulons le suivre. Il ne veut pas que Dumbledore puisse lire en nous.
- Vous oubliez que Dumbledore peut lire en nous, lui fit remarquer Fred.
- Pas vraiment. Dans l'esprit du directeur, vous représentez une infime part de son plan. Vous n'êtes bon que pour lui transmettre des informations sur Harry le temps qu'il se trouve ici. Le reste ne l'intéresse pas.
- Mais avec ce que tu viens de nous avouer, il pourrait très bien le voir, insista Georges.
- Je ne crois pas. D'ailleurs, je ne pense pas que ce soit le cadet de ses soucis en ce moment. Il est trop occupé par la même quête que nous, éliminer Voldemort.
- Que veux-tu dire Hermione ? demanda Remus.
- Je ne peux pas vous en parler mais je peux vous assurer que ce n'est pas facile et que c'est suffisamment ignoble pour vous glacer d'effroi. Et c'est le seul moyen de vaincre Voldemort.
Ron approuva de la tête. Les sorciers savaient que la conversation s'arrêtait ici. Par contre, les jumeaux voulurent en savoir plus sur leur logement. De leur côté, Remus et Arthur se regard aient, cherchant à comprendre ce que Hermione leur avait caché. Quel secret Dumbledore comme Harry avait pu découvrir sur Voldemort ? Pourquoi Dumbledore n'en avait-il pas parlé à l'ordre ? Pourquoi seul Harry se devait d'être au courant ? Les deux sorciers retournaient sans cesse ces questions dans leur esprit. Bill et Fleur y réfléchissaient aussi. Le repas prit fin. Molly monta voir une nouvelle fois sa fille. Elle s'était allongée à côté de son sorcier et somnolait. La sorcière n'osa pas les déranger.
Le temps s'écoula lentement cet après-midi là au Terrier. Cependant, chacun y mettait du sien pour préparer les festivités de Noël. Molly avait décidé d'inviter Nymphadora qui semblait un peu perdue depuis l'histoire du Ministère. Etrangement cette nouvelle ne fut pas du goût de Remus. Mais il cacha son mécontentement derrière un masque d'indifférence. Harry finit par se lever vers le milieu de l'après-midi. Il sursauta, réveillant brusquement Ginny qui tomba du lit. Elle se frotta le bas du dos.
- Bonjour Harry, heureuse de te revoir, dit Ginny en se relevant.
- Où suis-je ? Et que fais-tu ici ?
- Bonjour Ginny, je suis si content de te revoir – mais je crois que c'est trop te demander. Tu es dans ma chambre, donc au Terrier.
- Dans ta chambre ! Comment ?
- Tu sais, tu as des petits elfes qui s'inquiètent pour toi. Alors quand ta protection magique les empêche de t'approcher pour te réveiller, qui viennent-ils chercher ? Moi, dit-elle avec toute l'ironie possible.
- Attends que je comprenne. J'étais en méditation profonde depuis hier. Et mes elfes n'ont pas pu m'approcher. Et comment se fait-il que je me retrouve dans ta chambre ?
- Oh tu sais, maintenant que Hermione et Ron partagent chambre commune à Poudlard, j'ai demandé à tes elfes de t'installer dans ma chambre. Et comme je suis la seule à pouvoir te toucher, je n'avais pas envie de monter tous les escaliers de la maison pour veiller sur toi.
- T'es complètement folle. Dobby ! Kreattur ! cria Harry.
Les deux elfes apparurent et sautèrent de joie de revoir leur maître. Cependant ils déchantèrent rapidement. Harry regardait ses deux elfes avec sévérité. Alors qu'il s'apprêtait à les sermonner, Ginny intervint.
- Si tu leur reproches quoi que ce soit, tu verras de quel dragon je me chauffe, la prévint Ginny.
- Non mais tu te prends pour qui pour décider de ce qui est bon pour moi ?
- Harry, ne me cherches pas. Sinon tu sais de quoi je suis capable sur toi, dit-elle avec un sourire mauvais.
Harry se leva brusquement pour être à portée respectueuse de la jeune sorcière. Ginny rigola.
- Tu es vraiment d'un drôle. Cependant je refuse que tu passes les fêtes seul. Donc tu vas rester avec nous. Sinon, je fais débarquer toute la famille chez toi. Et je ne suis pas sûr que ce soit ce que tu veuilles.
- Je pourrais toujours te fuir, dit-il crânement.
- Et comment ? Il faudrait que tu rendes leur liberté à toutes les créatures magiques auxquelles tu t'es attaché. Et même si tu y parvenais, il faudrait que tu réussisses à détruire le lien qui m'unit à toi par l'intermédiaire de l'esprit de ta mère qui vit en toi. Donc, telle que je vois la situation, tu es pris dans mes filets.
Harry grogna de mécontentement. L'analyse de la jeune sorcière était parfaitement juste. Il ne pouvait pas se détacher complètement d'elle, même s'il le désirait. Et avec ce qu'il avait appris, était-il vraiment digne d'elle ? Après tout, il descendait d'une famille maudite qui faisait l'objet d'un conte. Que pouvait-il espérer ? Harry se sentit d'un coup las. Las de vivre. Las de s'interroger sur le pourquoi du comment. Quand il avait décidé de méditer hier, il s'était tant plongé dans sa méditation qu'il avait sombré dans les plus sombres recoins de son être. En cet instant, il était prêt à y céder à nouveau. Harry se sentait vidé de toute substance. Ginny se rapprocha de son sorcier. Elle avait vu tant d'effroi dans les yeux émeraude de celui-ci.
- Harry, que s'est-il passé hier ? Qu'as-tu appris de si tragique ?
- De si tragique ! Laisse-moi rire. Ce n'est pas tragique, c'est ironique au contraire. Alors apprends mon cher amour que ton cher sorcier, ton amour de toujours, est cousin avec Voldemort par filiation directe de notre descendance commune, la famille Peverell. Famille que tu dois mieux connaître au travers du célèbre conte des Trois Frères. Tu sais ceux qui ont défié la Mort. Voilà, t'es contente maintenant ?
Harry avait dit cela avec un tel dégoût de lui-même que Ginny en fut outragé. Et elle ne parvenait pas encore à assimiler l'information que Harry venait de lui avouer.
- Harry, es-tu sûr de toi ? Il y a peut-être une erreur, suggéra la jeune sorcière.
- UNE ERREUR ! hurla Harry. L'ERREUR EST L'HORREUR QUE TU AS DEVANT LES YEUX. JE SUIS MAUDIT. MAUDIT.
Harry avait hurlé tellement fort que tous les habitants du Terrier avaient accouru dans la chambre de Ginny. Ils virent alors une forte aura blanche de magie environnée le corps de Harry. Remus réagit immédiatement.
- Harry, calme-toi, s'il te plaît. Si tu ne te contrôles pas, tu risques de faire exploser ta magie, et par la même de tuer toutes les personnes présentes.
- Qu'en ai-je à faire ? Je suis MAUDIT. PLUS RIEN N'A D'IMPORTANCE.
L'aura magique de Harry s'intensifia une nouvelle fois. Elfiraes apparut dans l'esprit de Ginny pour la convaincre de s'approcher de Harry. Ginny fit apparaître son lien sur son front et activa à distance celui de Harry. Sans crainte, elle s'approcha du jeune sorcier et toucha son cœur. Elle posa son front exactement à l'emplacement des points bleus du jeune sorcier. Soudain l'aura de Harry disparut et il se sentit apaisé et faible. Il s'effondra sur le sol et haleta. Ginny le toisa de haut.
- Jamais plus je ne veux t'entendre dire que tu es maudit. Ta famille a peut-être un lourd passé, mais il n'a pas à ressurgir sur toi. Tu es Harry Potter et tu es maître de ton destin.
La voix de Ginny était totalement différente de sa voix habituelle. Les sorciers la regardaient stupéfaits.
- Maman, dit doucement Harry.
Un sourire ravi apparut sur le visage de la jeune sorcière avant de disparaître. Tout s'était passé en deux petites secondes. Deux secondes à jamais gravées dans l'esprit de Harry. Ginny s'agenouilla devant son sorcier et le prit dans ses bras.
- Harry, je serais toujours présente pour toi, ne l'oublie jamais.
- Merci Gin.
C'était la première fois depuis le début de leur relation que Harry manifestait ouvertement un moment de tendresse. Arthur Weasley se racla la gorge.
- Et si on nous expliquait ce qui se passe.
Harry se releva et s'assit sur le lit de Ginny. Il expliqua alors ce qu'il avait découvert sur le passé de sa famille. De la découverte de la tombe de ses parents à sa rencontre avec Maître Kreispoc. L'horreur et le chagrin se partageaient sur les visages des habitants du Terrier. Molly pleurait en silence. Elle souffrait dans son cœur de mère des malheurs qui s'abattaient ainsi sur les épaules du jeune sorcier. Hermione pleurait car elle comprenait qu'elle ne pourrait jamais se mettre réellement à la place de son ami malgré toute son intelligence. D'ailleurs personne ne le pourrait, et chaque sorcier en était conscient. Même Ron oublia en cet instant sa rancœur envers son meilleur ami. Lui qui avait voulu un jour être la place de celui-ci. Il se rendait compte en cet instant combien il avait de la chance d'avoir encore sa famille au complet. Arthur parla.
- Harry, ce que tu vis est au-delà de ce que nous aurions pu imaginer. Mais sache une chose, ta famille, ton sang, ne te définisse pas. Ce qui importe, ce sont tes choix. Tant que ces choix visent à aider et à soutenir les personnes que tu chéris, alors c'est que tu fais les bons choix.
- Au moins une chose est certaine Harry, c'est que tu fais partie de la famille, ajouta Georges. A l'heure actuelle, tu es le seul, et je le précise bien, à savoir mettre plus d'ambiance que nous lors d'une fête.
Les jumeaux éclatèrent de rire. Leur bonne humeur fut contagieuse.
- Et dire, espèce de grand nigaud, que tu oses te défendre derrière ton problème de loup-garou pour ne pas m'aimer. Prends donc exemple sur Ginny. Sa vie n'est pas simple à côté de la tienne, et elle a la moitié moins d'âge que toi, dit Nymphadora à Remus.
- Tonks, ça n'a rien à voir. Je te l'ai déjà expliqué, se défendit le loup-garou.
- Mais je m'en fiche de tes explications. Je t'aime et je veux vivre avec toi, s'entêta la sorcière métamorphomage.
- Oh et puis ça suffit. Ce n'est ni le lieu ni le moment, dit Remus.
- Moi je trouve au contraire que le moment est très approprié.
- Alors professeur Lupin, on a peur de la moitié d'une femme ? Puisque l'autre partie peut prendre n'importe quelle apparence, rigola Harry.
Remus se tourna vers Harry avec l'envie de lui rabattre le caquet. Mais Mme Weasley intervint.
- Ainsi c'est pour ça que tu faisais tant la tête Tonks. Et nous qui pensions que c'était à cause de la mort de ton cousin.
- Je le connaissais à peine. Mais j'avoue l'année passée avec lui a été … singulière et marquante. Il m'a un peu réconcilié avec ma famille. Et pour ça, je lui en suis reconnaissante. Et grâce à lui, je suis tombée amoureuse. Mais l'amoureux en question s'en défend.
- Ma chère Tonks, tu as notre soutien, dit Fred.
Remus leva les yeux au ciel et quitta la pièce sous les regards amusés. Harry se rendait compte en cet instant de la chance qu'il avait de pouvoir avoir autant de soutien. Mais il savait qu'il ne pourrait pas toujours s'appuyer sur eux. A l'avenir, il se promit d'être plus attentif à ses réactions. Surtout s'il ne voulait pas les partager. Mais pourrait-il y parvenir avec une Ginny dans les parages ?
