Petit point tué l'auteur ne fait pas avancé l'auteur. Insulté non plus, reviewé la fait avancée. Ne pas le faire la démoralise surtout que son autre fic marche. Non c'est pas du chantage juste un point de vue de moi. Je rigole, c'est juste que je travaille plus donc j'ai moins le temps d'écrire. Mais je le jure cette fic aura une fin.


Je dormis à peine cette nuit-là. J'ai attendu mon père qui n'est pas revenu. Finalement vers deux heures du matin, le sommeil m'a rattrapé et je me suis laissé aller. Je n'ai rêvé de rien, le trou noir. C'est une voix qui me réveilla, j'ouvre les yeux pour tomber sur Drago. Maladroitement je me relève et passe une main dans mes cheveux. Je me sens un peu conne, lui est impeccablement habillé et coiffé et moi je dois avoir une mine de déterrée.

- Qu'est-ce que tu fous-là?

- T'as une tête affreuse

- Très bien maintenant qu'on sait dit les politesses du matin, casse-toi.

- Mère m'a dit de venir te chercher.

- Pourquoi?

- Parce que ton père et le mien sont partit et qu'elle ne voulait pas te laisser toute seule dans cette maison. De toute façon tu n'as pas le choix.

- Je peux m'habiller?

- Je t'en prie. Dit-il en s'asseyant à côté de moi.

- Casse-toi. Criai-je en le poussant.

- Du calme

Il sort enfin de ma chambre, j'ai eu du mal à me retenir quand il c'est approché de moi. Il va pourtant falloir que je prenne sur moi. Je m'habille avec de vieilles affaires et je remarque que mes bras sont griffés surement hier quand je me suis frotté. Je sors de ma chambre et je suis Drago sans grand enthousiasme, nous passons par la cheminée pour nous retrouver chez lui. Très vite Narcissa s'avance vers moi et me prend dans ses bras, je me raidis. Elle semble s'en apercevoir et me relâche. Elle me regarde de haut en bas et semble soucieuse.

- Severus t'a punie? Je lui avais pourtant dis

- Non, j'ai juste mal dormis. Je m'inquiète pour Harry et mon père. Expliquais-je en plaquant un vrai-faux sourire sur mon visage.

- Ils vont bientôt revenir mais il y a quelqu'un d'autre qui meurt d'envie de te revoir

- Qui?

- Théodore t'attend dans la véranda

- J'avais oublié. Dis-je sincèrement

- Tu es sûr que tu vas bien?

- Oui ne vous inquiétez pas

- Va rejoindre Théo on vous appellera pour le diner.

Drago me regarde du coin de l'œil, il semble contrarié. Je me retourne et cours presque jusqu'à la véranda, mais à mi-parcours je ralentis pour finalement m'arrêter. Que vais-je dire à Théo? Je l'ai trompée. Je ne suis qu'une garce. Je ne peux réfléchir plus longtemps que mon petit-ami arrive sur moi. Lui aussi est magnifique, il a coupé ses cheveux et il me semble que ses habits son ceux de Dray. Je ne vois vraiment pas ce qu'il pourrait me trouver en ce moment.

- Depuis quand es-tu arrivée? Drago m'a dit que tu viendrais surement demain

- Je viens d'arriver. Dis-je en évitant son regard, il s'approche et veut me toucher mais je l'évite.

- Qu'est-ce qu'il y a?

- Rien, je suis malade

- Non. Qu'est-ce que tu as vraiment? Répète-t-il en me saisissant le bras.

- Rien je te dis. Dis-je en essayant de me débattre et là, il découvre les marques sur mon bras.

- Qui t'as fait ça?

- Moi. Dis-je finalement à contrecœur.

- Tu as recommencée?

- Non c'est différent

Je lui avais parlé de ma mauvaise passe du début d'année. Il l'avait compris et m'avait fait promettre de venir lui parler si jamais j'avais un problème. Il semble vraiment inquiet mais je ne peux rien lui dire. Lui parler se serait le condamner et le condamner se serait me tuer. Mais je suis déjà morte à l'intérieur. Je me retourne et commence à marcher, il me rattrape et me serre contre lui, je me fige. Il me relâche et me retourne. Il semble encore plus inquiet si possible. Décidément je n'avais encore jamais vu autant de sentiments sur son visage.

- Qui t'a fait ça?

- De quoi tu parles? Demandais-je sur la défensive

- Je connais cette réaction

- Tu délires. Me défendis-je mais je n'étais pas très convaincante.

- Mon père violait ma mère, il n'y a pas d'autre mot. Et elle était toujours sur ses gardes comme toi à l'instant. Dit-il d'une traite et je suis émue comme chaque fois qu'il me parle de son enfance. C'est ton père?

- Je ne peux pas parler

- Mais si je devine. De toute façon soit tu me le dis soit je vais le dire à Narcissa

Ça c'était autre chose. S'il le disait à Madame Malefoy, elle le dirait à Lucius puis à mon père. Et tous serait condamné. Mais même si je l'envisageais pourrais-je vraiment dire la vérité à Théo? je ne veux pas de sa pitié. Je ne veux pas le dégouter, je me répugne assez. Mais lui ne semble pas vouloir abandonner.

- Écoute-moi, je t'aime et je veux te protéger. Dit-il en s'avançant mais sans me toucher.

- Mais tu ne le pourras pas il est déjà trop tard.

- Il n'est jamais trop tard

- Je crois bien que si Monsieur Nott. Fit une voix qui me glaça le sang; nous nous sommes retournés sur lui.

- Qu'est-ce que vous faites-là? Demanda Théo et je lui serre le bras.

Stephen est là, se promenant gentiment au manoir. Et pourquoi Théo ne semble pas se souvenir que c'est Voldemort. Il l'a bien vu au ministère. Soudain j'ai un éclair, le trou de mémoire, c'est pour ça que personne ne l'a dénoncé.

- Narcissa m'a appelé parce que Raphaëlle ne semblait pas aller bien ce matin.

- Je vais bien. Répondis-je précipitamment et il me sourit.

- Je ne crois pas, venez dans votre chambre je vais vous examinez

- Je viens avec. Dit Théodore et j'aimerai qu'il vienne mais j'ai peur pour lui.

- Bien si vous le désirez. Répondit Stephen et là j'ai pas confiance alors j'interviens.

- Non reste ici

- Non je viens. Dit-il en me regardant dans les yeux, j'ai l'impression qu'il sait.

Il me sert le bras et nous suivons Stephen. Mon cœur s'emballe de nouveau, je ne croyais pas le voir si tôt. J'espérais ne plus le revoir du tout en réalité. Nous arrivons dans ma chambre et il me fait signe de m'assoir sur le lit. Je m'exécute alors que Théo reste en retrait. Mon bourreau pratique divers sort avec sa baguette pendant que je reste immobile, pétrifié les yeux fermés. Je suis soulagée qu'il ne doive pas me toucher.

- Parfait, tout est parfait. Dit-il finalement.

- Parfait, vous ne voyez pas qu'elle va mal? S'écria Théodore en se plaçant entre lui et moi.

- Bien sûr qu'elle va mal puisqu'elle a été violée

- Et vous trouvez ça parfait?

- Bien sûr puisque c'est moi qui l'ai fait

- Vous mais. Commence-t-il mais il s'interrompt et ses yeux semblent réfléchir. Voldemort

- Et oui je savais que ta mémoire allait revenir. Je vais donc vous expliquez se qui va se passer. Raphaëlle est enceinte et tout le monde pensera qu'il est de toi, petit. Si tu veux la protéger tu te tairas. En attendant Potter revient au pays ce soir, lui ne se rappellera pas de la bataille au ministère. Donc pour tout le monde je reste du côté des gentils n'est-ce pas génial? Dit-il en riant mais aucun de nous ne répond. Ah oui princesse tant que j'y suis, n'oublie pas de te nourrir. De nourriture et de sang, c'est le mieux pour notre enfant. Maintenant je vous laisse.

Il partit comme il était venu. Le silence pèse dans la chambre, je commence à pleurer. Théo reste encore immobile mais revient à la réalité et se tourne vers moi. Ses yeux reflètent de l'incompréhension et autre chose. Quelque chose que je ne préfère pas analyser.

- Comment en étais-tu arrivé là?

- Tu crois que j'ai eu le choix? M'écriais-je mais ma voix perd vite de la vitalité. Il m'a coincé hier et puis va-t-en.

- Non je ne te laisserai pas mais hors de question que j'obéisse à son chantage

- Et comment comptes-tu faire? Dis-je sarcastiquement comme si je n'avais pas déjà pensé à l'échapper.

- Nous ne pouvons rien dire mais si quelqu'un se souvient de qui est réellement Stephen

- Il vient de le dire Harry ne pourra pas.

- Il reste donc une personne. Dit-il et je réfléchis et soudain ça me revient.

- Ron?

- Exact.

- Tu reposes notre avenir sur Weasley?

- On n'a pas vraiment le choix. Maintenant tu vas me dire tout de ce chantage.

- J'ai signé un contrat

- Raph! Me moralisa-t-il mais je n'avais pas besoin de ça, je m'en veux assez.

- Je n'avais pas le choix. Enfin c'est se que je croyais à ce moment.

- Et en quoi consiste ce contrat?

- J'ai inscrit des noms sur cette liste qui seront épargné tant que je lui obéirais. Mais si j'enfreins ses règles, il sera où se trouve chaque personne placés sous ma protection.

- Je suis sur cette liste?

- Oui, je suis désolée. Tellement désolée.

- Ce n'est rien on va s'en sortir.

- Théo, j'ai peur

- Tu n'es plus seule

Je pleure dans ses bras, encore et encore jusqu'à ce que trois coups à la porte nous firent lever la tête. J'essuie mes larmes et Drago entre.

- Nous allons manger. Dit-il, il me regarde et je dois avoir une tête encore pire que ce matin. Raphaëlle, tu vas bien?

- Oui ça va mais je n'ai pas très faim.

- Se serait bien que tu manges. Me conseille mon petit-ami mais je ne saurais rien avaler.

- Je n'ai pas faim mais vas-y toi.

Je m'allonge sur le lit et laisse les garçons sortir. Je pose une main sur mon ventre. Je ne veux pas de cette chose, je ne veux pas un enfant de ce monstre. J'avais envie d'avoir un enfant mais pas maintenant, plus tard avec l'homme que j'aimerais à vie. Je ne sais pas combien de temps je suis restée allongée sur ce lit. Cependant je sais que je n'ai pas dormi. La porte s'ouvre et je m'attends à voir Théo mais c'est mon père qui est là. Il est couvert de crasse et de sang, il semble de mauvaise humeur. Je me lève et me dirige vers lui. Arriver devant lui, il m'assène une gifle qui me fait tomber. Toujours par terre, je le regarde, je ne comprends pas.

- Comment as-tu put être aussi idiote? On est en guerre et tout ce que tu penses à faire est de coucher? Enceinte tu n'as que seize ans!

- Père… Essayais-je mais peine perdue

- Tais-toi! On rentre et je ne veux rien entendre. Tu ne verras plus Nott et tu ne diras à personne que tu es enceinte.

- Je suis désolée

- Tu as intérêt! Pourtant Stephen semblait encore plus embarrassé de me l'apprendre que toi.

Je baisse la tête d'embarras mêlés de rage. Ça doit être jouissif pour Voldemort de jouer avec nous. Père me saisit le bras et me traine dehors pour transplaner. Arriver au manoir, il m'enferme dans ma chambre. Ça réaction était prévisible et pourtant elle me fait mal. Et le pire est que sans Théo je me retrouve encore seule. Je reste assise par terre, appuyé contre mon lit, mes jambes repliées sur moi. Je n'arrive plus à pleurer, je ne réussis qu'à réfléchir encore et encore. Il faut que Ron se souvienne mais sans aide ses peines perdues.

Trois heures après qu'il m'ait enfermé, mon père revint. Je me lève mais reste à une certaine distance. J'attends qu'il fasse un geste ou une parole mais il reste juste à m'observer.

- On va manger

Et il se retourne et s'en va, je l'entends descendre les marches. C'est tout? Je m'attendais à tout sauf à ça. Je décide de le suivre car même si je n'ai toujours pas faim, le contrarié ne serait pas un bon plan. Alors que j'arrive dans la cuisine, il y a déjà quelqu'un assis à côté de mon père. Quand il relève ses yeux, je souris, Harry est revenu. Il me fit un maigre sourire et je m'assieds à ma place habituelle. Nous mangeons dans le silence des plus religieux alors que je meurs d'envie de parler à mon frère. C'est difficile à expliquer mais son regard semble moins pétillant. Ce dernier semble fatiguer et moins comment dire, plus docile. Je bois mon verre de sang ainsi qu'un petit morceau de viande. Mon père se lève de table et je le regarde bizarrement. Ce n'est pas dans ses habitudes. Mais j'en profite et me tourne vers Harry et là je me rends compte que j'ai peur de lui parler.

- Est-ce que ça va? Désolée, je suis stupide.

- Ça peut aller, je suis content d'être rentré

- C'était si terrible là-bas. Demandais-je mais je le regrette très vite car il semble encore souffrir.

- Pas physiquement, ils voulaient juste me briser mentalement. Dit-il en fermant les yeux, j'ai presque envie de lui demander s'ils ont réussis mais mon père revient au même moment.

- Harry tu boiras cette potion et tu iras dormir.

- Oui père. dit-il et il s'exécute sans broncher alors qu'il monte les escaliers, mon père se tourne vers moi.

- Tu devrais monter aussi.

- C'est tout?

- Que veux-tu de plus Raphaëlle?

- Je sais pas. Parlez-moi! Engueulez-moi! Punissez-moi! Mais faites quelque chose.

- Tu m'as déçu Raphaëlle, je m'attendais à ça de beaucoup de mes élèves mais je te croyais plus maligne. Tu as perdu ma confiance.

- Parce que je l'ai déjà eu? Depuis le premier jour vous ne m'avez pas fait confiance. Et tout au long de l'année vous m'avez surveillé et espionné. Moi, j'avais confiance en vous mais le contraire n'était pas vrai.

- Si c'est ce que tu crois alors tu peux monter dans ta chambre.

Un instant j'ai l'impression d'avoir vu de la peine dans ses yeux. Mais c'est ridicule, je le contourne et monte les escaliers. Mais au milieu, je suis prise d'une violente crampe. Je me tiens le ventre et me plie en deux. Ça, c'est pas normale. Mais finalement, la douleur passe et je continue à monter. La porte de la chambre d'Harry est entre-ouverte. Je la pousse et le voit endormis. C'est surement une potion de sommeil-sans-rêve que mon père lui à donner. Au moins, lui, n'a pas perdu sa confiance. Parce que moi, cette nuit je ferrais aussi des cauchemars mais mon père sans fou. J'aurais préféré que les rôles soit inversés. Car même si Harry à dut souffrir le martyr, il n'a pas une chose qui lui pousse dans le ventre et il a toujours la confiance de mon père. Et encore une fois ça me rappelle que mon père voulait avoir un fils. Un fils au moins s'il fait un gosse, il ne le ramène pas à la maison. Je rentre dans ma chambre, me met en pyjama et m'allonge sur mon lit. Je passe encore une fois la main sur mon ventre et je me dis que finalement pendant les neuf mois à venir je ne saurais plus seule. Jamais plu.


Alors? A la prochaine en tout cas. Bisous je vous adore même si je ne vous connais pas. C'est fou internet.