Auteur : CatsAreCool

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : T

Genre(s) : Family/Drama

Disclaimers : Tout l'univers de Harry Potter appartient à JK Rowling. L'histoire que vous allez lire appartient à CatsAreCool. Quant à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta : Sophia...Merci Sophie !

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie : D Vous êtes les bienvenus !

- Chapitre 29 -


"Le temps est écoulé !"

Harry reposa sa plume et massa sa main droite douloureuse, de la gauche. Il inspira profondément comme lui l'avait appris la Guérisseuse Fay ; sa magie répondit à son appel et soulagea ses muscles fatigués. Il se sentit instantanément mieux et prit une autre profonde inspiration alors que le professeur de Runes, Bathseda Babbling, récupérait son parchemin avec un large sourire lumineux. Elle lui faisait un peu penser à Hermione ; des cheveux châtain ébouriffés, de doux yeux marrons et un visage intelligent.

"Ah, excellent, Monsieur Potter," lui dit joyeusement le professeur Babbling. "Je vous le rendrais avant la fin de la journée."

Harry hocha nerveusement la tête. C'était le premier examen qu'il passait depuis que Sirius avait pris sa garde, et avant même de vouloir être admit en Rune pour sa quatrième année, il voulait désespérément avoir fait du bon travail. L'examen avait été très long cependant et les dernières questions lui avaient demandé de déchiffrer les runes dans d'étranges combinaisons que Sirius et lui n'avaient pas vu dans leurs leçons. Peut-être que le programme avait changé depuis que Sirius avait été un étudiant, se dit Harry. Mais il espérait, espérait, en avoir fait assez.

Le professeur Babbling le chassa d'un geste de la main et Harry rassembla ses affaires avant de quitter la classe. Padfoot l'attendait dans le couloir et Harry s'approcha du chien pour le serrer dans ses bras avant de reculer pour que Sirius reprenne forme humaine.

"Alors, ne me fais pas attendre !" lui dit Sirius avec urgence. "Comment ça s'est passé ?"

Harry sourit en voyant l'intérêt sincère de Sirius. "Je pense que ça a été. Il y avait beaucoup de questions pour un examen de fin d'année et on n'a pas vu certaines des combinaisons demandées."

Sirius fronça les sourcils. "Mais tu les as décomposées comme..."

"Comme tu me l'as appris." Harry hocha la tête. "Je pense que je me suis trompé sur l'une des questions et je suis pratiquement certain que j'ai dit que la rune Nordique de guérison était celle de bénédiction dans une autre questions mais..." Il poussa un soupir. "Je pense que j'en ai suffisamment fait pour être admis."

"Bien. Excellent travail," lui dit Sirius en glissant un bras autour de ses épaules pour l'entraîner vers la Grande Salle. "Tout le monde devrait être là pour le déjeuner. On va casser la croûte et ensuite on part pour la Chambre des Horreurs."

Harry sourit. Leur discret retour pour essayer de trouver un autre des objets que Voldemort avait laissés derrière lui était devenue une véritable expédition pour maintenir leur couverture. C'était en partie de sa faute, reconnut silencieusement Harry, vu qu'il avait demandé à Ron de se joindre à lui. Bill avait accepté, mais lorsqu'il avait convaincu sa mère, d'une manière ou d'une autre, la condition que la Matriarche des Weasley et Ginny les accompagne avait été établie. D'après Ron, Ginny avait 'pété un plomb' et déclaré que si quiconque avait le droit de retourner dans la chambre alors ça devrait être elle, et avec l'aval de Mme Pomfrey, il avait été décidé que ce serait bénéfique pour Ginny de faire face à ses démons.

En plus des Weasley, Sirius avait obtenu l'autorisation des Granger pour que Hermione se joigne à eux et lorsque le Directeur avait annoncé qu'ils descendaient récupérer la carcasse du Basilic, il s'était retrouvé avec un afflux de professeurs volontaires, qui voulaient tous voir la fameuse Chambre. Minerva, Hagrid, le Professeur Snape, le Professeur Sprout et le nouveau professeur de DCFM, Alastor Moody, les accompagneraient. Un contingent d'Experts en Créatures de Gringotts avait aussi été engagé pour emmener et disséquer le Basilic. Avec l'équipe de la Chasse au Trésor, Bertie, Sirius et Remus, Harry pensait que même l'immense Chambre dont il se rappelait serait trop petite pour tous les héberger.

La Grande Salle était pleine de monde lorsque Sirius et Harry entrèrent. Une longue table avait été installée au centre de la pièce et tout le monde avait un verre à la main. Les elfes de maison apparaissaient et disparaissaient avec des plateaux de petits fours et semblaient fous de joie d'être aussi occupés.

"Harry !" Hermione se précipita vers lui, Ron sur les talons. "Comment ça s'est passé ? Est-ce que tu as répondu à toutes les questions ? Est-ce qu'elles étaient difficiles ? Est-ce que tu as choisi l'essai sur les runes Nordiques ou Celtiques ? J'ai choisi les runes Nordiques mais après l'examen, je me suis dit que j'aurais dû prendre le sujet sur les runes Celtiques et..."

"Bon sang, Hermione !" l'interrompit Ron, alors que Sirius et Harry rigolaient tous les deux à la volée de questions. "Laisse-lui la chance de répondre !"

Hermione rougit mais croisa ses bras sur sa poitrine et fusilla Ron du regard. "Ça ne t'intéresse même pas."

"C'est un examen !" répliqua Ron. "Un examen que je n'ai pas dû passer ! Bien sûr que ça ne m'intéresse pas !" Il sembla soudainement réaliser que ses mots pourraient offenser Harry et grimaça. "Désolé mon vieux !"

Harry haussa les épaules. Il ne pensait vraiment pas qu'il serait intéressé par un examen que Ron passait mais pas lui. "Ça a été," dit-il à Hermione. "Oui, j'ai réussi à répondre à toutes les questions mais tout juste, certaines étaient vraiment dures et j'ai fait mon premier essai sur les runes Nordiques et le second sur les runes Celtiques."

Hermione fronça les sourcils. "Je n'avais qu'un essai à faire durant mon examen."

"Peut-être qu'elle a ajouté d'autres questions pour me tester encore plus parce que ce n'est pas elle qui m'a enseigné les bases et qu'elle voulait que je lui prouve que j'avais le niveau pour la quatrième année," suggéra Harry. Il y avait eu beaucoup de questions. Son estomac grogna.

"À table," dit Sirius d'une voix ferme, en entraînant Harry vers les bancs.

"Vous devriez essayer les petites saucisses," leur suggéra Ron, d'une voix enthousiaste, "elles sont excellentes !"

Hermione renifla. "Tu vas te couper l'appétit à force de manger avant le déjeuner."

"Ton appétit peut-être," répliqua Ron. "Pas le mien !"

"Eh bien, ça c'est parce que tu es en pleine croissance," lui dit Molly en les rejoignant. Elle serra Harry dans ses bras. "Ravie d'entendre que ça s'est bien passé, mon chéri. Viens t'asseoir pour manger."

Apparemment, dès que Sirius et Harry furent installés à table, tous les autres commencèrent à s'asseoir, et en un instant la table fut pleine.

Sirius était assis d'un côté de Harry, Hermione de l'autre. Ron était en face de lui, entre sa mère et Ginny. Remus s'installa à côté de Sirius, Bill à côté de Ginny. Les professeurs s'installèrent tous ensemble en sommet de table où le Directeur présidait. Le reste de l'équipe au Trésor, Bertie et l'équipe d'experts de Gringotts (deux Gobelins qui s'appelaient Footlock et Brimbold, un vieux sorcier qui s'appelait Casper et que Bill avait salué avec plaisir et un jeune sorcier Bulgare qui s'appelait Aontius et qui était en stage à Gringotts) s'installèrent à l'autre bout de la table.

Un débat animé prit place au sujet de l'imminente Coupe du Monde de Quidditch entre Aontius, qui défendait la Bulgarie et Bill qui défendait l'Irlande. Ron prit le partit d'Aontius, à la grande surprise de son frère. Viktor Krum, l'Attrapeur Bulgare était, d'après Ron, le meilleur Attrapeur au monde.

Harry intervint juste pour donner son avis que l'équipe d'Irlande avait les meilleurs Poursuiveurs avant de se tourner vers Hermione pour lui demander pourquoi elle aurait finalement préféré faire son essai sur les runes Celtiques au lieu des runes Nordiques. Remus et Sirius furent plus que ravis de leur donner leur avis sur le sujet, et c'eut l'avantage d'empêcher Sirius de fusiller régulièrement Severus du regard, ce qui n'était pas plus mal. La rencontre initiale entre eux s'étaient plutôt mal passée...


Harry avait souri lorsqu'il avait réussi à sortir de la cheminée du Directeur sans trébucher.

Remus avait été déjà là et il avait agité sa baguette pour le nettoyer de la suie qui le couvrait. "Tu t'améliores en déplacement par cheminette, Harry."

"Il pouvait difficilement faire pire," avait reniflé Snape, révélant sa présence à Harry. Snape était campé dans un coin du bureau, près d'une étagère couverte de livres.

Dumbledore avait souri largement. "Allons, Severus, tout le monde a besoin d'un peu de temps pour s'habituer aux voyages en cheminette."

Harry avait échangé un regard avec Remus, mais heureusement, Sirius était arrivé, sortant de la cheminée avec une grâce et une élégance qu'Andy lui avait promis qu'il aurait lui aussi un jour.

Sirius avait souri à Harry avant que ses yeux ne se posent sur Snape et son visage avait perdu tout signe de bonne humeur. "Snape."

"Black."

"Qu'est-ce qu'il fait là ?" avait sèchement demandé Sirius.

"En tant que Maître des Potions, Severus va nous aider avec le Basilic," lui avait plaisamment répondu Dumbledore mais Harry avait pu entendre les reproches dans sa voix. "De plus, il est aussi, bien sûr, au courant de la véritable raison pour laquelle nous descendons dans la Chambre aujourd'hui."

"Je ne vois pas pourquoi je devrais supporter la présence d'un homme qui a essayé de me jeter en pâture aux Détraqueurs !" avait craché Sirius.

Snape s'était hérissé et avait fait un pas en avant, les poings serrés le long du corps. "Tu as essayé de me jeter en pâture à un loup-garou !"

"Tu as essayé de te jeter toi-même en pâture à un loup-garou !" avait répliqué Sirius.

"Le loup-garou en question aimerait ajouter qu'il préfère les steaks," était intervenu Remus en se plaçant discrètement devant Harry pour le protéger.

Harry n'avait pas pu retenir un petit rire.

Snape l'avait fusillé du regard. "Je suppose que vous trouvez ça drôle, Potter ?"

"Tout le monde trouve ça drôle, sauf toi. Même le phœnix est amusé !" lui avait dit Sirius, et il avait eu raison ; Fawkes était amusé. Sirius avait placé une main sur l'épaule de Harry.

"Je n'ai pas à rester là à me faire insulter," avait grondé Snape, sa baguette apparaissant soudainement dans sa main.

Sirius avait bougé en un clin d'œil et sa baguette était à présent pointée sur Snape. "Ramène-toi, Snape. On ferait tout aussi bien de s'affronter maintenant parce que je doute que tu ais le self-control nécessaire pour traiter Harry avec décence et civilité et je ne tolérerai pas que tu le harcèles !"

"Tes petits copains et toi m'avaient harcelé pendant des années et tu le sais !" avait craché Snape.

"Je ne le nie pas," lui avait dit Sirius, coupant complètement la chique à Snape à en juger par l'expression choquée du Maître des Potions. "Oh oui, Snape. J'ai été honnête avec Harry. Je lui ai parlé des erreurs que j'ai fait et je lui ai dit que je n'étais pas fier de la façon dont nous t'avons traité. Mais à l'époque, Snape, nous avions tous le même âge et peut-être que ce n'était pas juste, quatre contre un, mais c'était toujours bien plus juste qu'un adulte s'en prenant à un enfant qui ne se rappelle même pas de l'homme à l'origine de ta haine !"

Snape l'avait fusillé du regard. "J'ai un rôle à jouer ; quelque chose dont tu ignores tout."

"N'essaye pas de justifier ton comportement horrible en tant que professeur par le fait que t'es un espion !" avait répliqué Sirius. "Et je sais exactement ce que c'est de jouer un rôle face à des Mangemorts. J'ai passé six mois infiltré parmi eux sur le continent ! Alors ne me sors pas cette excuse !"

"Messieurs !" s'était exclamé Dumbledore, d'une voix forte, se levant enfin pour intervenir. "Sirius, s'il te plaît ; nous sommes tous du même côté."

"Je n'en suis pas convaincu," avait grogné Sirius, la colère rendant ses yeux gris houleux.

"Severus a ma pleine confiance..." avait commencé Dumbledore.

"Et celle de personne d'autre." Mais Sirius avait baissé sa baguette et Snape avait rangé la sienne avec un reniflement dédaigneux.

Remus avait poussé un petit soupir et Harry l'avait regardé avec surprise, réalisant enfin à quel point Remus avait été tendu durant la confrontation.

Sirius avait fusillé Snape du regard. "Je ne te le dirai qu'une fois, Professeur Snape. J'entends le moindre incident indiquant que tu es moins que professionnel avec Harry et je te ruinerai. Ne vas pas croire que tu pourras te cacher derrière Albus ; pas même lui pourra te protéger."

Les narines de Snape s'étaient gonflées sous l'effet de la colère. "Tu penses que le fait d'être Lord Black te donne le droit de me menacer ?"

"Ce n'est pas une menace, Professeur," lui avait répondu Sirius, avec un sourire sombre, "c'est une promesse. Ça, et le fait que je vais prendre mon Siège au Conseil d'Administration de Poudlard, pour surveiller attentivement les standards d'enseignements de l'école."

Snape avait poussé un rugissement incohérent de furie avant de quitter la pièce, sa robe volant derrière lui.

"J'avais espéré qu'une rencontre privée vous donnerait l'opportunité de mettre vos différends de côté pour travailler ensemble," avait reproché Dumbledore, les yeux rivés sur Sirius.

"Premièrement, si c'était ça votre intention, vous auriez dû me prévenir et Snape n'avait clairement pas reçu le message non plus," avait tempêté Sirius. "Et deuxièmement, je mettrais mes différends de côté lorsqu'il présentera ses excuses à Harry pour avoir été un tel bâtard depuis son entrée à Poudlard et..." Il s'était brusquement interrompu, "et d'autres choses." Il avait ensuite levé la main lorsque Dumbledore avait fait mine de parler. "Gardez votre espion en laisse, Professeur, ou je mettrai mes menaces à exécution."

"Non, mais quel culot," avait dit Phineas Nigellus, depuis son portrait, "s'adresser au Directeur de l'école avec un tel manque de respect et...

"Ton Lord Black t'ordonne de te taire !" avait craché Sirius, et le tableau s'était immédiatement tu, la magie familiale des Black le forçant à obéir.

Harry avait gigoté avec incertitude à côté de Sirius, bien conscient que quelque chose dans sa confrontation avec Snape avait rendu Sirius fou de rage, tout comme le fait que Dumbledore avait pris la défense du professeur des Potions. Il avait placé une main sur le bras de Sirius pour le réconforter. "Professeur, est-ce que le Professeur Babbling m'attend dans son bureau ?"

"Dans sa salle de classe, Harry," lui avait souri Dumbledore, clairement reconnaissant qu'il essaye de changer de sujet.

"Nous ferions mieux d'y aller alors," avait approuvé Sirius, clairement soulagé par ce changement de sujet.

"Je vais rester ici pour revoir les détails une dernière fois lorsque les autres arriveront," leur avait promis Remus avant de sourire à Harry. "Bonne chance !"


En y repensant, c'était une bonne chose que Snape soit à l'autre bout de la table ; loin de Sirius. Il appréciait que Sirius ait prit sa défense mais il doutait que ça changerait quoi que ce soit au comportement de Snape. Mais c'était agréable de savoir que quelqu'un était prêt à prendre sa défense. S'il avait parlé du comportement de Snape à son oncle ou sa tante, ils lui auraient probablement dit qu'il le méritait.

Lorsque Harry reposa sa cuillère après avoir fini son dessert, il aperçut le visage livide de Ginny. Il se demanda si c'était vraiment une bonne idée pour elle de redescendre dans la Chambre. Il devait bien admettre que lui-même était nerveux maintenant que le stress de son examen avait disparu.

"Mesdames et messieurs." Dumbledore se leva et sourit à tout le monde. "Merci à tous d'être venus aujourd'hui pour cette occasion très spéciale. Nous avons l'honneur de pouvoir descendre dans la Chambre des Secrets de Salazar Serpentard. Notre objectif principal est d'y récupérer la carcasse du Basilic que Harry a tué pour sauver la vie de Mademoiselle Weasley. Pour cette tâche, nous recevrons l'aide de nos honorables invités de Gringotts, mené par Maître Brimbold. La moitié des bénéfices sera offerte à un nouveau fond pour l'entretien de Poudlard, et nous permettra d'acheter de nouveaux supports d'enseignements pour les professeurs, ainsi que des livres et du matériel scolaire ; le fond s'appellera le Fond du Phoenix et sera géré par le Steward des Potter. Le reste des bénéfices sera distribué à tous ceux ayant été victimes du Basilic et de son maître, à savoir : la famille de Myrtle Bootle, Rubeus Hagrid, Argus Filch, Colin Creevey, Justin Finch-Fletchley, Penelope Clearwater, Hermione Granger, Ronald et Ginevra Weasley. Oh, et Fawkes recevra une nouvelle perche en reconnaissance de son courage et de son aide pour vaincre le Basilic. De plus, une petite donation sera faite à Ste Mangouste pour le traitement de Gilderoy Lockhart. Au nom de l'école, j'aimerais remercier Harry pour sa générosité."

Il y eut quelques applaudissements qui firent rougir Harry. Sa discussion avec Sirius au sujet des bénéfices apportés par la vente du Basilic avait été intéressante. Il avait longuement insisté pour que Fawkes et Lockhart reçoivent une part de l'argent : le premier parce que Harry avait insisté qu'il serait mort sans lui, et le second parce que même si Lockhart était un menteur avec une prédilection pour effacer la mémoire des gens, il ne s'était retrouvé dans le tunnel que parce que Harry et Ron l'y avait forcé. En fait, le fond accordé à l'école était en reconnaissance de la contribution majeure du Phoenix puisque Harry ne pouvait pas exactement donner de l'argent à Fawkes lui-même. Il avait aussi insisté pour les Weasley même s'ils n'avaient pas tant été blessé par le Basilic que par son maître ; Ginny avait été stupide d'écrire dans le journal mais Harry n'en avait-il pas fait autant ? Et Ron...eh bien, Harry était convaincu que Ron méritait une récompense pour avoir affronté ses démons en se rendant dans la forêt ; pour son désir de sauver Ginny même s'il s'était retrouvé du mauvais côté du tunnel. Malgré tout, les sommes attribuées aux Weasley étaient minuscules comparées à ceux qui avaient été pétrifiés et Harry était sûr qu'il avait pris la bonne décision en leur donnant quelque chose.

"Ensuite, bien que je sois sûr que nous sommes tous excités à l'idée de descendre dans la Chambre," continua Dumbledore, "je me dois de rappeler à tout le monde que même si le Basilic n'est plus là pour la protéger, il se peut qu'il y ait d'autres dangers. Salazar Serpentard était un sorcier très rusé et très puissant, et il est peu probable que la Basilic soit la seule protection de sa chambre. Nous pourrions aussi trouver des objets lui ayant appartenu et il se pourrait qu'ils soient dangereux. De ce fait, nos étudiants mineurs doivent absolument rester auprès d'un adulte, et j'encourage les adultes à laisser les briseurs-de-sort ouvrir la marche."

Harry jeta un coup d'œil à Sirius qui lui fit un clin d'œil. Ils en avaient déjà parlé et avaient décidé que Harry resterait avec Sirius et qu'il suivrait les mêmes règles que pour l'expédition à Little Hangleton.

"Bon, si tout le monde a fini de manger, je suggère que nous faisions nos dernières préparations avant de nous rassembler à nouveau dans dix minutes pour que Harry nous guide à la Chambre," conclut Dumbledore.

Tout le monde se précipita aux toilettes et peu après Harry se retrouva dans d'autres toilettes.

"Tu es revenu !" Myrtle sortit d'une cuvette de toilette, en éclaboussant toute la cabine et Harry lança un regard à Sirius lui interdisant clairement de le taquiner devant tout le monde.

"Oui, Myrtle," lui répondit poliment Harry, "Nous descendons dans la Chambre, est-ce que tu veux venir avec nous ?"

"Oh non !" Myrtle secoua la tête. "Nous autres, les fantômes, ne pouvons pas y descendre !"

"Fascinant," murmura Dumbledore derrière lui.

"Une protection anti-fantôme ?" suggéra Bertie.

Harry s'accroupit et posa les yeux sur la petite bosse qui représentait un serpent. "Ouvre-toi," siffla-t-il.

L'évier se déplaça comme dans ses souvenirs, révélant le long tunnel.

"Essaye de demander des escaliers," lui dit rapidement Bertie. "Je doute que Serpentard choisisse de glisser ; ce ne serait pas digne de lui."

Harry hocha la tête, ferma les yeux pour imaginer un serpent et siffla le mot 'escalier' en fourchelangue.

Le tunnel vibra pendant un instant avant des escaliers très raides apparaissent.

"Oh, bon travail, Harry !" dit Dumbledore.

"Très bien !" dit Bill en se frayant un passage jusqu'à l'entrée. "Caro et moi passons devant."

"Sois prudent, William !" lui dit Molly.

Bill leva les yeux au ciel alors que Caro ricanait discrètement. Harry leur fit un large sourire et s'éloigna de l'entrée. L'équipe au Trésor, Bertie, l'équipe de Spécialiste en Créature, et la plupart des professeurs entrèrent dans le tunnel avant que Sirius et lui les suivent, des Lumos au bout de leurs baguettes pour éclairer le chemin, Remus sur les talons avec Hermione et Molly avec Ginny et Ron.

Descendre comme ça prit beaucoup plus de temps que glisser et Harry était légèrement essoufflé lorsqu'ils arrivèrent dans la caverne où Lockhart avait essayé de leur effacer la mémoire. Quelqu'un avait créer des boules de lumières qui éclairaient les lieux. La plupart des adultes étaient en train de déblayer le tunnel.

Harry resta en retrait pour les laisser travailler mais frissonna soudainement alors que des souvenirs de terreur et d'horreur lui revenaient en tête...

Sirius approcha, et glissa un bras autour de ses épaules. "Ça va ?" lui chuchota-t-il.

Harry hocha la tête, incapable de parler et chercha Ron et Ginny des yeux. Ils semblaient aussi pâles et terrifiés que lui. Ginny était agrippée à sa mère et Ron était livide sous ses tâches de rousseurs.

"Dès que tu veux sortir d'ici, Harry, tu nous le dis et on partira," lui dit doucement Remus.

"Ce n'est pas grave si on doit revenir alors ne t'en fais pas, d'accord," ajouta Sirius.

"Ouais." Harry réussit à leur faire un petit sourire. "Désolé, c'est juste que...descendre ici...je n'avais pas réalisé que mes souvenirs seraient aussi nets."

Remus hocha la tête et surprit Harry à regarder à nouveau en direction des Weasley. Il lui sourit, "Je vais voir comment ils vont."

La main de Hermione se glissa doucement dans la sienne et il la serra au cas où elle avait peur.

"J'aurais aimé être avec toi," lui chuchota-t-elle.

"Moi aussi," lui répondit Harry, en se rappelant comment elle l'avait aidé à résoudre tous les pièges protégeant la Pierre Philosophale. Mais au moins, elle n'avait pas souffert outre la pétrification. Si elle était venue avec Ron et lui, se serait-elle retrouvée à ses côtés face au Basilic ou morte ou..."

"Formidable !" Le cri de Bertie attira l'attention de Harry.

Là où s'était trouvé une pile de rochers et de pierre, une arche avait émergée.

"Belle métamorphose, Albus !" lui dit Bertie.

Minerva hocha la tête. "Elle tiendra au moins un an."

"Me donneriez-vous un Optimal alors, Minerva ?" la taquina Dumbledore, les yeux pétillants.

Snape se précipita sous l'arche pour examiner la mue qui se trouvait dans la caverne suivante.

Brimbold le suivit avant de se tourner vers Harry. "Quelle taille fait cet animal ?"

"Je, euh, je ne suis pas sûr de sa taille," admit Harry, "mais il était très gros."

"Je l'ai estimé faire environ 18 mètres de long d'après les souvenirs de Harry ; et aussi large qu'un vieux chêne," intervint Bertie. "Harry, si tu veux bien, nous avons besoin de ton aide pour la prochaine caverne."

Ils traversèrent tous le tunnel menant à l'immense porte, un silence étrange s'abattant sur le groupe.

Dumbledore se tourna vers le groupe et leva sa baguette pour attirer leur attention. "Ça fait plus d'un an que Harry a vaincu le Basilic donc il a probablement commencé à se décomposer. Il vaut mieux vous couvrir la bouche et le nez jusqu'à ce que l'odeur soit dissipée.

"Tiens," Sirius tendit un mouchoir à Harry avant d'en faire apparaître un autre pour Hermione.

"Il y a un sortilège parfait appelé le Têtenbulle pour ce genre de situation mais nous ne l'apprenons pas avant la sixième année et, oh regarde ! Le Professeur Flitwick est en train de le lancer," babilla Hermione.

Harry se tourna vers leur professeur de Sortilège et vit qu'une étrange bulle transparente entourait sa tête.

"C'est un sort principalement utilisé sous l'eau, un peu comme les masques de plongée moldus mais on peut aussi l'utiliser en Potions ou dans ce genre de situation," continua Hermione et Harry la laissa faire, bien conscient que c'était sa manière à elle de gérer sa nervosité. "Bien sûr, il très instable s'il est mal lancé et il peut être facilement dissipé dans ce cas, ce qui est très dangereux !"

Un gros sanglot résonna soudainement dans la chambre et ils se tournèrent tous les deux vers Ginny, qui tremblait de tous ses membres.

"Ça suffit !" déclara Molly en serrant Ginny contre elle. "Nous remontons ! Je savais que c'était une mauvaise idée."

"Non..." sanglota Ginny. "J'ai juste..." Ses yeux se posèrent sur Harry. "Est-ce que je peux rester avec Harry ?"

Molly lança un regard impuissant à Harry. Ron lui dit silencieusement 'dingue'.

Harry hocha la tête à contrecœur. Il tendit sa main libre à Ginny qui se précipita immédiatement vers lui pour l'agripper. Hermione, qui tenait son autre main, la serra doucement.

"Bon, puisque Harry a les mains prises, un mouchoir ne fera plus l'affaire donc..." Sirius fronça les sourcils. "Moony ?"

"Tu n'as jamais réussi à te rappeler des mouvements de baguettes pour le Têtenbulle, Padfoot," lui dit Remus en lançant le sort pour Harry, Hermione et Ginny.

"Excellent travail, Remus !" lui sourit le Professeur Flitwick.

Bill fit signe à Harry d'approcher et il ordonna une fois de plus à la porte de s'ouvrir.

À en juger par les bruits dégoûtés de ceux qui n'avaient qu'un mouchoir sur le nez, Harry fut content d'être protégé. Bill et Caro commencèrent à lancer des sorts et les Professeurs Flictwick et Snape s'empressèrent de les aider.

Ce fut Caro qui leur fit signe que c'était bon et Harry sentit le sort disparaître. Il fronça le nez à l'odeur de renfermé qui restait dans l'air. Bill entra avec Caro et Harry attendit patiemment alors que les autres les suivait ; il n'était vraiment pas pressé. Finalement, Hermione serra sa main et il s'éclaircit la gorge.

"Tu es prête, Ginny ?"

Elle hocha la tête, le visage couvert de larmes.

Sa mère les rejoignit et attrapa l'autre main de Ginny. "Viens, ma chérie."

Harry fut content de sentir la présence chaleureuse de Sirius derrière lui, sa main sur son épaule.

Ils passèrent la porte et contournèrent le groupe d'adultes figés devant la carcasse du serpent. Il apparut lentement ; une grande créature verte, avec des yeux jaunes crevés qui avaient commencé à se décomposer. Sa gueule était grande ouverte et remplie de crochets qui firent à nouveau frissonner Harry.

"Oh bordel," marmonna Ron mais personne ne le réprimanda pour son langage.

Ginny leva la tête de là où elle se cachait contre l'épaule de Harry, jeta un coup d'œil au Basilic et s'évanouit. Molly et Sirius réagirent plus vite que Harry puisque Hermione broyait à présent son autre main entre ses doigts. Ils rattrapèrent tous les deux Ginny avant qu'elle ne touche le sol.

"Je me doutais bien que quelque chose de ce genre finirait par arriver," marmonna Molly. "Je savais qu'elle n'était pas prête pour ça ! Mais elle était décidée et elle a refusé de m'écouter ! Moi ! Sa propre mère !"

Bill les rejoignit précipitamment. "Comment va-t-elle ?"

Remus vérifia le pouls de Ginny. "Elle s'est juste évanouie, mais je pense qu'il vaudrait quand même mieux l'amener à l'infirmerie. Je vais la porter pour vous, Molly."

"Merci, Remus," lui dit Molly. "Viens, Ron."

"Mais maman..." se plaignit Ron.

"Tu as vu le Basilic et la Chambre," lui dit sèchement Molly. "En fait, aucun de vous n'a besoin de rester ici, les enfants."

"Maman, Harry doit rester au cas où nous aurions besoin d'un fourchelangue et je suis sûr qu'il apprécierait le soutien de Ron et Hermione," intervint Bill avant qui quiconque ne puisse dire quoi que ce soit.

Molly sembla sur le point de protester mais finit par hocher la tête. Elle se tourna vers Sirius. "Merci d'avoir rattraper Ginny."

"Pas de problème," lui dit Sirius.

Harry fronça les sourcils en entendant la voix de Sirius mais attendit que les autres soient partis avant de lui demander, "Ça va, Padfoot ?"

Sirius hocha la tête et enroula sa main autour de la nuque de Harry. "C'est juste que... Je sais que j'ai vu ton souvenir de ce qui s'est passé mais voir ce monstre en vrai et me dire que tu as failli..." Il s'interrompit brusquement.

Harry lança un regard à Hermione et elle lui lâcha la main pour qu'il puisse prendre Sirius dans ses bras. Il la remercia d'un regard et elle lui fit un sourire compréhensif.

Sirius le serra longuement dans ses bras - suffisamment longtemps pour que les autres se reprennent et commencent à s'organiser.

Brimbold ordonna à son équipe de commencer à débiter le Basilic, alors que Snape admirait tous les ingrédients de potions que contenait la créature. Bill et Caro examinèrent les murs de la caverne et les professeurs les imitèrent, en discutant entre eux d'une voix basse et révérencieuse. Certains d'entre eux, Hagrid et Moody en particulier, lancèrent des regards compatissants à Sirius et Harry, et Minerva approcha pour discuter avec Ron et Hermione. Pendant tout ce temps, Sirius resta enroulé autour de Harry et celui-ci ne protesta pas, pour une fois, bien conscient que c'était Sirius qui avait besoin d'être réconforté et pas lui.

Finalement, Sirius prit une profonde inspiration et relâcha Harry. "C'est bon."

"Ouais ?" lui demanda Harry d'une voix douce.

"Ouais," lui répondit Sirius sur le même ton. "Promets-moi juste que tu n'affronteras plus jamais de Basilic."

"Je te promets que je n'affronterais plus jamais de Basilic si possible," lui dit Harry.

"Ça fera l'affaire." Sirius lui tapota le dos avant de se reculer, mais il garda quand même une main sur l'épaule de Harry pour se rassurer.

Moody approcha et Harry sourit au vieil Auror, qui lui répondit par un signe de tête. "J'ai hâte de t'avoir en défense, Potter. Tu as fait du bon boulot avec ce satané Basilic."

"J'ai eu de la chance," lui répondit Harry. "Fawkes m'a bien aidé."

Moody hocha la tête. "La chance c'est la moitié de la bataille, mon gars." Son œil magique se posa sur Sirius. "Black, tu es pâle comme la mort. Tiens." Il lui tendit sa flasque. "Bois."

Sirius avala une gorgée de ce que Harry supposait être du whisky ou un autre alcool, avant de lui rendre sa flasque. "Merci, monsieur."

"Y'a pas de 'monsieur' qui tienne. Je n'ai pas eu l'occasion de te parler depuis que tu as été innocenté mais j'ai merdé avec ton arrestation. J'aurais dû prendre de tes nouvelles après que Crouch t'ait envoyé à Azkaban et m'assurer que tu étais questionné," lui dit Moody, d'une voix sombre.

"Je ne t'en veux pas, Alastor," lui dit Sirius. "Je me rappelle comment c'était à l'époque. On avait de la chance de pouvoir s'asseoir cinq minutes entre deux raids."

"Ce n'est pas une excuse," lui dit Moody d'une voix brusque. Son œil magique se posa soudainement sur Harry. "Où est ta baguette ?"

Harry sourit et lui montra son poignet.

"Bon gars," lui dit Moody en hocha la tête. "N'oubliez pas..."

"Vigilance constante !" lui dirent Sirius et Harry d'une même voix.

Un rire derrière eux les fit tourner pour se trouver nez-à-nez avec Remus. Il ébouriffa les cheveux de Harry. "Je viens d'avoir un déjà-vu. Tu sais, après chaque séance d'entraînement avec le Professeur Moody, Sirius et James me sautaient dessus en me criant 'vigilance constante' !"

Moody regarda Sirius, dont les joues étaient rouges.

"On l'a peut-être parfois fait..." admit Sirius. "Bref, assez parlé de moi..."

Harry échangea un coup d'œil amusé avec Remus en voyant l'inconfort de Sirius.

"...comment va Ginny ?" demanda Sirius, alors que Ron et Hermione les rejoignaient.

Harry redevint sérieux et se tourna vers Remus.

"Elle est avec Madame Pomfrey," leur dit Remus. "Je lui ai envoyé un patronus donc elle nous attendait dans les toilettes. Elle a emmené Ginny à l'infirmerie ; elle pense juste que c'était trop pour elle."

"Maman et papa ont essayé de la convaincre de ne pas venir mais elle a refusé de les écouter !" leur confirma Ron, mais il était clairement soulagé que Ginny aille bien.

"C'était courageux de sa part de faire une tentative," commenta Moody.

Snape renifla moqueusement au loin.

Remus plaça une main sur le bras de Sirius pour l'empêcher de riposter. "Comment ça s'est passé ici ?" lui demanda-t-il en baissant la voix.

"Ben, pour le moment, j'ai flippé, Harry m'a fait un câlin et Moody m'a donné du Firewhiskey," lui répondit Sirius.

"Je ne fais pas de câlins," leur dit Moody, d'une voix plate.

Ils éclatèrent tous de rire à ça.

"Certains d'entre nous essayent de travailler," tempêta Snape.

Sirius fut à nouveau empêché de répondre par Remus qui pointa soudainement la statue de Serpentard du doigt. "Le Basilic est sorti de la bouche de la statue, non ?" Il s'en approcha et Sirius se contenta de fusiller Snape du regard avant de faire signe à Harry de suivre Remus.

Les autres les regardèrent bouger et Bill les rejoignit. "Nous n'avons rien trouvé ici," admit-il. "Bertie, Caro et le Professeur Dumbledore vérifient une fois de plus, mais je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit ici."

"Mais le Basilic est sorti de la statue donc il doit y avoir quelque chose derrière," remarqua Remus. Il lança un sort de scan que Harry reconnut puisqu'il l'avait lancé lorsqu'ils avaient été chercher l'anneau.

Bill imita ses gestes avant d'inspirer brusquement. "Il y a une protection en fourchelangue."

"Le Riddle qui est sorti du journal a dit quelque chose pour appeler le Basilic, non ?" demanda Sirius.

Harry hocha la tête. "Est-ce que je... ?"

"Attends juste que j'ai prévenu tout le monde," lui dit Bill en retournant auprès de Caro.

Harry eut l'impression d'attendre une éternité avant que tout le monde se mette en place devant la statue - ou plutôt sur le côté au cas où une autre créature mythique apparaîtrait.

'"Parle-moi, Serpentard ! Le plus grand des quatre de Poudlard !" déclara Harry. Le bruit sourd de la bouche s'ouvrant amena Harry à se ratatiner instinctivement sur lui-même ; les souvenirs du Basilic émergeant de la bouche emplissant ses pensées.

Sirius et Remus se placèrent immédiatement près de lui. Hermione reprit sa main avec un sourire rassurant et Ron s'approcha autant que possible.

Il lui fallut un long moment avant de réaliser qu'il n'entendait pas de corps serpentant au sol - rien ne sortait de la bouche.

"Bien," dit soudainement Caro. "Je vais aller jeter un coup d'œil." Elle se transforma en minuscule moineau et s'envola.

Harry la regarda faire avec les yeux écarquillés. Il pensait à sa forme d'animagus depuis que Minerva avait accepté les mêmes conditions qu'avec son père ; ce qui voulait dire que Sirius allait lui apprendre. Il n'avait pas vraiment envie d'être un cerf. Il adorait l'idée que son patronus soit une représentation de son père mais il voulait être quelque chose de différent. Il entendait bien assez souvent qu'il ressemblait à son père sans avoir besoin d'y ajouter sa forme d'animagus. Il avait envisagé la possibilité d'être un animagus canin - un loup ou un chien ; ça ne le dérangerait pas puisque ça représenterait son affection pour Sirius et Remus. Il n'était pas vraiment sûr de vouloir devenir un chat ; ils ne le dérangeaient pas mais ça lui faisait bien trop repenser aux longues journées passées avec Mme Figg. Il ne voulait définitivement pas devenir un serpent. Pareil, ils ne le dérangeaient pas - sauf les Basilics - mais il n'aimait pas l'idée d'en devenir un. Un oiseau cependant...être aussi libre...

Caro reprit forme humaine et leur cria qu'il y avait une caverne...et ensuite elle hurla...

Un minuscule moineau sortit de la bouche, suivit par un immense nuage noir...

Sirius et Remus se placèrent devant Harry, Hermione et Ron et adoptèrent une position défensive - leurs baguettes tendues devant eux alors que le moineau fuyait le nuage noir.

Harry vit les autres se séparer, se dissimulant derrière des piliers avant de sortir leurs baguettes.

Bill cria quelque chose à Bertie que Harry n'entendit pas à cause du bruit assourdissant qui émanait de la statue...mais ils levèrent tous les deux leurs baguettes et commencèrent à lancer un sort blanc en direction du nuage...

Le nuage prit la forme d'un serpent et abandonna sa chasse au moineau ; il plongea vers les deux hommes qui le menaçait...

Le cœur de Harry battait la chamade.

Dumbledore approcha, sa baguette bougeant rapidement pour lancer le même sort derrière le nuage...

Mais ce ne serait pas suffisant...

"Stop !" siffla Harry.

Et le nuage noir disparut juste avant de toucher Bill et Bertie, laissant un silence étrange sur son passage.

Harry pouvait entendre le souffle court de Hermione et il lui attrapa la main pour s'assurer qu'elle allait bien. Elle hocha la tête et ils se tournèrent tous les deux vers Ron qui hocha la tête et posa une main tremblante sur l'épaule de Harry.

"Bien joué, mon pote !" dit Ron. "C'était quoi ce truc ?"

"Un esprit gardien," leur dit Remus. "Clairement désactivé par du fourchelangue."

"Oui, clairement," répéta Sirius, en levant les yeux au ciel, mais il fit un large sourire à Harry. "Bien pensé Harry."

Harry décida qu'il valait mieux ne pas leur dire qu'il avait agi instinctivement.

"Oui, bon travail, mon garçon !" lui dit Dumbledore, rayonnant. "Ça faisait des années que je ne m'étais pas autant amusé !"

Minerva lui lança un regard lui disant clairement 'Je n'arrive pas à croire que vous ayez dit ça'.

Caro reprit forme humaine. Elle semblait avoir retrouvé son calme. "J'ai activé l'esprit lorsque je n'ai pas pu répondre à une décoration en forme de serpent, mais je pense que c'était le seul piège." Elle se tourna vers Bertie. "On réessaye ?"

Bertie acquiesçât.

Tout le monde reprit immédiatement une position défensive alors que Caro reprenait son envol. Il y eut un moment de silence avant que Caro ne leur dise que tout était clair. Harry regarda Bill sortir des échelles de son sac puis les envoyer à Caro pour qu'elle les installe avant de la rejoindre, immédiatement suivi par Bertie et Dumbledore.

"Est-ce qu'on y va aussi ?" demanda Hermione en regardant les échelles avec appréhension.

Harry se rappela qu'elle avait le vertige et lui serra doucement la main. "Je ne pense pas. Je pense qu'on a fini."

"Et s'ils ont besoin de toi pour un autre esprit ?" lui demanda Ron.

Harry secoua la tête. "Je pense que c'était le seul."

Sirius s'éclaircit la gorge. "Je pense que Harry a raison. Nous devrions remonter. S'ils ont encore une fois besoin d'un fourchelangue, on pourra toujours redescendre."

Minerva hocha la tête. "Je vous enverrai un patronus si on a besoin de vous." Elle fit ensuite un sourire chaleureux à Harry. "Tu as fait du bon travail, Harry."

"Merci." Harry fut soulagé de repartir, laissant le Basilic et la Chambre derrière eux. Sirius lança une balle de lumière dans le tunnel pour éclairer leur route et Hermione leur expliqua tout ce qu'il y avait à savoir sur ce sort, amenant Ron à lever les yeux au ciel avec une affection exaspérée.

La remontée fut difficile et ils étaient tous essoufflés lorsqu'ils furent de retour dans les toilettes.

"Tu es revenu !" s'exclama Myrtle.

Harry ne put pas lui répondre donc il lui fit un signe de la main.

"La rouquine était inconsciente cette fois," l'informa Myrtle. "Sa mère n'était pas contente ! Ma mère n'aurait pas été contente non plus."

"Nous ferions mieux d'aller voir Ginny," dit Harry à Ron et Hermione.

"Tu pars déjà ?!" se plaignit Myrtle.

"On reviendra te voir à la rentrée," lui dit Harry. "Je te le promets."

"Moi aussi, Myrtle," lui dit Hermione.

Myrtle grommela et plongea dans un des toilettes, éclaboussant la cabine.

Sirius rigola. "Je crois qu'elle veut juste Harry, Hermione."

Harry lui lança un regard noir alors que Ron et Hermione ricanaient.

Remus les guida vers la porte. "Allons à l'infirmerie."

Ils traversèrent l'école en écoutant Remus et Sirius leur raconter des histoires ayant pris place dans les différents couloirs. Harry et Ron les écoutèrent avec intérêt, et ricanèrent en voyant l'expression de Hermione passer d'intérêt à horreur en réalisant à quel point ils avaient désobéi au règlement de l'école.

"Vous ne pouvez pas encourager Harry et Ron à faire ça !" s'exclama-t-elle alors qu'une autre histoire touchait à sa fin (avec un garçon qui s'appelait Mulciber ne portant qu'un string violet et dansant dans le couloir qu'ils traversaient). "Est-ce que vous réalisez le nombre de règles auxquelles vous avez désobéi ?"

"Cinq, six si on considère que Mulciber ne portait pas son uniforme et que c'était notre faute," lui répondit distraitement Remus.

Sirius regarda son ami pendant un instant avant d'éclater de rire. "Sacré Moony."

"Et on est mal placé pour parler, Hermione," intervint Harry, d'une voix amusée. "À combien de règles avons-nous désobéi pour sauver Buckbeak et Sirius ?"

"Ou pour sauver Ginny dans la Chambre ?" compléta Ron.

"C'était différent !" protesta Hermione. Son menton était levé et ses lèvres étaient pincées dans une expression têtue que Harry ne connaissait que trop bien. "En plus, quand on a sauvé Sirius, on avait la permission du Directeur donc techniquement on a désobéi à aucune règle, et vous aviez Lockhart avec vous quand vous êtes allé chercher Ginny donc..."

Sirius et Remus éclatèrent à nouveau de rire. Hermione les regarda de travers et Harry se contenta de secouer la tête lorsqu'elle se tourna vers lui pour un peu de soutien.

Ils retrouvèrent tous leur calme cependant lorsque les portes de l'infirmerie apparurent. Harry sentit son estomac se nouer. Il semblait passer énormément de temps à l'infirmerie et il n'aimait pas cet endroit. Il suivit Remus à l'intérieur et repéra immédiatement Molly, assise au chevet du lit où Ginny semblait profondément endormi.

Molly leur fit signe d'approcher. "Elle était hystérique lorsqu'elle a repris connaissance - elle voulait y retourner. Poppy lui a donné une potion pour dormir. Poppy dit que c'est le choc. J'ai laissé un message à la secrétaire d'Arthur. Avec un peu de chance, il pourra venir lorsque sa réunion sera finie." Elle caressa la joue de Ginny. "Elle était si déterminée à venir. Nous pensions bien faire."

"Vous ne pouviez pas savoir comment elle réagirait, Molly," lui dit Remus, d'une voix apaisante. "Personne ne sait jamais vraiment comment ils vont réagir face au lieu où leur traumatisme s'est déroulé jusqu'à y être."

"J'ai paniqué aussi," confia Harry, dans l'espoir de réconforter Molly.

"Moi aussi," admit Ron en s'approchant de sa mère.

"Et moi aussi," ajouta Sirius, d'une voix douce. "Et j'ai juste vu le souvenir de Harry."

"Si elle avait été capable d'y faire face, ça aurait été une expérience positive pour elle," compléta Remus.

"C'est pour ça que j'ai approuvé cette tentative," commenta Madame Pomfrey en faisant irruption dans la pièce et en les fusillant des regards. "Il va falloir reprendre rendez-vous avec son guérisseur mental, Molly. Elle souffre clairement encore de son expérience."

Molly devint toute rouge. "Elle...nous..." bégaya-t-elle avant de se reprendre. "Ginny n'a pas vu de guérisseur mental. Elle semblait de retour à la normale et le Directeur a dit qu'elle allait bien donc..."

Les yeux de madame Pomfrey s'écarquillèrent dramatiquement et son visage devint aussi rouge que celui de Molly. "Et depuis quand le Directeur est un guérisseur ?" cria-t-elle presque.

Harry se sentit vraiment mal à l'aise.

"Je vous ai dit à l'époque que votre fille aurait besoin..."

Sirius s'éclaircit la gorge. L'infirmière jeta un coup d'œil aux autres et prit une profonde inspiration pour ravaler ce qu'elle avait été sur le point de crier.

"Je vous recommande sérieusement d'engager un guérisseur mental maintenant," lui dit-elle d'une voix sèche. "Si vous voulez bien m'excuser..." Elle quitta la pièce avant que qui que ce soit puisse ajouter quoi que ce soit d'autre.

Molly était toujours aussi rouge et ne regardait personne dans les yeux lorsqu'elle reprit la parole. "Je croyais qu'elle allait bien. Elle a fait quelques cauchemars au cours de la dernière année mais rien n'indiquant un vrai problème."

Harry ne savait absolument pas quoi dire et il était sûr que Ginny serait complètement mortifiée si elle apprenait que sa mère avait discuté de ses problèmes avec autant de personnes.

"Les enfants sont remarquablement résilient," lui assura gentiment Remus, "mais au vu de sa réaction dans la Chambre, elle n'a clairement pas complètement assimilé cette expérience. Je suis sûr qu'un guérisseur mental pourrait l'aider."

"Je peux vous en recommander un," ajouta Sirius, avec une légère hésitation.

Ron se pressa contre sa mère. "On peut utiliser l'argent du Basilic, maman." Il se mordit la lèvre avant de poursuivre. "Tu peux utiliser ma part si celle de Ginny ne suffit pas."

"Tu es très gentil, Ronald," sourit Molly en tapotant la main de son fils, "et tu es un bon frère d'offrir ton argent, mais cette somme te permettra de bien démarrer dans la vie."

"Je suis sûre que la part de Ginny sera suffisante," ajouta Remus. "Les ingrédients du Basilic se vendent très bien."

Molly hocha la tête et chercha le regard de Sirius avec détermination. "J'apprécierai une recommandation pour un guérisseur mental."

Sirius sourit. "Je vous enverrai ses coordonnées par hibou dès que je serai rentré."

Un des elfes de Poudlard apparut dans l'infirmerie et s'inclina devant Sirius. "Le Professeur Babbling être prête à vous recevoir, vous et votre Héritier, le Lord Harry Potter, dès que vous le vouloir, Lord Black."

"Merci," lui répondit Sirius.

L'elfe disparut.

C'était les résultats de son examen. Harry sentit sa nervosité revenir en force ; tordant son estomac au point de lui donner envie de vomir. Et s'il avait échoué ? Et s'il n'était pas accepté en Runes ? Sirius serait déçu...

Sa bouche s'assécha.

"Viens," Sirius l'attrapa par le coude. "Ne faisons pas attendre le Professeur Babbling."

Molly réussit à sourire à Harry. "Bonne chance, Harry."

"Ouais," dit Ron en mettant un coup de poing dans l'épaule de Harry," bonne chance mon pote."

"Tout ira bien, Harry. Tu n'aurais pas pu parler de Runes comme tu l'as fait au déjeuner si tu n'en savais pas assez pour être accepté en quatrième année," lui dit Hermione, alors qu'ils quittaient l'infirmerie après avoir dit au revoir aux Weasley.

Lorsqu'ils arrivèrent au grand escalier, Remus s'arrêta et fit un signe de tête à Harry. "Hermione et moi vous attendons à l'entrée. Bonne chance."

La main ferme de Sirius sur son épaule le guida jusqu'au bureau du Professeur Babbling.

Elle les accueillit chaleureusement, et rapidement, Harry se trouva assis sur une inconfortable chaise en bois, Sirius à ses côtés.

Le Professeur Babbling leur fit un sourire légèrement nerveux. "Bon, tout d'abord, je dois vous avouer que j'ai commis une erreur."

"Oh ?" demanda Sirius, immédiatement protecteur.

"J'ai accidentellement donné à Harry une partie de l'examen des quatrièmes années en plus de l'examen de troisième année," leur avoua le Professeur Babbling.

Alors c'était pour ça qu'il y avait eu autant de questions ! Mais ça voulait dire qu'il n'avait pas eu tout le temps réglementaire pour ses questions de troisième année et... Harry se mordit la lèvre, sa nervosité le submergeant à nouveau.

"Et ça a donné de surprenants résultats," continua le professeur. "Sur le test de troisième année, en prenant en compte le temps réduit pour l'essai, vous avez obtenu un Optimal."

Optimal !

Il avait eu un Optimal ! Son soulagement l'étouffa presque alors qu'il se tournait vers Sirius avec un large sourire.

"Je suis si fier de toi, Harry," lui dit Sirius en lui agrippant l'épaule. "C'est de l'excellent travail !"

"En effet," lui sourit le Professeur Babbling, "vous avez fait du très bon travail. Seuls votre amie Hermione et Anthony Goldstein ont eu de meilleurs résultats sur cette partie de l'examen et je suis sûr que si vous aviez eu tout le temps imparti vous les auriez au moins égalé, sinon surpassé."

Harry rougit sous les félicitations et plus important encore sous la fierté paternelle qu'il pouvait voir chez Sirius alors que le professeur continuait à parler.

"Mais ce qui m'intéresse vraiment," poursuivit le Professeur Babbling, "c'est que vous avez obtenu un Acceptable sur la partie de quatrième année, et une fois de plus, si vous aviez eu le temps imparti, vous auriez probablement reçu un Effort Exceptionnel. Votre analyse des combinaisons runiques était excellente."

"Formidable !" déclara Sirius en voyant que Harry était muet de surprise. "J'en conclus qu'il n'y a aucune raison pour qu'il ne soit pas admis en quatrième année ?"

"Eh bien, c'est de ça que j'aimerai discuter avec vous." Le Professeur Babbling se renfonça sur sa chaise et regarda Harry intensément. "Si vous continuez vos cours particuliers pour le reste de l'été, je pense que vous seriez capable de passer l'examen complet de quatrième année, et que vous pourriez donc entrer en cinquième année de Runes en septembre."

Harry la regarda avec ahurissement. "Vous voulez dire que...je..." Il agita la main en un geste vague.

"Vous sauteriez une année, oui," lui dit le Professeur Babbling avec un sourire. "Ça a ses avantages ; tout d'abord ça vous gardera intéressé. Je pense que les leçons de quatrième année vous ennuieraient. Ensuite vous pourriez passer votre BUSE à la fin de l'année, ce qui signifierait une BUSE en moins l'année prochaine, et considérant le programme de cinquième année, ce ne pourrait que vous être bénéfique. De plus, si nous partons du principe que vous passerez votre ASPIC en sixième année, je n'aurai pas de problème à vous inscrire pour la première année de votre Master en septième année. Que vous continuiez ensuite ou non, ces connaissances vous seraient utiles pour de nombreuses carrières."

Harry déglutit difficilement et jeta un coup d'œil à Sirius. Il était vraiment content d'être assez bon pour recevoir cette offre mais il n'était pas sûr de vouloir sauter une année et l'expression de Sirius était impassible alors qu'il écoutait attentivement Babbling.

"Il y aura des désavantages, bien sûr," poursuivit le professeur de Runes en agitant la main, " vous aurez classe avec des camarades plus âgés que vous, ce qui pourrait causer des questions et amener certains à considérer la situation comme du favoritisme. De plus, vous passeriez une BUSE un an plus tôt, ce qui rendrait les examens de fin d'année plus stressant pour vous. Mais je pense que les avantages sont bien plus grands que les désavantages, dans votre cas, monsieur Potter. Qu'en pensez-vous ?"

Qu'en pensait-il ? Il jeta à nouveau un coup d'œil à Sirius, et le trouva en train de le regarder calmement, et il sut que Sirius s'attendait à ce qu'il prenne cette décision tout seul.

Il n'avait vraiment pas envie de sauter une année. Certaines personnes penseraient que c'était du favoritisme. Il sortirait du lot ; il serait différent ; il ne serait pas normal une fois de plus. Tout son être voulait crier qu'il était parfaitement satisfait d'entrer en quatrième année.

Mais.

N'avait-il pas promis à Sirius de toujours faire de son mieux ? S'il ne sautait pas une année, alors ne se limitait-il pas lui-même ? Tout comme il l'avait fait avant de rencontrer Sirius ? Son aversion à l'idée d'être envié par ses camarades n'était-elle tout simplement pas une forme inversée de son désir de ressembler aux autres ?

"Monsieur Potter ?" insista le Professeur Babbling d'une voix douce.

Harry se mordit la lèvre et soupira. "J'aimerai essayer la cinquième année si je peux continuer mes cours particuliers ?" Il regarda Sirius qui hocha la tête.

"Je peux continuer à te donner des leçons, Harry ; ça ne pose aucun problème," lui assura-t-il.

"Je suis inquiet, cependant," murmura Harry, en ayant soudainement une idée. "que les autres pensent que ce soit du favoritisme ? Je veux dire, je n'ai eu l'opportunité d'entrer en cinquième année que parce que j'ai changé de sujet et qu'il y a eu un incident avec mon examen donc..." Il soupira lourdement. "Ne serait-il pas possible d'offrir cette même opportunité à quiconque ayant eu un Optimal à l'examen de troisième année ?" Comme Hermione, qui sauterait sur l'occasion de passer l'examen de quatrième année avec lui et avec un peu de chance d'entrer en cinquième année avec lui.

"Oh, quelle question intéressante," dit le Professeur Babbling en se renfonçant sur son siège pour y réfléchir.

Sirius fit un clin d'œil à Harry ; il avait clairement compris l'objectif de Harry. "Je pense que c'est une excellente suggestion." Il sourit au professeur. "Je suis ravi que Harry ait eu une si bonne note et qu'il ait l'opportunité d'entrer en cinquième année mais je suis aussi inquiet à l'idée qu'il soit aliéné de ses camarades. Il en souffre déjà bien assez à cause de cette stupide histoire de Survivant. Je pense qu'offrir la même opportunité aux étudiants ayant obtenu un Optimal en septembre ferait disparaître une grande partie du ressentiment qu'il risque de rencontrer."

"Il faudra que j'en parle au Professeur McGonagall mais je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas envoyer un hibou aux étudiants ayant eu un Optimal pour leur faire la même offre," leur confirma le professeur Babbling."

Sirius lui sourit à nouveau. "Excellent."

Le professeur se leva et Harry sauta sur ses pieds, ravi que toute cette histoire soit finie jusqu'à la rentrée. Il réussit à peine à lui dire au revoir avant que Sirius ne quitte la pièce, l'entraînant à sa suite.

Dès qu'ils furent dans le couloir, Sirius le serra dans ses bras.

"Je suis très fier de toi," lui répéta-t-il. "Tu as eu une excellente note et tu as été formidable avec cette histoire de classe sautée."

Harry répondit à son étreinte, fou de joie de voir le bonheur de Sirius suite à ses résultats. "Je n'aurais pas pu le faire sans ton aide," lui dit-il alors qu'ils partaient rejoindre Remus et Hermione.

"Tu es un excellent élève, Harry," répliqua Sirius. "Et oui ; je suis un excellent professeur !" Il lui fit un clin d'œil et Harry rigola.

Ils aperçurent Remus et Hermione qui les attendaient dans l'entrée du château. Hermione ne tenait plus en place lorsqu'ils les rejoignirent enfin.

"Alors ?" demanda-t-elle. "Tu es accepté ? Tu as réussi ? Ce n'est pas grave si t'as pas réussi mais je suis sûre que ça a été et..."

Remus l'attrapa par l'épaule. "Respire un grand coup et laisse-lui le temps de répondre, Hermione." Il lança un regard empli d'espoir à Sirius et Harry. "Alors ?"

Harry leur sourit. "J'ai été accepté."

"Il a eu un Optimal !" se vanta Sirius.

Hermione poussa un cri strident et se jeta sur Harry.

Tout l'air quitta son corps lorsqu'il la rattrapa, mais ses bras s'enroulèrent automatiquement autour d'elle, et il fut soudainement forcé de se rappeler qu'elle était une fille lorsque son corps se pressa contre le sien à des endroits intéressants. Il lança un regard surpris à Sirius qui lui répondit par un ricanement. Hermione le relâcha avec une expression piteuse sur le visage mais le surprit en enroulant l'un de ses bras autour du sien.

"Bon travail, Harry !" le félicita Remus. "Je pense que ça mérite une bonne glace."

"Oh, ce n'est pas fini," dit Sirius en faisant signe à Harry de continuer.

Harry leur expliqua l'incident de l'examen et l'opportunité de passer l'examen de quatrième année pour tous ceux ayant eu un Optimal.

Hermione cria à nouveau mais il s'attendait à son étreinte cette fois, et il lui fit un large sourire en la voyant rayonner. "Oh, Harry ! C'est fantastique ! Penses-y ! Nous pourrions passer notre BUSE un an plus tôt et ça en fera une en moins pour la cinquième année et - oh, mais il ne reste qu'un mois et j'ai à peine commencé à étudier les Runes ! Et il y a.…"

"Tu es la bienvenue aux leçons de Harry, Hermione," intervint rapidement Sirius.

"Et si je peux passer en cinquième année, alors tu pourras définitivement le faire aussi," lui assura Harry. "Tu as eu de meilleurs résultats que moi sur la partie de troisième année."

Hermione lui sourit avant de hocher la tête. "Anthony Goldstein et Daphne Greengrass ont probablement eu un Optimal aussi. Peut-être Sue Li ? Je me demande s'ils voudront essayer. Anthony le fera probablement. Il m'a dit avant l'examen qu'il avait déjà étudié la moitié des leçons de quatrième année."

Les bruits de pas de quelqu'un approchant les fit tourner rapidement et ils regardèrent Bill les rejoindre.

Sirius lança un regard à Remus qui hocha la tête.

"J'ai envoyé un patronus pour savoir si nous devions rester et pour avoir des nouvelles. Je ne m'attendais pas à une réponse en personne."

Bill leur fit un signe de la main lorsqu'il les rejoignit avant de se plier en deux pour reprendre son souffle. "Par Merlin, quelle escalade !"

"J'ai préféré la fois où Fawkes nous a fait sortir," admit Harry.

"Alors, qu'y avait-il dans la pièce secrète ?" demanda Sirius. "Vous avez besoin de Harry ?"

Bill secoua la tête. "Il n'y a rien dans la pièce."

"Du tout ?" lui demanda Remus, les yeux plissés. Il soupira. "Bien sûr, Voldemort a probablement pris tout ce qui avait de la valeur lorsqu'il a découvert la Chambre alors qu'il n'était encore que Tom Riddle."

"C'est notre théorie," confirma Bill. "Il y a des traces indiquant qu'il y avait des livres et des potions, et il y a encore quelques chaudrons qui traînent mais..." Il secoua la tête, ouvrit la bouche et s'interrompit n voyant Hermione avant de poursuivre, "rien de valeur."

Harry comprit que l'objet qu'ils cherchaient devait être dissimulé ailleurs dans Poudlard. Ils devraient revoir leur plan.

Sirius soupire. "Je suppose qu'il était peu probable qu'il retourne dans la chambre s'il y avait déjà pris tout ce qui a de la valeur.

"Bertie et le Directeur vérifie une seconde fois mais..." Bill haussa les épaules.

Le regard de Hermione voyageait de Sirius à Bill à Remus, et elle avait une expression calculatrice sur le visage que Harry ne connaissait que trop bien.

Il s'éclaircit bruyamment la gorge. "On devrait y aller."

"Moi aussi," répondit Bill. "Je me suis porté volontaire pour pouvoir aller voir Ginny."

"Elle est en train de dormir," l'informa Remus. "Mais je suis sûr que ta mère apprécierait ton soutien. Elle a eu un choc."

Bill hocha la tête. "A plus tard."

Sirius acquiesçât. "Dis à Bertie que je lui enverrai un hibou." Il entraîna Harry et Hermione à l'extérieur. "Venez. Le plus tôt on sortira de l'enceinte de Poudlard, le plus tôt on pourra aller manger une glace."

Harry sourit en voyant Sirius faire le pitre mais il aperçut ensuite l'expression songeuse de Hermione et son cœur se serra. Il ne voulait pas garder des secrets vis-à-vis de ses amis mais Sirius et Remus lui avaient expliqué plus d'une fois pourquoi c'était nécessaire et il savait que c'était autant pour les protéger eux que lui. Ils n'avaient pas besoin de savoir pour la chasse au trésor ou pour la prophétie (et parfois, comme il l'avait confié au Guérisseur Allen, il souhaitait ne pas avoir autant insisté pour la découvrir lui-même) et ça ne ferait que les mettre en danger s'il leur en parlait.

Hermione lui attrapa soudainement la main. "Ce n'est pas grave, Harry," lui chuchota-t-elle alors qu'ils suivaient les deux hommes s'éloignant du château. "Je sais que tu ne peux rien me dire et je sais que c'est probablement lié aux menaces de morts et à lui, mais si tu as besoin de moi..."

Il lui serra la main, si soulagé par son soutien inconditionnel qu'il ne put pas répondre pendant un long moment. "Merci," finit-il par lui dire.

Elle lui sourit et ils commencèrent à discuter du programme de Runes de quatrième année et elle lui dit qu'il n'avait pas le droit de lui dire ce qu'il avait eu dans son examen mais qu'elle avait commencé à étudier les recombinaisons de Runes protectrices et qu'en pensait-il?

Ils discutèrent de Runes jusqu'aux grilles de Poudlard et rejoignirent Sirius et Remus qui les attendaient. Harry et Hermione s'arrêtèrent devant les deux hommes et Harry attendit impatiemment ; ils n'étaient pas censés transplaner avec eux ?

"Harry," lui dit Sirius, d'une voix amusée. "J'ai bien peur que tu ne doives lâcher Hermione pour que Remus puisse transplaner avec elle jusqu'au Manoir des Black."

Harry le regarda avec confusion avant de réaliser qu'il tenait toujours la main de Hermione. Il rougit avant de la relâcher, et Hermione, ses propres joues rouges, s'approcha de Remus, qui avait un sourire en coin.

Sirius fit un clin d'œil à Harry avant de l'attraper par les épaules alors que Remus et Hermione disparaissaient. "Accroche-toi."

Ils réapparurent dans la salle de réception du Manoir et Hermione lui fit un sourire timide.

Harry rougit à nouveau mais répondit à son sourire pour lui assurer que tout allait bien et il se questionna sur les sauts que son estomac faisait. De la glace, décida-t-il en suivant Sirius hors de la pièce ; il avait juste envie de manger de la glace ; ça n'avait rien à voir avec Hermione.


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