Chapitre 28 : Inferi
- Levez-vous, Potter !
Quelques semaines après que le Chicaneur ait été banni de Poudlard, Marek se retrouvait à nouveau assis en cours d'occlumencie avec Potter. Le garçon avait échoué à apprendre à fermer son esprit au cours des deux mois où ces leçons avaient eu lieu. Pas que Marek puisse vraiment parler de progrès en deux mois. Il était encore confus sur comment fonctionnait la légilimancie. Les souvenirs tirés étaient aléatoires et certainement pas dans un ordre chronologique, alors à quoi bon ?
- Le dernier souvenir, dit Rogue alors qu'il se redressait. Qu'est-ce que c'était ?
- Je ne sais pas, répondit Potter.
- Vous voulez dire celui où mon cousin a essayé de me faire me tenir dans les toilettes ?
Marek devait admettre que le garçon avait un passé douloureux d'abus et de négligence de la part de sa tante, de son oncle et de son cousin. Beaucoup de souvenirs matérialisés avaient été pour la plupart des scènes où il était plus jeune. Marek doutait que Potter ait même su qu'il avait beaucoup de ces souvenirs.
- Non, déclara doucement Rogue. Je veux parler de celui avec la femme qui s'incline dans une pièce.
Marek toussa dans les Ombres. Potter avait eu une vision de l'information donnée à Voldemort au sujet des Mages en même temps qu'ils en étaient témoins eux-mêmes. Malheureusement pour Potter, cela donnait une indication très claire des progrès qu'il avait réalisés : aucun.
- Rappelez pourquoi nous sommes ici, Potter ? demanda froidement Rogue.
- Pour que j'apprenne l'occlumencie, répondit Potter en regardant une anguille morte posée sur l'étagère derrière Rogue.
- Correct, Potter. Et si bête que vous soyez, j'aurais pensé qu'après deux mois de leçons, vous auriez pu faire quelques progrès.
Ils étaient sur le point de continuer quand le cri d'une femme se fit entendre dans tout le château. Marek fit volte-face dans les Ombres pour essayer d'en localiser l'origine. Les Ombres l'informèrent que les autres Mages étaient en route, aussi décida-t-il de se dépêcher. Avec un dernier regard sur la paire choquée dans les cachots, il s'en alla.
Il trouva les autres qui regardaient le hall d'entrée, dans les Ombres. Les étudiants, qui s'étaient rassemblés dans la Grande Salle, étaient sortis pour voir ce que c'était.
- Que se passe-t-il ? demanda-t-il une fois qu'il fut à portée de voix.
- On dirait que le crapaud est en train de bouger, commenta Bakura en montrant le centre du hall où Trelawney pleurait, une bouteille de sherry vide dans une main et sa baguette dans l'autre.
- Allons-nous l'arrêter? demanda Marek en jetant un coup d'œil vers Seto.
- Attendons de voir jusqu'où elle ira, répondit Yami, ses yeux rubis se rétrécissant sur la scène qui se déroulait devant eux.
- Vous ne pouvez pas faire ça ! pleura la femme. Poudlard est ma maison !
- Était votre maison, corrigea Ombrage avec un sourire sadique, en regardant la pauvre femme dans les escaliers.
Marek était malade en regardant la sorcière et, d'après leurs expressions, les autres Mages ressentaient la même chose.
- Seto, prépare ton jeu, ordonna doucement Yami. Je pense qu'elle est sur le point de dépasser les limites.
- Quittez calmement les lieux, continua Ombrage. Vous nous embarrassez tous.
Bakura laissa échapper un faible grognement. Sentant le besoin de rappeler à la femme sa paranoïa, il forma une paire d'yeux dans les Ombres, juste dans sa ligne de mire. Elle cligna une fois et disparut. Ombrage la vit très clairement, tressaillit et recula d'un demi-pas tandis que McGonagall s'avançait pour réconforter la «voyante» soûle et en pleurs.
- Venez maintenant, Sibylle. Vous n'avez pas à quitter Poudlard, dit-elle en remettant l'autre femme sur ses pieds.
- Et par l'autorité de qui faites-vous cette déclaration ? demanda hautainement Ombrage.
Mais son regard se tourna vers l'endroit où les yeux étaient apparus auparavant. Ce mouvement ne passa pas inaperçu et des murmures s'élevèrent parmi les étudiant, disant que les Mages regardaient et étaient sur le point d'intercéder et que c'était pour cela qu'Ombrage était soudainement nerveuse. Ils n'avaient pas tort.
- Par mon autorité, coupa une voix par-dessus les murmures des étudiants et les cris de Trelawney.
Dumbledore se tenait debout au sommet des marches qui menaient au vestibule.
- La vôtre, Directeur ? Ombrage eut un rire tintant.
- Si vous vous rappelez le décret d'éducation numéro vingt-trois -
- Vous avez le pouvoir de renvoyer mon personnel mais pas de les expulser du château, interrompit Dumbledore avec une voix dangereuse. Et je souhaite que Sibyll reste ici.
McGonagall aida la femme et, avec Chourave, l'entraîna sur les marches de marbre vers la Tour Nord. Flitwick se précipita derrière elles, charmant les malles qui erraient au hasard pour remonter l'escalier derrière eux.
- Elle va exploser, murmura Marek en lisant les pensées d'Ombrage alors que le visage de la femme devenait rouge.
- Seto, au moment où elle franchit la ligne, commence ton jeu, ordonna Yami. Notre objectif pour l'instant est de faire connaître notre présence et de protéger les étudiants en cas d'imprévu. Allons-y.
Les Mages quittèrent rapidement les Ombres et se tinrent à l'intérieur de la foule d'étudiants, espacés de manière à former une barrière efficace entre la sorcière trapue et les étudiants. La vue des Mages parut suffire à Ombrage pour réfléchir à deux fois aux actions qu'elle allait entreprendre. Marek fronça les sourcils en remarquant le changement dans ses pensées.
Ombrage se tourna vers Dumbledore qui se tenait toujours debout en haut des escaliers, apparemment indifférent à l'apparition des Mages.
- Que ferrez-vous quand je nommerai à un nouveau professeur de divination qui aura besoin de son logement ? lui demanda-t-il, la voix presque imperceptiblement tremblante de rage et de peur.
- Ce ne sera pas un problème, dit gentiment Dumbledore. J'ai déjà trouvé un nouveau professeur de divination et il préfère des logements au rez-de-chaussée.
- Vous avez trouvé - ? demanda Ombrage d'une voix stridente.
Les Ombres s'embrassèrent, prêtes à bondir sur la femme au moment où elle outrepasserait son autorité.
- En vertu du décret d'éducation vingt-deux -
- Le Ministère peut nommer un candidat approprié si le directeur est incapable de trouver un, finit froidement Yami, ses yeux de pourpres s'éclairant.
Il s'était assuré d'être familier avec les lois des sorciers, du moins celles qu'Ombrages pouvait utiliser pour manipuler les autres.
- Je suis heureux de dire que cette fois-ci, j'ai réussi, continua Dumbledore. Puis-je vous présenter ?
Les lourdes portes en chêne du vestibule s'ouvrirent, révélant une nuit brumeuse. Les élèves tendirent tous le cou pour avoir un aperçu de ce qui passait dans les escaliers. Un son des sabots se fit entendre, provoquant une nouvelle vague de murmures parmi le corps étudiant. Peu de temps après, un centaure apparut à travers la brume.
- Le paria, marmonna Yûgi en égyptien, sa voix atteignant les autres Mages.
Ils étaient bien conscients de la structure sociale des centaures dans la forêt. Celui-ci avait été banni parce qu'il sympathisait avec les humains et avait décidé de les aider.
- On dirait qu'ils l'ont finalement mis dehors, dit doucement Bakura, regardant attentivement le centaure approcher.
Il y avait quelque chose à propos de la façon dont il est entré. La façon dont le corps du centaure était tendu semait le trouble, bien que les sorciers en semblaient inconscients.
- Voici Firenze, dit joyeusement Dumbleodre à une Ombrage stupéfaite. Je pense que vous le trouverez convenable.
- Directeur, dit le centaure avec un sentiment d'urgence, surprenant tout le monde. Il y a une armée en route pour attaquer le château. Ils viennent par la forêt. Mes frères tentent de les repousser, mais je crains que ça ne dure pas longtemps.
Les Mages se tendirent, sachant que c'était la bataille qu'ils attendaient. Dumbledore s'avança, l'inquiétude inscrite sur son visage.
- Êtes-vous sûr, Firenze ? Je n'ai pas senti de brèche dans les défenses autour de l'école.
- Il n'y a pas de doute, Directeur, répondit sobrement Firenze.
Les Mages se mirent en action. Yami commença à aboyer des ordres, repoussant l'inquiétude due au fait qu'eux non plusn'avaient pas ressenti de brèche dans leurs défenses.
- Marek, Shizu. Érigez un bouclier pour protéger le château. Assurez-vous que personne n'en sorte. Le reste d'entre nous prendra les âmes de ceux qui en ont. Pas de jeux.
- Yami, dit Yûgi avec urgence. Ryô et moi avons trouvé, juste avant ça, que ces créatures ne sont pas en vie. Nous pouvons aider.
Yami acquiesça, faisant signe à Yûgi de se rapprocher alors qu'il se tournait vers le corps étudiant et professoral.
- Tout le monde doit rester à l'intérieur du château ! ordonna-t-il alors que de nombreux enseignants s'étaient avancés avec leur baguette prête. Quiconque osera désobéir verra son âme prise et dispersée dans les Ombres au moment où son pied franchira la porte. Allons-y, dit-il à sa Cour.
'Faisons-le'
La voix mentale de Yûgi était déterminée. Le lien entre eux était complètement ouvert, laissant Yami avoir un accès complet à l'esprit de Yûgi et vice-versa. Leurs esprits devinrent lentement un, tout comme leur âme. Bakura et Ryô faisaient la même chose. Pour les sorciers qui regardaient anxieusement, rien ne semblait se produire, mais Seto, Marek et Shizu en savaient plus.
Yûgi et Yami ouvrirent brusquement les yeux, une puissance débordante irradiant d'eux. L'iris gauche de Yûgi était devenue rouge alors que celle de Yami était devenue violette. Bakura et Ryô étaient similaires. L'iris droit de Ryô était maintenant rouge sang comme celle de Bakura, tandis que l'œil de Bakura était brun.
Seto sourit.
- Bienvenue à la fête, Atem. Akefia.
Le Prêtre tendit la main et sortit une courte épée des Ombres.
Yami et Yûgi, maintenant Atem, sourirent. Se déplaçant de façon synchronisée, ils tendirent également la main pour tirer leurs propres épées des Ombres. Bakura et Ryô, maintenant Akefia, sortirent deux paires de dagues, adoptant des positions identiques. Bien qu'ils partageaient actuellement une identité, les membres de chaque paire avaient leur propre volonté.
- Ça fait du bien d'être de nouveau entier à cent pour cent, sourit Bakura, sa voix résonnant un peu avec les sons de la voix de Ryô.
- Seto, tes cibles principales seront celles avec des âmes, ordonna Yami, sa voix, comme celle de Bakura, faisant écho à la voix de Yûgi. Nous allons retenir ceux qui n'ont pas d'âme.
- Essaie de travailler vite, dit Yûgi. Nous ne voulons pas couper accidentellement ceux qui ont des âmes par erreur.
En tant que membres d'Atem et d'Akefia, Ryô et Yûgi étaient désormais à l'abri de tous les effets que les tueries pouvaient avoir sur eux, mais leur nature d'hikaris les rendait toujours réticents à le faire.
- Parle pour toi, murmura Bakura, presque frémissant d'excitation.
- Ils arrivent, annonça Ryô.
Atem, Akefia et Seto se concentrèrent sur la Forêt Interdite et virent des silhouettes se déplacer dans l'ombre des arbres.
Risquant un coup d'œil derrière lui, Yami vit Marek et Shizu ériger un solide bouclier tandis que les étudiants et les enseignants qui étaient dans le hall d'entrée s'étaient entassés devant la porte, essayant d'avoir un aperçu des Mages en action. Il était heureux de voir qu'aucun d'entre eux n'avait un orteil à l'extérieur. Des lumières étaient apparues à nombreuses fenêtres car leurs occupants étaient curieux de la lumière soudaine qui était apparue au-dehors.
Se retournant, ils eurent une première vue de leurs adversaires. L'armée était guidée par des personnes en robes et masques noirs, brandissant leurs baguettes. Ils étaient suivis par des centaines de corps pâles maigres. Leurs yeux étaient embués et semblaient trébucher pendant qu'ils bougeaient. Certains d'entre eux avaient la peau morte et beaucoup avaient des cheveux qui tombaient mollement sur leurs visages.
- Eh bien, il sera facile de savoir qui couper et à qui prendre l'âme, commenta Bakura en souriant.
- Ceux en noir sont mangemorts, dit Ryô à Seto et Atem. Tous les autres ne doivent pas avoir d'âme.
- Ils me rappellent des zombies, commenta légèrement Seto. Attaquons-nous ?
- Allons-y, approuva Yami.
Ils décolèrent, se précipitant vers les mangemorts et leur armée, les prenant au dépourvu. Ces sorciers ne s'attendaient évidemment pas à un assaut frontal de seulement cinq personnes, et ils ne s'attendaient pas non plus à ce qu'ils puissent se déplacer si vite. Yûgi et Yami travaillèrent en tandem parfait comme Atem alors qu'ils passaient devant la ligne de front, coupant des baguettes en deux à mesure qu'ils passaient, et directement les créatures sans âme. Atem et Akefia attirèrent l'attention des créatures pendant que Seto s'occupait des mangemorts.
Les sorts commencèrent à voler alors que Seto arrachait les âmes des mangemorts et utilisait les Ombres pour les projeter sur le côté. Les sorts manqués volèrent et heurtèrent le bouclier entourant l'école, l'amenant à onduler là où il était frappé. Des cris de terreur furent entendus depuis les portes ouvertes, mais ils furent rapidement réduits au silence quand les sorcières réalisèrent que le bouclier absorbait tous les sorts des mangemorts.
Armé de la Baguette d'une main et de son épée dans l'autre, le Prêtre coupa plusieurs baguettes, rendant les sorciers impuissants, avant de prendre leurs âmes. La vue de leurs camarades tombant facilement à cause d'un seul homme dans la bataille découragea certains des mangemorts qui essayèrent de fuir avant qu'ils ne soient jetés comme des poupées chiffons. Ils n'allèrent pas bien loin avant qu'une Ombre solide ne leur bloque le chemin.
Seto laissa les Ombres poursuivre et tourmenter les lâches qui avaient essayé de s'enfuir avant de leur ordonner de se régaler de leurs âmes. Avec chaque âme, les Mages pouvaient sentir les Ombres devenir plus fortes et plus excitées à l'idée de les aider.
- Ces choses n'ont pas de sang ! s'exclama Bakura en coupant un bras d'une autre créature.
Lui et Ryô se tenaient dos à dos, donnant à Akefia une vision presque à 360 degrés. Ryô avait également transpercé de nombreuses créatures mais cela ne semblait pas les décourager.
- Ne sentent-ils pas la douleur ?
- Peu probable, lui lança Yûgi. Ils sont des inferi: les corps de ceux déjà morts sont maudits pour répondre à l'appel d'un sorcier noir.
- Dommage que tu n'aies pas pu trouver leur faiblesse, dit Yami, utilisant une petite explosion de Magie des Ombres pour les repousser.
À ce moment, toutes les pensées de Yûgi étaient celles de Yami. Il n'y avait pas de délai dans l'échange d'informations entre eux.
Le champ de bataille était jonché de membres coupés et de quelques têtes, mais les inferi continuaient à attaquer. Yûgi avait réussi à en couper un en deux mais même cela n'avait pas découragé la créature. La moitié supérieure s'était rapprochée tandis que la moitié inférieure avait poursuivi sa mission. Atem et Akefia se perdirent rapidement dans l'essaim d'inferi qui trébuchaient sur la pelouse de Poudlard. Yami se sentait mal à l'idée de ce qu'ils pourraient réellement encaisser.
'Ne pense pas à ça' le coupa Yûgi. 'Je préfère ne pas voir ces images'
'Pardon'
Les Mages avaient une endurance remarquable mais, avec tous les efforts qu'ils avaient dû déployer et le peu de progrès qu'ils avaient accompli, il était probable que certains passeraient leurs défenses en direction du château s'ils devaient trop se fatiguer. Seto, qui en avait finalement terminé avec les mangemorts, se joignit à la mêlée, bien que ses efforts ne semblent pas aider davantage. Il semblait qu'il n'y avait qu'une seule façon d'arrêter ces créatures.
'Yami...'
'Oui'
- Akefia ! cria Yami, faisant exploser encore plus d'inferi.Tu dois invoquer ton dieu ! Seto, retiens-les quelques minutes !
- Oui, Pharaon ! répondit Seto en envoyant une grande vague vers les inferi, attirant leur attention sur lui tandis qu'Atem et Akefia utilisaient les Ombres pour disparaître de l'essaim et du no man's land entre les inferi et le château.
Yûgi cassa le cordon qui maintenait la Clé autour de son cou et la brandit en se concentrant intensément. Il tira de l'énergie, en empruntant à Yami pour qu'il ne s'épuise pas si vite. Bakura tenait ses mains autour de l'Anneau, les yeux fermés et en en attirant suffisamment pour invoquer un monstre.
La foudre s'écrasa au sommet du château, le laissant indemne, mais les Ombres commencèrent à se déplacer pour former un brouillard. Yami se souvint avec horreur de son cauchemar mais le repoussa. Après tout, il savait où était Yûgi et ce qu'il faisait. Des murmures se firent entendre depuis château mais Atem et Akefia les ignorèrent et continuèrent à amasser du pouvoir. Ils n'avaient pas plongé toute la zone dans les Ombres car ils y avaient aussi des centaines d'étudiants. Même protégés, ils ne seraient pas sage d'en amener autant dans le Royaume d'Ombres. Il fallait plus d'efforts et d'énergie pour se rassembler à l'extérieur des Ombres mais ils avaient assez de force pour le faire.
Plus d'éclairs frappèrent les Ombres qui menaçaient et ils furent finalement prêts. Yami se tenait à côté de Yûgi en tant qu'Atem.
- Maudit ! Je te libère de tes chaînes ! Descends et fais des ravages, Exodia !
Un énorme éclair fendit des cieux, déchirant les Ombres et aveuglant les sorciers qui les regardaient grandir. La lumière disparut, laissant derrière elle une énorme créature voûtée et enchaînée. Avec un rugissement puissant, elle brisa ses chaînes et se tint droite, faisant face à son ennemi. Tandis qu'Exodia était appelé, Akefia appela Diabound. L'énorme monstre en forme de serpent sortit des Ombres et atterrit devant son maître, attendant des ordres.
Akefia hocha la tête vers Atem, indiquant qu'ils étaient prêts.
- Seto ! Bouge ! commanda Yami.
Le Prêtre n'hésita pas à obéir et utilisa les Ombres pour disparaître et réapparaître derrière les deux Anciens et leurs monstres.
- Diabound ! Attaque !
- Exodia ! Oblitération!
Les deux monstres libérèrent leurs attaques, frappant les inferi directement. À la lumière de l'explosion, les Mages virent les inferis se faire déchirer et se perdre dans l'oubli. Ils auraient de la chance s'il y avait des cendres après cette attaque. La lumière s'éteignit, révélant toujours plus d'inferi rampant hors de la ligne d'arbres, qui avait été protégée d'une manière ou d'une autre pendant le premier assaut.
- Ces petites choses sont persistantes, n'est-ce pas ? fit Bakura en serrant les dents.
Yami jeta un coup d'œil à Yûgi ; ils avaient assez d'énergie pour une attaque de plus sans s'effondrer, mais rassembler de l'énergie pour qu'Exodia attaque et anéantisse tant de créatures puisait profondément dans leur endurance collective. Avec un hochement de tête fracassant, Yûgi commença à rassembler l'énergie une nouvelle fois, en le transférant à Exodia. Akefia faisait la même chose avec Diabound. Avec une nouvelle explosion, non seulement les inferi disparurent mais aussi les premières rangées d'arbres dans la Forêt Interdite.
Les épées et les poignards que les Mages tenaient se dissolurent dans les Ombres, tout comme Exodia et Diabound. Yami savait que Yûgi était épuisé, n'ayant que la force d'afficher une façade aux sorciers parce qu'ils avaient fusionné. Une fois qu'ils se sépareraient, ils dormiraient probablement au moins un jour. Akefia était dans le même état.
- Marek, Shizu, Seto, occupez-vousdes choses ici. Retirez les corps des mangemorts, dites à Dumbledore que je lui parlerai en personne et envoyez les élèves dans leurs dortoirs. Si un étudiant est trouvé hors de leurs dortoirs dans quinze minutes, jouez-le.
- Oui, Pharaon, dit Shizu en anglais, abaissant le bouclier, et se tournant vers la foule rassemblée pour relayer les instructions du Pharaon alors que Seto et Marek allaient s'occuper des corps des mangemorts.
Atem et Akefia disparurent dans les Ombres pour regagner leurs appartements en paix. Une fois qu'ils y furent, ils laissèrent finalement la fatigue de bataille les submerger. Lentement, Yami et Yûgi séparèrent leur esprit et leur âme. Yûgi trébucha dès qu'ils furent redevenus pleinement eux-mêmes. Il fut attrapé par Yami qui avait des cernes sombres à cause l'effort qu'ils avaient été obligés de fournir durant la bataille. Bakura et Ryô semblaient aller un peu mieux, mais pas beaucoup.
- Allons au lit, murmura Yami, en aidant Yûgi.
Trop fatigué pour argumenter, Yûgi hocha la tête et permit à son yami de le guider.
- Toi aussi, 'Kura, dit Ryô à Bakura.
- Je peux le faire moi-même, répondit obstinément Bakura. Va au lit aussi.
La bataille avait été plus difficile que Yami aurait voulu l'admettre. Ils avaient montré trop de force aux sorciers, mais il était réconforté par le fait qu'il y avait encore au moins un atout dont les sorciers ne savaient rien. Avec un peu de chance, ces sorciers ne les forceraient pas à l'utiliser.
Il réussit à changer son hikari, qui dormait debout, pour lui passer en pyjama et le mettre dans son lit. Le Prince s'était endormi avant que sa tête touche l'oreiller. Yami sourit doucement alors qu'il déposait doucement les draps sur lui. Yûgi avait extrêmement bien travaillé et Yami était fier de lui. L'hikari avait parcouru un long chemin en cinq cents ans, couvrant peut-être plus de distance que le reste d'entre eux. Après tout, il a dû assumer le rôle de Prince et sortir de l'Ombre du Pharaon pour briller tout seul.
Yami retourna dans sa propre chambre en bâillant. Il se demandait vaguement pourquoi Shizu n'avait pas vu l'attaque venir ce soir. Prenant une note mentale pour lui demander plus tard, il rampa dans son lit. Laissant échapper un soupir de contentement, il ferma les yeux et s'endormit presque immédiatement.
