Chapitre 28: The new Queen is awake

Auteur: Rain

Disclaim': Pô à moi...

Cette fic est une OC/Hao-centric donc si ça vous plait pas sortez... Les mauvaises reviews sans rapport/dégradantes seront offertes à Sayo-chan qui a Ama-chan et Hao-kun qui a SoF ~


- Sayo?
- …

Sayo ouvrit péniblement les yeux et releva la tête. Hao avait passé son bras au dessus de ses propres épaules, et la portait à moitié, avançant sur les marches du chemin. Quand elle fut complètement consciente, elle cessa de se faire porter et commença à marcher, encore trop faible cependant pour qu'il la lâche.

Hao…
Tu es resté…
Avec moi.
Merci.

- … Je croyais que tu allais me détester. Je t'ai quand même détruit ton rêve.
- … Ce genre de discours, tu te les garde. Ce n'est pas du tout comme ça qu'il faut raisonner, Sayo. Ce qui s'est passé aujourd'hui s'est passé à la suite de plusieurs actions de mon fait. Si je n'avais pas détruit les Dragons à la base, je serai peut-être Shaman King maintenant.
- Peut-être. Mais je ne serais pas la.
- C'est vrai aussi.

Il sourit…
Je ne lui avais jamais vu ce sourire.
Il est beau…


- Hao… Ka ?

- En effet, c'est moi. Excuse-moi si je ne te dis pas bonjour, Sayo, mais j'ai toujours détesté ce jeu de mots.


Depuis ce jour-là, en fait.
C'est depuis ce jour-là que je l'aime…

Ils continuèrent de marcher ainsi, en silence. Sayo releva la tête à l'approche de l'endroit où devaient se trouver les autres. Hao, l'air sombre, lui demanda :

- Tu veux marcher seule, ou je dois te porter encore ?
- … Si cela te dérange, j'y arriverais bien.
- … Donc, c'est non.

Elle le regarda d'un air étrange, et il sourit, de son mauvais sourire. C'était un moyen de la rassurer, quelque part. Même s'il devait s'humilier devant ses pires ennemis, il ne voulait pas la laisser toute seule si elle n'en était pas capable.

Elle sourit.

Et vit ses amis. Elle fit u grand signe de sa main libre, un sourire aux lèvres, tandis qu'Hao se rembrunissait.

Mina…
Tadaima.

- Sayo !
- Sayo, tu vas bien ?
- Ôte tes sales pattes de Sayo, toi !
- Sayo-san !

Mina…

Une bonne dizaine de personnes leur sautèrent dessus et poussèrent le Shaman Millénaire sur le côté. Entre Manta, qui, du haut de ses dix centimètres, s'extasiait sur le fait qu'elle aille bien, Ren qui pensait tenir Hao en respect avec son arme, ledit Hao qui devait se retenir pour ne pas crâmer l'imprudent, Chocolove qui tentait une plaisanterie foireuse, Horo-Horo dont le ventre grognait, et tous les autres, Sayo sentit soudain une énorme lassitude s'emparer d'elle. En même temps, elle était heureuse de les revoir tous.

- On se calme, tout le monde…
- Alors, c'est vrai ce que Yoh a dit ? Tu es la nouvelle Shaman Queen ? C'est vrai ?
- Tu le mérites !
- Poil à…
- TAIS-TOI ! KISAMAAA !

Sayo sourit doucement en voyant Chocolove coursé par Ren. Ceux-là n'avaient pas changé. La première fois qu'elle les avait vus ensemble, ils se courraient déjà après…


- Nul, j'ai dit nul.Les temps changent, comme on dit, mais certaines choses ne changeront jamais…
Et c'est tant mieux.

- Nul ? Répète un peu pour voir !


Yoh et Anna, suivis de Jeanne et Keiko, arrivèrent enfin jusqu'à Sayo. Elle sourit à la blonde.

- Tu vois, Anna, je te l'avais dit. Je t'ai ramené Yoh.
- Et je t'en remercie.
- D'ailleurs, Yoh, tu aurais du voir ça ! Anna était tellement inquiète qu'elle a…

Le coup de poing d'Anna envoya Horo-Horo bouler au sol. Comme avant, songea Sayo. Elle non plus n'a pas changé.

- … Anna ?
- Yoh, tais-toi. Si tu ne veux pas rejoindre Horo-Horo au sol et me faire cent pompes.
- Anna…

Le Shaman aux cheveux courts recula très lentement, dans la très ferme intention de s'esquiver, mais l'Itako le saisit par l'oreille et continua, le visage fermé :

- Je t'avais dit de te taire. Fais-moi deux cent pompes tout de suite, Yoh Asakura, avant que je m'énerve.

Et Yoh de s'atteler à sa tache, sous les encouragements d'Amidamaru. Amaya éclata de rire, du moins autant qu'un Dragon peut rire.


- Tu ne m'as pas oubliée, j'espère ?
- Euh… Non, du tout, je gardais le meilleur pour la fin. Voici Anna, c'est ma fiancée.Sayo sourit.

- Oui, Anna ?


Hao resta sombre.

- Merci, Sayo.
- Keiko-san… Où est votre mari ?
- Mikihisa a disparu il y a quelques heures. Je ne lui en veux pas. Il n'aime pas rester en place.
- Venez. Je pense que vous devriez faire connaissance avec votre fils ainé, non ?
- Je veux bien, mais…
- Venez !

La saisissant par la main, elle entraina la jeune femme vers le Shaman aux cheveux longs, resté en retrait. Dés qu'il vit avec qui elle arrivait, il tenta de s'esquiver, mais elle le saisit par le col.

Voyant qu'ils restaient tous les deux immobiles, Sayo soupira et donna un coup de coude dans les côtes d'Hao.

- Allez, baka, vas-y.
- Mais…
- Pas de mais.

Bon sang…
Allez, go.

Rougissant intérieurement, le Shaman Millénaire leva les yeux vers sa mère biologique. Celle-ci sourit et ouvrit les bras. Sayo poussa Hao dedans, pestant contre l'impossibilité des Shamans Millénaires à faire les choses les plus simples pour les humains normaux.

- Merci d'être là, Hao.
- … C'est à toi que je dois dire merci, Keiko.
- … S'il te plait ?
- Oui ?
- Appelle-moi maman, comme Yoh.

Les laissant ainsi, elle se retourna, et tomba sur deux grands yeux écarlates.

- Sayo…
- Jeanne.

Le chef des X-Laws sourit à la brune, avant de jeter un regard de biais à Hao, et de soupirer.

- Alors Hao avait raison. Je ne suis bien que la fille bizarre des X-Laws. J'imagine que tu ne le tueras pas ?
- … Jeanne… Ce n'était pas une bonne idée au départ, de la part de Marco et de Rackist. Je sais que tu n'as jamais vécu autrement que pour le tuer. Mais tu vas devoir apprendre.

Gomene.
Une seule personne devient Shaman King, et, pour cela, elle est obligée de briser les rêves des autres...
Gomene, Jeanne.
Depuis le début, je suis injuste envers toi.


- Et toi donc. Enfermer les gens, c'est pas bon, très chère, ce n'est pas juste.- … J'espère bien. Et tu sais pourquoi, Sayo ?
- … Non ?
- A part avec les jumeaux, tu n'as jamais été aussi rayonnante en face de moi.
- …

- Tu me surprends.



Honto da ?

Le sourire de la brune s'élargit, mais disparut bien vite.

Les jumeaux… Oui.

Elle devait faire quelque chose pour eux.

- … Yoh ? Je dois ressusciter les jumeaux. On peut rentrer à l'auberge où ils sont ?
- Pas la peine, Sayo, répondit Chocolove à sa place. Jun et Pirika sont revenues après ton départ, avec Mikihisa et Keiko. Ils les ont ramenés ici. Je crois que Faust le leur avait demandé avant qu'on parte.

L'afro pointa de la main Faust, qui veillait avec Elisa sur deux corps, à l'ombre d'un arbre. Dépassant Manta et les autres, Sayo se dirigea le plus rapidement qu'elle pût vers eux, et découvrit que Faust était aidé par un petit garçon qui empêchait quiconque de toucher Aï.

Hao, reconnaissant Opachô, se détacha de Keiko et se dirigea vers lui. Dés qu'il vit son chef, un immense sourire barra le petit visage de l'africain aux yeux noirs :

- Hao-sama !
- … J'ai perdu, Opachô.
- … Non, Hao-sama n'avoir pas perdu. Hao-sama avoir gagné Sayo-sama, Hao-sama n'avoir pas perdu.
- …

Le Shaman Millénaire éclata de rire, tandis qu'Opachô l'observait avec le plus grand sérieux. Hao perdit cependant vite son sourire quand il vit Sayo prendre les enfants dans ses bras, l'un après l'autre, et les porter en plein soleil, sous le Great Spirit, dans l'herbe fraiche.

Il fronça les sourcils.

- … Hao-sama ?
- Attends, Opachô.

Elle leva la tête vers le Great Spirit, semblant attendre quelque chose… Ou quelqu'un.

Même deux quelqu'un.

Et ils vinrent. Deux fantômes presque transparents, bien plus qu'Amaya, Spirit of Fire, Bason ou Amidamaru, mais bien là. Opachô fixa son regard sur Aï, mais Hao, préoccupé, ne s'en aperçut même pas. Il plissa les yeux sur Sayo.

Elle avait dit un énorme fouryoku.

Enorme comment ?

Aurait-elle la force de faire ça ?

Il n'en savait rien, mais il n'y pouvait rien non plus. C'était le combat de la jeune fille. Son rêve.

Il la regarda sourire aux âmes, et les saisir comme n'importe quel fantôme utilisé pour une fusion. Sauf qu'à la place de les faire fusionner en elle, la jeune fille aux cheveux bruns les plongea dans les corps des deux enfants morts.

- Résurrection.

Sa voix n'avait été qu'un murmure. Il observa, fasciné, la lumière jaillir des mains de Sayo. Elle avait les yeux fermés, et entra dans une sorte de transe.

Il sentait qu'elle était inconsciente. Des étincelles bleutées sortaient de ses mains pour frapper les enfants. Comme lorsqu'ils étaient morts, et qu'elle avait tenté de les ressusciter, sauf que les étincelles étaient bien plus grosses et lumineuses.

Hao dut cligner des yeux sous l'afflux de lumière. Puis il eut un sourire triste en voyant qu'Opachô gardait les yeux fixés sur Aï, se détourna, et commença à s'éloigner.

Yoh l'arrêta pour la deuxième fois dans la journée. Pour la deuxième fois dans la journée, Hao le repoussa sèchement. Et pour la deuxième fois dans la journée, Yoh tenta de le retenir :

- Tu ne peux pas faire ça. Pas maintenant. Elle a tout fait pour toi, Hao, tu ne peux pas partir.
- Bien sûr que si. Cela vaut bien mieux.
- Comment peux-tu dire ça ?
- … Regarde-là. Cette fille est pure. Je vais te répéter, mot pour mot ou presque, ce que celui qui a été mon seul ami m'a dit un jour : « Je suis sale. Elle est pure. Et nous nous aimons (1). » Sauf que je ne veux pas la corrompre. Je ne l'ai déjà que trop fait.
- Hao…
- Prends soin d'elle, Otôto.

Et le Shaman Millénaire s'évanouit dans les flammes. Yoh serra les poings et soupira.

Keiko sourit tristement. Elle savait bien que tout n'était jamais facile, mais ses fils avaient le don pour compliquer les choses.


Sayo ouvrit lentement les yeux. Elle avait réussi. Du moins, elle avait cette impression.

Impression confirmée.
Ils sont là !

Elle les serra dans les bras, et ils le lui rendirent bien. Ils étaient comme fous, et Aï riait plus qu'elle ne l'avait jamais fait avant. Toma, lui, serrait sa « grande sœur » comme s'il avait peur de la perdre de nouveau. Sayo ne disait rien, ne riait pas.

Elle se contentait de leur sourire, un sourire d'accueil, pour leur prouver qu'ils étaient bien de retour.

Et qu'elle était avec eux.

Cela dura un long moment. Ils restèrent les uns contre les autres, heureux de s'être enfin retrouvés.

Une silhouette, perchée dans un arbre, commenta doucement l'acte de bravoure :

- Hum. Elle est toujours aussi pathétique. Mais… Je crois que c'est ce qui fait son charme.

Hao sourit, du sourire triste qu'avait eu l'illusion du rêve de Sayo dans le Great Spirit, et disparut pour de bon. Mikihisa fronça les sourcils. Celui qu'il avait en face de lui était-il vraiment le même que celui qui lui avait brûlé le visage quatorze ans auparavant ?

Il n'y croyait pas.


Elle se releva, pendant qu'ils s'accrochaient désespérément à ses bras ou ses épaules. Souriante, elle chercha du regard le Shaman Millénaire, histoire de lui dire un mot.

Son cœur loupa un battement.

Il n'était pas là.

Elle tourna sur elle-même.

Horo, Choco et les autres revinrent vers elle, lui souriant, parlant de l'extraordinaire démonstration de force dont elle venait de faire preuve, mais elle n'en avait cure. Plus loin, les X-Laws, ou ce qui en restait, la regardaient gentiment. Plus loin encore, elle voyait le reste de l'équipe d'Hao qui scrutait le paysage à la recherche de leur maître, comme elle. Seyram et Reoseb, autour de Tamao, avaient réussi à emprunter à Saati l'enfant qui la suivait tout le temps.

Bientôt Aï et Toma la lâchèrent pour aller jouer avec eux. Opachô suivit Aï, qui, se retournant, lui rendit son sourire timide avant de le prendre par la main et de l'emmener.

Mais toujours pas de Hao.

Elle croisa le visage sombre de Yoh et se précipita vers lui. Il baissa la tête, et elle l'obligea à le regarder :

- Où est-il ?
- … Il est… Parti.
- … Parti ? Où ? Pourquoi ? Quand ?
- Il a dit qu'il ne voulait pas te corrompre, et il est parti durant ta transe. Je ne sais pas où il est parti.
- … Je vais aller le chercher.

Elle se détacha du groupe. Aï et Toma, suivis de près par Opachô, Seyram, Reoseb et la petite Gandhara, se précipitèrent sur la grande brune :

- Où tu vas ?
- Je veux venir avec Onee-sama !
- Opachô veut aller avec Aï-chan.

- Seyram a sourit ! Elle a sourit ! Toi, là, le petit roux ! Tu as réussi à faire sourire Seyram ! Tu as intérêt à rester avec elle !

Elle sourit, mais les repoussa :

- Là où je vais, je dois être seule.
- … Tu es sûre ?
- Aussi sûre qu'aujourd'hui, j'ai douze ans. Et qu'il ne m'a même pas souhaité mon anniversaire.

Et j'ai bien l'intention qu'il le fasse, ce baka de crétin d'imbécile en chef.

La grande brune s'envola, jeta un regard au Great Spirit, comme pour chercher son approbation. L'esprit sourit :

« Encore quelque chose de très peu personnel, à ce que je vois, Shaman Queen ? »

Désolée, Great Spirit.

Et Sayo recommença sa chasse au Shaman Millénaire.


Rain: Je veux parler du "Tu es pur, je suis sale. Et nous sommes copains." d'Ohachiyo. Ahah. Nan c'pas fini. ^^

Hao: ... Suis ooc à mort...

Sayo: Pas plus mal.

Hao: Pfu!

Sayo: Mature, mature. Ah. Point!

Hao: *boude*