Disclaimer : Non, ils ne sont pas à moi (ouin)

Genre : définitivement n'importe quoi (et du n'importe quoi qui traîne en plus...)

Personnages : tous et même plus

Couple : je ne suis pas certaine...

Commentaire : désolée pour l'attente, beaucoup de projets sur le feu... je sais, ce n'est pas une excuse...

Bonne lecture (s'il y a encore quelqu'un pour lire)


Le monde, mes potes et moi

Chapitre 29) Quand ça pourrait être pire, ça le devient

Bonjour tout le monde !

Oui, je suis de retour, et non, on ne m'a pas poussé pour revenir, enfin pas trop...

Bon, je ne vais pas y passer des heures non plus, c'est pas mon truc de m'étendre des heures sur mes péripéties. Je préfère reprendre où je m'étais arrêté. J'espère que vous êtes prêts, parce que ce qui va suivre... oups, j'en dis trop, je ferai mieux de me lancer, vous allez bien voir.

Donc, j'étais dans une sorte de passage secret, en compagnie du seul de mes cousins qui ne m'était pas ouvertement hostile, en train de fuir le foutu prince qui avait décidé de mon avenir sans prendre le temps de me consulter et qui devait sans doute être en train de se démolir l'épaule à essayer de défoncer ma porte.

Hum, là, j'avoue, je me faisais sans doute légèrement des films, tout en progressant dans le passage.

Hey ! Vous marrez pas ! J'aurai bien aimé vous y voir ! J'étais dans un espace restreint, je n'y voyais pas grand chose et je n'avais aucune certitude concernant ce qui m'attendait. Donc, oui, je flippais presque et je me raccrochais à tout ce qui me passait dans la tête.

Oui, je sais, ce n'est pas un comportement très princier, mais franchement, à cette époque, je ne me sentais vraiment pas partant pour accepter d'être un prince, encore moins un probable héritier.

J'en avais pris un peu trop dans la figure en peu de temps, j'étais au bord de la panique. Comme tout le monde sait, lorsque quelqu'un panique, il a tendance à faire un peu n'importe quoi. Je ne fais pas exception à la règle.

Dans mon cas, j'ai opté pour la fuite, je l'admets. Je n'en suis pas fier, mais j'ai décidé d'assumer.

Bon, je ne vais pas m'éterniser sur ma balade dans les entrailles du palais, cela n'a pas grand intérêt, et je vais aller directement au moment où nous en sommes sortis.

C'était probablement idiot, mais je pensais qu'une fois au dehors, je serai tranquille, au moins quelques heures, que je pourrai trouver refuge quelque part, n'importe où, le temps de me reposer un peu, de faire le point, et de prendre une décision. Malheureusement pour moi, le destin avait d'autres projets en ce qui me concernait.

Nous étions à peine dehors que Milliardo s'est raidi et a regardé celui qui nous attendait un peu plus loin.

Non, pas le prince Lowe, lui était encore dans le bâtiment, celui qui se trouvait là n'était autre que Treize.

Il se tenait à quelques pas de la sortie du passage, les bras croisés sur la poitrine et le sourire aux lèvres. Il était clair qu'il nous attendait et j'ai beau ne pas toujours capter, là, c'était très clair. Je venais de me faire avoir en beauté.

Le cousin Milliardo s'était bien foutu de moi avec ses affirmations, et je n'y avais vu que du feu.

Je peux vous dire que ça m'a foutu un sacré coup au moral, dans un premier temps, avant de me filer sacrément la haine.

Vous auriez réagi comment à ma place ? Vous auriez battu des mains, avoué que vous vous étiez bien fait avoir et qu'ils étaient très forts ? Que c'était bien joué de leur part ? Je ne crois pas.

Donc je gage que vous ne serez pas étonné de m'entendre dire que j'étais très remonté contre eux.

J'étais sur le point de dire ses quatre vérités à mon très cher cousin, qui en cet instant précis ne valait pas mieux que sa peste de sœur à mes yeux, quand son expression découragée m'a coupé dans mon élan.

Il n'avait vraiment pas l'air de quelqu'un de content de lui.

Pourquoi vous demandez vous sans doute...

Et bien, tout simplement, parce qu'il ne l'était pas du tout.

La présence de Treize ruinait ses plans, contrairement à ce que j'étais en train de penser, il ne m'avait pas entraîné dans un piège, il voulait vraiment que je ne me rende pas sur les terres de celui avec qui il traînait.

Il avait beau avoir renoncé à son héritage, il n'en restait pas moins un Peacecraft dans l'âme, l'intérêt de son royaume natal primait toujours dans son esprit. De même, il avait beau suivre Treize dans certaines de ses actions, il ne les approuvait pas toutes et leurs relations étaient aussi compliquées que celles de tous ceux qui m'entouraient. Ce n'est pas rien de le dire. Il n'y avait pas une seule situation simple dans ce pays et ceux qui se trouvaient liés à lui d'une façon ou d'une autre.

- C'était bien tenté, mais tu as oublié que je commence à te connaître Milliard. A dit Treize d'un ton onctueux.

Milliard, et non Milliardo, visiblement il préférait, et mon cousin ne cherchait pas à le reprendre là dessus.

Milliardo a soupiré.

- Je crois que ce n'est vraiment pas une bonne idée. A t'il répondu avec un calme surprenant.

J'ai commencé à réviser mon opinion sur lui, c'était vraiment quelqu'un de bien finalement.

L'espace d'un instant, je me suis pris à l'admirer.

Parole !

Il faut dire qu'il avait tout de même une sacrée classe, et une sacrée présence aussi. Il était beaucoup plus crédible que moi dans le rôle de prince héritier. C'était vraiment dommage qu'il ait renoncé, cela nous aurait simplifié la vie à tous... enfin, sauf à lui bien entendu. Mais bon, quelque part, il était né et avait été éduqué pour être roi un jour, moi non.

Aujourd'hui encore, parfois, je me prends à regretter qu'il ait fait ce choix, avant de me dire que c'était tout de même un choix courageux et top cool. Son épouse a beaucoup de chance d'être tombée sur quelqu'un comme lui, elle le sait.

Oh, vous, je vous vois venir, vous allez me dire que vous ne voyez pas du tout en quoi les choses devenaient pires. Nous étions en train de discuter paisiblement dans les jardins du palais, ou plus exactement, Treize et Milliardo parlaient et moi j'écoutais et j'essayais de suivre.

Un peu de patience ! Je vais y venir, mon récit d'aujourd'hui est loin d'être achevé, hélas. Croyez moi, je donnerai beaucoup pour pouvoir mettre le mot fin direct, mais cela ne m'est pas possible hélas. Ce ne serait pas honnête, encore moins correct de ma part.

Donc Treize et Milliardo étaient en train de débattre sur mon prochain séjour sur les terres d'OZ, chacun défendant sa position. Ils le faisaient dans le calme et je me contentais d'être spectateur, tout était paisible, mais le calme n'a pas duré longtemps.

Contrairement à ce que je m'étais plu à imaginer, le prince Lowe ne s'est pas évertué à enfoncer ma porte, au risque de se blesser, il n'était pas si bête. Au lieu de s'acharner vainement sur un panneau de chêne de plusieurs centimètres d'épaisseur, ce dont il avait parfaitement connaissance, ayant ses entrées dans les lieux depuis des années, il savait fort bien comment étaient les portes, et par conséquent qu'il était totalement vain de chercher à les enfoncer, surtout à coups d'épaules. Il était donc tout simplement allé quérir l'aide d'un serviteur, lequel s'était fait un plaisir de lui ouvrir la porte en question, sans en poser bien entendu.

Oui, certains serviteurs, pas tous heureusement, avaient un passe qui leur permettait d'accéder à la plupart des pièces. Ce que j'ignorais à l'époque et que j'ai appris à cette occasion. Il existait par ailleurs un sacré paquet de doubles des clefs des innombrables pièces, pour pallier à toute éventualité. On était prévoyant et organisé dans ce palais, que voulez vous. On l'est toujours d'ailleurs, j'ai beau faire mon possible pour faire disparaître tous les doubles des clefs ouvrant mes appartements, il s'en trouve toujours un jeu pour réapparaître au moment voulu. Mais ceci est une autre histoire qui sera contée une autre fois.

Pour l'heure, revenons au prince Lowe qui, une fois libre d'entrer, ne s'en est pas privé, qui a constaté que je ne m'y trouvais pas, à remarqué, il n'a jamais voulu me dire comment, que le passage avait été ouvert et refermé, et en a conclu que j'étais en route pour les jardins, où il s'est empressé de se rendre. Ce qui fait qu'il a débarqué comme une fleur... ou plus exactement, comme un boulet de canon, au milieu de la conversation.

Autant vous dire que son arrivée n'est pas passée inaperçue, et que c'était tout à fait ce qu'il voulait.

Vous vous souvenez sans doute qu'il n'était pas de très bonne humeur lorsqu'il se trouvait du mauvais côté de la porte, et bien, ça ne s'était clairement pas arrangé entre temps.

Vu son expression, j'ai bien cru qu'il allait en venir aux mains avec mon cousin et l'imperturbable Treize.

Fort heureusement, en regardant autour de moi pour trouver un moyen d'éviter cela, j'ai fait une découverte qui a détourné illico le prince Lowe de ses velléités de pugilat.

Enfin, quand je dis heureusement, ce n'est qu'une façon de parler, parce que ce que je venais de découvrir a été la source d'un formidable remue ménage. En des temps plus reculés, j'aurai carrément dit que cela a été à l'origine d'un sacré merdier, mais j'ai fini par apprendre à utiliser un langage un peu plus raffiné.

Allez, je ne vais pas vous faire languir jusqu'au prochain chapitre, je vais vous dire ce que je venais de découvrir. Il s'agissait d'un corps ligoté et en fort mauvais état, et pas le corps de n'importe qui. Mais cela, je vous le dirai un autre jour.

À suivre