NB:

1. Les pensées sont en italiques dans le texte

2. Harry s'appelle désormais Raphael Leonardo Tizianno mais nous continuerons à voir son nom apparaître pour éviter les confusions (ou peut être en rajouter?)

Là haut:

Terrain de Quidditch, 15 novembre:

Harry tentait de trouver le vif d'or afin de terminer la partie. Flint avait été très clair sur ce point, à cause des balais de leurs adversaires, ils risquaient d'avoir une mauvaise surprise.

« Flint marque. 60 points pour Serpentard et 0 pour Griffondor! Il serait peut être temps de se réveiller! » s'énervait Lee Jordan.

Personnellement Harry pensait qu'ils s'en sortiraient très bien grâce à ses amis Blaise et Draco. Non, le problème résidait dans le fait que William passait son temps à le coller et que cela l'énervait. Il a enfin compris qu'il n'avait aucune chance!

« Alors Potter, on a peur tout seul? » fit Draco qui passait devant eux.

« Non, en bon Griffondor, je reste à côté de ton ami... je ne voudrais pas qu'il tombe de son balai! » répondit William qui, faisant semblant de chercher le vif, tenta de donner un coup à Harry.

« Qu'est-ce que tu essayais de faire là? Tu te crois assez rapide pour cela? » lui répondit ce dernier en évitant de justesse un cognard.

La partie continua mais Harry ne fit plus attention à rien car un cognard passait son temps à les attaquer. Les deux attrapeurs étaient constamment obligés de faire des pirouettes pour l'éviter. A cela s'ajoutait l'autre cognard que les deux équipes lançaient dans leur direction afin de faire tomber l'élément principal de l'équipe adverse. Bref, pour ceux qui regardaient le match, il y avait une zone où se jouait un ballet très dangereux.

Soudain Harry vit le Vif, juste derrière la tête de William. Il fonça donc droit sur lui comme s'il tentait de le bousculer. Malheureusement la petite balle ne désirait pas se laisser attraper et sa feinte ne lui donna qu'un très léger avantage. William, accroupi sur son balai, gagnait du terrain sur son adversaire. Très vite, il parvint presque à se hisser complètement à la hauteur de Harry qui tendit le bras vers le Vif avec affolement. Mince, le balai a vraiment de l'importance!

Alors qu'il mettait enfin la main sur la victoire, Harry fut frappé de plein fouet par un cognard qui le déstabilisa et le fit tomber de son balai. La douleur dans son bras était tellement forte qu'il ne ressentit pas le choc de sa chute de 10 mètres, pas plus qu'il n'entendit le hurlement de joie de ses camarades. Assommé, au sol, il voyait trente six chandelles. Heureusement pour lui, son sang de vampire l'avait sauvé des conséquences d'une telle chute et même commençait à guérir son bras. Pour la première fois de sa vie, il sentait les os se ressouder et ce n'était pas un phénomène agréable: ça le piquait, le lançait et le grattait tout à la fois. Au bout d'un moment, il se rendit compte de la foule qui l'entourait et l'encourageait.

« Ça va aller! Neville est allé chercher Mme Pomfresh! » faisait Hermione.

« Ce cognard! Il ne t'a pas raté!Mais on a gagné, on a gagné! » chantait Flint pour qui l'état de Harry était secondaire.

« Allez, poussez-vous! Laissez moi passer! » entendit Harry avant de reconnaître Lockhart « Ne t'inquiètes pas, tout va bien! Je suis là! »

« Non, pas vous! » supplia Harry.

« Le pauvre, il délire. Heureusement que je suis là! » reprit le professeur qui fit des moulinets exagérés avec sa baguette avant de tapoter le bras du blessé.

« NON!!! » s'écria tout le monde.

Devant leurs yeux, Lockhart venait d'ôter tous les os du bras du blessé, qui, pour le coup, ne ressentait plus rien mais le regrettait amèrement.

Infirmerie, 10 minutes plus tard:

Sous les yeux de Harry et de ses amis venus le soutenir, Mme Pomfresh fulminait et marmonnait dans sa barbe:

« Incapables... si au moins il se tenait loin des élèves... Bandes d'incompétents notoires, le laisser faire... l'a pris un coup de vieux... peu courir pour l'anti-acide... »

Elle se tourna violemment vers ceux qui étaient là pour dire:

« Et vous? Vous n'avez rien de mieux à faire que de rester planter là? Inutile d'attendre, faire repousser des os prend des heures et c'est très douloureux! Alors ouste! »

En moins d'une minute, Harry se trouva tout seul et s'il l'avait pu, il les aurait suivi. Un pic de souffrance soudain le transperça et il ne put retenir un cri.

« Je suis désolée. C'est le seul moyen. Tu as faim? » fit la matrone d'une voix douce et maternelle.

« Non »

« Je comprends. Si tu as besoin de quoique ce soit, je suis dans le bureau d'à côté! » Et elle s'en alla.

Harry s'endormit très vite, la fatigue ayant raison de lui.

Danger!

Quelque chose! Danger!

Inconsciemment, dans un demi sommeil, Harry tendit son bras et agrippa un élément non identifié à la peau pas franchement agréable. Ceci acheva de le réveiller.

« Dobby demande de l'excuser, maître Tizianno. Il ne voulait pas blesser Mr! »

Un elfe? Un elfe de maison?

Pas me blesser?

« Dobby a été méchant alors il s'est puni avec la poêle à frire. Dobby s'excuse, Mr. »

« Dobby. » commença Harry qui était perdu car il ne connaissait pas l'elfe: « Tu as fait quoi? »

« Dobby a blesser Mr Tizianno mais il voulait juste aider Mr Potter! Méchant Dobby!»

« Mais c'est un cognard qui m'a blessé... Oh, je vois! William n'était pas sûr de gagner alors il a demandé à ce que tu trafiques le jeu! Lamentable... »

« Non, ce n'est pas Mr Tizianno qui devait être blessé! Dobby voulait juste aider! »

« Je ne comprends pas... qui t'a envoyé? »

« Dobby est venu seul. Dobby a enchanté le cognard pour que Mr Potter soit blessé et quitte Poudlard! Il a aussi enchanté King's Cross pour que le Sauveur ne puisse venir! Mr Potter est en grand danger! »

« Eh bien, c'est une réussite! Enfin Dobby, Potter n'a pas besoin d'aller à la gare pour venir à Poudlard obligatoirement! En plus c'est pas parce qu'il est blessé qu'il quittera l'école! »

« Mais la Chambre... Dobby n'a rien dit, méchant Dobby! »

Il lutte contre un ordre!

« Dobby, tout le monde est en danger et s'il doit tous nous sauver alors il doit rester! Donc, par pitié, ne tente plus quoique ce soit contre lui! Tu vas finir par tuer quelqu'un! » L'elfe eût un regard horrifié qui disait que tel n'était pas son intention. « Plus important, à qui appartiens-tu? Et que sais-tu de la Chambre des secrets? »

« Dobby ne peux pas dire... »

Soumis au devoir de silence, Dobby tenta de s'écarter de Harry mais en faisant cela il percuta le bras blessé qui lança tout de suite des éclairs de douleur. Sous le choc, Harry lâcha prise ce qui permit à l'elfe de partir. Mince!

Alors qu'il tentait de reprendre son sommeil perturbé, il vit arriver un étrange convoi: Dumbledore en robe de chambre et bonnet de nuit était accompagné de McGonagall dans le même accoutrement. Tous deux faisaient léviter quelque chose qui ressemblait à une statue de photographe.

« Ah, mon dieu! Encore un? » fit Mme Pomfresh qui déboula à leur côté.

« Malheureusement, oui. » répondit le directeur.

Encore un? Ça a recommencé?

« Mais qu'est-ce qui se passe, Albus? » fit Minerva.

« Qui est-ce? » demanda Pomfresh.

« C'est Colin Crivey. Je l'ai découvert non loin de la pièce qu'il a emménagé en chambre noire pour y développer ses photos. Albus? »

Mais le directeur semblait perdu dans ses pensées. Il prit délicatement l'appareil que tenait Crivey dans ses mains et l'ouvrit comme s'il voulait en extraire la pellicule. Cette dernière s'enflamma au contact de l'air, faisant sursauter les trois adultes.

« Qu'est-ce qui s'est passé? » répéta le professeur McGonagall.

« J'ai bien peur que la Chambre des secrets ait été rouverte! »

« Hein? » firent les deux femmes.

Mais si elles pensaient obtenir de lui une réponse alors elles se trompèrent lourdement car Albus sortit de la pièce, absorbé par ses pensées. Donc c'est du sérieux, les élèves sont en danger! Mais qu'est-ce qui se passe encore?

Tourmenté par son bras, Harry ne se rendormit que très tard. A son réveil, Draco attendait sur une chaise à côté de son lit, un livre ouvert sur ses genoux. Il lui expliqua sa nuit mouvementée tout en s'habillant.

Toits de Poudlard, même nuit:

Le Traître manquait cruellement d'informations depuis quelques temps mais cela allait bientôt changer. Il avait grimpé la tour est jusqu'à son sommet puis était monté sur le toit. En équilibre précaire, il vit sa cible non loin de là qui faisait semblant d'être de pierre. Si ce qui était dit dans les livres était vrai alors cela faisait un moment que la gargouille savait que le Traître s'approchait d'elle.

« Bonsoir! Belle vue, n'est-ce pas? ».

« ... » aucun mouvement ou réponse ne parvint de la gargouille.

« Inutile de faire la statue! » reprit sèchement le Traître « Je sais ce que tu es et ce dont tu es capable, gargouille! »

« Désolé de vouloir appliquer une méthode qui nous a sauvée pendant des millénaires! » lança sarcastiquement Pierre. « Que me vaux le plaisir de votre visite? »

« Tu sembles bien seul, ici. N'as-tu pas envie de compagnie? »

« Certes, oui. Mais ceux de ma race sont désormais de moins en moins nombreux... »

« Que dirais-tu si je te trouvai des amis? »

« Je dirai: que voulez-vous en échange? »

« Moi, je désire juste aider parce qu'il y a des gens sans scrupule qui... » commença le Traître qui fut coupé par Pierre.

« Ne me prenez pas pour un pigeon! Qu'est-ce que vous voulez? »

« Des renseignements! Je veux savoir tout ce qui se passe ici! »

« Parce qu'une école vous intéresse? »

« Oui, surtout tout ce qui sort de l'ordinaire. Alors? »

« Marché conclu: des infos contre des miens... »

« As-tu déjà remarqué quelque chose d'étrange? »

« Non » répondit la gargouille après un léger temps d'attente.

« Ça ne fait rien. On a le temps... Je reviendrais. »

« Je n'en ai pas le moindre doute, Madame! ».