The Screamers FR

Coucou,

Et oui, je suis de retour avec le nouveau chapitre sous le bras !

J'ai un peu tardé mais je suis partie quelques jours rejoindre mes Tpas adorées à Marseille : merci pour ces super moments, les filles, vous me manquez trop. Je vous aime ! Un immense merci aussi à ma Ninie pour ses corrections et la bannière de ce chapitre !

Un énorme merci pour toutes vos reviews qui m'ont vraiment fait rire et j'ai bien compris, vous êtes rongées par la .

Remerciements aux non-inscrites :

Pauline : Alors comme ça tu n'as pas pu résister à aller lire la suite en VO ^^ Je te comprends ! Et oui, Edward a gagné une sorte de conscience à force de travailler sa sérénité avec Edward ! Pour connaitre la réaction d'Edward… voila la suite ! Merci pour tes reviews. Bizz

Coco : Coucou, désolée pour avoir vidé tes canalisations d'eau pour apaiser le feu en toi mais je suis contente que ca t'ait sauvé la vie ainsi que celle de tes culottes ! Je suis contente que tu aies aimé ce chapitre et j'espère que tu seras exaucée pour le réveil ! Merci pour tout et voila la suite. Gros bisous

Majéa : Ah oui, je vois ca que tu es en pétard ! Que de théories… Une grande partie des réponses se trouve dans ce chapitre ! Merci pour ta review énervée. Bizz

Caroline : Je sais que chaque est une frustration supplémentaire, mais y a pire comme torture… non ? Et pour ta question… tu auras ta réponse en fin de chapitre^^. Encore mille mercis pour tes compliments et ton soutien, c'est énorme pour moi ! J'espère bien que tu n'es pas morte d'attente pendant mes vacances ! Bisous

Didou : Merci beaucoup, je suis contente que l'histoire et ma trad te plaise ! Voici la suite. Bizz

4-Trynn 20-100 : Merci beaucoup, je suis super contente que tu trouves la fic si drôle! Et j'ai adoré ta longue review ! Bizz

Kadopilou : Coucou et bienvenue ! Bon exceptionnellement je te pardonne de ne pas avoir laissé de commentaire pour chaque chapitre mais je sais ce que c'est d'être prise dans une histoire ! C'est vrai qu'il faut se faire à la vulgarité de cette histoire pour apprécier cette fic. Bizz.

Disclaimer :

Les personnages appartiennent à S. Meyer et l'histoire à KiyaRaven, je ne fais que traduire !

Chapitre 29 : Jalousie contre Sérénité

Bella POV

« Robert ! Par ici ! Robert ! »

« Rob, qui est votre amie ? Vous sortez ensemble tous les deux ? »

« Robert, allez ! Juste un sourire, mec, s'il te plaît ! »

« C'est quoi ton nom, chérie ? Comment vous vous êtes rencontrés avec Rob ? »

Rob me fît entrer dans l'hôtel et nous ne pûmes nous détendre suffisamment pour expirer jusqu'à ce que les portes de l'ascenseur ne se referment derrière nous, bloquant les cris des paparazzis désespérés.

« Bon Dieu, Rob ! Ca t'arrive souvent ? » Demandai je avec étonnement.

Il acquiesça et m'adressa un sourire ironique.

« Chaque putain de jour, Swan. »

« Vraiment ? C'est incroyable ? »

« Hey, c'était rien. Ces types étaient plutôt corrects par rapport à d'autres. Certains sont de vrais animaux. »

« Non, je veux dire que c'est incroyable qu'ils te trouvent assez intéressant pour te traquer comme si tu étais quelqu'un de vraiment important. »

Je lui lançai un sourire en coin, et il ricana en secouant la tête.

« Tu es la personne la plus hilarante que j'aie jamais rencontré, Swan, tu sais ça ? »

« Vraiment ? »

« Non. Pas vraiment. Tu n'es qu'une énorme épine douloureuse dans mon pied, mais tu me fais rire. Maintenant, appelle ton satané petit ami et essaye de lui expliquer ce merdier qu'on vient de se taper avant qu'il ne l'apprenne par quelqu'un d'autre et décide de me tuer dans les pires souffrances. »

Je levai les yeux au ciel.

« Bordel, Rob, t'as pas l'impression de dramatiser à fond ? »

Il me dévisagea.

« Très bien, très bien, » dis je, en sortant rapidement mon téléphone et en pressant les touches. « Bordel ! T'es pas nerveux au sujet de la réaction d'Edward quand même ? Je t'ai déjà dit à quel point il était doué dans son entrainement de sérénité. »

Il passa nerveusement ses doigts dans ses cheveux.

« Oui, tu l'as dit, juste avant que tu ne me racontes qu'il avait pris presque 7 kilos de muscles, alors je ne veux pas prendre le moindre risque, merci beaucoup. »

Je composai le numéro d'Edward et attendais impatiemment qu'il réponde. Je sentais mon rythme cardiaque accélérer légèrement à l'idée de lui dire ce qu'il venait de se passer.

Cette conversation pouvait prendre deux directions – il pouvait soit réaliser que Rob et moi passions simplement un peu de temps ensemble, entre amis, en toute innocence et ignorer les rumeurs qui allaient sans aucun doute se répandre sur internet à la vitesse d'un feu de forêt, proclamant que nous baisions sur toutes surfaces horizontales disponibles, et même certaines verticales ou il pouvait passer outre son entrainement de sérénité et prendre le premier vol à destination de New York pour pouvoir réduire Rob en bouillie et me hurler dessus jusqu'à ce que je pleure.

Je me rongeais les ongles en attendant de découvrir à quel Edward j'allais parler.

« Téléphone d'Edward Cullen, Bree à l'appareil. »

Ah, putain.

Ou il pourrait donner son téléphone à l'équivalent humain d'une dévitalisation dentaire et donner envie à ma tête d'exploser d'une rage violente.

« Bree, c'est Bella, » fulminai je, ne m'embarrassant pas à cacher mon dégoût, « Avant tout, merci pour avoir foutu n'importe quoi pour mon transport et mon hébergement ici à New York. C'était juste génial. »

Elle pouffa de rire, et je n'avais jamais autant voulu frapper quelqu'un de ma vie.

« As-tu aimé l'hôtel, Bella ? Je l'ai vu sur internet et j'ai totes pensé à toi. »

« Oh, vraiment ? Est-ce que la fiche de présentation sur le site internet mentionnait aussi les tâches de sperme sur le couvre-lit ? »

Elle pouffa de rire à nouveau.

« Non, mais c'est, genre, un super bonus. »

Je rageai et serrai les poings. Cette fille n'avait pas idée de qui elle emmerdait mais aussi sûr que le soleil se lèverait demain je le lui expliquerai un jour très prochain. Je suis à peu près sûre que mon explication pourrait la mettre en scène se tordant de douleur sur le sol.

« Bree, où est Edward ? »

« Oh, et bien, sa dernière interview de la journée était totes stressante. Le journaliste a évoqué des trucs à propos de toi et de ton passé, alors Emmett a emmené EC courir, genre, pour le calmer. » Sa voix glissa du téléphone telle une puanteur liquide, et mon nez se plissa involontairement. « Wahou, Bella, tu dois te sentir vraiment très mal qu'il doive totes passer son temps à défendre ton passé face à tout le monde, hein ? Pauvre EC. Ca lui fait vraiment beaucoup de mal. »

Je fermai les yeux et soufflai pour apaiser ma colère, essayant de toutes mes forces de desserrer ma poigne sur le téléphone avant qu'il n'explose dans mes putains de mains. Je sentis la main de Rob se poser sur mon épaule et j'ouvris les yeux pour le voir me regarder avec inquiétude.

Allez, Swan, ne t'embêtes pas à réagir à sa connerie. Tu sais qu'elle ne fait ça que pour te faire péter les plombs. Ne lui donne pas cette satisfaction.

Je m'inspirai d'Edward et comptai jusqu'à dix en expirant lentement. Mon sang bouillait un peu moins quand je repris la parole.

« Ecoute, Bree, dis juste à Edward de me rappeler, d'accord ? D'urgence. Et pour l'amour de Dieu, gardes le à distance d'internet jusque là, ok ? Je dois lui expliquer quelque chose. Tu peux faire ça ? »

« Oh, Bella, je peux totes faire plus que ce que tu penses, » dît elle, et j'eus soudainement l'image mentale irrationnelle d'une mouche se débattant inutilement dans une toile gluante alors qu'une araignée avançait pour la tuer. « Je dirai à EC que tu as appelé. »

Sur ce, la communication était coupée.

Rob me regarda, dans l'attente alors que les portes de l'ascenseur s'ouvraient et que nous avancions dans le couloir.

« Bon ? »

« Il n'est pas là. Le suppôt de Satan a dit qu'elle lui demanderait de me rappeler. »

Il soupira.

« Et bien, je suppose qu'on a plus qu'à attendre jusque là alors, non ? Tu veux traîner dans ma chambre ? »

« Pourquoi, Mr Pattinson, » m'exclamai-je, « que c'est téméraire de votre part. Que diront les paparazzis quand ils le découvriront ? »

Il haussa les épaules.

« Ils diront que toi et moi baisons comme des lapins, que tu es enceinte du fruit de notre amour, que nous cherchons à acheter une maison ensemble, et que j'ai demandé ta main au Château Marmont en fumant de l'herbe et en descendant des shooters de téquila sur tes seins. Tu sais… les classiques. »

J'acquiesçai solennellement.

« Pas mal. T'as de la bière ? »

Il se moqua.

«Garce, je t'en prie. C'est moi. »

Je le regardai en fronçant les sourcils.

Il grimaça.

« Je peux pas m'en sortir en ayant dit ` Garce, je t'en prie', hein ? »

« Carrément pas. »

« Est-ce que c'est l'accent ? »

« Et à peu près tout le reste chez toi. »

« Putain. »

Nous entrâmes dans la joyeuse explosion bordélique qu'était la suite de Rob et je me laissai tomber sur le canapé après qu'il ait pris quelques bières dans la cuisine.

Je commençais à me sentir nerveuse à l'idée de parler à Edward et à en juger par le regard sur le visage de Rob, il l'était aussi. Nous soupirâmes tous deux en chœur, alors je décidai d'essayer de détendre l'atmosphère.

« Alors, » dis-je, en posant mes pieds sur la table basse, « Comment est ce qu'on va appeler notre petit ? » Il me regarda avec confusion. « Tu sais, l'enfant de notre amour dont je suis actuellement enceinte. Une petite idée de comment on va l'appeler ? »

Il haussa les épaules.

« Bon, si c'est une fille - Emmett, de toute évidence – et si c'est un garçon – qu'est ce que tu penses de Robert Junior ? »

Je grognai et il fronça les sourcils vers moi.

« Quoi ? » demanda-t-il, en portant sa bière à sa bouche.

« Et bien, je supposais juste que le terme `Robert Junior' aurait déjà été assigné à … euh… une partie particulière de ton… anatomie. »

Il recracha aussitôt la gorgée de bière qu'il venait de prendre.

« Putain de merde, Swan, tu me taquines ? Il n'y a rien de JUNIOR concernant CETTE partie de mon anatomie ! »

Je ricanai en le regardant essuyer la bière qu'il s'était craché dessus.

« Hein hein. Alors comment tu l'as baptisé ? »

Il rougît.

« Rien ! Bordel, pourquoi est ce que je lui aurais donné un nom ? J'ai pas douze ans, Swan. C'est foutrement si immature. »

« Oh, allez, Rob, tu ne trompes personne. Soit tu me dis son nom soit je devrais lui trouver un nom moi-même. Que penses-tu de Bitelina ? Mini Tim ? La Précieuse Princesse Pine de Pattsy ? »

Il haleta d'horreur.

« Tu retires ça ! »

« Bien sûr, dès que tu m'auras dit son vrai nom. »

« Hors de question. Tu vas te foutre de ma gueule. »

« Je le ferai pas ! Je te le promets ! Allez, s'il te plaît ! »

« Absolument foutrement pas. C'est trop embarrassant. »

« Robert, » pleurnichai-je de façon pathétique, « Je t'ai vomi dessus ET je t'ai dégoûté avec ma langue géante et gonflée. Tu me DOIS ça. S'il te plaît. »

Il gémît et me regarda avec dédain.

« Tu vas vraiment me faire culpabiliser avec ça, hein ? »

J'acquiesçai et souriais.

Il pointa un long doigt devant mon visage.

« Promets-moi que tu ne riras pas, » demanda-t-il brusquement.

Je le regardai avec sincérité.

« Rob, je te le promets, d'accord ? Maintenant, vas y, craches. »

Il frotta ses yeux de sa main et dît doucement, « je n'en reviens pas que je te dise ça, Swan. Je suis un vrai imbécile. »

Il soupira lourdement et me regarda. « Gigantor, d'accord ? Son nom est Gigantor. »

J'acquiesçai solennellement.

« Oh. Wahou. Bon nom. » J'inspirai profondément et me retenais du mieux possible. « Tu vois ? Je ne ris pas. »

Il plissa un sourcil dans ma direction et le flot bouillonnant en moi explosa en une gênante vague de gloussements et de rires tonitruants. Je redoublai en un rire hystérique postillonnant et à se tordre le ventre.

« Oh… mon Dieu… j'arrive plus à respirer… Gigantor ! »

Je m'agrippai à la chemise de Rob désespérément pour m'empêcher de tomber du canapé alors que je convulsai et caquetai.

Il prît un air renfrogné.

« Putain, je SAVAIS que tu rirais ! BORDEL, SWAN ! »

Je haletai en tentant de calmer mes éclats de rire.

« Oh… Rob… je suis tellement désolée… peux pas… m'en empêcher… »

Il posa sa bière brusquement sur la table basse et me toisa du regard.

« Je m'oppose au fait que tu penses que Gigantor soit un nom si drôle pour mon pénis. Autant que tu le saches, ça pourrait être totalement inadéquat pour décrire parfaitement la magnitude de mon membre superbe ! »

Je me mis à rire encore plus fort, mon visage strié de larmes incontrôlables.

Rob fît la moue et croisa ses bras sur son torse en boudant.

« Très bien alors, comment Edward appelle le sien ? »

Mon rire se transforma en une toux étranglée.

« Excuse-moi ? »

Il me regarda en plissant les yeux.

« Comment… est ce qu'… Edward… appelle… le sien ? »

Un ricanement nerveux s'échappa de moi.

« Quoi ? Rien. Il a pas douze ans ! » Je sentis un rougissement traitre remonter le long de mon cou. Je me détournai du regard inquisiteur de Rob. « Le pénis d'Edward n'a pas de nom. Il est anonyme. Il fait partie du Programme de Protection des Pénis. »

Il pouffa bruyamment.

« Allez, Swan ! Tous les hommes donnent un nom à leur bite. C'est un truc qu'on fait. Je t'ai dit le mien même si ça va te donner suffisamment de munitions pour me torturer pendant des putains de mois. Le moins que tu puisses faire est de me donner quelque chose en retour. »

Je pris une énorme gorgée de bière et l'avalai.

Il avait raison. Je détestai quand il avait raison. Ca avait l'air mal et contre nature.

« Tu veux vraiment savoir ? »

Il se pencha en avant et me regarda en levant les yeux au ciel.

« Oui. Je veux vraiment savoir. »

« Et bien, pour être honnête, Edward ne l'a pas vraiment baptisé. C'est moi qui l'ai fait. »

« Ouais, ouais. »

« Et quand je lui ai donné son nom, j'étais au milieu d'une brume de bêtise post-coïtale, alors… »

« Swan, craches le morceau, tu veux ? »

Je levai les yeux vers lui et grimaçai, inspirant profondément.

« Godzilla. »

Il fronça un sourcil de confusion et s'avança vers moi, prenant ses oreilles en coupe dans ses mains.

« Je suis désolé, quoi ? »

Je soupirai et secouai la tête.

« Tu m'as foutrement entendu, Pattinson. God-zilla. »

Soudain, ses mains empoignèrent ses cheveux, ses yeux se fermèrent durement et il grogna de douleur.

« Oh, Seigneur… je vous en prie Seigneur, faites que ça s'arrête ! »

Je touchai son épaule avec inquiétude.

« Rob ? Tu vas bien ? Putain qu'est ce qui cloche chez toi ? »

Il leva les yeux vers moi avec un air torturé.

« Merde, Swan. Maintenant j'ai une vision mentale récurrente de la queue d'Edward détruisant d'énormes quartiers du centre ville de Tokyo ! Arrrgh ! »

Il explosa de rire et je le tapai violemment dans l'épaule.

« T'es un enfoiré. »

Il se tint les côtes et soupira.

« Oh, la vache, savoir que la bite d'Edward a un nom encore plus ridicule que la mienne me rend légèrement moins nerveux par rapport au fait qu'il me tue atrocement. »

« C'est absurde. Avant tout, Gigantor est BIEEEEEEN plus stupide que Godzilla, et ensuite, je suis sûre qu'Edward ira parfaitement bien quand il verra les photos. J'ai complètement confiance en mon homme. »

« Oh, vraiment ? » me défia-t-il, « Voyons juste à quelle sorte de dégâts on doit s'attendre, d'accord ? »

Il ouvrît son ordinateur portable et pianota rapidement. Il s'inclina rapidement et regarda attentivement l'écran avant de grogner.

« Oh… non, non, non. Comment est ce que c'est possible ? Comment est ce qu'ils FONT ça ? »

« Quoi ? » dis-je, en tournant l'écran pour pouvoir voir ce qu'il regardait.

« Oh, merde, » soufflai je, incrédule.

Le site internet TMZ avait à peu près une douzaine de photos de Rob et moi au restaurant, et si je n'avais pas réellement été là bas et que je ne savais qu'absolument rien de romantique ne s'était passé entre nous, je penserais carrément que nous flirtions ensemble.

Il y avait des photos de nous en train de rire et de nous toucher, apparemment, en train de nous regarder dans les yeux amoureusement, en nous tenant la main.

Puis il y avait les photos de nous nous embrassant.

J'avais embrassé Rob sur la joue. Je me souviens de l'avoir fait et c'était définitivement sur la joue. C'était rapide et chaste et complètement innocent, mais les photographes les avaient prises de telle sorte qu'on aurait dit que nous étions en pleine session de roulage de pelles intensif.

Putain.

Je regardai en direction de Rob. Il se frotta les yeux et soupira, buvant longuement sa bière avant de s'écrouler à nouveau dans le canapé.

Il paraissait tendu. Il avait une bonne raison de l'être. Si j'étais Edward et que je voyais des photos de ma petite amie et de l'homme qui n'était pas secrètement amoureux d'elle apparemment aimantés l'un par l'autre, je voudrais vraiment le frapper – fort.

Oh, putain. Ce n'est pas bon. Ce n'est pas bon du tout.

J'ai besoin de parler à Edward. Maintenant.

Je sortis rapidement mon téléphone et sursautai quelque peu quand il sonna dans ma main. Je pressai la touche répondre et le plaquai contre mon oreille.

« Edward ? »

« Bella, putain qu'est ce qu'il se passe ici ? Ma peau devient toute marbrée et ça veut généralement dire qu'un sacré merdier se prépare. Qu'est ce qu'il s'est passé, avec qui es tu, et combien de personnes est ce que je vais devoir tuer pour arranger ça et te sortir de quelque soit la pagaille dans laquelle tu t'es fourrée ? »

Je soupirai.

« Hey, Alice. Je suis avec Rob. »

Elle grogna.

« « Bien, t'en as assez dit. Qu'est ce que le Rosbeef a encore foutu ? »

« Je t'entends Alice, » marmonna Rob en direction du téléphone.

Je lui fis signe de se taire de la main.

« On est sortis dîner. Quelques paparazzis nous ont surpris et ont pris quelques photos qui ont l'air… compromettantes. Maintenant, j'essaye désespérément de contacter Edward pour pouvoir lui expliquer qu'il ne s'est absolument rien passé avant qu'il ne voie les photos et ne panique complètement. »

Un bruit étrange provint du téléphone.

« Oh, » dît Alice, sa voix semblant grave et tendue. « Bon… oui… ah… euh ça pourrait être un problème foutrement majeur… oh, oui… wahou… hmmm… laisse moi réfléchir… euh… Seigneur ! »

« Alice ? » demandai-je avec méfiance, « tu vas bien ? »

Elle se racla la gorge.

« Oui. Je vais bien, Bells. J'étais juste en train de réfléchir… mon Dieu…oh. Putain, j'adore réfléchir… oh, oh, oh, mon Dieu, oui ! Ca me donne chaud. Ah…euh… alors tu as déjà, ah… parlé à Edward ? Oh, putain ! »

Je soupirai et me frottai les yeux.

« Alice, laisse-moi parler à Jasper au téléphone. »

Je l'entendis haleter.

« Quoi ? Pourquoi ? Je veux dire… Jasper ? Jasper qui ? Il n'est pas là ! Hum… oh… c'est vrai… euh… je ne sais pas où il est. »

Je riais avec sarcasme.

« Ok, Alice. Baisse les yeux entre tes cuisses. Ce beau mec blond qui se régale actuellement de ton vagin est Jasper. Tapes lui sur l'épaule et passes lui le téléphone. »

Je sentais son regard laser me brûler à travers tout le pays.

« Bon, » bouda-t-elle, « gâche moi tout mon plaisir. »

Je l'entendis marmonner avant d'entendre la voix hésitante de Jasper.

« Euh… hey, Bella. Euh… comment vas-tu ? »

« J'ai la pêche, Jas, hormis le fait que j'ai une situation foireuse pour laquelle j'ai vraiment besoin des conseils de mon amie et patronne, mais je n'obtiendrai absolument rien d'utile d'elle parce que son insatiable Dr McMachônne-un-max de petit ami lui grignote le minou et la distrait. Est-ce que tu ressens ma frustration là ? »

« Ah… ouais. Bien sûr, Bella. Désolé. »

« Ne sois pas désolé. Sois juste moins en chaleur pendant quelques minutes, le temps que je finisse de parler à ta nana, ensuite tu pourras lui faire tout ce que tu voudras. »

Sa voix devint mélodieuse d'excitation.

« Même le truc avec le truc ? »

Je levais les yeux au ciel.

« Et bien, ça devrait être entre toi et Alice… et Dieu. »

Je l'entendis glousser.

« D'accord, je vais dans la pièce d'à côté parce qu'Alice est à moitié nue et il est impossible que je sois capable de la laisser tranquille si ses seins spectaculaires sont quelque part dans mon champ de vision. »

« Jas, j'apprécie que tu partages, mais je n'ai vraiment pas besoin de savoir ça. »

« Oh. Bien. D'accord, j'y vais maintenant. Bye, Bella. »

« C'est sympa de t'avoir parlé, Jasper. »

Alice reprît le téléphone.

« Tu as renvoyé mon Dieu du sexe ? Nom de Dieu, Bella ! Comment ça se fait que tu arrives à me priver de sexe même quand on n'est pas dans la même ville ? »

« Alice ! T'as pas entendu mon problème ? Il y a des images sur internet qui donnent l'impression que j'essaye de lécher les amygdales de Rob ! Bordel, qu'est ce que je vais faire ? »

« Ok, commences par te calmer. Résumons les faits. As-tu, réellement, essayé de lécher les amygdales de Rob ? »

« Non ! »

« Est-ce que le Rosbeef a essayé de lécher tes amygdales ? »

« NON ! Bon Dieu, Alice ! »

« Y a-t-il eu léchage de quelque genre que ce soit ? »

Je gémissais de frustration.

« Non, il n'y avait pas de foutu léchage, Alice ! Arrête de faire une fixation sur ce que Jasper était juste en train de te faire et concentre toi, bordel ! Rob et moi sommes allés dîner. C'est tout. Je lui ai fait un rapide bisou sur la joue quand il a commencé à devenir mélancolique et boudeur… »

« Hey ! » Protesta Rob timidement.

« … mais c'est TOUT. Je ne sais pas comment ils ont obtenu les photos qu'ils ont. C'est comme si ils avaient utilisé `un appareil photo spécial scandale' qui rend même le plus innocent des touchers absolument pornographique ! »

« Bella, calme-toi ! »

« Comment est ce que je peux me calmer, Alice ? Si Edward voit ces photos, il va penser que je l'ai trahi, et je ne l'ai pas fait ! On vient juste de se remettre ensemble. Je ne veux pas qu'il les voie avant que j'aie une chance de lui expliquer ! »

« C'est bon, Bells. On va arranger ça, d'accord ? Je pense que tu as déjà essayé de l'appeler ? »

« Bien sûr. Bree a répondu. Emmett l'a emmené courir. »

Alice grogna.

« Sérieusement ? Mon frère court ? En public ? Mais il court comme une fille. »

« Alice ! »

« Pardon. Ok, je vais essayer d'appeler Emmett. Toi, appelles l'hôtel et laisse un message à la réception. » Sa voix s'adoucissait et tout à coup ma merveilleuse meilleure amie me manquait vraiment. « On va le trouver, chérie. Ne t'inquiète pas. Ca va aller. »

Je ravalai la panique qui commençait à poindre en moi et hochai la tête.

« Ouais. D'accord. Merci, Alice. »

Je raccrochai et tournai le regard vers Rob. Il était vouté au dessus de son ordinateur portable, une expression de crainte sur le visage.

« On dirait vraiment que tu plonges ta langue au fond de ma gorge, » souffla-t-il, ricanant doucement pour lui. « C'est plutôt génial. » Il leva les yeux vers moi avec culpabilité. « Et mal. Vraiment très, très mal. »

Je fermai son ordinateur portable brusquement et il se renfonça dans le canapé, croisant ses bras sur son torse et boudant timidement.

Je composai en vitesse le numéro de l'hôtel d'Edward, laissant un message pour qu'il me rappelle dès qu'il franchisse les portes.

Quelques secondes après avoir raccroché, mon téléphone sonna de nouveau.

« Edward ? »

« Putain de nom de Dieu de merde, Chouquette, qu'est ce que t'as FOUTU avec Rob ? Est-ce que t'ESSAYES de me faire du mal ? »

La voix d'Emmett jaillît du téléphone et je dus l'écarter de mon oreille pour éviter une lésion permanente.

« Bree vient juste de me montrer les photos sur internet ! T'es carrément sur lui bordel de Dieu ! Tu devrais avoir honte de toi, femme ! »

« Emmett, où est Edward ? »

« C'est vrai, honnêtement, t'as eu un sacré culot de laisser croire à Edward que vous vous remettiez ensemble alors que t'avais simplement l'intention de te jeter dans les bras du beau gosse aux traits dévastateurs. Pas que je te le reproche. Ce mec est carrément irrésistible, mais quand même… »

« EMMETT ! » hurlai je de désespoir, « S'IL TE PLAIT, ferme ta gueule juste une seconde et écoute moi. »

Il y eut un moment de silence avant qu'il ne dise doucement, « Merde, Bella pas besoin de me ratatiner les couilles. Qu'est ce que tu voulais dire ? »

Je fermai les yeux et essayai de rester calme.

« Emmett, il ne s'est rien passé entre Rob et moi. Je sais que les photos ont l'air horrible mais crois moi quand je te dis qu'il ne s'est rien passé. »

« IL NE S'EST RIEN PASSE, EMMETT ! » cria Rob en renfort, « malheureusement. »

Il me lança un regard honteux avant d'ouvrir furtivement son ordinateur portable et de se remettre discrètement à reluquer l'écran.

« Oh, Dieu merci pour ça, » dît Emmett, le soulagement inondant sa voix, « Pendant un moment j'ai pensé que toi et moi on ne pourrait pas être amis, poupée, et ça aurait été foutrement tragique. Quoi qu'il en soit, sa voix est vachement sexy quand il crie. Maintenant, je ferais mieux de trouver Edward et de lui faire savoir qu'il n'a pas à vous tuer tous les deux dans un élan de rage et de jalousie. Pas que je l'aurais laissé faire de toute façon. »

Mon cœur cessa de battre.

« Emmett… Edward a vu les photos ? »

Il y eut un silence inconfortable avant qu'il ne dise. « Ah ouais. Il est remonté à la suite avant moi, et quand je suis arrivé Bree avait ouvert mon ordinateur et lui montrait quelque chose. J'ai pris une douche rapide et quand j'en suis sorti il marmonnait quelque chose à propos de `s'occuper' de certaines choses et il est parti. »

Oh merde, oh merde, oh merde, oh merde.

« Je ne pensai à rien de tout ça jusqu'à ce que je voie l'écran. Malheureusement, le temps que je réalise ce que je voyais, il était déjà parti. Quand Alice a appelé il y a quelques minutes, j'ai essayé de le trouver. Il n'est pas dans sa chambre et son téléphone est éteint. Je n'ai pas besoin de te dire que ça sent pas bon, baby-cake »

Je gémissais et me frottai le visage furieusement de mes mains

« Comment avait-il l'air, Em, avant de partir ? »

« Et bien, il avait plutôt l'air mal en point, mais encore une fois, c'est normal après un de mes entrainements J'ai perdu le compte du nombre de fois ou je l'ai fait vomir »

Je me tirai les cheveux, me concentrant sur la douleur alors que de fins fils de panique se tissaient autour de mon corps comme des rubans de métal tranchant.

« Emmett » suppliai-je doucement, « tu dois le retrouver. S'il te plait. Tu dois lui dire que je l'aime et qu'il ne s'est rien passé. »

« Je sais, Bells, ne t'inquiète pas. Je vais te le retrouver, d'accord ? »

« Merci, Emmett. »

« Oh, attends, Bree veut te parler. »

Je l'aurais parié.

« Bella ? Salut, » dît-elle, une fausse courtoisie suintant de chacun de ses mots, « Waow, je suis vraiment totes désolée d'avoir oublié de demander à Edward de t'appeler. Mea culpa. »

Sur une échelle de 1 à 10, la sincérité de ses excuses devait frôler le -300.

Salope.

Mes jambes commençaient à trembler alors qu'une rage absolue m'envahissait.

« Mais tu as réussi à lui montrer les photos que je ne voulais pas qu'il voie, n'est ce pas Bree ? Tu t'es rappelé de faire ça, non ? »

Je l'entendis haleter.

« Oh mon Dieu ! Je n'étais PAS censée lui montrer ces photos de toi et de quel-est-son-nom en train de roucouler comme un couple de tourtereaux en rut ? Oh non. Oups. »

J'entendis un rire démoniaque émaner de moi et assez sincèrement, cela donna envie à ma vessie de se laisser aller. Je ne pouvais qu'espérer que cela fasse ressentir la même chose à Bree après la merde qu'elle avait foutu, il fallait vraiment que cette garce ait peur de moi.

« Bree, tu crois vraiment que tout ce merdier ridicule dans lequel tu investis tant de temps et d'efforts va faire qu'Edward me lâche et ne parte avec toi ? Sérieusement ? T'as quoi, treize ans ? »

« Bella, » dît-elle comme si elle parlait à un chien enragé, et sincèrement, la métaphore n'était pas trop exagérée, « je n'ai pas la moindre idée de quoi tu parles. Bien que si je l'avais fait, je dirais probablement à en juger par le regard sur le visage d'Edward quand il a vu ces images de Rob et toi ensemble, le fait qu'il te largue pourrait arriver plus tôt que je n'aurais pu l'espérer. »

Je serrai les dents.

« Je vais t'achever, Bree, » grinçai-je dangereusement.

« On verra, » dît-elle joyeusement alors que je serrai les poings et les mâchoires.

« Repasse-moi Emmett, » grognai-je.

« Bien sûr. Bye, Bella ! »

J'avais le sentiment très désagréable que j'avais sous estimé la petite miss `totes'. Tout le temps, j'avais pensé que sous l'insipide façade ennuyeuse, il n'y avait qu'une épaisse couche de stupidité irritable, mais maintenant, je commençai à voir que le manteau douteux cachait un être purement diabolique. J'envisageai rapidement de contrôler son crâne pour y trouver l'inévitable 666.

La voix d'Emmett me sortît de mon raisonnement intérieur.

« Bella ? Je vais regarder dans les environs et passer quelques coups de fil… voir si je peux trouver la piste d'Edward. »

Je me frottai les yeux d'un air las.

« Tu ferais mieux de vérifier les bars, Em, » dis je doucement, ne souhaitant pas vraiment croire qu'il perdrait le contrôle de la sorte, mais désireuse de m'assurer qu'aucune pierre ne serait pas retournée, juste au cas où. »

« Bien sûr. »

Quand Emmett reprît la parole sa voix était calme et apaisante.

« Bella, ne t'en fais pas, ok ? Tu as vu les progrès qu'il a fait au cours des dernières semaines. Il a tous les outils dont il a besoin pour faire face à ça. Il a sûrement besoin d'un peu de temps. »

Je déglutissais et tentai de le croire.

« Je ne peux pas le perdre à nouveau, Em, » murmurai je, vaguement consciente que Rob avait posé une main compatissante sur mon épaule, « je ne peux simplement pas. »

« Tu ne le perdras pas. Il ira bien. Fais-moi confiance. »

« Merci, Emmett. »

« De rien. Je vais t'appeler d'ici peu et je te ferai savoir ce qu'il en est. »

Les heures suivantes s'étaient écoulées avec lenteur.

Emmett et Alice ne cessaient de m'appeler pour me faire des rapports de la situation, mais aucun d'eux ne parvenait à trouver Edward. Je commençai vraiment à perdre la raison.

Rob s'assit à proximité, jouant doucement sur sa guitare et fredonnant pour lui-même, mais je pouvais dire qu'il était tendu. De temps en temps, il regardait nerveusement en direction de la porte comme si il s'attendait à ce qu'Edward n'en jaillisse tel un ange sombre, avide de revanche, et ne se mette à distribuer des coups de premier ordre.

Ce n'était pas improbable.

Aux alentours de minuit, je m'avouai vaincue et décidai d'aller au lit. Je serrai brièvement Rob dans mes bras et lui disais que je lui parlerais le lendemain matin, et marchai d'un pas lourd et déprimé dans le couloir jusqu'à ma chambre avant de retirer mes vêtements et de rentrer dans la douche.

Je soupirai en laissant l'eau chaude couler sur moi, emportant avec elle un peu de la tension qui avait infiltré les pores de ma peau durant les dernières heures.

Par-dessus tout, j'espérai qu'Edward n'avait pas replongé et qu'il n'était écroulé dans un caniveau quelque part, bourré comme un coing, perché comme un cerf volant, et maudissant mon nom en hélant les passants au hasard. Mon cœur se serra à cette pensée.

Je vous en prie, Seigneur, faites qu'il aille bien.

Je sortis de la douche et m'enveloppai dans un peignoir, saisissant mon téléphone et me laissant tomber sur le lit.

J'avais dû commencer à m'assoupir parce que je tressaillais violemment quand il sonna dans ma main.

« Hum… 'lut… uoi ? » Dis je brusquement.

« Bella ? »

Je m'assis d'un coup, instantanément réveillée au son de la voix d'Edward.

« Edward ? »

« Hey, bébé. Je t'ai réveillée ? »

Sa voix était grave et rauque et ses mots étaient légèrement inarticulés.

Oh Seigneur Dieu, il est saoul.

« Edward, tu vas bien ? »

Je l'entendis gémir doucement.

« Ouais, je vais bien. Je viens de me réveiller et je crois que tous mes muscles ont décidé de protester en hurlant de douleur. Emmett m'a frappé à coups de canne cet après midi. Il se pourrait que je ne remarche jamais. »

« Tu viens de te réveiller ? Tu ne serais pas dans un caniveau par hasard ? »

Il gémît à nouveau et je pouvais presque le voir s'étirer.

« Mon Dieu, Bella, non, je ne suis pas dans un caniveau. Je suis dans mon lit. A l'hôtel. Qu'est ce qu'il se passe ? »

« Oh. Tu n'as pas… euh… bu ? »

« Et bien, j'ai descendu plusieurs bouteilles de Gatorade. Pourquoi ? »

Il avait l'air remarquablement détendu, calme et serein. Je commençai vraiment à m'inquiéter.

« Edward, » dis-je prudemment, « je sais que tu as vu les photos. »

Il y eût une pause et ma tête me lançait lourdement alors que j'attendais sa réponse.

« Oh ouais. Les photos, » soupira-t-il, « Bree était impatiente de me les coller sous le nez quand je suis rentré à l'hôtel. Elle n'arrêtait pas de me les pointer du doigt en me tapotant dans le dos comme si j'étais un gamin de dix ans dont le chien venait de se faire écraser. Soit ça, soit elle était juste en train de me tâter en essayant d'avoir l'air compatissant. »

Ma mâchoire se crispa.

« Je m'en doute. »

« Elle n'arrêtait pas de scruter mon visage – fixement. C'était foutrement effrayant. Je crois qu'elle attendait de voir le moment précis ou mon cœur se briserait en deux et que la colère noire de la jalousie n'emplisse mes yeux. »

Je déglutissais péniblement.

« Et est ce qu'elle… a vu ça ? »

Ma voix était douce et j'espérais qu'il n'entendait pas la peur abjecte qu'elle recelait.

Il marqua une pause un instant avant de répondre, « Bella, as-tu vraiment si peu confiance en moi que tu penses que le fait que je voie quelques photos de toi te jetant avidement sur Rob dans un lieu public me fasse péter un câble ? »

Oh. Merde.

Ma bouche s'assécha et mon cœur se mît à battre douloureusement contre mes côtes.

« Edward, je te jure qu'il ne s'est RIEN passé avec Rob. Je sais que les photos semblent horribles, mais s'il te plaît crois moi quand je te dis que j'ai fait un bisou sur la joue à Rob – c'est tout ! »

Il se tût et pendant ces quelques secondes, j'avais le sentiment que mon cœur se tenait sur une potence, attendant que la hache du bourreau ne le tranche en deux.

Quand Edward reprît la parole, sa voix était basse et détendue. « C'est à peu près ce que je me disais. »

Tout l'air quitta mes poumons et une vague de soulagement déferla sur moi.

« Je ne vais pas te mentir non plus, Bella – au début, quand j'ai vu ces photos, elles ont fait monter ma pression sanguine à des sommets vertigineux. Ma première réaction a été de vouloir frapper quelque chose – ou quelqu'un. J'étais assez fortement tenté par l'idée de frapper Bree. C'est vrai, elle était juste là et m'emmerdant royalement, mais ensuite Emmett est arrivé et je me suis rappelé que j'étais censé être plus évolué et tout le toutim. »

Je riais, « Bordel, Edward, j'aurais payé un max pour que tu frappes Bree. »

Il rît doucement et mes bras me lançaient d'envie de vouloir le rejoindre et le serrer contre moi.

« La façon dont elle s'est comportée aujourd'hui, bébé, j'aurais tapé cette salope gratuitement. »

Là. Juste comme ça. C'est pour ça que je l'aime.

« Alors, tu n'es pas fâché contre moi ? » demandai-je prudemment, « tu ne vas pas sauter dans le premier avion pour tuer Rob cruellement ? »

Il soupira.

« Ecoutes, Bella, je t'aime, et je suis plutôt foutrement sûr que tu m'aimes aussi, et autant j'aimerais penser que Rob est un enfoiré qui tenterait quelque chose avec ma nana, je sais qu'il ne l'est pas. C'est un mec correct. Alors quand j'ai vu ces images ce soir, je savais qu'elles ne montraient pas ce qu'elles avaient l'air de montrer. Bon Dieu, j'ai eu plus que mon compte de ces conneries de photographes et je sais que la plupart du temps elles ne sont qu'un gros ramassis de connerie. C'est vrai, le drame du suçage de bite dans la ruelle de derrière que Rob et moi avons subi en est un parfait exemple. Je suis assez certain de savoir mieux que personne que quand il est question de ragots sur les célébrités, les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent. »

Je me souriais à moi-même alors que mon cœur qui tambourinait réalisait que je n'allais pas être tailladée comme un sashimi après tout.

« Mais si tu n'es pas en colère, alors pourquoi est ce que tu as disparu ce soir ? Emmett, Alice et moi t'avons cherché pendant des heures. »

« Et bien, les photos ajoutées à Emmett essayant de me tuer avec ses chaussures de jogging, m'ont fait me sentir mal et étourdi alors je suis retourné à ma chambre, j'ai pris une douche et je me suis effondrée sur le lit. Je suppose que j'ai dû m'assoupir. »

« Mais Emmett a essayé d'appeler ta chambre. »

« Bébé, j'ai débranché la prise du téléphone de la chambre. Bree s'est mise à m'appeler toutes les heures c'était totes gonflant. »

Ma mâchoire se serra involontairement.

« Edward, si tu commences à utiliser le mot `totes' dans la conversation de tous les jours, je vais devoir te faire vachement mal. Enormément. »

Un ronronnement grave jaillît du téléphone.

« Seigneur, Bella, j'adore quand tu deviens toute méchante avec moi. »

Je riais, essayant d'ignorer à quel point le grondement rauque de besoin dans sa voix m'affectait.

« J'ai plutôt un faible pour le méchant Edward moi aussi, » le taquinai je, « Est-ce que tout cet entrainement de sérénité que tu fais signifie que je n'entendrais plus jamais une crise de jalousie excessive de ta part ? Parce que ce serait assez triste. »

Il expira de frustration.

« Femme, je travaille vraiment foutrement dur pour devenir un homme meilleur pour toi, et maintenant tu me dis que tu aimes quand je deviens super possessif ? Je suis paumé. »

Un frisson d'excitation remonta le long de ma colonne vertébrale alors que je le visualisai en train de me dévisager.

« Et bien, tu pourrais peut être juste… faire semblant d'être possessif ? »

« Bella, » dît-il, la voix grave, « quand il est question de toi, il n'ya pas à faire semblant. Tu es à moi. Tu seras toujours à moi. Tu le sais. Je le sais. Nos corps le savent. Même quand nous sommes séparés, ton corps peut sentir le mien, n'est ce pas ? »

J'avalais péniblement alors qu'une ruée de désir m'incendiait les reins.

Oh, mon Dieu. « Oui. »

« Aucun autre homme ne peut te faire ressentir ces choses comme je le fais, et j'exterminerai quiconque essaierait. »

Un gémissement timide s'échappa de mes lèvres.

« Oh… bon sang, oui, Edward. »

« Quand j'ai vu ces photos de Rob et toi ce soir, je voulais embarquer sur le premier foutu vol en partance pour New York et te trouver, t'attraper, et te baiser sauvagement jusqu'à ce que tu ne ressentes plus rien à part moi bougeant en toi – te faisant crier mon nom, encore et encore… te brisant et te réparant jusqu'à ce que tu ne puisses plus comprendre aucun autre homme que moi, jamais.

Je voulais te revendiquer de la façon la plus animale possible. Je voulais plonger en toi, et te dévorer et te marquer partout pour que chaque autre homme de cette putain de planète réalise que tu m'appartiens, et que ce serait toujours le cas, et que nous étions faits l'un pour l'autre parce qu'ensemble, on est une foutue force de la nature. C'est ce que tu veux entendre, Bella ? Que la pensée de toi avec quelqu'un d'autre fait apparemment de moi un homme des cavernes désespéré et grognant qui ne veut rien plus que de te dominer sexuellement ? Est-ce que ça t'excite ? »

Mes mains ouvrirent automatiquement mon peignoir et en écartaient les pans, révélant mes tétons durcis et ma peau frémissante. L'air frais me caressait tandis que le bout de mes doigts commençait à effleurer mes seins et mon abdomen.

Apparemment, Edward, l'homme de Néhenderthal m'excitait. Qui l'aurait cru ?

« Oui, Edward. Oh Seigneur, s'il te plait… continues de parler. »

« Tu veux en entendre plus ? Tu es sûre ? Tu veux vraiment savoir que je suis jaloux de chaque personne qui te parle, ou qui te touche, ou ne serait ce qui pose les yeux sur toi ? Est-ce que tu veux savoir que quand je ne suis pas avec toi, chaque parcelle de mon cœur, et de mon corps souffre du manque de toi, comme si tu avais arraché une partie de mon âme et que tu l'avais emportée avec toi ? Est-ce que tu veux savoir que je suis allongé là, nu, foutrement désespéré que tu sois allongée sur moi, à faire courir tes mains sur mon corps, apaisant la tension lancinante qui semble carrément me dévorer de l'intérieur à chaque fois que nous sommes séparés ? »

« Oh, mon Dieu… Edward… tu es nu ? C'est trop sexy. »

J'entendis le désir brut dans ma voix et à la façon dont il grognait, je suis plutôt sûre qu'il l'avait entendu aussi.

« Putain, Bella. Quand tu parles comme ça, ma queue devient si dure si vite qu'elle me tape presque dans l'estomac. Bon Dieu, femme. »

J'entendis sa respiration s'accélérer légèrement et mon sang débordait de désir alors que je comprenais ce qu'il était peut être en train de faire.

« Edward, dis je d'une voix rauque et séductrice, « tu te caresses ? »

Sa voix était grave et tendue, et la douleur en moi s'intensifia en imaginant sa main puissante empoignant son érection, la pompant doucement alors qu'il fermait ses yeux magnifiques et visualisai mon visage.

« Je ne peux pas m'en empêcher quand j'entends ta voix, Bella. C'est comme si cette plume à moitié liquide de baise-moi effleurait ma peau et faisait faire à mes mains des choses foutrement trop bonnes pour s'arrêter. »

Il gémît et ma main se baissa automatiquement jusqu'à mon entrejambe, mes doigts rencontrant l'humidité lancinante qui suppliait d'être touchée. Elle suppliait pour avoir ses doigts, sa bouche, sa merveilleuse virilité – mais aucune de ces choses n'était là alors je devais me contenter de mes propres doigts en guise de maigre substitut.

Ils étaient étonnamment efficaces.

« Oh, mon Dieu, oui… Edward, continue de parler… je t'en prie, continue de parler. »

Ma respiration devenait erratique alors que je tournai autour de la chair rose et glissante, chaque passage au dessus de mon clitoris provoquant un minuscule halètement chargé de plaisir.

Il gémît, « Bella, qu'est ce que tu fais ? »

Mes muscles se crispèrent au désir emplissant sa voix.

« Qu'est ce que tu crois que je fais ? »

« Bordel de merde, » murmura-t-il alors que sa respiration devenait encore plus frénétique, « la pensée de toi en train de te toucher est si foutrement sexy que je dois m'empêcher de craquer ici et maintenant. »

Je faisais tourner mes doigts plus rapidement, haletant brusquement tandis que l'image d'Edward inondait mon esprit – ses yeux durement fermés quand il luttait pour garder le contrôle de son corps, les muscles tendus et luisants, sa main se resserrant fermement autour de lui, bougeant délicatement sur sa peau tendue et ferme. Je sentais la délicieuse vibration de mes muscles se contractant en moi, se resserrant davantage, haletant pour l'extase qui s'impatientait d'être libéré.

« Oh, Seigneur… Edward, je suis si proche… »

« Oui, bébé… jouis. S'il te plait. Dis-moi. Laisse-moi-t'entendre. »

Sa voix était brutale et nécessiteuse et cela me poussa vers le précipice qui approchait rapidement.

Je retins mon souffle en sentant la tension accumulée en moi jaillir soudainement, libérant des spasmes de plaisir fracassants qui me heurtèrent comme un ouragan.

« MON DIEU, OUI ! Je jouis… Oh Seigneur ! Edward… jouis avec moi… s'il te plait. »

Tout mon corps se tendît alors que mon orgasme me ravageait de l'intérieur, les muscles se crispant et se relâchant en vagues d'intensité palpitantes.

J'entendis Edward grogner fortement avant qu'il ne crie, « PUTAIN, OUI ! Oh, Bella… Bella… oh, mon Dieu… oui… »

J'immobilisai mes mains alors que les ultimes soubresauts se dissipaient au plus profond de moi et j'entendais Edward haleter difficilement à l'autre bout du fil. Ma propre respiration était saccadée par des halètements superficiels – rauques, tremblants et rapides - ralentissant au fur et à mesure que le rythme frénétique de mon cœur se calmait.

« Bon Dieu, Bella, » haleta Edward, « Comment se fait il que le seul fait d'entendre ta voix puisse me conduire à un orgasme aussi prodigieusement puissant ? C'était sérieusement foutrement incroyable. »

Je soupirai et roulai sur le côté, ramenant mes jambes contre mon torse alors qu'un bien être suprême s'insinuait jusque dans mes os.

« Je sais ce que tu veux dire. Depuis que nous sommes séparés, j'ai eu mon quota d'orgasmes mais celui-ci… oh, wow. Je pouvais presque te sentir bouger en moi. »

Il gémît et dît, « Excuse moi, bébé, j'ai juste besoin de régler quelque chose. » Il semblait qu'il avait posé sa main sur le téléphone avant de beugler, « Nom de Dieu, Godzy ! Calme-toi ! Tu viens juste d'exploser comme un foutu pétard et tu en veux toujours plus simplement parce que tu entends Bella parler de toi bougeant en elle ? Espèce de baiseur avide ! Pourrais-tu seulement être reconnaissant S'IL TE PLAIT et te détendre pour cinq minutes ? Bordel ! »

J'éclatai de rire et fus récompensée en entendant son ricanement rauque.

« Cullen, ta bite est une bête insatiable, tu sais ça, hein ? »

Il soupira.

« Elle ne l'était pas avant de te rencontrer. »

« Quoi ? »

« C'est vrai. Avant que je ne te rencontre, j'avais de la chance si j'arrivais à bander plus de deux fois en une nuit. »

Ma féminité se crispa rien qu'à la pensée d'Edward en érection. De toute évidence, Giney était aussi une bête insatiable.

« Edward, allez. Ce n'est pas vrai. »

« C'est vrai. Avant que je te connaisse ma queue était Clark Kent. Maintenant c'est Superman. Tu es comme l'opposé de la Kryptonite, bébé. Tu es ma Bitetonite. A chaque fois que je fais ne serait ce que penser à toi mon corps réagit en envoyant tout le sang disponible directement vers le Super-pénis-héros surpuissant. C'est vraiment vachement épuisant. »

Je riais.

« Je suis sûre que ça l'est, particulièrement quand on considère le nombre de fois ou tu arrives à t'astiquer le manche. »

« Hey ! Le fait que je doive maltraiter Godzy pour le soumettre si souvent est entièrement de ta faute ! Il est complètement envouté par ta magnificence. »

Je gloussai comme une adolescente.

« Cullen, tu ne viens PAS d'utiliser le mot `magnificence' à l'instant. »

« Pourquoi ? Qu'est ce qui cloche avec `magnificence' ? »

« Oh, rien. Rien du tout. Mais si tu voulais bien sauter dans ta Delorean et venir nous rejoindre au vingt et unième siècle, ce serait formidable. »

Il rît, sa voix chaude m'enveloppant alors que j'inhalai et imaginai son odeur parfaite.

« Mon Dieu, tu me manques, » dît-il calmement.

« Tu me manques aussi. »

« Qu'est ce que tu vas faire demain ? »

Je soupirai et pensai au planning éprouvant de demain.

« Alors, j'ai une autre réunion à la maison de disques le matin pour décider des derniers détails pour le lancement de l'album. Ensuite, je vais passer quelques heures ici à l'hôtel à finaliser les modalités de toutes tes interviews et de tes apparitions en public à New York, puis de nouveau retour à la maison de disques dans l'après midi pour parler des prévisions de ventes et des opportunités promotionnelles secondaires, avant de courir à l'aéroport en début de soirée pour récupérer un mec sexy que je dois emmener à la soirée de pré-lancement de l'album demain soir. »

« Attends une minute. Bon Dieu, qui est ce mec sexy avec qui tu sors ? »

« Oh, je ne t'ai pas parlé de lui ? Il est absolument sublime ! Grand, beau, une queue gigantesque toujours partante. »

Il se moqua.

« On dirait que c'est un connard. J'espère qu'il est bon au lit. »

« Et bien, c'est le problème – je ne me rappelle pas si il est bon au lit. Ca fait un bail qu'on n'a pas été … euh… intimes – au niveau pénis/vagin je veux dire. Je suis vraiment très frustrée. »

Sa façade se fissura.

« Tu ne te rap…. QUOI ? Tu ne… QUOI ? Tu es FRUSTREE ? Femme, je viens de te faire jouir DEUX FOIS aujourd'hui sans même t'avoir touchée, sans mentionner les divers attouchements que j'ai perpétrés sur ton superbe corps juste avant que tu ne partes ce matin ! Et maintenant – tu as foutrement oublié si je suis bon au lit ou pas ? Putain ! Comment peux tu oublier cette foutue perfection ? Comment peux tu oublier nos concours de `Qui Peut Jouir Le Plus Fort', dont je suis le champion en titre ? Ou la gigantissime Orgasmasplosion qui a eu lieu à Gineyland, USA ? Ou le Super Marathon du Sexe de 2009 dans la Caverne d'Amour Magique où tout a commencé, ici à New York, New York ? Jimminy, fils de pute Cricket, femme – t'es sérieusement en train d'assassiner mon égo, là ! »

J'étouffai le tourbillon de ricanements qui me chatouillaient la gorge.

« Euh. Qu'est ce que je peux dire. Ma mémoire a certainement besoin d'un peu d'entraînement. »

« Un peu d'entraînement ? UN PEU d'entraînement ? Ta mémoire va avoir droit à une putain de projection IMAX, avec surround des sens, un putain de récap en 3D, madame, et quand tu te rappelleras enfin quel sacré Dieu du sexe prodigieux je suis, j'attendrai une pleine page dans Variety proclamant, `Edward Cullen est un génie sexuel dont le super héros de pénis mérite d'être statufié et érigé'. »

Je grognai et m'esclaffai bruyamment.

Edward soupira.

« T'es pétée de rire au mot `érigé', c'est ça ? »

Je grognai de nouveau.

« Peut être. C'est un mot VRAIMENT marrant. »

Il éclata de rire.

« Bella, tu es la femme la plus étrange, la plus excentrique, la plus sexy, et la plus magnifique qui ait jamais vécu Tu sais ça ? »

Je soupirai « Et bien, oui, un homme bizarre n'arrête pas de me dire ça, mais sincèrement, je suis tellement subjuguée par son incroyable beauté, intérieure et extérieure, que j'ai vraiment du mal à me concentrer sur ses paroles.»

Je l'entendis inspirer et quand il se remît à parler, sa voix était grave et basse.

« Bella, bon sang, qu'est ce que je faisais avant de te rencontrer ? »

Une boule inconfortable se forma dans ma gorge.

« Je ne sais pas. Je ne sais même pas qui j'étais avant de te rencontrer. »

Je l'entendis soupirer.

« Tu sais, j'ai toujours ressenti un vide au fond de moi, même quand j'étais enfant, mais quand je t'ai rencontrée, ça s'est comme… évaporé. Je crois que j'avais l'habitude d'être considérablement seul. »

« Et maintenant ? » demandai je, en fermant les yeux pour pouvoir me concentrer sur sa voix merveilleuse.

« Et maintenant, même quand je ne suis pas avec toi, rien que penser à toi suffit à emplir les espaces qui me faisaient mal quand j'étais seul. »

Je sentis ma respiration se bloquer dans mes poumons.

« Je ressens exactement la même chose. »

« Je t'aime, Bella. Tellement. »

J'étreignais un oreiller contre ma poitrine et faisais semblant que c'était lui.

« Je t'aime aussi, Edward. »

Le jour suivant fût un cauchemar.

Excepté les réunions prévues à la maison de disques, Alice m'avait appelé dans la matinée au milieu d'un gigantesque foutoir parce que Bree avait oublié d'envoyer les kits de pré-sortie pour les médias à plusieurs journalistes musicaux bien connus, et par conséquent, je devais courir dans tout New York pour livrer les enveloppes à leurs appartements et à leurs hôtels comme si je travaillais pour ce putain de Fed-Ex. A l'heure du déjeuner, j'étais en nage, épuisée et recouverte d'une quinzaine de couches de crasse de taxi après en avoir pris pour traverser toute la ville.

Quand mon téléphone sonna, je m'efforçai de me faufiler de nouveau dans un taxi pour ma dernière livraison, je répondis sans vérifier l'identité de l'appelant.

« Quoi ? »

« Et bien, bonjour à toi aussi. Est-ce que tu as oublié que tu étais censée m'appeler ce matin pour parler des arrangements de mes funérailles imminentes ou tu essayais juste de me faire du mal ? »

Je me frottai les tempes, me sentant mal de ne pas avoir appelé Rob après la débâcle d'hier soir pour lui assurer que tout allait bien.

« Salut, Rob. Désolée… Ca a été une journée merdique. »

Sa voix devient douce et compatissante.

« Désolé, d'entendre ça. A en juger par ton humeur, je suppose qu'Edward n'a pas bien réagi à tout le `Je-sais-qu-on-dirait-que-je-tripote-le-merveilleusement-beau-et-modeste-Pattinson-mais-vraiment-je-ne-faisais-que-le-torturer-avec-une-caresse-atrocement-platonique ?' »

Je souriais malgré ma mauvaise humeur. Faites confiance à Rob pour illuminer ma journée.

« En fait, Pattsy, Edward était remarquablement à l'aise par rapport aux photos. J'étais plus que surprise. »

« Quoi ? Vraiment ? », Dît il, la confusion et l'incrédulité pointant dans sa voix.

« Vraiment. »

« Il n'a pas flippé du tout ? Pas de cris, de pleurs, ou de menaces pour ma vie ? »

Je pouffai de rire.

« Non, Rob. Honnêtement. Tu vois ? Je t'avais dit qu'il pourrait gérer ça. Il savait qu'il ne se passerait jamais rien entre nous. »

Je l'entendis souffler de frustration.

« Et bien, c'est plutôt confiant de sa part, non ? C'est vrai, comment sait il que tu n'as pas enfin réalisé quelle foutrement belle prise j'étais, et que t'as décidé de plaquer son cul lâcheur de Bella et de fuir avec moi en Italie où on rénoverait une masure délabrée et on cultiverait nos propres olives. »

Je riais.

« Rob, premièrement, Edward me fait confiance, et pour une raison inconnue, il te fait confiance aussi. Deuxièmement, tu as encore lu `Sous le soleil de Toscane', hein ? »

Il semblait penaud quand il répondît, « Bella, c'est un bouquin vraiment génial. Sérieusement. Nourriture ET rénovation – qu'est ce qu'on peut ne pas aimer ? »

Je souriais, « Pattsy, tu es troooop…. »

« Swan, si le prochain mot à sortir de ta bouche est `adorable'. Je vais bondir de ce téléphone et t'étrangler. »

« … euh… d'accord, je ne vais pas finir CETTE phrase, apparemment. Alooors, est ce que tu viens à la fête de pré-lancement ce soir ? »

« Ouais, certains membres de l'équipe du film ont été invités, et vu que je n'ai plus à m'inquiéter qu'Edward me déboîte les bras, je suppose que je pourrais faire une apparition et voir comment ça se passe. Edward va chanter ? »

La simple mention d'Edward chantant mît le feu à mes cuisses.

« Euh… je pense. En tout cas, c'est ce qui est prévu. »

« Ok, cool. Alors, je te verrai là bas ? »

« Oui, c'est ça. »

Nous planifions de nous retrouver à la soirée à neuf heures, et quand je raccrochais, je fus surprise quand mon téléphone sonna de nouveau immédiatement.

Je regardai l'écran. C'était Edward.

Je me raclai la gorge et répondis.

« Et bien, bonjour Mr. Cullen. Merci d'appeler coup-de-fil pervers. Si vous voulez du sexe par téléphone torride, veuillez taper 1. Si vous voulez une pipe époustouflante, veuillez taper 2. Si vous voulez ravager le corps de votre petite amie jusqu'à ce qu'elle s'évanouisse sous une somme de plaisir vertigineuse, veuillez taper 3. »

J'écoutai attentivement et entendis d'étranges bruits de bip et Edward grogner en arrière fond.

« Oh, allez… putain, fais le, » l'entendis je marmonner.

« Mr. Cullen ? »

Il souffla de frustration.

« Juste une seconde. J'essaye de comprendre comment appuyer sur toutes ces touches en même temps. J'y suis presque. »

Je gloussai de rire.

« Bon, considérant que tu n'es même pas dans la même ville que moi, je crois que peut être les 2 et 3 sont inutiles, non ? »

« Femme, est ce que tu crois vraiment que je vais laisser quelque chose comme la géographie m'empêcher de jouer le pervers avec toi ? Je vais te voir bientôt et quand ce sera le cas, je veux être certain que tu es mentalement préparée pour la tonne de plaisir dévastateur que je vais te donner. »

Bordel, pouvait il être encore plus sexy ?

« Hummm… j'aime entendre ça. »

Mon taxi s'arrêta devant l'hôtel où je devais faire ma dernière livraison du jour. Je le reconnus immédiatement comme l'hôtel où Edward et moi avions séjourné quand il avait participé au SNL. Mon souffle se coinça dans ma gorge.

Oh, Seigneur. C'est l'endroit où tout a commencé – où Edward et moi avons fait l'amour pour la première fois. Où nous nous étions déclarés pour la première fois nos sentiments mutuellement. Où nous avons eu un énorme et extraordinaire marathon sexuel qui nous avait pratiquement tué tous les deux.

Tout à coup mon cœur s'emballa.

Quelque part dans ce bâtiment se trouve la Caverne d'Amour Magique.

« Oh, mon Dieu, » soufflai je alors qu'un flot de souvenirs et d'émotions m'assaillait.

« Bella ? Tu vas bien ? » Demanda Edward, une pointe aigue d'inquiétude colorant sa voix.

« Je vais bien, » répondis je, en entrant dans l'immeuble, des palpitations nerveuses agitant ma poitrine, « je suis juste en train de livrer mon dernier kit de presse de la journée, et tu ne devineras jamais où je suis. »

« Où ? »

« L'hôtel où on a fait l'amour pour la première fois. »

Je l'entendis inspirer vivement.

« Tu plaisantes ? »

« Nan. Je rentre dans le hall en ce moment. »

Je balayai la pièce du regard et ressentais la plus incroyable sensation de déjà-vu. Je me souvenais de m'être jetée sur Edward dans le taxi au retour, aspirant sa langue avidement dans ma bouche avant de lui dire que je l'aimais. Je me souvenais d'avoir tiré ses cheveux alors que mes mains partaient à l'assaut de son corps, désespérant d'être plus près de lui, de toucher sa peau, d'explorer son corps des façons les plus intimes.

Je commençais à saliver.

« Bella ? T'es toujours là ? »

« Euh… ouais, je suis là. »

Je secouai la tête pour me ramener à la réalité et attrapais le morceau de papier qui m'indiquait dans quelle chambre je devais livrer le kit pour la presse. Je regardai le numéro de la chambre et fronçai les sourcils.

Non. Certainement pas. C'est juste foutrement trop bizarre.

« Edward, tu te souviens dans quelle chambre on était ? »

« Ahh… la Caverne d'Amour Magique ? Je crois que c'était la chambre 1803. Pourquoi ? »

Bon sang. Ouais. 1803.

« Parce que c'est la chambre où je dois livrer le kit pour la presse. »

Je l'entendis expirer bruyamment.

« Wahou, Bella, c'est juste bizarre. Qui est le destinataire ? »

Je regardai ma liste.

« Euh… il n'y a pas de nom. Ca dit juste ` important professionnel de la musique, très en vue'. Seigneur. Ca pourrait être Paula Abdul pour ce que j'en sais. »

« Bon Dieu, j'espère que non. Où es tu maintenant ? »

« Je monte juste dans l'ascenseur. »

Je l'entendis gémir doucement.

« Seigneur, Bella, tu te souviens de ce qu'on a fait dans cet ascenseur ? »

J'appuyai sur le bouton de l'étage et laissai ma tête reposer contre la paroi, mes yeux se fermant alors que je me souvenais.

« Rappelle le moi, » dis-je calmement.

Sa voix flottait du téléphone et m'enveloppait de ses souvenirs de satin.

« Je t'ai soulevée dans mes bras, tu te souviens ? Tu as entouré tes jambes autour de moi alors que je te plaquai contre le mur… Je suçai et léchai ton cou comme un fou. Seigneur, ton goût était si délicieux. Tu étais toutes mes saveurs préférées enveloppées dans une peau parfumée. Je me rappelle que tu me tirais les cheveux ce qui rendait complètement dingue, et ensuite… oh, Seigneur… ensuite tu t'es penchée et tu as empoigné ma queue douloureuse à travers mon jeans. Jésus, Marie, Joseph – je t'ai presque arraché tes vêtements sur le champ. Je ne pensais vraiment pas que j'allais tenir jusqu'à notre chambre. »

Je déglutissais alors que mes tétons durcissaient, et qu'une douleur violente et ardente naissait en moi.

« Oh, oui, je m'en souviens, » dis-je, la brulure en moi s'intensifiant à chaque nouveau souvenir. « Quand les portes se sont ouvertes, tu m'as jetée sur ton épaule et tu as pratiquement couru tout le long du couloir jusqu'à notre suite. Tu n'arrivais pas à ouvrir la porte assez vite. Il t'a fallu trois essais pour mettre la carte dans la fente. »

Il gémît.

« Mon Dieu, Bella, je rêvais de toi depuis si longtemps, fantasmant sur ton odeur, ta peau, et ton tout… et ensuite tout à coup, tu étais là… dans mes bras – mes mains sur ton corps, ma langue dans ta bouche. J'étais complètement fou de désir et d'amour et d'une montagne d'autres trucs que je n'avais jamais ressenti avec personne. Est-ce que c'est étonnant que j'aie été une personne secouée par mes hormones en ébullition ? »

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et je marchai lentement dans le couloir sur des jambes tremblantes – chaque pas vers la porte de l'autre côté amenait une nouvelle décharge de souvenir-plaisir directement à mon centre.

Je pris une profonde inspiration en approchant de la porte et j'aurais pu jurer que je sentais Edward.

Je m'arrêtai et m'appuyai contre le mur, essayant de me ressaisir avant de me couvrir de ridicule devant un journaliste sans aucun doute réputé qui pourrait faire une mauvaise critique de l'album d'Edward si je débarquais comme une ahurie.

Je savais que je devais raccrocher le téléphone mais je n'arrivais pas à me détacher de sa voix. Les six heures que je devais encore laisser passer avant d'aller le chercher à l'aéroport allaient s'avérer interminables.

J'avais besoin de lui – maintenant – et je pensai que c'était vraiment injuste de la part de l'univers de ne pas me laisser l'avoir.

« Edward, je ne peux pas ATTENDRE ce soir pour te voir. J'ai été à cran toute la journée rien qu'en pensant à tes bras autour de moi, tes mains sur moi, tes lèvres sur moi… »

« Bella, je n'ai pas été capable de penser à quoi que ce soit d'autre. Je suis dingue de désir pour toi à cet instant. Mes mains me démangent de te toucher –mais me démangent vraiment sérieusement. C'est extrêmement ennuyeux. Il se pourrait que je doive prendre un antihistaminique. »

Je soupirai en pensant à lui posant ses mains sur moi.

« Ou tu pourrais juste me toucher. »

Il grogna et mes cuisses se crispèrent à mon insu.

« C'est la meilleure putain d'idée que j'aie jamais entendue, » siffla-t-il, un désir pur teintant sa voix.

Tout à coup, la porte devant moi s'ouvrît et Edward était là – intense et avide. Ses yeux vrillés aux miens et le monde entier devint gris à part lui.

Oh, doux Jésus. Il est là.

Ma respiration s'arrêta, et simultanément, nos téléphones tombèrent sur le sol recouvert de moquette dans un bruit étouffé.

« Seigneur, Bella, » gémît il, ses yeux sombres et orageux.

« Edward ? » soufflai je, toujours choquée de le voir debout dans l'encadrement de la porte.

Un rugissement bestial émana de lui alors qu'il se ruait vers moi, me pressant conter le mur alors que sa bouche recouvrait la mienne – immédiatement affamée et exigeante – ses mains tenant mon visage tandis que notre besoin désespéré explosait entre nous.

Mes mains atteignirent sa taille, glissant rapidement sous son tee-shirt, caressant la peau juste au dessus de la taille de son jeans, serpentant et poussant vers le haut pour sentir les muscles fermes de son dos alors que le poids de son corps me plaquait contre le mur.

Il gémît tandis que mes ongles éraflaient brusquement son dos, mes doigts s'agrippant et désespérés alors que mon corps flambait et palpitait sous lui. Il se pencha pour prendre mes fesses en coupe, ses grandes mains m'empoignant et me soulevant, alignant nos pelvis quand j'enroulais mes jambes autour de sa taille.

Mon Dieu, ce n'est pas réel. Comment est-il ici ?

Bon sang, Swan, tu vas te poser la question ? Tu ne peux pas sentir ce qu'il fait avec sa langue ? La ferme et profite.

Il poussa contre moi et je haletai, une lueur blanche et des étincelles de plaisir me frappant tandis qu'il frottait son érection contre moi, sa bouche toujours ouverte contre la mienne, nos bouches bougeant ensemble frénétiquement.

Finalement, il recula, frottant son pouce contre ma joue alors que ses yeux obscurcis recherchaient les miens, son souffle irrégulier et sucré sur mon visage rougi.

« Tu es là, » haletai je de surprise.

Il m'embrassa à nouveau, me volant le peu de souffle que j'avais, poussant sa langue de la mienne avec un besoin frénétique, son corps se pressant contre moi de la plus délicieuse manière imaginable.

Il s'écarta et posa son front contre le mien, pantelant, à bout de souffle et parfait.

« Je ne pouvais pas rester loin. »

Note de l'auteur :

Ok, alors laissez moi juste dire ça avant que vous ne me tuiez toutes, ILS AURONT DROIT AU SEXE AU PROCHAIN CHAPITRE. Du sexe classique, multi-positionnel, poly-orgasmique. L'embargo bloc-bite a été officiellement levé.

Alors est ce que ce chapitre vous a plu ? Toujours aussi frustrées ?

Je vais essayer de faire vite pour traduire le prochain chapitre mais vous savez comment m'aider à me motiver…

Bisous

Vanessa.