Nous étions à moins d'une heure de Poudlard. Lily était partie voir ses autres amis et le pauvre Jamesie chéri avait perdu sa rousse.

« Bon il serait peut-être temps de se changer, commença Mumus, sinon la préfète va venir nous engueuler. »

Sirius souffla agacé.

« Non vous changez pas ! Je veux voir ma Lily !

-Mais tais-toi, m'exaspérais-je ! Tu la reverras tout à l'heure. Tu devrai te sentir heureux moi je l'ai toute la journée. »

Je sentis une claque atterrir contre l'arrière de mon crâne. Mais ça faisait mal ! Zabini me jeta un regard qui en disait long sur ce qu'il allait me faire si je recommençais.

« C 'est bon, ça va c'était pour rire, répliquais-je. »

Sirius retira son t-shirt alors que je me retrouvais en soutif. Zabini me regarda bizarrement.

« T'inquiète c'est habituel qu'ils s'exhibitionnent comme ça, fit Peter.

-Si vous la regardez je vous mange.

-H-hein..., bégaya Peter ?

-Tu crois quoi ? On l'a tous déjà vue en soutif.

-Moi je l'ai vu à poil aussi, renchérit mon jumeau.

-Mais fermez là toi, m'énervais-je en lui balançant ma chemise. »

Nous finîmes par nous changer non sans que monsieur Zabini ne me passe la main aux fesses. Il avait osé ! Bon j'avouais que lui foutre mon coude dans le ventre n'était pas sympa non plus. Pfff il était costaud ça avait dû être une caresse pour lui !

Le train arriva à la gare de Pré-au-lard et nous descendîmes tous les 6. Alors qu'on s'avançait pour monter dans les calèches Blondie passa avec toutes sa clique non sans s'amuser à bousculer d'un coup d'épaule Zab. Mumus le rattrapa par sa veste alors que je chopais Barbie par les cheveux et le retourna vers moi.

« T'as un problème la poupée Barbie ?

-T'avises même pas de me toucher sale scorbut, cracha-t-il en me faisant lâcher ses cheveux !

-Je t'interdis de t'en prendre à Zabini ! C'est clair ou je te colore tes cheveux en rose !

-T'as besoin de ta gonzesse pour te défendre maintenant Zabini ?

-Oh non ne t'inquiète pas je pourrai facilement te casser la gueule.

-C'est le joli minois de ta pute, commença Parkinson... »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Sirius lui assena un violent coup de poing. Alors que Blondie se déconcentra je me jetai sur lui pour lui cogner son minois de meuf. James ne se fit pas prier et chopa le pied de Rosier pour qu'il se casse la gueule au sol. Je choppais les cheveux de Blondie et essaya de l'étrangler avec. Sirius avait foutu l visage de l'autre serpent dans la terre et Cornedrue cognait le bras du troll au sol. Barbie m'asséna une gifle à quoi je répondis par un poing au visage. James se retrouva sous Rosier à se faire frapper c'est donc mon cher et tendre qui vint choper le moche pour le foutre dans la boue.

Alors que nous leur foutions une raclée on entendit la vieille McGo arriver e hurlant.

« Ça fait 20 minutes que vous êtes arrivés et je dois déjà vous coller ! C'est pas possible qu'est ce que je vais faire de vous , ! »

D'un coup de baguette elle nous sépara. Nous avions un attrouppement autour de nous qui, je suis sûre, devait nous acclamer.

« J'en ai marre de vous ! Jamais, au grand, jamais je n'ai eu à faire à des monstres tel que vous ! Je ne sais plus quoi faire ! Que je vous colle ou pas ça change rien ! Si je vous fait copier des pages ou des devoirs ça ne vous apprend pas plus ! Quand je vous fais nettoyer le château ça vous amuse ! Faut qu'on vous tue ou quoi ? J'en ai par-dessus le caleçon de Merlin ! Je vais vous virer si ça continu ! »

La prof était essoufflée. Les élèves s'étaient fortement éloignés.

« Ça fait du bien d'avoir vider son sac, demanda Lunard en tapotant l'épaule de la vieille chouette ?

-Lupin ça suffit ! Ne vous fichez pas de moi ! Vous êtes tous collés cette semaine ! »

Elle reparti comme une furie. Blondie se releva avec sa clique en nous jetant des regards noirs.

« Vous nous le paierez, persifla Barbie. Mon père entendra parler de ça.

-Je te remettrai une branlée, répondis-je. »

Les tapettes repartirent et Zabini aida à me relever. L'attroupement qui s'était formé s'était éloigné et tout le monde monta dans les calèches. Nous finîmes par y grimper à notre tour avec une rousse qui venait de nous rejoindre. Cette dernière commença d'ailleurs à engueuler son chéri aux cheveux hirsute.

Les calèches avançaient et au fur et à mesure nous voyions le château se rapprocher. Sirius était encore énervé par la bagarre alors que James se faisait engueuler par Evans et Peter les regardait complètement perdu. Lupin semblait pensif pendant que Zabinouille me caressait la cuisse. Alors qu'il remontait sa main sous ma jupe il se prit une tape dessus avant de me regarder ahuris. Cependant j'étais trop occupée à regarder la rousse qui venait de frapper le serpent.

« Commencez pas vous, s'énerva Lily ! On n'est pas là pour vous voir vous tripoter !

-Eh détends toi, s'agaça Zab ! Baise un coup ça ira mieux.

-J'attends que ça, souffla James...

-Ah oui vraiment ? Pour me larguer ensuite ? Ou alors tu es en train de dire que je suis frigide ? Tu vas me congédier juste après ?

-Mais Lily, tenta Potter... »

Alors qu'Evans continuait de gueuler contre mon frère mon cher et tendre se massait les tempes.

« Elle donne mal au crâne celle là.

-Tu peux pas la faire taire, répliqua Peter ?

-D'accord. »

Ce fut sur ces dires que Lily se tût enfin car Cornedrue avait enfin décidé de donner une autre utilité à ses lèvres que gueuler.

Nous arrivâmes enfin au château. Nous descendîmes alors, entrâmes puis nous finîmes par nous installer dans la Grande-salle. Comme à son habitude Dumby se leva pour discourir. Cependant quelque chose clochait. Les professeurs étaient habillés tout en noir. Un froid se fit dans la salle.

« Mes enfants... Vous savez que nous vivons une époque sombre, une époque où vous êtes des acteurs et surtout des victimes involontaires. Je sais que vous êtes terrifiés par ce qui peut se passer autour de vous notamment depuis que, celui qui se fait appeler le Seigneur des ténèbres, fait rage. Vous êtes sûrement touché au quotidien ou non mais aujourd'hui je suis au regret de vous annoncer que vous allez l'être. Pendant les vacances un incident s'est produit. Une de vos camarade, ainsi que sa famille s'est fait attaquer par des mangemorts. Aucun n'a survécu... Alors demain nous rendrons hommage à l'élève Emma Swan, notre chère amie de Serdaigle. Cependant je vous demande de rester fort, de... »

Mon cerveau s'était arrêté. Je ne comprenais rien. C'était pas possible. C'était impossible. Non.

Je tournais la tête vers Remus qui pleurait. Je pouvais voir la tristesse et la rage se mêler dans son regard. Il était anéanti. Sirius l'attrapa par les épaules et le serra contre lui. Lily s'était blottie dans les bras de James. Sur la table des Serdaigle j'aperçus plus de la moitié pleurer et l'autre qui n'était pas dans un meilleur état. J'avais l'impression qu'un vent glacial venait de s'abattre dans la salle. J'entendais la voix de Dumby bourdonner dans mes oreilles qui se confondait avec les sanglots des élèves. Je sentis d'un coup Zabini passer sa main sur ma cuisse et la serrer doucement.

Je me leva d'un coup ne pouvant en supporter plus et sorti en trombe de la Grande-salle. Personne ne me retint, d'autres même me suivirent. Je me dirigeais d'unn pas sûr vers le parc et m stoppa en plein milieu. Je brandis ma baguette vers le ciel et plusieurs faisceaux lumineux s'élevèrent dans la nuit bientôt rejoins par d'autres. Le ciel se rempli de couleurs.

Nous restâmes un moment dehors sans parler, sans bouger. C'était un silence lourd et pesant qui avait pris place. Zabini attrapa ma main toujours en silence. Aucun bruits ne résonnaient. Rien. C'était un néant auditif.

Plus tard Dumby nous demanda de rentrer disant que les jeunes que nous étions avaient besoin de manger. Nous rentrâmes alors et nous nous installâmes. Mumus était resté assis et n'avait pas bougé. Il fixait son assiette sans la voir. Sirius jouait avec sa nourriture tandis que James se goinfrait.

« Comment tu peux manger, s'agaça une sixième année ?

-Bah j'ai faim, répondit-il.

-Quelqu'un est mort, s'exclama-t-elle ! »

Je vis ma main lui lancer mon verre de jus de citrouille. La meuf me regarda choquée.

« Ca va...

-Tais toi, l'interrompis-je. Ne t'avises pas de donner des leçons alors que je suis sûre tu ne la connaissais même pas. Je suis sûre que tu ne lui as jamais adressé la parole. Alors tu te la fermes. »

Elle continuait de me regarder avec des yeux ronds pendant que d'autres baissés la tête pour manger. Bientôt les discussions reprirent même si c'était avec un sentiment douloureux.