- - - Chapitre 29- - -
Le chevalier noir
N/A : P.T.N.A.P. N/A 2 : En italique - traduit de l'elfique.
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«Izanar, mon fils, nous sommes aujourd'hui le 15 septembre. Si je t'écris ce message, c'est parce que notre jeune amie Josianne vient d'achever de me conter les évènements de la journée ainsi que le manque de maîtrise de soi dont elle a fait preuve. Puisque je ne me juge pas le plus apte à lui faire la leçon, j'ai décidé de tous vous laisser - à toi, Haldir et Gandalf – l'opportunité de le faire. Dès le moment où tu auras achevé de lire ceci tu auras le droit de faire ce que tu veux d'elle – c'est-à-dire qu'elle devra t'obéir au doigt et à l'œil sur MON ordre – durant les 24 prochaines heures. Ensuite, tu devras t'assurer qu'elle aille voir Gandalf ou Haldir avec la lettre lui étant destinée. Si jamais elle te désobéit, elle aura affaire à moi.
Elrond »
En terminant de traduire le contenu de la lettre à la semi elfe le fils d'Elrond releva les yeux. Contrairement à ce qu'il s'attendait, Josianne continuait de déjeuner avec un air impassible. Les seuls signes qui trahissaient son calme apparent étaient le léger tremblement de ses mains ainsi que le fait qu'elle évitait de relever les yeux vers lui. Toujours sans lever les yeux, elle avala une gorgée de jus et lui parla.
Josianne : Ton père a-t-il spécifié si le même sort m'attendait avec Haldir et Gandalf ?
Zan : Non. N'es-tu pas intéressée à savoir ce que je te réserve ?
Josianne : Mmm... Laisse-moi voir... Non, pas vraiment.
Zan : Pourquoi ?
Josianne (En relevant finalement les yeux) : Parce que ce sera probablement humiliant et difficile.
Izanar : Et qu'est-ce qui te fait croire que ce ne sera pas comme hier soir ?
Josianne(rougissant) : Voyons voir... Parce que quand j'ai quitté ta chambre déserte pour rejoindre la mienne j'ai trouvé sur le lit une note me disant de te rejoindre ici habillée avec les vêtements qui reposaient sur mon lit ?
Izanar : Tu ne les aimes pas ?
Josianne : Et bien disons que tout le monde me remarque du premier coup d'œil...
Izanar : C'est normal, tu as revêtu un uniforme ayant, par son modèle et ses teintes, une très grande valeur symbolique pour les elfes et un seul autre dans l'histoire lui était comparable.
Josianne(o.Ô) : D'accord... Et pourquoi me fais-tu mettre cette armure symbolique et qui l'a faite ?
Izanar : La personne qui l'a fabriquée veut conserver son anonymat, mais je peux te certifier qu'elle devait avoir très confiance en toi pour te faire cadeau d'une armure d'une telle qualité... Tu portes en ce moment une réplique exacte et adaptée de l'armure du grand roi Gil-Galad.
Josianne(se relevant d'un bond) : QUOI !?
Tous les yeux des elfes présents dans la salle commune étaient désormais fixés sur elle et le silence était total. Elle sourit maladroitement, ramassa sa chaise tombée à la renverse et se rassit. Le bourdonnement familier des conversations reprit bientôt et Izanar poursuivit.
Zan(légèrement exaspéré) : Comme j'allais le dire avant que tu ne m'interrompe, aujourd'hui auront lieu tes premiers cours de combat. Tu devras porter cette armure en tout temps pour t'habituer et parce que tu te feras attaquer par surprise. Viens.
Ils se levèrent silencieusement et quittèrent le salle commune, Josianne avec une démarche maladroite la suite de son professeur, Il la guida jusqu'aux écuries où il lui montra à seller son cheval pour le combat (c'est-à-dire avec des vivres et des armes attachés à la selle). Ils quittèrent ensuite la cité pour la forêt dans laquelle était la ville des Kalominochais. Néanmoins, ils n'y montèrent pas et s'arrêtèrent à l'orée de la forêt où ils descendirent de cheval.
Izanar : C'est dans cette forêt que tu passeras la journée. Dès que tu y seras entrée, Gandalf scellera son sort et tu ne pourras en ressortir avant huit heures ce soir. Tu devras également te débrouiller sans ta magie car on ne sait jamais dans quelles conditions tu pourrais avoir à affronter tes ennemis plus tard. Voici d'ailleurs la seule personne qui manquait ici...
En entendant ces mots, Josianne se retourna pour voir arriver Ikari qui transportait ce qui lui semblait être un sac de tissu rempli avec quelque chose de métallique (elle entendait le cliquetis de morceaux de métal s'entrechoquant). Il le déposa à ses pieds, en détacha les cordes et le déroula sur le sol. La semi elfe vit qu'il y avait sur la toile noire deux dagues, une épée longue, deux couteaux à la lame et au manche courbés d'environ 60 cm de long, trois épées de longueurs différentes, une hache et une lance. Ikari déposa également sur le sol un arc et des flèches étranges.
Ikari : Tu as le choix pour tes armes de la journée. Tu peux en pendre autant que tu veux, mais ne te surcharge pas. L'arc et les flèches nous sont prêtés par Gandalf. Ils se transformeront en peinture si t touches quelqu'un.
Josianne regarda Izanar et son ami, mais ils lui rendirent tous deux un regard impassible.
Josianne : Il y a deux problèmes... Comment vais-je transporter et utiliser ces armes ?
Izanar : C'est ici que nus entrons en jeu : Ilkari va les attacher à toi et je vais te montrer les principaux usages et caractéristiques.
Josianne : D'accord.
Elle s'accroupit à côté des armes, les observa et les manipula un instant avant de faire son choix.
Josianne : Je vais prendre...um... les dagues, l'arc, les flèches, les espèces de couteaux... et l'épée longue.
Lors de ce dernier choix, Ikari et le fils d'Elrond se lancèrent un coup d'œil mi-étonné, mi-amusé mais ne dirent rien.
Izanar : C'est tout ?
Josianne : Oui.
Tandis qu'Ikari s'affairait à fixer les armes choisies par la semi elfe, Izanar débuta ses explications.
Le fils d'Elrond : Bien. Aujourd'hui servira principalement à te faire développer ton endurance. Nous enverrons graduellement des combattants mieux qualifiés. L'idée est surtout de voir si tu possèdes de bons réflexes et réagit bien en situation de combat.
Il lui expliqua ensuite comment utiliser chaque arme ce qui prit environ une heure. (Elle avait un peu de difficulté à se concentrer puisqu'il se plaçait à quelques millimètres d'elle pour lui montrer comment se placer et manipuler les armes).
Ikari : Tu es maintenant prête pour ton entraînement, des questions ?
Josianne : Oui, est-ce que je peux amener Valinethir avec moi ?
Zan : Non. Si tu n'as pas d'autres questions, je te souhaite une bonne journée.
Sur ce, Josianne se retourna et mit le pied dans la forêt. Dès qu'elle y fut, elle ne fut plus entourée que par des arbres et aucun éclaircissement de la forêt ne fut plus visible.
Ce qu'elle redoutait le plus, c'était d'avoir de la difficulté à se mouvir à cause du poids ou de l'armure elle-même car cette dernière était constituée de dizaines de plaques de métal imbriquées les une dans les autres, d'une cuirasse, d'une cotte de mailles, de bracelet, d'un gorgerin et d'épaulières. De plus, elle portait également deux ceintures : la première en cuir servait pour accrocher le fourreau de son épée longue tandis que la seconde, en soie avait une fonction décorative. Elle avait en dessous de son armure une tunique verte pour la garantir d'une douleur causée par le frottement prolongé de sa peau contre son équipement, sans compter ses bottes de cuir et ses armes.
Elle se mit donc en marche dans la direction qu'elle espérait être celle du lac où elle avait bu la première fois qu'elle était entrée dans ce bois.
Izanar : L'es-tu apportée ?
Ikari : Bien sûr, pour qui me prends-tu ? Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu tiens absolument à la mettre, avec un casque en plus ! Tu n'en as jamais porté pour combattre auparavant...
Izanar : Quoi ?
Ikari : Je doute fort qu'elle ne se rende seulement à m'affronter étant donné ce que j'ai vu de sa technique de combat...
Il lança un regard complice à Izanar et tous deux éclatèrent de rire, cependant après quelques instants Izanar se murmura à lui-même :'Elle pourrait bien te surprendre mon ami !'
La semi elfe marchait dans la forêt depuis environ dix minutes quand elle entendit des pas se rapprocher. En se retournant, elle vit l'un des enfants de la tribu des Kalominochais portant un trop grand casque pour lui la charger. Sortant simplement une dague, elle donna un coup de pied sur la lance du jeune garçon, ce qui le désarma, et le fit trébucher. Elle le tourna ensuite sur le dos et plaça son arme près de sa gorge.
Josianne : Rends-toi.
Le garçon : D'accord, d'accord ! Prends ce bracelet.
Il lui tendit alors un petit bracelet de cuir dans lequel il y avait plusieurs petits espaces dont l'un était serti d'une pierre bleue.
Le garçon : Chaque fois que tu gagneras un combat, tu remporteras une pierre. La mienne est déjà là, bonne journée !
Sur ce, Josianne relâcha le petit garçon qui disparut bientôt entre les arbres. La semi elfe rengaina sa dague et continua son chemin quelques minutes encore avant d'être à nouveau attaquée par surprise, cette fois par Sandrine.
Josianne(pensant) : Ah ! Je crève de faim ! Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour un bon hot dog, extra chou et moutarde !
Il était maintenant près de trois heures de l'après-midi et la semi n'avait toujours rien avalé ni trouvé la rivière.
L'auteure(visible seulement par les lecteurs) : Quel sens de l'orientation incroyable, hein ? Bon, qui vote pour la laisser dépérir ?
Steph, Gab, Mari, Phil et Louise(les trois premiers pour le fun et les deux derniers parce qu'ils ont été traumatisés par cette fic) lèvent la main avec un grand sourire.
L'auteure( :D) : Et qui vote pour qu'on la nourrisse ?
Tous les autres lèvent la main.
L'auteure(TT ) : 1...2...3...4...5...6...7...8..En tout cas ! Une minorité négligeable ! Va pour qu'elle reste à se plaindre !
Kath(sortant du groupe de lecteurs) : Tu ne peux faire cela ! Si elle s'évanouit par cause d'inanition elle va encore se ramasser à l'infirmerie !
L'auteure : Grrr...Bon, O.K. ! Mais c'est juste parce que je veux la voir affronter le prochain ! Mwahahahaha !!!!
Sur ce, la merveilleuse auteure de cette superbe fic (ben quoi, j'ai ben l'droit de beurrer un peu !) disparaît dans un nuage maléfique rouge et une poutine ainsi que deux hot-dogs choux et moutarde apparaissent sur un rocher avec une bouteille de jus.
Josianne : Je t'adore auteure !
Auteure(se marmonnant à elle-même) : Ouais, parle toujours ! Là t'as d'la bouffe... Tu vas moins m'aimer dans une couple de chapitres ...!
L'apprentie guerrière commença alors à manger le repas provenant du meilleur resto de notre monde, « Chez Flamand » (et oui, je fais de la pub pour mon employeur !), avant de caler la bouteille de jus.
La silhouette en armure se leva ensuite et continua son chemin en se demandant s'il restait encore quelqu'un à affronter dans tout Fondcombe. En effet, elle portait maintenant trois bracelets sertis de dix pierres chaque et sa dernière opposante avait été Deborah, qu'elle avait eut beaucoup de difficulté à battre.
Soudainement, elle perçu un très léger bruissement de feuilles et se retourna en dégainant ses couteaux juste assez rapidement pour parer le premier coup d'Ikari.
L'Auteure (.) : Hehehe.. Vous comprenez maintenant pourquoi je l'ai nourrie ?
La semi elfe repoussa l'épée du guerrier et attaqua de son autre couteau, mais son opposant évita le coup et riposta aussitôt en essayant de l'atteindre successivement à l'estomac puis aux jambes, mais elle recula en premier et sauta ensuite par-dessus la lame, avant de tenter d'empaler Ikari. Celui-ci l'attaqua de nouveau et elle bloqua encore son coup, avant d'effectuer un mouvement de rotation vertical de son bras droit visant le sommet du crâne de son opposant, mais l'elfe bloqua habilement le coup de son bouclier. Il effectua ensuite un mouvement en spirale qu'elle eut peine à bloquer, même en utilisant ses deux couteaux. Elle dut bientôt abandonner le concours de force et se retrouva exposée, mais elle donna un coup de pied à Ikari. Celui-ci fut alors obligé de reculer et Josianne en profita pour l'attaquer aux jambes. Cependant, il réussit à la désarmer grâce à son épée sauf qu'elle le lui fit ensuite payer d'une jambette qui le fit tomber sur le dos. La semi elfe le désarma alors d'un autre coup de pied avant de sauter sur lui en sortant ses dagues. Malheureusement pour elle, il prit ses poignets et les serra jusqu'à ce qu'elle échappe ses dagues. En un éclair, il les récupéra et s'apprêtait à les glisser sous sa gorge lorsqu'il sentit une étrange pression sur son épaule. Il s'effondra sur le sol, inconscient.
Josianne : Prise du sommeil 1, Ikari 0 !... Bon, où l'a-t-il mise ?
Durant plus de vingt minutes elle tenta de trouver une pierre et/ou bracelet sur l'elfe, mais des yeux fixant les siens la firent bientôt arrêter ses recherches : Ikari était revenu à lui.
Ikari : Qu'est-ce que tu fais ?
Josianne(l'aidant à se relever) : Et bien je t'ai vaincu tout à l'heure alors je cherchais la pierre que tu es sensé me remettre.
Ikari : La pierre ?
Josianne(moins sûre d'elle) : Bah ouais... Comme les autres...
Ikari : Ah, oui ! Ce n'est pas une pierre pour moi ! Jour ou nuit ?
Josianne : Hein ? Euh... Nuit, pourquoi ?
Aussitôt qu'elle eut prononcé son choix, la forêt devint noire et le soleil disparut de sa vue.
Josianne : Mmm...D'accord, ça, ça promet... Ikari, c'est quoi le... Ikari ?
Mais le combattant n'était plus là. Cependant, comme elle s'en rendit bientôt compte il avait été remplacé par un groupe de loups. Cette meute qui l'entoura en un éclair était composée de cinq individus adultes au pelage noir et d'un dernier, un peu plus gros celui-là, à la fourrure argentée.
C'est sur ce dernier qu'elle se jeta tout d'abord avec ses couteaux blancs qu'elle venait de récupérer. Elle réussit à le blesser au côté, mais malheureusement la bête riposta et lui mordit profondément l'avant bras. Contrairement à ce à quoi elle s'était attendue, le douleur l'assaillit aussitôt mais elle ne s'arrêta pas et utilisa son bras gauche afin de transpercer la poitrine de la bête qui paru se dissoudre dans l'air en mourant.
Elle se retourna alors et réagit juste assez vite pour décapiter la seconde bête qui se jetait à l'instant sur elle. Celle-ci disparut également à son tour.
Elle resta immobile quelques instants, haletante, à observer les loups qui semblaient désormais hésiter à bondir sur elle, mais qui continuaient à grogner et à montrer les crocs. Deux d'entre eux bondirent simultanément sur elle puis les deux derniers se joignirent à leurs comparses. Ils l'attaquèrent au visage et à la gorge mais après quelques minutes de combat acharné elle réussit à s'en débarrasser.
Malheureusement pour elle, elle se retrouva avec plusieurs blessures additionnelles – elles étaient bénignes mais cela n'empêchait pas un écoulement de sang gênant- aux bras et au visage.
Elle observa les alentours quelques secondes, histoire de s'assurer qu'il n'y avait pas d'autres loups et s'apprêtait à remettre ses armes au fourreau lorsqu'elle perçut une nouvelle présence.
En observant davantage la forêt environnante, elle s'aperçut bientôt qu'une forme approchait. Et ce n'était pas une petite forme... L'être ou la chose qui venait vers elle mesurait près de deux mètres de hauteur et semblait assez massive. En y regardant de plus près, elle s'aperçut que ce qui approchait était un chevalier en armure. Elle ne pouvait cependant pas le reconnaître puisqu'il portait un casque. Mais elle ne s'attarda à ce détail qu'un dixième de seconde car elle remarqua quelque chose de beaucoup plus graves : le chevalier portait une épée à deux mains à la taille et de sa main gauche il y tenait un gigantesque fléau...
« Oh bâtard ! », fut la seule chose qu'elle put dire lorsque la créature chargea vers elle à une vitesse phénoménale.
À suivre.... :-p
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N/A : J'espère que ce chapitre était assez long et intéressant.. :) Reviewez svp !
Le chevalier noir
N/A : P.T.N.A.P. N/A 2 : En italique - traduit de l'elfique.
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«Izanar, mon fils, nous sommes aujourd'hui le 15 septembre. Si je t'écris ce message, c'est parce que notre jeune amie Josianne vient d'achever de me conter les évènements de la journée ainsi que le manque de maîtrise de soi dont elle a fait preuve. Puisque je ne me juge pas le plus apte à lui faire la leçon, j'ai décidé de tous vous laisser - à toi, Haldir et Gandalf – l'opportunité de le faire. Dès le moment où tu auras achevé de lire ceci tu auras le droit de faire ce que tu veux d'elle – c'est-à-dire qu'elle devra t'obéir au doigt et à l'œil sur MON ordre – durant les 24 prochaines heures. Ensuite, tu devras t'assurer qu'elle aille voir Gandalf ou Haldir avec la lettre lui étant destinée. Si jamais elle te désobéit, elle aura affaire à moi.
Elrond »
En terminant de traduire le contenu de la lettre à la semi elfe le fils d'Elrond releva les yeux. Contrairement à ce qu'il s'attendait, Josianne continuait de déjeuner avec un air impassible. Les seuls signes qui trahissaient son calme apparent étaient le léger tremblement de ses mains ainsi que le fait qu'elle évitait de relever les yeux vers lui. Toujours sans lever les yeux, elle avala une gorgée de jus et lui parla.
Josianne : Ton père a-t-il spécifié si le même sort m'attendait avec Haldir et Gandalf ?
Zan : Non. N'es-tu pas intéressée à savoir ce que je te réserve ?
Josianne : Mmm... Laisse-moi voir... Non, pas vraiment.
Zan : Pourquoi ?
Josianne (En relevant finalement les yeux) : Parce que ce sera probablement humiliant et difficile.
Izanar : Et qu'est-ce qui te fait croire que ce ne sera pas comme hier soir ?
Josianne(rougissant) : Voyons voir... Parce que quand j'ai quitté ta chambre déserte pour rejoindre la mienne j'ai trouvé sur le lit une note me disant de te rejoindre ici habillée avec les vêtements qui reposaient sur mon lit ?
Izanar : Tu ne les aimes pas ?
Josianne : Et bien disons que tout le monde me remarque du premier coup d'œil...
Izanar : C'est normal, tu as revêtu un uniforme ayant, par son modèle et ses teintes, une très grande valeur symbolique pour les elfes et un seul autre dans l'histoire lui était comparable.
Josianne(o.Ô) : D'accord... Et pourquoi me fais-tu mettre cette armure symbolique et qui l'a faite ?
Izanar : La personne qui l'a fabriquée veut conserver son anonymat, mais je peux te certifier qu'elle devait avoir très confiance en toi pour te faire cadeau d'une armure d'une telle qualité... Tu portes en ce moment une réplique exacte et adaptée de l'armure du grand roi Gil-Galad.
Josianne(se relevant d'un bond) : QUOI !?
Tous les yeux des elfes présents dans la salle commune étaient désormais fixés sur elle et le silence était total. Elle sourit maladroitement, ramassa sa chaise tombée à la renverse et se rassit. Le bourdonnement familier des conversations reprit bientôt et Izanar poursuivit.
Zan(légèrement exaspéré) : Comme j'allais le dire avant que tu ne m'interrompe, aujourd'hui auront lieu tes premiers cours de combat. Tu devras porter cette armure en tout temps pour t'habituer et parce que tu te feras attaquer par surprise. Viens.
Ils se levèrent silencieusement et quittèrent le salle commune, Josianne avec une démarche maladroite la suite de son professeur, Il la guida jusqu'aux écuries où il lui montra à seller son cheval pour le combat (c'est-à-dire avec des vivres et des armes attachés à la selle). Ils quittèrent ensuite la cité pour la forêt dans laquelle était la ville des Kalominochais. Néanmoins, ils n'y montèrent pas et s'arrêtèrent à l'orée de la forêt où ils descendirent de cheval.
Izanar : C'est dans cette forêt que tu passeras la journée. Dès que tu y seras entrée, Gandalf scellera son sort et tu ne pourras en ressortir avant huit heures ce soir. Tu devras également te débrouiller sans ta magie car on ne sait jamais dans quelles conditions tu pourrais avoir à affronter tes ennemis plus tard. Voici d'ailleurs la seule personne qui manquait ici...
En entendant ces mots, Josianne se retourna pour voir arriver Ikari qui transportait ce qui lui semblait être un sac de tissu rempli avec quelque chose de métallique (elle entendait le cliquetis de morceaux de métal s'entrechoquant). Il le déposa à ses pieds, en détacha les cordes et le déroula sur le sol. La semi elfe vit qu'il y avait sur la toile noire deux dagues, une épée longue, deux couteaux à la lame et au manche courbés d'environ 60 cm de long, trois épées de longueurs différentes, une hache et une lance. Ikari déposa également sur le sol un arc et des flèches étranges.
Ikari : Tu as le choix pour tes armes de la journée. Tu peux en pendre autant que tu veux, mais ne te surcharge pas. L'arc et les flèches nous sont prêtés par Gandalf. Ils se transformeront en peinture si t touches quelqu'un.
Josianne regarda Izanar et son ami, mais ils lui rendirent tous deux un regard impassible.
Josianne : Il y a deux problèmes... Comment vais-je transporter et utiliser ces armes ?
Izanar : C'est ici que nus entrons en jeu : Ilkari va les attacher à toi et je vais te montrer les principaux usages et caractéristiques.
Josianne : D'accord.
Elle s'accroupit à côté des armes, les observa et les manipula un instant avant de faire son choix.
Josianne : Je vais prendre...um... les dagues, l'arc, les flèches, les espèces de couteaux... et l'épée longue.
Lors de ce dernier choix, Ikari et le fils d'Elrond se lancèrent un coup d'œil mi-étonné, mi-amusé mais ne dirent rien.
Izanar : C'est tout ?
Josianne : Oui.
Tandis qu'Ikari s'affairait à fixer les armes choisies par la semi elfe, Izanar débuta ses explications.
Le fils d'Elrond : Bien. Aujourd'hui servira principalement à te faire développer ton endurance. Nous enverrons graduellement des combattants mieux qualifiés. L'idée est surtout de voir si tu possèdes de bons réflexes et réagit bien en situation de combat.
Il lui expliqua ensuite comment utiliser chaque arme ce qui prit environ une heure. (Elle avait un peu de difficulté à se concentrer puisqu'il se plaçait à quelques millimètres d'elle pour lui montrer comment se placer et manipuler les armes).
Ikari : Tu es maintenant prête pour ton entraînement, des questions ?
Josianne : Oui, est-ce que je peux amener Valinethir avec moi ?
Zan : Non. Si tu n'as pas d'autres questions, je te souhaite une bonne journée.
Sur ce, Josianne se retourna et mit le pied dans la forêt. Dès qu'elle y fut, elle ne fut plus entourée que par des arbres et aucun éclaircissement de la forêt ne fut plus visible.
Ce qu'elle redoutait le plus, c'était d'avoir de la difficulté à se mouvir à cause du poids ou de l'armure elle-même car cette dernière était constituée de dizaines de plaques de métal imbriquées les une dans les autres, d'une cuirasse, d'une cotte de mailles, de bracelet, d'un gorgerin et d'épaulières. De plus, elle portait également deux ceintures : la première en cuir servait pour accrocher le fourreau de son épée longue tandis que la seconde, en soie avait une fonction décorative. Elle avait en dessous de son armure une tunique verte pour la garantir d'une douleur causée par le frottement prolongé de sa peau contre son équipement, sans compter ses bottes de cuir et ses armes.
Elle se mit donc en marche dans la direction qu'elle espérait être celle du lac où elle avait bu la première fois qu'elle était entrée dans ce bois.
Izanar : L'es-tu apportée ?
Ikari : Bien sûr, pour qui me prends-tu ? Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu tiens absolument à la mettre, avec un casque en plus ! Tu n'en as jamais porté pour combattre auparavant...
Izanar : Quoi ?
Ikari : Je doute fort qu'elle ne se rende seulement à m'affronter étant donné ce que j'ai vu de sa technique de combat...
Il lança un regard complice à Izanar et tous deux éclatèrent de rire, cependant après quelques instants Izanar se murmura à lui-même :'Elle pourrait bien te surprendre mon ami !'
La semi elfe marchait dans la forêt depuis environ dix minutes quand elle entendit des pas se rapprocher. En se retournant, elle vit l'un des enfants de la tribu des Kalominochais portant un trop grand casque pour lui la charger. Sortant simplement une dague, elle donna un coup de pied sur la lance du jeune garçon, ce qui le désarma, et le fit trébucher. Elle le tourna ensuite sur le dos et plaça son arme près de sa gorge.
Josianne : Rends-toi.
Le garçon : D'accord, d'accord ! Prends ce bracelet.
Il lui tendit alors un petit bracelet de cuir dans lequel il y avait plusieurs petits espaces dont l'un était serti d'une pierre bleue.
Le garçon : Chaque fois que tu gagneras un combat, tu remporteras une pierre. La mienne est déjà là, bonne journée !
Sur ce, Josianne relâcha le petit garçon qui disparut bientôt entre les arbres. La semi elfe rengaina sa dague et continua son chemin quelques minutes encore avant d'être à nouveau attaquée par surprise, cette fois par Sandrine.
Josianne(pensant) : Ah ! Je crève de faim ! Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour un bon hot dog, extra chou et moutarde !
Il était maintenant près de trois heures de l'après-midi et la semi n'avait toujours rien avalé ni trouvé la rivière.
L'auteure(visible seulement par les lecteurs) : Quel sens de l'orientation incroyable, hein ? Bon, qui vote pour la laisser dépérir ?
Steph, Gab, Mari, Phil et Louise(les trois premiers pour le fun et les deux derniers parce qu'ils ont été traumatisés par cette fic) lèvent la main avec un grand sourire.
L'auteure( :D) : Et qui vote pour qu'on la nourrisse ?
Tous les autres lèvent la main.
L'auteure(TT ) : 1...2...3...4...5...6...7...8..En tout cas ! Une minorité négligeable ! Va pour qu'elle reste à se plaindre !
Kath(sortant du groupe de lecteurs) : Tu ne peux faire cela ! Si elle s'évanouit par cause d'inanition elle va encore se ramasser à l'infirmerie !
L'auteure : Grrr...Bon, O.K. ! Mais c'est juste parce que je veux la voir affronter le prochain ! Mwahahahaha !!!!
Sur ce, la merveilleuse auteure de cette superbe fic (ben quoi, j'ai ben l'droit de beurrer un peu !) disparaît dans un nuage maléfique rouge et une poutine ainsi que deux hot-dogs choux et moutarde apparaissent sur un rocher avec une bouteille de jus.
Josianne : Je t'adore auteure !
Auteure(se marmonnant à elle-même) : Ouais, parle toujours ! Là t'as d'la bouffe... Tu vas moins m'aimer dans une couple de chapitres ...!
L'apprentie guerrière commença alors à manger le repas provenant du meilleur resto de notre monde, « Chez Flamand » (et oui, je fais de la pub pour mon employeur !), avant de caler la bouteille de jus.
La silhouette en armure se leva ensuite et continua son chemin en se demandant s'il restait encore quelqu'un à affronter dans tout Fondcombe. En effet, elle portait maintenant trois bracelets sertis de dix pierres chaque et sa dernière opposante avait été Deborah, qu'elle avait eut beaucoup de difficulté à battre.
Soudainement, elle perçu un très léger bruissement de feuilles et se retourna en dégainant ses couteaux juste assez rapidement pour parer le premier coup d'Ikari.
L'Auteure (.) : Hehehe.. Vous comprenez maintenant pourquoi je l'ai nourrie ?
La semi elfe repoussa l'épée du guerrier et attaqua de son autre couteau, mais son opposant évita le coup et riposta aussitôt en essayant de l'atteindre successivement à l'estomac puis aux jambes, mais elle recula en premier et sauta ensuite par-dessus la lame, avant de tenter d'empaler Ikari. Celui-ci l'attaqua de nouveau et elle bloqua encore son coup, avant d'effectuer un mouvement de rotation vertical de son bras droit visant le sommet du crâne de son opposant, mais l'elfe bloqua habilement le coup de son bouclier. Il effectua ensuite un mouvement en spirale qu'elle eut peine à bloquer, même en utilisant ses deux couteaux. Elle dut bientôt abandonner le concours de force et se retrouva exposée, mais elle donna un coup de pied à Ikari. Celui-ci fut alors obligé de reculer et Josianne en profita pour l'attaquer aux jambes. Cependant, il réussit à la désarmer grâce à son épée sauf qu'elle le lui fit ensuite payer d'une jambette qui le fit tomber sur le dos. La semi elfe le désarma alors d'un autre coup de pied avant de sauter sur lui en sortant ses dagues. Malheureusement pour elle, il prit ses poignets et les serra jusqu'à ce qu'elle échappe ses dagues. En un éclair, il les récupéra et s'apprêtait à les glisser sous sa gorge lorsqu'il sentit une étrange pression sur son épaule. Il s'effondra sur le sol, inconscient.
Josianne : Prise du sommeil 1, Ikari 0 !... Bon, où l'a-t-il mise ?
Durant plus de vingt minutes elle tenta de trouver une pierre et/ou bracelet sur l'elfe, mais des yeux fixant les siens la firent bientôt arrêter ses recherches : Ikari était revenu à lui.
Ikari : Qu'est-ce que tu fais ?
Josianne(l'aidant à se relever) : Et bien je t'ai vaincu tout à l'heure alors je cherchais la pierre que tu es sensé me remettre.
Ikari : La pierre ?
Josianne(moins sûre d'elle) : Bah ouais... Comme les autres...
Ikari : Ah, oui ! Ce n'est pas une pierre pour moi ! Jour ou nuit ?
Josianne : Hein ? Euh... Nuit, pourquoi ?
Aussitôt qu'elle eut prononcé son choix, la forêt devint noire et le soleil disparut de sa vue.
Josianne : Mmm...D'accord, ça, ça promet... Ikari, c'est quoi le... Ikari ?
Mais le combattant n'était plus là. Cependant, comme elle s'en rendit bientôt compte il avait été remplacé par un groupe de loups. Cette meute qui l'entoura en un éclair était composée de cinq individus adultes au pelage noir et d'un dernier, un peu plus gros celui-là, à la fourrure argentée.
C'est sur ce dernier qu'elle se jeta tout d'abord avec ses couteaux blancs qu'elle venait de récupérer. Elle réussit à le blesser au côté, mais malheureusement la bête riposta et lui mordit profondément l'avant bras. Contrairement à ce à quoi elle s'était attendue, le douleur l'assaillit aussitôt mais elle ne s'arrêta pas et utilisa son bras gauche afin de transpercer la poitrine de la bête qui paru se dissoudre dans l'air en mourant.
Elle se retourna alors et réagit juste assez vite pour décapiter la seconde bête qui se jetait à l'instant sur elle. Celle-ci disparut également à son tour.
Elle resta immobile quelques instants, haletante, à observer les loups qui semblaient désormais hésiter à bondir sur elle, mais qui continuaient à grogner et à montrer les crocs. Deux d'entre eux bondirent simultanément sur elle puis les deux derniers se joignirent à leurs comparses. Ils l'attaquèrent au visage et à la gorge mais après quelques minutes de combat acharné elle réussit à s'en débarrasser.
Malheureusement pour elle, elle se retrouva avec plusieurs blessures additionnelles – elles étaient bénignes mais cela n'empêchait pas un écoulement de sang gênant- aux bras et au visage.
Elle observa les alentours quelques secondes, histoire de s'assurer qu'il n'y avait pas d'autres loups et s'apprêtait à remettre ses armes au fourreau lorsqu'elle perçut une nouvelle présence.
En observant davantage la forêt environnante, elle s'aperçut bientôt qu'une forme approchait. Et ce n'était pas une petite forme... L'être ou la chose qui venait vers elle mesurait près de deux mètres de hauteur et semblait assez massive. En y regardant de plus près, elle s'aperçut que ce qui approchait était un chevalier en armure. Elle ne pouvait cependant pas le reconnaître puisqu'il portait un casque. Mais elle ne s'attarda à ce détail qu'un dixième de seconde car elle remarqua quelque chose de beaucoup plus graves : le chevalier portait une épée à deux mains à la taille et de sa main gauche il y tenait un gigantesque fléau...
« Oh bâtard ! », fut la seule chose qu'elle put dire lorsque la créature chargea vers elle à une vitesse phénoménale.
À suivre.... :-p
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N/A : J'espère que ce chapitre était assez long et intéressant.. :) Reviewez svp !
