- Je m'en souviendrais si ma mère m'avait dis qu'elle avait eu un enfant naturel avec un épouvantail ! S'exclama Régina sur un ton sarcastique.

Tout le monde était réuni après la venue de Zelena autour du comptoir à chercher une solution contre ses menaces. Après les avoir tous entendu protester, la reine décida que s'en était assez et se dirigea vers la porte.

- Je vais découvrir quel tort cette sorcière croit que je lui ai fais. Répondit-elle en sortant à Emma qui l'avait questionné.

- Bien ! Je viens avec toi ! Dis à son tour Rosalie qui était restée pensive.

- Quoi ? S'étonnèrent même temps Belle et Félix qui étaient restés en retrait eux aussi.

- Si vous croyez que je vais rester là les bras croisés pendant que cette sorcière se sert de mon père comme un pantin…

- Sois prudente. Prononça l'ancienne servante en la serrant dans ses bras.

Félix lui déposa un baiser sur le front et elle partit rapidement rejoindre son alliée qui était dehors.

- Bizarrement je ne suis pas plus étonnée que ça. Soupira Régina quand elle arriva à sa hauteur.

- Je t'avais bien dis que tu pouvais compter sur moi, où allons nous ?

- A mon caveau.

Les deux jeunes femmes montèrent dans la Mercedes noire, qu'elles avaient prise plus tôt et rejoignirent la route du cimetière. L'adolescente était en train d'expliquer à la reine son plan pour le combat de ce soir, soit qu'elle l'a laisserait attaquer et serait en renfort, en défense, ce qui prendrait au dépourvu Zelena quand plusieurs images traversèrent subitement son esprit. Elle était totalement emprisonnée dans sa vision qu'elle n'entendit même pas Régina l'appeler ni les pneus de la voiture crisser quand elle freina brusquement.

- Rose, Rose tu m'entends ? Rosalie !

Elle cligna des yeux et cramponna le tableau de bord devant elle. Il lui fallu une bonne minute pour se remettre de la scène qui venait de se dérouler dans sa tête.

- Tu vas bien ? Qu'est ce que s'était ?

- Une vision, je n'en avais pas eu depuis un bon bout de temps, ce don m'effraye toujours, je n'arrive pas à le maîtriser seule, désolé de t'avoir fait peur.

- Ne t'inquiète pas pour moi, qu'as-tu vu ?

- J'ai vu que si ce soir, j'intervenais, la sorcière de l'Ouest lancera mon père contre moi qui n'hésitera pas à me tuer.

- Et tu penses réellement qu'il tuera sa fille ?

- Avec le pouvoir de la dague oui, il n'y résistera pas, je n'ai aucune chance. Bizarrement, c'est la personne que j'aime le plus dont je me méfie le plus. La jeune fille secoua la tête et remonta sa manche de son bras gauche jusqu'à son coude dévoilant sa marque. Toute ma vie je me suis toujours sentit protégée du moindre danger, c'est pour cela que mon père m'a fait cette marque lors de ma naissance, à présent il est le seul à pouvoir me tuer.

- Nous allons le sortir de là, et ce soir tu ne prendras pas part à la bataille, c'est mon combat.

- D'accord mais cela n'empêche pas que je ne puisse pas t'aider. Allons-y !

En un rien de temps elles pénétrèrent dans le caveau et descendirent à la recherche du peu d'affaires qu'il restait de Cora.

Au fur et à mesure leur enquête, Rosalie ne put s'empêcher de réfléchir à l'identité de sa mère comme elle l'avait déjà fait plusieurs fois auparavant. Et si Cora était finalement à sa mère ? Si elle avait été capable d'abandonner une première fille pour ses propres intérêts peut être qu'elle en avait abandonné une deuxième après un marché avec le ténébreux ou une aventure entre eux. Dans ce cas là Régina serait sa demi-sœur tout comme Zelena si ce qu'elle dit s'avère vrai. Elle était sure d'avoir un lien avec le maire de la ville mais n'arrivait pas à comprendre lequel après avoir longtemps espéré qu'elle soit sa mère, elle revenu à la raison et se dit qu'avec la logique Cora avait plus de chance qu'elle d'être sa mère. Si c'était le cas, elle préférait ne pas le savoir, elle détestait cette femme dure et sans cœur alors que sa fille Régina, était dotée d'un instinct maternelle et d'une douceur qu'elle enviait presque à Henry. Et si sa mère était en réalité sa potentielle autre fille, Zelena ? Apparemment elle aussi avait l'air de bien connaître son père…

Elle fut coupé dans sa réflexion quand Emma et Blanche les rejoignirent pour les aider, elles n'eurent même pas le temps de s'attaquer aux recherches quand la reine déclara bouleversée, une lettre entre les mains :

- Zelena est ma sœur.

Elle ne prit même pas la peine répondre aux interrogations d'Emma et prit le chemin de la sortie en disant simplement qu'elle avait besoin d'être seule. Étonnée de la révélation, Mary Margaret appela David et lui demanda de se retrouver au carrefour de la grande rue principale. L'adolescente se joignit à elles et fut soulagée de retrouver une fois là bas Belle et Félix qui sécurisaient la place. Blanche expliqua vaguement la situation.

- On va aider Régina, qu'elle le veuille ou non. Dit Emma.

- Mais tu viens de dire qu'on ne devait pas intervenir… S'étonna Belle.

- Zelena a Gold de son coté, on doit le retirer de l'équation, Rosalie je peux compter sur toi. Lui demanda Emma.

- Emma, tu ne peux pas me demander de me battre contre mon père, Zelena le lancera contre nous avec sa dague, nous n'avons aucune chance.

- Alors il faut récupérer la dague, il n'y a que comme ça qu'on aura une chance de gagner. Déclara la blonde.

- Mais Zelena ne la lâche pas une seconde. La raisonna sa mère.

- Non attendez ! Et si j'arrive à atteindre Rumple sans qu'on ait la dague… Sortit du silence Belle.

- Belle, c'est trop dangereux ! S'interposa Rosalie

- Il faut essayer, c'est le seul moyen que nous avons de sauver Régina. En conclut Blanche.

- Ne t'inquiète pas pour moi, Félix veille sur elle, je reviendrais assez vite. Finit par lui expliquer Belle avant de partir.

- Aller viens. Lui dit son amant en passant un bras autour de ses épaules.

- Où va t-on ?

- Où souhaites-tu aller ?

L'adolescente ne réfléchit pas longtemps et les téléporta aux écuries, elle avait besoin de penser à autre chose qu'au danger qu'encourait Belle, à son père et Régina.

- Où sommes nous ? La questionna Félix devant le bâtiment inconnu.

La jeune fille se rendit compte qu'avec tous ces événements elle n'avait même pas parlé de son nouveau travail à son ancienne servante et à son copain.

- J'ai découverts cet endroit ce matin en me promenant de la foret, ce sont des écuries, il y a une bonne quinzaine de chevaux dont une jument qui m'appartenait. Régina m'a dit que je pouvais venir travailler ici tous les jours et gérer l'endroit.

- Wahou, Rose c'est génial.

- Tu veux bien m'aider à faire de cet endroit un lieu accueillant ?

- Bien sur.

Ils commencèrent d'abord par faire le compte des animaux, il y avait donc 16 chevaux et un âne. Félix prit des photos de chacun avec son téléphone.

- Il te faudrait un ordinateur où tu recenserait chaque animal, avec son nom, son propriétaire et quelques informations. Tu devrais te faire un petit coin bureau.

- Oui, Régina m'a conseillé de faire une annonce dans le journal pour retrouver les propriétaires. Avant de me faire un bureau j'aimerais qu'on fasse des enclos dans le champs pour délimiter des endroits où les animaux pourront courir.

- Oui, il y a une réserve avec des outils et de quoi clôturer tes enclos.

Rosalie délimita donc 7 enclos dans les grands champs où ils plantèrent ensuite des piquets pour poser les fils électriques des clôtures. Une fois cela, fais ils purent admirer le résultats de leur travail, 3 enclots de tailles moyennes ornaient chacun des deux cotés et un plus grand au fond desservit par un chemin.

- C'est simple, mais pratique.

- C'est génial, je n'aurais pas espéré mieux, merci Félix les animaux vont adorer !

- Par contre, pour la suite il faudra que l'on demande du matériel à la mairie.

- Ce qu'on a réussi à faire cette après midi est déjà tellement plus agréable, demain j'irais sortir les chevaux. On pourrait en mettre 2 dans les enclos moyens et 3 dans celui du fond. Il en restera 3 qui resteront au box ou bien qui iront se promener.

- Et si on allait au Granny boire un bon thé glacé après ce travail. Par contre je ne suis pas très motivé pour y aller à pied…

Félix n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il se retrouva devant le restaurant. Il rentrèrent dans le lieu accueillant main dans la main afin de passer un moment en tête à tête et d'oublier la scène qu'ils vont vivre l'heure suivante.