SES P'TITS BOUTONS EN STÉRÉO
Note de l'auteure : Bonjour à tous et à toutes! Alors, simple précision : les « p'tits boutons en stéréo » feront référence, dans cet OS, aux seins de Lily. Eh oui, je sais, manque total d'imagination et esprit tordu ne font pas bon ménage. Bonne lecture!
James ouvrit lentement la porte.
« Alors? Comment tu trouves ça? »
Il se tourna vers Lily.
« J'adore. »
« Vraiment? »
« Oui. »
Il fit un pas à l'intérieur. Harry fêteraient son troisième anniversaire d'ici quelques semaines à peine. Il était définitivement sorti de sa phase du non. Et puis, les médecins lui avaient annoncé une semaine plus tôt qu'il était complètement rétabli. Il aurait probablement quelques douleurs au dos (parce que, comme lui avait dit le Médicomage, on ne se sortait pas de dix minutes sous les Endoloris en se sentant comme Merlin), mais sa physiothérapie était terminée.
Et la nouvelle maison qu'ils avaient acheté, à quelques minutes à pied de la maison des Weasley, semblait être une belle façon de boucler la boucle.
« Alors? » demanda Lily. « Je te fais visiter? »
James lui prit la main. Lily le guida vers le salon, où se trouvaient une télévision et quelques sofas, la cuisine pleine d'appareil électroménagers moldus, les chambres à l'étage et finalement, ils redescendirent à la salle à manger.
« C'est vraiment superbe. » fit James en lui embrassant le cou.
Lily sourit alors qu'il passait ses mains autour de sa taille.
« Vous avez fait un bon boulot avec la décoration, Miss Evans. »
« C'est Mrs. Potter. »
« J'adore te l'entendre dire. »
Lily éclata de rire alors que James montait ses longues jambes autour de sa taille.
« James, les Weasley vont bientôt ramener Harry… »
« Allez, Lily… on va le faire rapidement… Il faut baptiser la table de la salle à manger avant qu'ils ne reviennent, sinon on en aura plus l'opportunité… »
Lily éclata de rire alors que James la déposait sur la table. Elle arrêta lorsqu'il l'embrassa et que ses mains passèrent sous son chandail, lui arrachant un gémissement.
« Oh, James… »
Elle tendit les mains vers sa ceinture, la défit et descendit la fermeture éclair, avant de glisser sa main dans ses caleçons. James se cambra contre elle.
« Oh Merlin… »
Ce fut à ce moment qu'on cogna à la porte, leur arrachant à tous deux des jurons.
« Tu ne penses pas que la ponctualité de ces gens a une très mauvaise influence sur Harry? Il pourrait se trouver d'autres amis, non? J'ai entendu dire que les Malefoy avaient un fils de son âge, et tu sais comme moi que les Malefoy ne sont pas réputés pour leur ponctualité… »
« La ferme, James. »
Lily le repoussa et se leva, laissant à James le soin de remonter sa braguette et de refaire sa ceinture. Puis, il suivit son épouse, qui remettait tant bien que mal de l'ordre dans ses vêtements, avant d'ouvrir la porte d'entrer.
Un grand rouquin, aux cheveux un peu trop long pour avoir l'air soigné, se tenait devant eux, tenant Harry par la main.
« Papa! »
Harry courut vers son père, qui le prit dans ses bras et lui donna un baiser sur la joue.
« Alors, bonhomme, tu t'es amusé avec Ron? »
« On a joué au Quidditch! »
« Au Quidditch? »
Lily se tourna vivement vers le rouquin. Celui-ci rougit.
« Vous en faites pas, Mrs. Potter… Il est pas monté sur un balai. Il a joué à être les Canons de Chudley avec mon frère, et ils ont forcé ma sœur à être les Harpies de Holyhead. »
« Et Ginny elle a perdu parce que les Harpies sont pas bonnes et qu'en plus, c'est des filles. »
Lily jeta un regard furieux à James.
« James, si tu veux baptiser la salle à manger, il va falloir que tu expliques à ton fils à quel point les filles sont supérieures aux garçons sur tous les points. »
James avala difficilement sa salive, puis se tourna vers le rouquin, et il pensa pendant un instant que ses yeux allaient sortir de sa tête.
Il. Regardait. Les. Seins. Dressés. De. SA. Femme.
« Eh, le môme, lève un peu la tête, ses yeux sont plus hauts. »
Le rouquin rougit. Lily foudroya James du regard.
« Je… je suis désolé… »
« Ne t'en fais pas avec ça, Bill. Remercie ta mère pour avoir gardé Harry cet après-midi. »
« D'accord, Mrs. Potter. Je vais y aller. Bonne journée Mr. Potter. »
Bill partit en courant. James lui jeta un regard haineux.
« C'est ça, oui, bonne journée mon… »
« JAMES! Pas de gros mots devant Harry! »
Lily s'approcha alors de lui et prit Harry dans ses bras. Elle lui embrassa doucement la joue.
« Alors, mon amour, tu as joué au Quidditch avec Ron et Ginny aujourd'hui? »
« Oui, et Ginny elle a perdu, et elle a pleuré parce que c'est une fille. »
« Harry! Les garçons aussi peuvent pleurer, ce n'est pas interdit… »
« Et pour la consoler, je lui ai donné un baiser sur les lèvres, parce que c'est ce que Papa fait quand tu es triste. »
Lily écarquilla les yeux.
« Harry, Papa me donne des baisers sur les lèvres parce que c'est mon amoureux… Il ne faut pas que tu embrasses les jolies filles sur les lèvres si ce ne sont pas tes amoureuses… »
« Mais Ginny est mon amoureuse, mais je ne l'embrasserai plus parce que les baisers c'est beurk. »
Lily sourit. James le reprit dans ses bras.
« Tu as tout le temps de changer d'idée, bonhomme. »
« Bill il dit que les baisers c'est pas beurk, mais je le crois pas. Il dit qu'il aimerait donner des baisers à Maman. »
James grogna.
« Il a dit ça? »
« Oui. Moi je lui ai dit que toi, tu donnais tout le temps des baisers à Maman, et qu'elle ne trouvait pas ça beurk. »
James sourit.
« Ah oui? Qu'est-ce qui te dit qu'elle ne trouve pas ça beurk? »
Harry leva les yeux au ciel, comme s'il s'agissait d'une évidence.
« Parce que la nuit dernière, vous avez pas arrêté de vous donner des baisers et de dire 'plus'. »
Lily rougit violemment et prit son fils dans ses bras.
« Il faut aller faire la sieste maintenant Harry. »
« Mais… »
« J'ai dit sieste. »
Lily avait sorti sa voix de mère qui n'entendait pas à rire, et Harry se laissa vite convaincre.
Elle redescendit quelques minutes plus tard. James la prit dans ses bras et la dirigea de nouveau vers la table de la salle à manger.
« Je ne sais pas ce qui te pousse toujours à vouloir me faire l'amour sur cette table… »
« Parce que demain, en mangeant mes céréales, je vais pouvoir t'imaginer dessus, gémissant mon nom encore et encore… »
« Espèce de pervers… »
« Tu m'aimes comme ça, ne dis pas le contraire. »
Lily eut un petit rire, qui se transforma rapidement en gémissement de désir.
Vingt-cinq minutes plus tard, elle refaisait son chignon, le sourire aux lèvres, embrassant doucement James.
« Je vais préparer le dîner… Harry va bientôt se réveiller… »
James sourit. Harry allait se réveiller dans une dizaine de minutes. Il irait le chercher à l'étage, puis ils joueraient avec le balai miniature que Sirius lui avait offert à sa fête. Ensuite, Lily les appellerait pour le dîner. Enfin, il ferait prendre son bain à Harry, il lui raconterait une histoire et celui-ci s'endormirait dans ses bras. Puis, il le déposerait dans son lit, et il irait rejoindre Lily pour une autre séance de câlins sous la couette.
Il adorait sa vie rangée d'homme marié.
Il regarda Lily se diriger vers la cuisine et remonta ses pantalons sur ses hanches. Puis, il entra à son tour dans la cuisine et sourit en la voyant sortir des légumes et commencer à les couper. Il se plaça derrière elle et passa ses bras autour de sa taille, embrassant doucement son cou.
« Je t'aime… » murmura-t-il à son oreille.
Lily sourit.
« Je sais. Je t'aime aussi. »
Il capta ses lèvres et l'embrassa un long moment.
« James? »
« Oui? »
« Tu n'étais pas obligé de faire une crise de possessivité à Bill Weasley… Il n'a que quinze ans… Au même âge, tu baisais tout ce qui avait un semblant de poitrine et tu t'éclipsais dans les toilettes pour une branlette dès que tu en avais l'occasion… Ce n'est pas un mauvais garçon, il a simplement vu une paire de seins dressés et ça l'a excité, c'est tout… »
« Lily, je me fous bien qu'il se branle sur n'importe quelle image mentale qu'il peut bien avoir. Mais il ne se branlera pas en pensant à ma femme, sinon je vais personnellement faire en sorte qu'il soit dans l'incapacité totale d'avoir des enfants un jour. »
« James, une branlette n'a jamais tué personne. Je ne risque pas de coucher avec lui, et je ne suis probablement qu'une fantaisie pour lui, il n'y a rien de sérieux… Ce doit être l'idée de coucher avec une femme d'expérience qui l'excite… »
Il y eut un instant de silence.
« Un peu comme Sirius qui a décidé de coucher avec cette fille de dix-sept ans pour se prouver qu'à vingt-trois ans, il n'était pas si vieux que ça. »
James sourit. Son meilleur ami était un peu bizarre.
« Tu dois avoir raison. »
À ce moment, Harry poussa un cri à l'étage, réclamant son père. James embrassa une dernière fois Lily et monta les marches quatre à quatre pour rejoindre son fils.
Quelques minutes plus tard, il redescendit, Harry dans ses bras, et trouva Lily devant un parchemin.
« Qu'est-ce que c'est? »
Lily leva les yeux.
« Harry, tu veux bien aller jouer dans le salon, s'il te plait? Maman doit parler à Papa. »
Harry hocha la tête, l'air sérieux, et James le déposa par terre.
« Que se passe-t-il? » demanda James lorsque Harry fut hors de portée de voix.
Lily soupira.
« Ça vient de Bill. »
James fronça les sourcils.
« Je pense que c'est un peu plus sérieux qu'une fantaisie… »
« Comment ça? »
« Je te lis… Si vous le voulez, nous pourrions nous enfuir ensemble, tous les deux, en Écosse ou ailleurs. J'ai assez d'argent à la banque pour pouvoir nous faire vivre pour deux mois entiers… Je te passe la partie où il décrit en détail comment il compte me faire l'amour tous les jours… Il veut que je le retrouve sous le saule, devant la maison, ce soir, à minuit, si je veux m'enfuir avec lui. »
Lily sourit doucement.
« Pourquoi tu souris? »
« James, tu dois avouer que c'est mignon! Je veux dire, cette idée de quitter toute sa famille et de m'enfuir avec lui, c'est plutôt romantique… »
James se renfrogna. Lily s'approcha de lui et soupira, caressant doucement sa joue.
« James, tu sais que je ne m'enfuirai pas avec lui. Je t'aime. »
James l'embrassa alors avec toute la passion qu'il contenait.
« Je t'aime aussi. »
Lily sourit.
« Mais je crois que tu avais raison. Il faut arrêter toute cette histoire avant qu'il ne se fasse mal. »
Puis, la soirée se passa comme James l'avait prévu. Harry et lui avaient joué avec le balai miniature que Sirius lui avait offert à sa fête. Ensuite, Lily les avaient appelés pour le dîner. Enfin, il avait fait prendre son bain à Harry, lui avait raconté une histoire et il s'était endormi dans ses bras. Puis, il l'avait déposé dans son lit. Mais plutôt que d'aller rejoindre Lily dans leur chambre pour une séance de câlins sous la couette, il était allé la rejoindre à la table de la salle à manger, devant une tasse de café. Ils avaient ensuite attendu minuit en silence, puis Lily avait ouvert la porte.
Bill était sur le pallier, et semblait prêt à cogner.
« Mrs. Potter? Vous avez fini vos valises? Vous avez besoin d'aide pour les descendre? »
Lily soupira.
« Entre, Bill. Tu veux une tasse de chocolat? »
« Mais Mr. Potter… »
« Il faut qu'on parle, Bill. Une tasse de chocolat? »
James entendit Bill se racler la gorge.
« Oui, s'il vous plait. »
« Bien. Suis-moi. »
James leva les yeux et les vit entrer dans la salle à manger.
« Mr. Potter? »
« Bill. »
« James, pourrais-tu avoir l'air un peu plus amical, s'il te plait? Tu peux t'asseoir, Bill. »
Bill s'assit et Lily matérialisa une tasse de chocolat devant lui.
« Bill, même si je suis extrêmement flattée de l'intérêt que tu me portes, je ne peux pas partir avec toi. »
« Il vous retient ici contre votre gré, c'est ça? »
« Non, Bill, ce n'est pas ça. Je… »
« En garde! »
Bill s'était levé et pointait maintenant sa baguette vers James. Celui-ci tourna la tête vers Lily : quelle était la marche à suivre dans une telle situation?
« Bill, baisse ta baguette tout de suite! » ordonna Lily d'une voix ferme.
Celui-ci tourna la tête vers Lily.
« Mais Mrs. Potter… »
« J'ai dit tout de suite. »
Bill baissa sa baguette et se rassit.
« Bill, James ne me retient pas ici contre mon gré. Je ne partirai pas avec toi parce que j'aime James. »
Bill baissa les yeux.
« Qu'est-ce qui vous dit que ce n'est pas moi que vous aimez? »
James jeta un coup d'œil à Lily. Celle-ci semblait déchirée par la peine qu'elle lui causait. Il aurait souhaité pouvoir aller la prendre dans ses bras, l'embrasser pour lui faire comprendre qu'il l'aimait et que rien n'était de sa faute, mais il s'en abstint : ils avaient convenu que le moins de contact possible serait favorable durant l'intervention.
« Bill… »
« Qu'est-ce qu'il a de plus que moi? »
James soupira.
« Bill, ce n'est pas ce que James a de plus que toi ou ce que tu as de plus que lui. Je suis simplement amoureuse de lui. Ce sont des choses qui ne s'expliquent pas. »
« Vous lui avez donné un philtre d'amour, c'est ça? » s'écria Bill en se levant de nouveau.
« Écoute-moi bien, gamin, tu arrêtes tes accusations tout de suite, sinon je ne me gênerai pas pour continuer cette conversation chez ta mère pour lui dire comment tu as voulu t'enfuir avec une femme mariée, je me suis bien fait comprendre? »
« Vous n'avez pas le droit de la retenir de force ici! » hurla-t-il.
Lily se leva. Les deux hommes se tournèrent vers elle.
« Ça suffit! Baissez le ton tous les deux, parce que si vous réveillez mon fils, je ne donne pas cher de votre peau! Et Bill, pour la dernière fois, James ne me retient pas ici contre mon gré, et il ne m'a pas donné de philtre d'amour! »
Bill soupira et se laissa tomber sur sa chaise. Lily posa doucement sa main sur la sienne.
« Bill, je suis sincèrement touchée par ton intérêt, mais je ne peux pas fuir avec toi. J'aime James. Nous sommes mariés. Je n'abandonnerai pas mon époux ou mon fils… »
Bill soupira.
« J'avais prévu que vous diriez ça. J'avais planifié les besoins d'Harry dans mes économies. »
James retint de justesse un sifflement admiratif. Ce gamin comprenait beaucoup mieux les femmes que lui-même à son âge. Et il avait vraiment bien planifié tout ça.
En fait, pensa James, c'était une espèce de Remus, mais en roux. Et sans problème de fourrure.
Il se pencha vers lui.
« Tu sais, Bill, tu trouveras une fille de ton âge qui te conviendra un jour ou l'autre. »
« C'est ce que maman me dit tout le temps. Mais les filles de mon âge sont tellement ennuyantes. »
James sourit.
« C'est simplement parce que tu n'as pas trouvé la bonne. En fait, si je n'étais pas arrivé avant toi, je suis sûre que Lily aurait succombé à ton charme. »
« Arrêtez de vous moquer, Mr. Potter. »
« Oh non, j'en suis sûr. En fait, tu sais quoi? Je crois que je dois me faire pardonner. »
Bill leva les yeux vers lui.
« Mon meilleur ami connaît une certaine Destiny Jones. Tu connais? »
« Oui, elle est sortie de Poudlard l'an passé. Elle refuse de baiser, mais elle n'hésite pas à faire des pipes. Les gars disent qu'elle sait faire ce truc avec la langue qui les rend tous fous… »
« Et bien, je pourrais t'organiser un rendez-vous avez elle, si tu veux. »
Bill écarquilla les yeux.
« Vous êtes sérieux? »
« Tout à fait. C'est ma façon de me faire pardonner. Tu imagines, si tu entres à Poudlard en septembre en disant à toute l'équipe de Quidditch que tu as défloré Destiny Jones? »
Bill sourit.
« D'accord. »
Il se leva.
« Je suis vraiment désolé des inconvénients de la soirée, Mrs. Potter. J'espère que vous n'êtes pas scandalisée par mon comportement déplacé. »
« Ne t'inquiète pas, Bill. »
« Je vais te raccompagner chez toi. » annonça James.
Il posa la main sur l'épaule du jeune homme et transplana. Il réapparut dans la cuisine, quelques secondes plus tard.
« Tu vois? Rien de plus simple. » fit Lily.
« Oui, surtout à partir du moment où j'ai compris que c'était un ado de quinze ans qui avait le cerveau dans l'entrejambe. »
« Je pensais que Sirius t'avait parlé durant des heures sur le fait qu'il s'était fait avoir par Jones et qu'il l'avait déflorée, à cause de son aversion pour les filles sans expérience… »
« Oh, oui. Mais ça, Bill n'est pas obligé de le savoir. Maintenant, si on montait à l'étage, pour que je profite pleinement de ce qu'il n'aura jamais? »
« Pervers. »
