Nda: Ouais, bon, je vous ai déjà raconté ma mésaventure... Ce chapitre était presque terminé et l'ordi a décidé de buguer. Alors mon chapitre qui, pour une fois, n'était pas enregistré, a disparu dans la nature...
Me revoilà donc, l'ayant réécrit... Désespoir...
Donc... Bonne Lecture!
Ouragan Molly
Des voix, des cris. Un bruit de fond lointain, constitué du vacarme causé par une dispute, qui faisait rage au rez-de-chaussée. Bien que toutes ces voix étaient grandement diminuées par la distance et la porte fermée de sa chambre, Remus ouvrit doucement les yeux, légèrement confus. Il jeta de nombreux coups d'oeil aux alentours, tentant de se rappeler ce qui s'était produit dernièrement. La chambre dans laquelle il reposait était plongée dans l'obscurité, le laissant ainsi deviner qu'une journée entière s'était écoulée. Un regard en direction de l'horloge le lui confirma.
Neuf heures du soir. Déjà? Que s'était-il passé pendant tout ce temps? Visiblement beaucoup de choses, vu toute l'activité qui avait lieu il-ne-savait-où. D'ailleurs, où était-il?!
Ah oui, à Square Grimmaurd. Évidemment. Comment avait-il pu ne pas reconnaître sa chambre plus tôt? En plus, cela relevait de la logique, puisque Harry avait dormi avec lui. Son jeune ami n'aurait pas été là, s'il avait été à l'infirmerie ou à un quelconque autre endroit. D'ailleurs... où était Harry? La place, qui n'était déjà plus creusée dans le matelas, où le jeune homme s'était trouvé un peu plus tôt était vide et froide, démontrant qu'il s'était levé il y avait de cela un bon moment.
Tentant de se redresser sur son lit, le lycanthrope réalisa qu'il n'était vêtu que d'un bas de pyjama. Depuis quand les portait-il? Probablement depuis son arrivée au manoir. Probablement ses amis les lui avaient-ils enfilé afin qu'il se sente plus à l'aise. C'était la seule explication logique qu'il trouvait à tout cela. Haussant les épaules, le professeur se dit qu'il devrait se lever pour aller voir ce qui se passait en bas...
«Ah, tu es réveillé.»
Certainement Remus aurait-il fait un bond de deux mètres, s'il ne s'était pas trouvé en position assise. Il avait été tellement concentré sur ses diverses pensées, qu'il n'avait pas entendu cette personne entrer. Posant les yeux sur le nouveau venu, il reconnut aussitôt Harry, et ne put que s'en sentir soulagé.
«Hum, oui... il semblerait.» répondit-il d'une voix encore engourdie par le sommeil.
À cette réplique, le jeune homme esquissa un doux sourire, avant de s'avancer davantage dans la petite pièce. La porte étant soudainement ouverte, les cris se firent un peu plus fort, mais le professeur ne posa pas de questions, à tout le moins pas tout de suite, étant trop occupé à regarder son jeune ami poser un plateau, que le plus vieux venait à peine de remarquer, sur la table de chevet. Il pouvait voir que le jeune homme aux yeux verts lui avait apporté son souper, qui était constitué d'une fricassée de poulet et de légumes sautés sur un lit de riz blanc, le tout étant accompagné d'un verre de lait et des ustensiles appropriés.
«Ça semble délicieux.» constata le convalescent avec appétit, n'ayant pas mangé de toute la journée.
Le plus jeune esquissa un autre sourire, avant de s'assoir au bord du lit.
«Je ne manquerai pas de communiquer ce compliment au chef Hermione.» fit-il, arrachant un sourire à son ami plus âgé.
Ils restèrent un bref instant dans cette simple position, sans parler et sans bouger. Ils étaient mutuellement heureux d'avoir l'autre à leurs côtés, Harry s'étant grandement inquiété pour Remus et ce dernier ressentant simplement le besoin de sentir une présence près de lui. Ce ne fut pourtant que lorsqu'un éclat de voix lointain se fit plus intense qu'ils furent arrachés à leur contemplation.
«Qu'est-ce qui se passe en bas, par Merlin!?» demanda le professeur, fronçant les sourcils.
Le jeune homme lui adressa un sourire amusé, l'assurant ainsi qu'aucun meurtre n'était sur le point d'être commis, malgré les apparences.
«C'est Molly. Elle a sut pour toute l'histoire de rêves...» expliqua-t-il.
«Oh... je vois donc que Ron et Hermione passent un mauvais quart d'heure.»
«Hum... plutôt Ron. Tu connais Molly, elle n'élèverait le ton sur personne n'appartenant pas à sa large progéniture. Elle est bien trop en admiration devant Hermione pour lui reprocher quoi que ce soit.»
«Alors Ron reçoit toutes les accusations?»
«Exactement.»
Ils rirent tous deux, plus qu'amusés par la situation. La colère de Molly avait beau être des plus terrifiantes, la situation restait des plus comiques. À tout le moins pour les «victimes» de cette histoire d'invention. Quoique, pour Charlie aussi. Quand Harry l'avait croisé, il semblait très amusé par la situation. Probablement trouvait-il satisfaisant de voir sa mère s'acharner sur un autre frère Weasley que lui. Car le jeune homme aux yeux verts ne doutait pas une seconde que l'aîné avait subi cette colère au moins une fois.
«Hermione ne doit pas trop s'en plaindre.» constata Remus.
«Heum... bah, tu connais Hermione! Elle s'en veut de voir son époux adoré se ramasser tous les reproches, alors elle ne cesse d'interférer dans l'engueulade afin de préciser qu'elle a aussi à voir dans tout ça.»
«Et Molly l'écoute?»
«Pas du tout.»
Ils rirent à nouveau, ne parvenant pas à se sentir mal pour leurs amis. La situation était très dommage pour ces derniers , mais ils ne pouvaient s'empêcher d'en rire. Il fallait bien faire place à l'égoïsme, parfois! Non?
«Et on sait comment elle l'a su?» demanda le professeur.
«Hum, c'est Charlie qui en a parlé à sa mère, au téléphone, ignorant qu'elle n'était pas au courant. Elle a donc très vite atterri à la boutique des jumeaux, les a malmenés, avant de venir ici. En fait, les jumeaux ont à peine eut le temps d'appeler ici pour prévenir Ron, que Molly apparaissait dans le salon...»
«Je m'imagine très bien la scène!» fit le plus vieux, riant doucement.
Les cris cessèrent finalement, laissant croire que l'engueulade était terminée. Probablement Mme Weasley en était-elle à la leçon de morale, l'étape des reproches étant passée. Cette idée ne fit qu'amplifier le sourire du jeune homme. Il aurait dû avoir un minimum de compassion pour Ron, son meilleur ami, celui qui avait toujours été là pour lui... mais il n'y parvenait pas! De toute façon, il savait que le rouquin aurait certainement agi de la même façon que lui si les rôles avaient été inversés.
«Je crois que je vais te laisser.» fit finalement Harry, se remettant sur ses pieds. «Tu dois manger.»
Une brève lueur de désespoir passa dans les yeux du lycanthrope, mais le plus jeune n'en vit rien. Lorsque le jeune homme aux yeux verts reposa son regard sur le convalescent, ce dernier affichait un doux sourire, mêlé de compréhension
«D'accord.» murmura-t-il à contrecoeur.
Le plus jeune répondit à son sourire, avant de marcher en direction de la porte. Ce ne fut que lorsqu'il s'apprêtait à mettre les pieds à l'extérieur, qu'il se ravisa. Une idée venait de lui traverser l'esprit.
«Oh, Remus?» fit-il, attirant l'attention du professeur, qui venait tout juste de prendre le plateau afin de le placer sur ses genoux.
«Oui?» fit ce dernier, se figeant dans son mouvement.
«Luna est professeur de philosophie moldue au Canada.»
Le lycanthrope ne put retenir un sourire face à cette information. Il trouvait que ce métier la représentait très bien, même si ses élèves devaient la trouver des plus étranges. Déjà que le monde sorcier la considérait comme folle, il n'osait pas imaginer ce que les moldus pouvaient en penser. De toute façon, connaissant la jeune femme, probablement n'accordait-elle pas la moindre importance à ce qu'on pouvait penser d'elle, s'intéressant davantage aux araignées tissant leurs toiles et à la couleur verte du gazon.
Remus remercia silencieusement son jeune ami, qui sortit de la chambre, lui permettant ainsi de saisir ses ustensiles et d'espérer commencer à manger.
«Oh, aussi!» fit Harry, repassant sa tête dans la cadre de la porte.
Ne pouvant retenir un sourire amusé, le professeur releva les yeux vers le jeune homme aux yeux verts.
«Oui?» fit-il.
«Un réveil-matin moldu, pour qu'il marche, il faut y mettre une batterie.»
«Une batterie?»
«C'est bien ce que je pensais...»
Et, sur ces paroles, le jeune homme quitta, pour de bon cette fois, la pièce, laissant un professeur seul avec sa perplexité.
Une batterie?
«Elle en est où?» demanda Harry, croisant Charlie dans les escaliers.
Le rouquin était assis sur une marche, écoutant attentivement se qui se passait dans le salon.
«Elle vient de finir la leçon de morale, je crois. Elle en est aux demandes d'excuses, si j'ai bien compris.»
«Je suis désolé...»
«Ce n'est pas à moi que tu dois t'excuser comme ça! C'est à Harry! Et Remus!»
Ouais, c'était bien cela. Le jeune homme aux yeux verts, bien qu'il n'était pas l'un des fils Weasley, connaissait la routine de la mère. C'était toujours pareil. Il y avait d'abord l'engueulade, comparable à un ouragan, un typhon ou toute autre violente tempête. Il y avait ensuite la leçon de morale, qui devait hypothétiquement faire comprendre les erreurs commises afin qu'elles ne soient pas répétées. Puis, venaient les excuses. Elle les exigeait, puis, lorsqu'elles venaient, elle disait qu'elles ne devaient pas lui être destinées, mais bien à la victime de la bêtise. C'était toujours pareil.
Voyant l'expression amusée de Charlie, Harry comprit qu'il n'était pas le seul à penser à tout cela.
«...dois y aller... espère que tout rentrera dans l'ordre... déçois beaucoup... je t'aime...»
Il devenait plutôt difficile d'entendre ce qui se disait, puisque la femme parlait normalement, sans crier. Ils tendaient l'oreille du mieux qu'ils le purent, tentant de capter le plus de parcelles de conversation possible. Ils furent pourtant surpris par la soudaine arrivée de Molly, qui sortait du salon. Ils tentèrent tant bien que mal de faire comme si de rien n'était, mais il était trop tard. Elle les avait vu.
«Charlie! Tu écoutes aux portes, maintenant!?» fit Mme Weasley, employant un ton indigné, bourré de déception dont le but était de faire se sentir mal quiconque étant ainsi abordé.
«Hum... non, je...j'étais...» bafouilla le rouquin, perdant rapidement tout l'amusement qu'il avait pu manifester un peu plus tôt.
«Tu sais ce que je pense de ceux qui écoutent aux portes, Charlie!» réprimanda Molly, sans pour autant lever le ton.
«Je... c'est que... je suis désolé.» émit son fils, baissant les yeux, vaincu.
Sa mère sembla le considérer un instant, avant de finalement accepter les excuses. Visiblement, elle avait assez donné, côté engueulade, pour ce soir-là. Elle gratifia donc tout le monde d'un doux sourire d'aurevoir, avant de transplaner jusqu'au terrier.
Évidemment, Harry ne reçut aucun reproche.
Les dix heures du soir approchaient, la nuit était tombée depuis longtemps. La décroissance de la lune se manifestait dans le ciel étoilé, d'une pureté telle, qu'on pouvait presque en oublier à quelle point elle pouvait causer un véritable enfer à certaines personnes. Presque.
Harry soupira, toujours envahi par cet étrange soulagement. Il détestait les pleines lunes. Peut-être pas autant que Remus, mais il le suivait de très près sur ce point. Il n'aimait pas savoir que son ami devenait ce monstre le temps d'une nuit, courant ainsi de nombreux risques. Le tout étant, bien sûr, hors du contrôle de tous. C'était révoltant...
Laissant échapper un deuxième soupir, le jeune homme se décida à arracher son regard à la fenêtre pour pouvoir le poser autour de lui. La maison était complètement sombre, tout le monde étant allé se coucher. L'ouragan Molly les avait tous épuisés. Il se devait d'aller se coucher aussi, bien que l'heure n'était que trop peu avancée, comparativement à son habitude. Remus méritait une bonne nuit de sommeil, après tout ce qu'il avait vécu.
Jetant un dernier coup d'oeil aux alentours, il se décida finalement à quitter la cuisine vide, pour grimper les escaliers et traverser silencieusement le couloir. Il était si rare que la manoir était ainsi calme, silencieux, dépourvu de la moindre activité autre que la sienne. Ce n'était que la nuit que cela arrivait, et il trouvait tout cela excessivement reposant. Cela faisait changement des nombreuses disputes entre Ron et Hermione, du bruit que la brunette faisait en cuisinant et de tous les autres sons qui envahissaient chaque pièce de l'endroit durant le jour. Bien qu'il ne détestait pas la vie que cette maison prenait, lorsque le soleil était haut dans le ciel, il appréciait le silence. Il avait certaines vertues très appréciables.
Entendant un léger craquement à sa droite, Harry s'arrêta dans sa progression vers sa chambre, jetant un coup d'oeil à la provenance du bruit. Il vit aussitôt la porte entrouverte de la chambre de Remus. Ce dernier était-il éveillé?
Hum, question idiote, bien sûr.
«Remus?» murmura-t-il en passant sa tête dans l'encadrement de la porte.
Il vit aussitôt du mouvement sur le lit, puis des yeux caramel se poser sur lui. Le regard semblait épuisé, ce qui n'avait rien d'étonnant, mais le jeune homme pouvait y discerner une étincelle de curiosité.
«Hmm?» émit le lycanthrope, se frottant l'oeil droit du revers de sa main.
«Bonne nuit.»
Bien qu'il faisait très sombre, le jeune homme put voir un sourire se dessiner sur les lèvres de son ami.
«Bonne nuit, Harry.» répondit-il, se méritant un sourire à son tour.
Gratifiant le convalescent d'un dernier signe de tête, le Survivant retira sa tête de l'ouverture de la porte, refermant celle-ci derrière lui. Puis, il marcha jusqu'à sa chambre, toujours sans faire le moindre bruit. Ce fut presque avec soulagement qu'il se glissa sous les couvertures, profitant de la chaleur et du confort qu'elles lui procuraient.
Ce fut distraitement qu'il se sentit glisser dans un doux sommeil, un sourire aux lèvres.
NdA: Voilà!
Vous vous rendez compte que je finis d'écrire ce chapitre alors qu'il est 6:08 am? (ouais, ma tristesse face à la perte du chapitre original ne fut pas si longue que ça, finalement.)
Alors...euh... je vais aller me coucher! XD (Je vois vos visages changer!)
(Mais pas celui de Sandra par contre. Je crois qu'elle aurait fait une crise cardiaque si j'avais été levée à cette heure! Rassure-toi, je suis seulement «pas couchée»! ;P)
Bon, eh bien... à la prochaine: )
