Salutations gentes gens ^^ Tout d'abord *Voix féminine d'ordinateur* Attention, mode folledingue enclenché… Je vais enfin le voir de près, avec ses beaux yeux bleus, un sourire à vous faire fondre comme neige au soleil, il est charismatique, canon, bourré de talent et je lui ferais pleins des bisous si je pouvais ! (oui je sais je suis mariée hum et alors ? xD) Il est à tomber par terre, il a une voix sensuelle, il est 'Adulte et Sexy' AAAAHHH JE VAIS VOIR EMMANUEL MOIRE CE SOIR HIIII ahem pardonnez moi ce petit débordement xD
Voici comme promis le chapitre 27 ! Le 28 me donne du fil à retordre, mais il sera prêt pour vendredi :) les choses vont commencer à se dévoiler et j'ai hâtes d'avoir vos avis, bref enjoy et bonne lecture ^^
Disclaimer : Bien entendu, seule l'histoire est à moi (et Cassy et Max et les autres lol) tout le reste de cet univers appartient à JK Rowling
Chanson : Ma douleur, Ma peine, Christophe Maé
Guest : Chapitre juste ... PARFAIT ! Merci lol rien n'est jamais parfait, mais ça fait plaisir quand même ^^ Enfin, la partie que j'attendais .. Thomas et Cassandra se sépare ;). lol Il ne reste plus qu'elle se mette en couple avec Max, j'attends que ça. Au risque de voir les armes braquées sur moi et de te décevoir, tu va attendre encore un moment quand vous saurez ce que j'ai prévu ! Bref ! J'ai tellement hâte que tu publie l'autre chapitre. Que voici que voila ^^ On arrive à la fin ! oui ! Et Vic et Teddy, ils sont troooop choou 3 je trouve aussi oui :-) ( il était temps, mon dieu à qui le dis tu ! lol ). Le prochain chapitre VIIIIIITEE :) ! Il est là et n'attend que toi ^^ bonne lecture ^^
Ch.27. Un meurtrier à Poudlard.
Oui c'est vrai, c'est vrai parfois
je pers patience et moi je hais d'être
tombé la tête dans cette peau
Un peu comme le mistral qui souffle à l'année
Oui ça fait froid dans le dos
Blaise sortit de l'infirmerie. Il était encore en costume, ils étaient d'ailleurs encore tous en tenue de soirée et attendaient devant les portes des nouvelles. Hermione, Ginny, Pansy, Luna, Neville… Jeff s'avança, très inquiet.
« Comment va-t-elle ? » s'enquit-il immédiatement.
« Elle a reçu un sacré coup sur la tête, je lui ai donné un tranquillisant qui va l'assommer pendant plusieurs jours. Mais ses jours ne sont pas en danger »
« Oh, grâce au ciel » souffla Jeff soulagé.
Blaise regarda Hermione du coin de l'œil et reporta son attention sur Jeff.
« Étais tu au courant pour la grossesse ? » demanda-t-il finalement.
Jeff releva vivement la tête, très choqué.
« Quoi ? »
Blaise soupira.
« Sonia est enceinte Jeff, de quatre mois »
« Mais c'est impossible ! Je l'aurai su quand même »
C'était tellement évident pour lui.
« C'est la vérité pourtant »
Jeff avait l'air d'avoir reçu un coup de massue sur le crâne.
« Je veux la voir » dit-il d'un ton glacial.
« Tu peux entrer. Mais elle dort et n'aura probablement pas de vraie conversation cohérente, avant deux ou trois jours » lui apprit-il.
L'homme face à lui hocha la tête et entra dans l'infirmerie, sans un mot de plus. L'ambiance était tendue et morbide au sein du groupe. Les enfants avaient tous été conduit chez Molly. Drago, Harry et Ron étaient encore là haut avec l'ensemble de l'équipe d'enseignants de l'école, ainsi que d'autres collègues du ministère. Le quatuor, Charlène et Sébastian attendaient dans les appartements de ces derniers. Le bal pour sa part, continuait Caroline, Ravel et Maryline prenait eux même en charge le restant de la soirée avec Alison qui avait assuré à Luna qu'elle se débrouillerait bien sans elle. Tout le monde était secoué, se posant des questions sur ce qui avait bien pu se passer.
Soulagés que Sonia n'ait rien de trop grave, le groupe décida d'aller rejoindre les jeunes. Ils s'arrêtèrent en voyant descendre une équipe de médicomages du ministère, ce qui s'apparentait à des médecins légistes moldus portant une civière avec le corps de la voyante, recouvert d'un drap. Ils passèrent devant eux et sortirent, suivit des trois aurors. Drago avait sa tête des mauvais jours, Harry et Ron n'en menaient pas large.
Les femmes s'approchèrent de leur mari et Hermione sut immédiatement que quelque chose n'allait pas.
« Que va-t-il se passer maintenant ? » demanda Ginny.
« Ils emmènent son corps, ils vont l'autopsier » répondit Harry sombrement.
« Qu'est ce qu'il y a ? » demanda Hermione.
Elle était auror elle aussi, elle sentait ce genre de choses. Drago la regarda gravement.
« C'est un traqueur qui a fait ça » annonça-t-il « Un traqueur Mia, tu saisis ? »
OoO
Cassandra était inconsolable. Ses yeux étaient rouges et gonflés, mais elle ne pleurait plus. Elle semblait dans une sorte de léthargie, un peu comme Charlène d'ailleurs qui était profondément choquée. Max et Sébastian leur apportèrent une tasse de chocolat chaud fumant et s'assirent près d'elle.
« Tu tiens le coup ? » murmura Sébastian.
Charlène le regarda et haussa les épaules. Elle ne répondit pas et il l'attira à lui. Elle se laissa faire sans broncher.
« Tiens » fit Max en lui tendant la tasse.
Cassy leva les yeux sur lui et la prit.
« Merci » murmura-t-elle de sa voix rauque.
Victoire lui avait laissé la place, se blottissant contre son amoureux. Elle ne connaissait pas particulièrement Sybille, mais les circonstance de son décès étaient vraiment très suspectes et suffisaient à lui donner la chair de poules. Elle était triste pour ses amies aussi.
Max regarda la blonde sans trop savoir quoi dire. Que pouvait-il bien faire pour apaiser ses souffrances ? Sur la même soirée, elle avait perdu son petit copain et un membre de sa famille ! Il lui prit la main et elle ne dit rien. Il caressa doucement sa peau avec son pouce, elle leva les yeux vers lui.
« Comment tu te sens ? » lui demanda-t-il finalement.
Elle aurait ricané si la situation n'était pas aussi grave.
« Comment crois tu que je me sente ? » répondit-elle amer.
« Je sais, ce n'est pas facile… si tu as besoin de… »
« Tu en as assez fait comme ça » le coupa-t-elle.
Il se tut, elle avait raison. Il l'entendit soupirer.
« Excuse moi c'est juste que… » elle s'interrompit, les lèvres tremblantes.
« Cassy… »
Elle éclata en sanglots, encore.
« Je lui ai dit des choses horribles… j'ai… je… j'étais tellement en colère contre elle et maintenant… elle est… elle est… »
« Chuut… viens là… » il l'attira à lui et la consola en la berçant.
Le silence se réinstalla de nouveau, ponctué par les sanglots de la jeune fille et les reniflements de Charlène, quand la porte d'entrée s'ouvrit à la volée.
« Toi ! » tonna la voix de l'auror en pointant son doigt sur Sébastian.
« Drago ! » entendirent-ils derrière lui.
C'était Hermione, qui accourait avec les autres aurors.
Surpris, Sébastian se leva.
« Drago… »
« C'est toi qui l'a tuée ! » cria-il.
« Quoi ? » fit le concerné choqué.
« Nous te faisions confiance ! Tu as bien joué avec nous et nos émotions, tu nous a tous un berné ! Et dire que moi aussi j'y ai cru a tes belles paroles, espèce d'enflure ! »
« Mais qu'est ce que vous racontez ? Je n'ai rien avoir avec ça ! » s'exclama Sébastian en reculant.
Tout le monde s'était levé à présent.
« C'est un TRAQUEUR qui l'a tuée et à ce que je sache, tu es le seul dans l'enceinte de cette école » tonna Drago.
« Oh non… » murmura Sébastian l'air soudain très grave.
« Tu vas me donner ta baguette et tu vas nous suivre » ordonna-t-il.
« Quoi ? Non ! Tu fais erreur, Drago ! » pleura Charlène en se dressant devant le traqueur.
« Pousse-toi Charlène »
« Une soirée était organisée au bal aujourd'hui, il y a forcément un traqueur qui s'est invité sous une fausse identité, ou autrement, j'en sais rien mais ce n'est pas lui ! » continua-t-elle désespérée.
« Ou tu nous suis, ou je t'oblige à le faire » continua le blond n'écoutant pas la jeune fille.
« Drago je vous en supplie, je vous dis la vérité ce n'est pas moi je n'ai rien fait, vous devez me croire ! »
« Avez-vous passé la soirée ensemble ? » intervint Harry calmement.
« Mais bien sûr que oui enfin, tu nous as bien vus arriver ensemble ! » répondit Charlène.
« Toute la soirée ? » insista-t-il.
Charlène hésita. Elle ne pouvait pas mentir et le doute s'installa. Elle se retourna sur Sébastian, les sourcils froncés et elle parla, sans même le quitter des yeux.
« Nous nous sommes disputés, il est partit de son coté… Seb' ? » la supplication dans sa voix fut comme une douche glacée pour lui.
« Tu ne me crois pas coupable tout de même ? » dit-il éberlué.
« Emmenez-le » ordonna Harry n'ayant d'autres choix.
Le traqueur ne chercha même pas à se soustraire. Il se laissa déposséder de sa baguette et attacher les mains dans le dos pas Ron. Il ne quittait pas la blonde du regard. Et ils l'emmenèrent.
« Tu sais que je n'ai pas fait ça… tu le sais au fond de toi… » dit-il alors qu'ils l'emmenaient.
« CHARLENE ! JE SUIS INOCENT, TU DOIS ME CROIRE… CHARLENE ! » hurla-t-il dans le couloir.
Désemparée, la jeune fille tenta de se contrôler du mieux qu'elle put pour ne pas se laisser déborder.
« J'ai… j'ai ressentit sa sincérité » hoqueta-t-elle.
« Charlène… » commença Drago.
« Que va-t-il lui arriver ? » demanda-t-elle froidement.
« Il va être conduit au ministère où il sera interrogé »
« Et s'il est innocent ? »
« Il n'es pas… »
« Mais s'il l'est Drago ? » cria-t-elle.
« Alors il sera relâché » répondit-il pas convaincu du tout.
« Bien, j'aimerais être seule maintenant, s'il vous plaît »
« Tu es sûre que… » commença Hermione.
« Sortez j'ai dit ! »
Il fallait qu'elle se défoule, il le fallait absolument mais elle devait d'abord faire sortir ces gens de chez elle. Ce qu'ils firent. Quand la porte se referma derrière eux, ils entendirent tous la seconde d'après le fracas assourdissant des meubles s'écrasant contre les murs.
« Je veux deux aurors devant cette porte »
« Harry ! » s'indigna Hermione.
« Elle a déjà foutu le camp deux fois Hermione, je ne prendrais pas le risque une troisième fois » rétorqua-t-il.
« Alors on s'en chargera » s'exclama logiquement Drago.
« Non, je me charge de faire venir les collègues »
« Mais… »
« Ce n'était pas une suggestion ! C'est encore moi qui prends les décisions dans ce département à ce que je sache ! Il y a eu un mort, dans l'enceinte de Poudlard je vous le rappelle ! Tu ne peux pas assurer cette fonction, parce que j'ai besoin de toi pour l'interrogatoire de Sébastian, fin de la discussion » ordonna-t-il en tournant les talons.
« Toi aussi Ron » entendirent-ils au bout du couloir.
Drago soupira.
« Ce qu'il peut m'agacer quand il prend ses grands airs ! » pesta Hermione.
« Et pourtant il a raison Mia, c'est lui le chef » soupira Drago avant de l'embrasser.
« A tout à l'heure » murmura-t-il.
Il semblait déçu, après les promesses muettes qu'ils s'étaient faites, voila qu'il devait passer le restant de sa soirée au ministère !
« Restes avec Hermione et Ginny si tu veux ? » proposa Ron à sa femme.
Celle-ci hocha la tête. Ron l'embrassa et caressa le ventre arrondit de la jeune femme avec amour.
Pansy, Hermione et Ginny restèrent plantés là à regarder leurs maris s'éloigner. La future maman frissonna.
« Ça va ? » demanda Hermione.
« Il y a eu un meurtre ce soir, donc non je ne suis pas très à l'aise » répondit-elle.
« Venez, allons au chaud » dit-elle en entraînant ses amies à sa suite.
« On peut se joindre à vous ? » demanda Luna.
« Bien sûr que oui, venez » répondit-elle.
Neville était là lui aussi, avec Blaise.
Bien sûr, Pansy était journaliste mais elle n'avait jamais été à l'aise avec ce genre de situation, même durant la guerre contre Voldemort. Hermione ne le dirait pas devant elle pour ne pas lui faire d'avantage peur, mais elle était inquiète. Comment une telle chose avait pu arriver ? Un professeur, avec tout ces aurors présents à la soirée ? Peut être étaient-ils bien trop en confiance lorsqu'il s'agissait de Poudlard… ils oubliaient tous de vue que rien, aucun endroit n'est infaillible et infranchissable, pas même l'école de magie, pour en avoir fait les frais il y a de cela presque vingt ans maintenant.
Ginny étant la femme du Survivant, avait moins de mal à gérer la situation. Blaise avait prévu de rester durant le week-end pour surveiller Sonia. Neville, célibataire endurcit, voulait juste soutenir ses amis et même si les circonstances ne s'y prêtait pas, ils étaient tout de même contents tous de se retrouver comme au bon vieux temps.
Il semblait bien que les vacances dont ils rêvaient tous à Poudlard, venait d'être précipitées...
OoO
Le quatuor rentra à la tour Gryffondor, encore ébranlé de leur soirée. Il y avait des élèves par ci par là, qui chuchotaient dans leur coin en leur jetant des regards de biais. Les nouvelles allaient très vite à Poudlard et la mort du professeur de divination était déjà sur toutes les lèvres.
Cassandra grelotait de froid, Ted se leva afin d'activer le feu dans la cheminée et Max monta à leur dortoir pour lui trouver une couverture.
« Ça va ? T'as besoin de quelque chose ? » s'enquit Victoire en s'asseyant prés d'elle.
La blonde lui sourit.
« Un café » souffla-t-elle les lèvres tremblantes.
Victoire agita sa baguette et une tasse apparut sur la table.
« Tu veux autre chose ? » continua la rousse.
Cassy but une gorgée brulante de café et regarda sa meilleure amie.
« Tu ne devrais pas être ici Vic' » dit-elle.
« Quoi ? T'es ma meilleure amie Cassy et tu traverses des épreuves difficiles, bien sûr que ma place est avec toi » s'indigna-t-elle.
Cassy sourit et lui prit la main.
« Et ça me touche. Mais vous venez à peine de vous retrouver tout les deux, vous avez énormément de choses à vous dire. La situation est sous contrôle, qu'est ce que tu voudrais faire de plus ? »
« Et toi tu es célibataire, tu souffres et après ce qu'il s'est passé ce soir, je ne vais certainement pas te laisser seule » insista Victoire, alors que Ted revenait près d'elles.
« Mais je ne suis pas seule » répondit-elle en jetant un regard à Max qui revenait, en posant une couverture sur ses épaules.
Elle s'empressa de s'emmitoufler dedans et ferma quelques secondes les yeux.
« Je suis sérieuse Vic', profitez de vos retrouvailles les amoureux, je vais bien »
« T'es sûre ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
« Certaine, allez ouste ! »
Victoire sourit et l'enlaça. Elle se leva, émue et entraîna Teddy à sa suite en sortant. Cassy porta la tasse à ses lèvres, les yeux fixés sur les flammes dansant devant ses yeux, dans l'âtre face à elle. Elle était triste, oh oui elle était triste… si elle pouvait retourner en arrière, elle se démènerait pour changer les choses. Elle reviendrait au moment où elle s'était disputée avec ses tantes et surtout avec Sybille et se comporterait de façon plus indulgente… si elle pouvait, elle lui dirait combien elle était désolée. Elle changerait aussi les choses avec Thomas. Mais elle se voilait la face et elle le savait. Voulait-elle réellement effacer ce qu'il s'était passé entre elle et Max ? Bien sûr que non.
Pourtant, c'était précisément ce qui avait causé la rupture avec Thomas, qu'elle aimait plus que tout. Mais elle aimait aussi profondément Max. Elle secoua la tête, une douleur lancinante à son front lui cherchant misère. Elle posa son regard sur le blond assis à ses côtés, qui l'observait en silence depuis que leurs amis avaient quittés la salle commune.
« Est ce que tu m'aimes Max ? » demanda-t-elle soudain.
Max la regarda très surpris. Était-ce vraiment le moment pour parler de leur relation ? C'était une question qu'il s'était posé un milliard de fois et à laquelle il n'avait jamais vraiment su répondre… il se rendit compte qu'elle le fixait depuis quelque secondes et se reconnecta à la réalité.
« Excuse moi, je ne m'attendais pas à ce que tu me demande ça » dit-il mal à l'aise « écoute Cassy… »
« Non, laisse tomber, oublie ça » dit-elle en se lovant contre lui.
Il était désappointé par son comportement. Ne voulant pas la contrarier, il tut ses réflexions et referma ses bras autour d'elle. Elle releva la tête et sembla enfin remarquer le bleu à son œil. Elle posa délicatement ses doigts dessus, le faisant quelque peu grimacer.
« Je suis désolée » murmura-t-elle.
« Tu n'as aucune raison de l'être, c'est à cause de moi si vous en êtes arrivés là tout les deux » répondit-il sincèrement.
« Non Max, j'ai ma part de responsabilité dans cette histoire. Je devais le lui dire »
« Est ce que tu crois que ça va s'arranger ? »
« J'en sais rien » souffla-t-elle en se calant contre lui.
Il caressa distraitement ses cheveux.
« Je serais toujours là pour toi »
« Je sais » murmura-t-elle.
Elle se sentait si fatiguée. Triste, en colère et tellement fatiguée… elle ferma les yeux et finit par s'endormir sur lui.
OoO
Sébastian était assis dans une pièce d'interrogatoire. Il était attaché magiquement à sa chaise et avait l'air abattu. Comment cette soirée avait-elle pu déraper à ce point ? Tout le monde le croyait coupable du meurtre de Sybille, même Charlène. À dire vrai, il se fichait pas mal de l'avis des autres, mais savoir que Charlène le soupçonnait aussi, lui fendait le cœur…
La porte s'ouvrit à la volée et il leva les yeux sur les trois hommes qui venaient d'entrer. Drago avait le regard féroce, tandis que Ron et Harry, semblait un peu moins en colère. Harry posa un dossier sur la table et s'assit face à lui, tandis que les deux autres restaient debout de part et d'autre de leur chef.
« Je ne vais pas tourner autour du pot Sébastian, plus vite tu nous diras la vérité, plus vite cette histoire sera bouclée »
« Puisque je vous dis que ce n'est pas moi ! »
« Arrêtes de mentir, Sybille Trelawney a perdu son âme et a été poignardée ! Tu étais le seul traqueur présent dans cette école au moment des faits Sébastian et à l'heure où le meurtre a été commis, tu étais tout seul, comment tu explique ça ? » fit Drago.
« J'étais … je… Charlène et moi nous nous sommes disputés, j'étais en colère et je l'ai plantée au milieu du couloir, mais je ne suis pas monté dans cette tour de divination je vous le jure ! »
« Écoute mon pote, tout t'accuses, pourquoi tu continues à essayer de nous faire croire le contraire ? »
« Parce que je sais qui a fait ça » souffla le traqueur.
Les trois aurors tiquèrent.
« Et qu'est ce qui te retiens de nous le dire ? » ricana Drago.
« Le serment inviolable » répondit le concerné.
« Ben voyons ! » Drago leva les yeux au ciel et plaqua ses mains sur la table, pour le regarder bien en face « nous sommes seuls ici et personne ne pourra contrôler si on te donne du veritaserum Sébastian, alors je serais toi je me mettrais à table » murmura-t-il d'un air menaçant.
Le sang de Sébastian se glaça.
« Non s'il vous plaît, pas le veritaserum ! Si je vous dis ce que vous voulez entendre, je vais mourir » paniqua-t-il.
« Alors dis-nous la vérité ! » répondit Harry qui en avait marre de tourner en rond.
« Mais je vous dis la vérité ! Bordel, ce n'est pas moi qui ai tué Sybille Trelawney, qu'est ce que vous croyez ? Que je me suis immiscé dans vos vies, pour mieux vous trahir après ? Quel intérêt j'aurais de faire ça ? »
« A toi de nous le dire » rétorqua froidement le blond.
Sébastian soupira.
« Je suis amoureux de Charlène vous savez » souffla-t-il, cet aveu était un peu inattendu « je ne lui ferais jamais de mal, jamais. Ce n'est pas moi qui ai tué cette voyante et je peux le prouver »
« Comment ? » demanda Ron.
« Prenez mes souvenirs » dit-il.
Les trois aurors se concertèrent du regard. Qu'avaient-ils à perdre après tout ? Ce n'était pas courant comme méthode, mais ça se faisait parfois… Harry hocha la tête. Il sortit la baguette du traqueur qu'il mit sur la table, Ron attrapa une fiole dans une armoire de la salle qu'il posa à côté de la baguette et Drago s'approcha de lui pour défaire l'une de ses mains.
« Si tu bouge le petit doigt pour t'enfuir, j'te descends c'est clair ? » menaça-t-il.
Sébastian le regarda de travers, mais ne répondit pas. Il prit sa baguette qu'il mit sur sa tempe et déboucha la fiole. Il décolla le bout de bois de sa tête et un filet argenté le relia. Quand il eu retiré son souvenir et qu'il l'eu mit dans la fiole, Drago le rattacha aussitôt.
Les aurors sortirent sans un mot de plus et se rendirent dans le bureau d'Harry où se trouvait une pensine. Ce fut Harry qui plongea dans le souvenir qui commençait avec la dispute entre lui et Charlène. Puis il avait tourné les talons, Harry l'avait vu rentrer à leurs appartements et envoyer son poing dans le mur, avant de ressortir s'aérer pour se calmer. Il avait terminé sa soirée dans la volière, à pleurer à la fenêtre, ce qui l'étonna. Il fut encore plus surpris d'entendre plusieurs fois le prénom de Géraldine sortir de sa bouche. Quand il jugea qu'il s'était suffisamment calmé, Sébastian était descendu de son perchoir et avait reprit le chemin des couloirs du château, quand il avait entendu hurler. Le souvenir s'arrêtait quand il rencontrait les autres qui se dirigeaient vers la tour de divination.
« Il dit la vérité, ce n'est pas lui » annonça-t-il.
« Harry… tu es le mieux placé pour savoir qu'un souvenir peut être modifié » fit Drago sceptique.
« Fais moi confiance, il ne l'est pas. Et puis de toute façon, il n'aurait pas eu le temps de le faire » dit-il.
« Une minute les gars… vous êtes en train de me dire, qu'il y a un deuxième traqueur à Poudlard ? » s'exclama Ron.
« J'en ai bien peur… il faut relâcher ce garçon Drago, il avait raison, il est innocent » fit Harry.
Les aurors revinrent dans la salle d'interrogatoire et sans un mot, le blond détacha le traqueur qui se massa les poignets. Harry lui tendis sa baguette.
« Merci… » murmura-t-il « et maintenant ? »
« On est coincé, parce que tu ne peux rien nous dire… peux tu au moins nous confirmer qu'il y a un deuxième traqueur dans cette école ? » demanda Drago en désespoir de cause.
« Je n'ai pas besoin de le confirmer. Si vous me dites que c'est un traqueur qui a tué la tante de Charlène et Cassy, et que vous avez la preuve que ce n'est pas moi, je n'ai pas besoin de vous le confirmer. Mais non, même ça je ne le peux pas » avoua Sébastian déconfit.
« Je me demande si c'est une bonne idée de le laisser retourner à Poudlard » fit pensivement Harry.
« Je vous en prie, ne faites pas ça ! Charlène a besoin de moi et je n'ai nulle part où aller, s'ils me trouvent, je suis mort »
« Mais pourquoi ?! » s'exclama Drago.
« Parce que je suis un traître ! Je suis peut être un monstre de nature, mais j'ai toujours combattu cette fatalité vous savez, personne plus que moi ne souhaiterait être né dans un autre monde que le mien »
« Oh si, ça c'est une chose que je peux comprendre… » murmura Drago plus pour lui-même.
Il faisait référence à sa propre famille, toujours associée aux mangemorts.
« Est ce que tu as une idée de la façon dont nous pourrions trouver des réponses ? » demanda alors Ron.
Sébastian réfléchit quelques secondes et planta ses yeux dans ceux de Drago.
« Pardonnez moi d'avance pour ce que je vais dire mais… maintenant que sa sœur est morte, vous devriez aller voir Sonia, je suis sûr que sa langue se déliera » fit-il.
Harry sourit.
« Tu sais que tu ferais un très bon auror toi ? » dit-il en posant une main sur son épaule, avant de sortir, suivit de Ron.
« Désolé mon pote » grimaça Drago avant de sortir.
« Vous faisiez votre boulot » répondit simplement le traqueur.
« J'aurais quand même dû t'écouter »
« Je suis un traqueur Drago, je ne pourrais jamais changer ça » dit-il douloureusement avant de sortir lui aussi.
C'est à partir de ce moment là, que le blond décida une bonne fois pour toute de lui faire confiance et ils rentrèrent ensemble à Poudlard.
OoO
« Je suppose que c'est le moment où on doit s'expliquer et mettre les choses à plat » fit Victoire.
Ils se promenaient main dans la main dans le parc. Il faisait froid mais à vrai dire ils s'en fichaient. Ted haussa les épaules.
« Tu es là, avec moi et c'est tout ce qui comptes à mes yeux » répondit-il après un moment.
Ils s'arrêtèrent au niveau du stade de Quidditch.
« Je voulais m'excuser Teddy, je ne me suis pas comportée de façon correcte avec toi et je le regrette » dit-elle penaude.
« C'est du passé » dit-il.
« Mais je t'ai fais souffrir » continua-t-elle « je ne t'ai jamais vraiment donné de raison, je me suis moi-même demandé pourquoi je t'avais laissé tomber. J'ai retourné la question un millions de fois dans ma tête et la vérité c'est que… j'avais peur » avoua-t-elle.
« Peur ? Mais de quoi ? » demanda-t-il surpris.
« De nous. De ce que je ressentais pour toi. On se tourne autour depuis qu'on est gosse toi et moi et le fait que ça se concrétise enfin… je sais pas, nos parents tout ça, ça m'a fait peur. Je me suis vue mariée, avec une ribambelle d'enfant et j'ai paniqué »
Et il rit. Il rit tellement fort, qu'elle se renfrogna.
« Je t'ouvre mon cœur imbécile, ne te moque pas de moi ! » pesta-t-elle.
« Excuse moi… je ne me moque pas de toi, mais pourquoi est ce que tu ne m'en as pas parlé avant de me plaquer ? »
« J'en sais rien, je te dis que j'avais la trouille ! »
« Mais enfin Vic' ! On n'a que dix sept ans ! Je ne comptais pas te mettre enceinte et te demander en mariage voyons ! » s'exclama-t-il.
Elle baissa la tête, gênée. Dis comme ça, c'est clair que sa décision lui apparaissait comme stupide et digne d'une enfant. Elle avait tellement honte qu'elle se mit à pleurer.
« Oh non, Vic', ne pleure pas » dit-il en l'attirant à lui.
« Je suis une idiote… je suis désolé Teddy, je… je t'aime » hoqueta-t-elle.
Il prit son visage entre ses mains et essuya ses larmes d'un coup de pouce.
« Mais moi aussi je t'aime… on va aller au rythme que tu auras envie d'aller ma rouquine, tu es la femme de ma vie c'est vrai, mais on a le temps pour ça d'accord ? Si un jour il t'arrivait de laisser ta peur reprendre le dessus, promets moi de m'en parler au lieu de t'enfuir »
« C'est promis » dit-elle.
Il lui sourit et l'embrassa tendrement, dans la fraîcheur de cette nuit de mars, à la lueur de la lune.
OoO
Les trois aurors entrèrent dans les appartements des Malefoy, fatigués de cette soirée. Les maris prirent place aux côtés de leurs femmes, avec la grâce d'un phacochère, pas mécontents d'être rentrés. Un silence s'installa. Sybille Trelawney n'était tout de même pas n'importe qui et les conditions de sa mort n'étaient pas banales. Elle laissait un grand vide derrière elle, mais aussi un grand point d'interrogation. Pourquoi tant de mystères autour de ses nièces ? Est-ce que son meurtre était lié à tout ça ? Visiblement, oui. Mais pourquoi ? Qui ?
« Tout ça est complètement dingue » finit par murmurer Ron.
« Poudlard est sensé être l'endroit le plus sûr avec Gringott » renchérit Ginny.
« Quelque chose nous a échappé… qu'avez-vous apprit ? » demanda Hermione.
Harry soupira en se redressant dans le fauteuil. Il agita sa baguette et une carafe ainsi que neufs verres apparurent.
« Pas grand-chose, ce n'est pas Sébastian qui l'a tuée » dit-il alors que la carafe remplissait les verres de Whisky les uns après les autres.
« Quoi ? Vous êtes sûrs ? » demanda Blaise en prenant son verre, imité par les autres.
« Certain » affirma Harry.
« Ah, ah ! » Hermione agita sa baguette et le Whisky de Pansy se transforma en jus de citrouille, elle la remercia du regard « dans ce cas ça veut dire… » comprit la jeune femme.
« Qu'il y a un autre traqueur dans l'école » termina Neville.
« Ça sent vraiment pas bon… » s'exclama Luna.
« Je ne te le fais pas dire » grimaça Harry qui leva son verre « à Sybille » dit-il avant de le vider d'une traite.
« A Sybille » répétèrent-ils tous en chœur.
Après avoir vidé son verre, Harry le posa sur la table basse.
« J'ai discuté avec Dumbledore, nous avons tous des appartements et il est d'accord pour que nous restions les vacances scolaires ici. Je ne sais pas vous, mais je suis éreinté, j'ai besoin de sommeil » dit-il en se levant suivit de sa femme.
Les autres ne tardèrent pas à faire pareil, laissant Drago et Hermione enfin seuls.
Lovée contre lui, elle releva la tête.
« Qu'est ce que tu penses de tout ça toi ? » demanda-t-elle.
« J'en sais trop rien… Ron a raison, c'est complètement dingue »
« Sébastian est vraiment digne de confiance tu crois ? »
« J'ai eu du mal à le croire, mais oui. Il est amoureux de Charlène et Harry a fouillé ses souvenirs » lui apprit-il.
« Il joue sur un terrain dangereux » fit-elle remarquer.
« On en a déjà parlé Mia, ce genre de chose ça se commande pas »
« Je sais » soupira-t-elle « mais cette gamine en a tellement vu depuis qu'elle nous connait, je n'ai pas envie qu'il lui brise le cœur » dit-elle.
Il l'enlaça et l'embrassa.
« Tu ne peux pas protéger tout le monde » murmura-t-il.
Elle fit la moue.
« Et moi qui voyait déjà notre petite fille gambader dans l'école pendant nos vacances » soupira-t-elle l'air triste.
« Elle devra rester chez ma mère, il faut qu'on règle cette histoire d'abord, je te rappelle qu'à la base, c'est toi qui nous a entraîné dans cette histoire en acceptant la mission » dit-il.
Elle le regarda l'air accusateur.
« Tu ne vas pas remettre ça sur la tapis ! »
« Je te fais marcher Mia, détend toi »
« Détend moi, toi ! » répliqua-t-elle.
Il haussa un sourcil.
« Voyez-vous ça… »
Hermione se leva, dans un appel muet l'attira à lui. Il l'embrassa passionnément, refermant la porte de la chambre sur eux.
OoO
Quand Sébastian arriva devant les appartements qu'il partageait avec Charlène, il fut surpris de voir deux hommes devant la porte. Deux aurors qu'Harry avait fait venir pour veiller à ce que la jeune fille ne mette pas encore les voiles. Les deux hommes avaient reçu l'ordre d'attendre le retour de Sébastian pour déguerpir. Ce qu'ils ne tardèrent pas à faire d'ailleurs.
« Je vous souhaite bon courage mon gars, il en faut pour supporter une furie pareille » souffla l'un d'eux.
« Qu'est ce que vous voulez dire ? » demanda le traqueur.
« Que si vous retrouvez quelque chose d'entier dans cet appartement, vous aurez de la chance. Il y a une demi heure encore, elle envoyait tout valser et hurlait à pleins poumons » répondit l'auror.
Sébastian se précipita sur la porte qu'il ouvrit lentement. Il écarquilla les yeux de surprise, les deux aurors avaient vu juste. Tout, absolument tout était ravagé dans cette pièce. Rien n'avait été épargné. Il se pinça fortement la lèvre. Étant donné qu'il n'était pas là et qu'il était la cause première de son état émotionnelle, il n'avait pas pu l'aider à canaliser et évacuer sa colère, elle avait fait de son mieux visiblement. Il valait mieux le matériel de l'école, plutôt que ses professeurs ou les élèves. Il avança parmi les débris de bois, de verre, de tissus et autre choses en mille morceaux et la vit à terre au milieu de la pièce.
Elle ne pleurait plus, elle n'avait aucunes autres expressions sur le visage, que celle d'une jeune fille terrorisée qui ne sait plus comment faire pour faire face aux situations difficiles. Elle avait les yeux ouverts et fixait un point dans le fond du salon.
« Oh Lénie' » murmura-t-il affligé en se précipitant sur elle.
Elle avait la main en sang. En l'entendant, Charlène se retourna et le vit penché au dessus d'elle. Ses yeux se remplirent de larmes et elle éclata en sanglots.
« Tu es revenu »
« Je suis là oui »
« Pardonne moi, Sébastian… s'il te plaît… je te demande pardon, j'aurais dû te croire » pleura-t-elle en se jetant à son cou.
« Tout va bien… » dit-il en la consolant à même le sol.
Il ne mit pas longtemps à la calmer et prit sa main.
« Fais-moi voir » dit-il.
Il la souleva et l'emmena dans la salle de bain où il trouva une trousse de secours. Avec soin et précaution, il nettoya sa plaie consciencieusement et s'appliqua ensuite à la refermer. Il lui banda la main, en ayant préalablement étalé un onguent cicatrisant. Elle n'avait pas décroché son regard de son visage concentré. Il était terriblement beau, ses cheveux devenus un peu trop longs, lui retombaient devant les yeux. Sa peau était légèrement mat. Il avait des cils remarquablement longs pour un garçon, ce qui accentuait son regard pénétrant quand il la regardait de la façon la plus sexy qu'elle ait jamais pu rencontrer. Il avait des lèvres fines et bien dessinée, avec une cicatrice sur la lèvre inférieure. Ses mains étaient agiles et elle fut étonnée de la douceur avec laquelle elles effectuaient ces gestes de soins. Elle se rendit compte à ce moment là, à quel point elle était irrémédiablement et dangereusement amoureuse de ce garçon.
« Voila, d'ici demain tu n'auras plus rien, mais tu dois laisser ce bandage » dit-il quand il eu terminé.
Il se leva pour ranger la trousse et elle ne bougea pas, se contentant de le suivre des yeux.
« Tu veux que je te fasse couler un bain ? »
Elle secoua la tête.
« Je vais prendre une douche » répondit-elle.
Il ouvrit l'eau chaude et la salle de bain se remplit bientôt d'un nuage de buée. Il s'apprêtait à sortir, quand elle l'arrêta.
« Sébastian ? » l'appela-t-elle.
Il s'arrêta au niveau de la porte qu'il s'apprêtait à franchir, mais ne se retourna pas.
« Pour ce qu'il s'est passé tout à l'heure… »
« Ne t'en fais pas pour ça, je vais tout remettre en place »
« Je ne parle pas du salon. Je parle de la conversation qu'on a eu dans le couloir » dit-elle.
Elle l'entendit soupirer.
« Je n'aurais pas dû te laisser toute seule je suis désolé, mais pour le reste, je ne changerais pas d'avis Charlène. Je ne peux pas laisser mes sentiments me guider, c'est trop dangereux » dit-il.
« Alors on a un problème » dit-elle « parce que je suis amoureuse de toi, moi aussi et contrairement à toi, je ne suis pas prête à y renoncer »
« Charlène tu ne te rends pas compte… »
« Je me fiche pas mal de cette malédiction Sébastian ! Je suis prête à courir le risque, parce que le jeu en vaut la chandelle et puis de toute façon, plus on essayera de refouler nos sentiments, pire ce sera » continua-t-elle.
Il ferma les yeux et inspira. Il regretterait sûrement ce qu'il s'apprêtait à faire mais c'était plus fort que lui. Il tourna brusquement les talons et se précipita sur elle en attrapant son visage pour l'embrasser avec fougue. Elle l'enlaça de toutes ses forces et répondit à son baiser de la même manière. Il finit par la pousser dans la douche, l'eau dégoulinant sur leurs vêtements. Il parsema son cou, ses lèvres, ses bras, son ventre de baisers. Elle lui retira sa chemise, pressée de sentir sa peau contre elle et il défit la fermeture éclair de sa robe de soirée qui glissa dans le fond de la cabine de douche.
Ils ne tardèrent pas à se retrouver nus et il lui fit l'amour sous la douche, lâchant pour une fois ses sentiments qu'il ne parvenait plus à contenir derrière son mur.
Elle fut bouleversée par le tourbillon d'émotions émanant de lui et se perdit entre ce qu'elle ressentait et ce qui venait de lui. Elle sentit l'amour, le désir, l'excitation. Mais aussi la peur et le désespoir.
L'eau dégoulinait sur leur deux corps qui se mouvaient sous la douche et elle capta son attention en touchant sa joue. Il la regarda, les cheveux trempés. Il avait le regard doux, aimant, mais infiniment triste, ça la toucha.
« Tout se passera bien… » murmura-t-elle en fermant momentanément les yeux grisée par ce qu'il lui faisait ressentir, sur le plan physique cette fois, avant de les ré-ouvrir « tout ira bien, je te le promet » susurra-t-elle.
Il l'embrassa et se laissa submerger par des sensations qu'il avait presque oubliées.
OoO
L'autopsie du corps de Sybille ne prit pas plus d'une journée et le corps de la défunte fut rendu à la famille, le lundi de la première semaine de vacances.
L'enterrement eu lieu le lendemain et ce fut un moment pénible pour Cassandra qui se sentait plus seule que jamais. Son père était venu la veille présenter ses condoléances, mais n'avait pu se libérer pour venir aujourd'hui, pour raison professionnelle, quant à Sonia, elle était toujours à l'infirmerie, oscillant entre le conscient et l'inconscient. Elle était bien entendu entourée de ses amis et Charlène l'avait à sa grande surprise, soutenue comme une sœur le ferait dans ce genre de moment. Max ne lui lâchait pas la main lors de la cérémonie. Étonnamment, il y avait beaucoup de monde de présents pour elle. Harry et tous les amis du couple Malefoy étaient présents. Les parents de Ted, l'ensemble du corps professoral, mais aussi des gens du ministère qu'elle ne reconnaissait pas. Le ministre Weasley et sa femme avaient fait le déplacement, ainsi que Kingsley Shacklebolt.
Quand le moment de venir dire un mot fut venu, elle se trouva incapable d'aller prononcer la moindre parole. Elle était comme éteinte. Elle se sentait horriblement coupable. Leur dernière conversation lui resterait éternellement gravée en tête. Durant le week-end qui avait précédé l'enterrement, elle avait croisé Thomas à plusieurs reprises et c'est toujours le cœur serré qu'elle le regardait lui passer devant le nez, comme s'ils étaient des étrangers. Elle méritait tout ce qui lui arrivait, c'était un sentiment qui ne la quittait pas.
Depuis vendredi, elle s'était renfermée sur elle-même. Ne répondant que par des hochements de tête ou des phrases toutes faites quand on lui adressait la parole. Elle savait qu'ils cherchaient à la soutenir et elle les en remerciaient, mais elle n'arrivait pas à s'ouvrir à eux et se sentait vraiment très seule.
Le mage termina la cérémonie et elle toucha le cercueil de sa tante du bout des doigts, avant qu'il ne disparaisse pour être enfermé dans le caveau de la famille Trelawney.
Il y avait un goûté qui était prévu juste après. Elle accepta comme un automate les accolades et condoléances qu'on lui présentait volontiers, mais ne se sentait pas la force d'affronter tout ça, elle avait besoin d'air.
« Tu m'excuse, j'ai besoin d'être seule un moment » murmura-t-elle.
« Ça va aller ? » demanda Max.
Elle hocha la tête.
« J'ai besoin de prendre l'air, on se voit tout à l'heure » dit-elle en sortant dans le parc.
Jeff avait assisté à la cérémonie, mais était retourné au chevet de sa femme aussitôt. Pourtant, il fit irruption dans la grande salle et approcha de Drago qui discutait à voix basse avec ses amis.
La grande salle avait des allures mortuaires en ce jour. Tout le monde était vêtu de noir et l'habituel brouhaha incessant et bruyant était remplacé par une vague de murmures, comme si les gens avaient peur de violer le silence morbide qui caractérisait des funérailles.
« Elle est réveillée » annonça-t-il « elle demande à vous voir, tous même les jeunes »
Surpris, ils se regardèrent tous et suivirent Jeff jusque l'infirmerie. Elle était assise dans son lit, le drap monté au dessus de son ventre et le regard que lui lança son mari, la fit rougir de honte. Il ne faisait aucun doute que la discussion qui suivrait entre eux, serait houleuse. Elle avait un bandage autour de la tête et son regard s'agrandit quand elle vit tout ce petit monde encercler son lit.
« Bonjour Sonia, comment tu te sens ? »
Elle grimaça.
« J'ai connu mieux… » avoua-t-elle.
« Tu voulais nous voir ? » continua Drago.
Elle regarda Sébastian et sa main liée à celle de Charlène.
« J'imagine que vous avez dû soupçonner Sébastian, mais puisqu'il est toujours avec vous, j'en déduis donc que vous savez qu'il est innocent »
« Tu déduis bien. Tu sais qui vous a fait ça ? »
Les yeux de Sonia s'embrumèrent.
« Tu veux dire, quel est le traqueur qui a volé l'âme de ma sœur avant de la tuer, pour ensuite m'assommer ? Oui, je sais qui c'est » répondit-elle.
Sonia soupira et tous purent voir la tristesse de son regard.
« Il est grand temps de vous révéler l'histoire de notre famille » dit-elle.
OoO
Cassy était assise au bord du lac, les genoux repliés sous son menton. Elle ne cessait de ressasser. Si seulement elle ne lui avait pas dit ces choses, si seulement elle avait pour une fois dans sa vie, mit sa fierté de côté… Sybille serait venue à cette soirée et il ne lui serait rien arrivé !
La jeune fille entendit des pas sur l'herbe mouillée se rapprocher d'elle. Bientôt, deux jambes vêtues d'un pantalon de costume arrivèrent à ses côtés et ce ne fut que quand le garçon s'accroupi à sa hauteur, qu'elle se décida à tourner ses yeux vers lui.
Lui et son regard noisette, ses cheveux impeccablement coiffés, son si beau visage marqué par la douleur. Ce garçon, qu'elle aimait.
« Thomas » dit-elle simplement.
« Salut »
« Je croyais que tu ne voulais plus entendre parler de moi ? » fit-elle amer.
« Je te trouve bien culotée de faire du sarcasme » répliqua-t-il sèchement.
« J'ai saisi tu sais. Je sais ce que je t'ai fais, c'est inutile de venir me torturer le jour de l'enterrement d'un membre de ma famille ! » s'exclama-t-elle.
« Excuse-moi. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Écoute, je suis désolé pour ta tante, vraiment. Je voulais juste te présenter mes condoléances, c'est tout. Et puis j'étais en colère l'autre soir, tu peux au moins le comprendre non ? » répondit-il.
Elle ne répondit pas dans un premier temps et reporta son regard sur l'eau.
« Que veux tu que je te dise ? Je t'ai déjà dit que j'étais désolée. Je n'ai pas voulu tout ça tu sais »
« Non… mais ça c'est produit quand même »
« Qu'est ce que tu attends de moi exactement ? » demanda-t-elle en le regardant à nouveau.
« Tu es trop bouleversée pour le moment, laissons un peu tasser les choses » se ravisa-t-il en voulant se lever.
« Non attends je… »
Elle le retint par le poignet, mais lorsque sa peau entra en contact avec celle du jeune homme, ses paupières se révulsèrent et Thomas ne put se défaire de sa poigne. Elle avait une vision de son passé.
Elle les vit tout les deux, lors de la soirée du bal de charité.
« Ça veut dire petite fille, que toi et moi c'est terminé. Ne me parle plus, ne me regarde plus et si je pouvais me lancer un sort pour oublier jusqu'à ton existence je le ferais ! Je ne veux plus jamais que tu t'approche de moi t'entends ? Plus jamais ! » cria-t-il la faisant sursauter.
Elle le suivit comme son ombre à l'intérieur du château et le vit marcher à vive allure, en shootant dans tout ce qui se trouvait sur son chemin. Il avait l'air tellement en colère ! Il entra comme une furie dans la grande salle où la soirée battait son plein et se dirigea comme une flèche vers Max. Il bouscula brusquement Victoire et envoya son poing dans la figure de Max.
« Max ! » s'exclama Hermione.
« Hey ! » fit Drago en même temps.
« J'espère que t'es content, elle est toute à toi maintenant » cracha-t-il avant de faire demi tour et de sortir pour s'enfoncer dans le couloir.
« Père avait raison » l'entendit-elle.
Elle le suivit et son cœur cogna contre sa poitrine, lorsqu'elle le vit monter à la tour de divination presque aussi vite, baguette en main.
« J'ai beaucoup trop traîné. Je dois le faire, maintenant » murmurait-il alors qu'il entrait dans la salle de classe.
Mais elle était vide. Il n'y avait pas âme qui vive. Thomas scruta la salle et avança à pas de loup, sur le qui vive. Mais qu'est ce qu'il faisait là ?
Il regarda la porte menant à ses apparentements et y grimpa quatre à quatre, ouvrant la porte à la volée. Ce n'était qu'une chambre tout ce qu'il y a de plus banal, mais elle n'était pas là. Thomas inspecta la pièce de fond en comble et s'apprêta à sortir, quand une armoire attira son attention.
Il l'ouvrit, curieux et y trouva une boîte. Quand il l'ouvrit, il découvrit à l'intérieur une fiole. Fronçant les sourcils, il la prit, la déboucha et versa son contenu dans la pensine qui se trouvait dans l'armoire également.
Avec un frisson d'appréhension, Cassandra le vit plonger sa tête dans la substance grise qui tourbillonnait et se sentit happée avec lui, dans ce qui allait être l'un des plus grand tournant de sa vie, plus rien ne serait comme avant après cela, rien.
Toi ma douleur ma peine
qui ne me quitte pas
toi ma douce rengaine
qui ne me lâche pas
toi ma douleur ma peine
qui ne me quitte pas
toi ma douce rengaine
je t'en prie lâche moi
A suivre…
Et voilaaa bon je vois déjà d'ici les spéculations ! D'abords je veux savoir ce que vous avez pensé de ce chapitre ! L'accusation de Sébastian, vous l'aviez tous deviné lol bien évidemment, c'est un traqueur ! Bon vous savez tous qu'il n'a rien avoir avec ça maintenant (même si vous en étiez tous déjà certains avant de lire le chapitre lol)
Qu'avez-vous pensé de la réaction de Charlène ? Et Comment avez-vous trouvé Ted et Vic' ? Et puis la relation entre Sébastian et Charlène qu'en pensez-vous ? Quant à Cassy, que va-t-il lui arriver selon vous ? Thomas coupable ? (j'entends déjà vos cris d'approbation ! lol)
Allé, lâchez vous ! Laissez moi une petite trace siouplaiiit *-*
A vendredi tout le monde et merci de votre soutien pour ceux qui continue de me suivre régulièrement !
Bisou
Jess
PS: Les paroles de la chanson concernent Cassy
