Bonjour,
la suite du match et enfin un peu d'action :-)
Alors, je ne sais pas si vous suivez un peu le basket mais Klay Thompson, l'arrière des Golden State Warriors mon modèle pour Joël, vient de faire en finale (6ème match) pour la confédération de l'ouest contre l'Oklahoma City Thunder un match incroyable avec 41 pts marqués dont 11 tirs à trois points, un record en NBA.
Et quand on l'interroge sur le match, il répond : J'aurai dû en mettre 13 parce que j'ai raté quelques bonnes occasions...
Trêve de discours.
Bonne lecture
Pioupiou
j'espère que ce deuxième quart temps te plaira :-)
Deuxième quart temps
Banc de l'Espagne
Sanchez repousse sa bouteille d'eau vide et jette un œil sur ses adversaires.
Il avait tout de suite compris, avant même de mettre un pied sur le terrain, que le maillon le plus fort de l'équipe adverse serait aussi le plus facile à briser. Avec sa provocation gratuite, il avait espéré le décontenancer et provoquer une désorganisation dans les rangs adverses.
Cela avait marché. Pendant sept secondes et un panier. Pas une seconde de plus. Le capitaine qu'il avait cru toucher s'était repris tout de suite et il avait remis son pivot dans le rang.
Impressionnant.
Le premier quart temps s'est déroulé à peu près comme il l'avait prédit. Son équipe surclasse les japonais mais pas autant qu'il ne l'avait imaginé. Ils ne sont pas si mauvais pour des joueurs d'un pays qui ne s'était jamais distingué dans ce sport.
Pas au point de lui faire peur. Mais leur coach n'avait encore rien montré, il allait devoir être prudent pour la suite de son plan.
Il allait devoir tuer dans l'œuf les espoirs de cette jeune équipe.
Et il se ferait un plaisir de faire ça dans les règles.
Banc du Japon
Louise observe ses joueurs.
Ils ne sont pas trop fatigués et restent concentrés.
Elle s'apprête à parler lorsqu'elle reste une seconde interdite par le sourire d'Aomine qui est plus que ravi de jouer contre de tels adversaires.
- Akashi, tu as bien réagi en début de jeu, dit-elle en fixant Murasakibara.
Atsushi fait la moue d'un enfant de cinq ans que l'on réprimande pendant que Louise se dit qu'elle aurait eu du mal à justifier un changement après seulement sept secondes de jeu.
- Vous avez tous parfaitement tenu votre rôle. Sanchez va faire son premier mouvement. Je ne sais pas ce qui nous attend et j'ai horreur de ça. Mais il est suffisamment confiant pour croire qu'il va nous écraser en un quart temps.
00 : 00
15-24
Ballon en main, Akashi sourit avant de remettre le ballon en jeu.
Un vrai sourire qui décontenance aussi bien ses adversaires que certains de ses équipiers.
- Tout va bien, dit Midorima qui à ce moment se demande s'il est en train de poser une question ou de simplement faire l'état des choses.
Ce sourire si sincère semble sortir d'un souvenir pour tous les anciens de Teiko.
Akashi embrasse du regard la foule qui encourage avec le Japon avec toujours autant d'enthousiasme et d'énergie depuis la première seconde de match.
- C'est un spectacle auquel je pourrais assez vite m'habituer, dit-il.
Quel spectacle, se demande Takao qui a écouté l'échange avec curiosité.
Jusqu'à ce qu'il réalise alors qu'Akashi progresse prudemment vers la raquette adverse.
Si le public aime applaudir les vainqueurs une fois qu'ils ont gagné, il aime encore plus soutenir les challengers. Et voir tomber les plus grands.
Takao se souvient encore de la façon dont tour à tour les membres de la génération miracle avait crié pour encourager Seirin ou de la foule qui scandait le nom de Seirin pendant la finale de la Winter Cup.
Akashi n'avait jamais eu le soutien inconditionnel du public pendant le moindre de ses matchs. Pas à Teiko encore moins avec Rakuzan.
Cependant, malgré les encouragements, Akashi déteste cette situation.
Se forcer à jouer à un autre rythme avait été plus dur que prévu, ralentissant le jeu de l'équipe, rendant chaque passe, chaque action peu naturelle, même s'il est persuadé que personne ne l'avait réellement remarqué.
Et ils s'y étaient tous pliés sans difficultés.
C'était comme se mettre un handicap face à une équipe au moins aussi forte. Ce n'est pas étonnant qu'ils soient passés pour une équipe plus faible que leurs adversaires pendant ce premier quart temps.
Cela ne le dérange pas puisque que c'est la première phase du plan.
Mais le fait d'être obligé d'attendre les mouvements de l'adversaire, ça c'est une tactique dont il a l'habitude sur un plateau de shogi mais là, alors qu'il fait face à Sanchez, oui, ça l'énerve.
Et lorsqu'il met un pied dans le territoire adverse, il comprend tout de suite la tactique de son adversaire…
Tribunes
Kiyoshi observe avec intérêt Akashi complètement bloqué dès qu'il a mis un pied dans la raquette adverse. Le meneur espagnol a complètement verrouillé le jeu, il ne peut ni avancer, ni passer.
- On dirait la toile qu'Hanamiya a utilisé contre nous, dit Furihata sur sa gauche.
Oui, on dirait, pense Kiyoshi qui connait un peu trop bien les techniques d'Hanamiya. Mais si cela y ressemble, c'est bien plus poussé.
Chaque joueur ne peut rester immobilisé plus de trois secondes dans la raquette et cela force Akashi à tenter une action perdue d'avance.
Mais le capitaine réussit quand même un joli coup en obtenant une touche.
Lorsque l'ailier espagnol intercepte la passe de Kise, il peut voir ainsi de plus près la tactique espagnole. Et il comprend pourquoi cette stratégie est bien plus dangereuse que celle d'Hanamiya.
La contre-attaque est trop rapide pour que la défense se réorganise.
00 : 40
15-26
- Hanamiya, dit Kyoshi, retient les combinaisons et intercepte la balle parce qu'il sait à qui elle est destinée. Les espagnols anticipent le jeu parce qu'ils savent comment chaque joueur joue. Ils n'ont pas besoin de connaître leur tactique et vu qu'ils ont démontré qu'individuellement, ils sont meilleurs que les joueurs du cinq majeur, le coach ne peut pas faire de changements…
Sur le terrain Akashi se retrouve de nouveau dans la raquette complètement isolé de ses équipiers en face à face avec Sanchez.
Le compte à rebours des trois secondes de possession dans la raquette se réenclenchent.
Akashi décide de se lancer seul. Mais Sanchez arrive à lui faire perdre la balle qui part en touche. Pour l'Espagne.
- C'est comme si le meneur espagnol était en train d'affirmer que le Japon ne marquera plus aucun panier.
Oakland
- Joël, demande Stephen Curry, si je comprends bien ce que tu m'as expliqué, les japonais peuvent sortir à tout moment de cette situation en commençant à jouer normalement. Alors pourquoi ils se laissent faire ?
Joël s'amuse du fait qu'il arrive aussi bien à décrypter le plan de Louise. Même s'il se rend compte que le fait de connaître Louise, les espagnols et d'avoir joué contre les japonais l'aide à comprendre les intentions de son amie.
Encore quelques instants et il aurait tout loisir de leur expliquer…
- Pour ça, dit-il en montrant l'écran.
Les espagnols ont de nouveau le ballon et mènent l'attaque.
- Tu veux dire, demande Stephen Curry, que le capitaine japonais a fait exprès de perdre la balle pour que Sanchez puisse mener une véritable attaque et non une simple contre-attaque.
Joël acquiesce d'un hochement de tête, lui-même doit admettre que s'il ne connaissait pas les intentions de Louise, il n'y aurait vu que du feu. C'est déjà un grand le capitaine japonais.
- Ils devaient connaître la stratégie d'attaque choisie par Sanchez avant d'agir…
Sur l'écran, les espagnols s'avancent. Les équipiers de Sanchez neutralisent toute la défense pour laisser le champ libre à leur meneur qui n'a plus qu'à passer Akashi pour marquer.
- L'isolation, murmure Curry, c'est presque pas étonnant qu'il ait choisi une technique aussi égocentrique cet espagnol…
Cleveland
LeBron James observe avec attention l'attaque espagnol :
- Mais c'est notre technique d'attaque, s'exclame-t-il…
Avant de se mordre les lèvres en soupirant :
- Je ne saurais trop dire pourquoi, mais je trouve ça un peu vexant.
03 : 07
15-28
Temps mort pour l'équipe du Japon
Louise a enfin toutes les informations dont elle avait besoin pour contre attaquer.
- A partir de maintenant, dit-elle. On peut enfin passer à la deuxième phase du plan.
Ils acquiescent tous, sachant exactement quel est leur rôle.
Louise se pose devant Aomine :
- Je sais ce que j'ai à faire, dit-il avec un grand sourire.
- Il faut absolument que Sanchez ne se rende pas compte tout de suite que vous jouez en décalé. Chacun de nos changements de rythme doivent être suffisamment décousu pour apparaître comme des coups de chance et d'audace. Kise et toi êtes les plus indiqués pour cette partie du plan.
Aomine qui n'avait jamais aimé suivre un plan se dit que pour une fois, il allait faire une belle exception.
- Rappelez-vous une chose, dès que Sanchez comprendra notre manœuvre, il mettra un quart temps à prendre la mesure de l'équipe et changera sa tactique. Nous devons être très prudent alors Aomine et Kise, je compte sur vous pour nous éblouir !
Cleveland
Alors que le jeu repart, tous les membres des cavaliers regardent avec un plaisir évident Aomine jouer. Littéralement. Il s'amuse comme un gosse sur le terrain.
Libéré du carcan d'un jeu à contre temps, rempli d'une énergie qui ne demande qu'à exploser face à des adversaires d'un niveau qu'il n'avait encore jamais affronté d'égal à égal, Aomine fonce sur toutes les balles que lui donne Akashi. Bien que marqué par un joueur au moins aussi impressionnant que lui, son style peu académique fait des miracles. Il arrive à trouver des angles et des ouvertures impossibles et à chaque fois, le ballon rentre.
A chaque panier impossible, Kise répond par une acrobatie au moins aussi audacieuse.
Agissant comme deux électrons libres sur le terrain, le jeu commence à prendre une nouvelle tournure sur le terrain et sous les acclamations d'un public en liesse devant les prouesses de l'équipe nationale, l'écart commence lentement à diminuer.
Et l'espoir fleurit dans les yeux des spectateurs qui regardent avec fierté les deux jeunes joueurs qui portent leurs couleurs.
- Lucas, demande LeBron James, il s'appelle comment le numéro 8 déjà ?
- Aomine, Aomine Daiki.
LeBron James observe avec un regard de connaisseur un de ses tirs sans forme en murmurant :
- Il est pas mauvais ce gosse.
07 : 15
27-34
Temps mort pour l'équipe de l'Espagne
Banc du Japon
Louise profite du fait que ses joueurs soient assis pour poser ses mains sur les têtes d'Aomine et Kise qui n'arrivent pas à se départir de leurs grands sourires :
- Kise, Aomine, c'était parfaitement joué. Mais maintenant Sanchez a compris. Plus besoin de tenter de cacher quoi que ce soit, vous pouvez tous jouer à fond. On devrait avoir un quart temps entier avant que Sanchez ne recale ses joueurs sur notre véritable rythme.
Les autres membres du cinq majeur se permettent enfin un sourire. Même Midorima commençait à en avoir marre de voir les deux ailiers leur voler la vedette alors qu'ils ne pouvaient pas jouer à fond.
- Nous devons tout faire pour marquer un maximum de points avant de sortir notre dernier atout.
Tous acquiescent en jetant un bref coup d'œil à Kuroko. Puis Louise se tourne vers Midorima et Kise avec un petit sourire.
- Je compte sur vos trois points.
Oakland
Dès la remise en jeu, les japonais accélèrent l'allure et Midorima surprend son adversaire et tire un trois points de fond de cour qui arrache l'approbation de toute l'équipe.
07 : 45
30-34
Et le jeu devient un festival de trois points qui s'enchaînent pour les japonais. Pour chaque panier que marque les espagnols, Akashi dirige le ballon sur Kise ou Midorima qui déjouent la défense pour mettre un trois points aériens que toute l'équipe acquiesce.
Trois points contre deux.
Le calcul est simple à faire et pour la première fois depuis le début du match, les japonais commencent enfin à prendre l'avantage.
Stephen Curry observe le jeu avec une expression que tous ses équipiers connaissent bien :
- Cette partie devient enfin civilisée, dit-il en croisant les bras.
Dans les tribunes, les spectateurs applaudissent à tout rompre les trajectoires insensées des tirs de Midorima et de Kise qui le copie parfaitement. Les espagnols ne se laissent cependant pas déborder et répondent à chaque attaque.
Mais l'écart se creuse.
Et lorsque le coup de sifflet annonce la fin du deuxième quart temps, les japonais ont pris l'avantage. La différence n'est pas grande mais elle est là.
10 : 00
48-44
Mi-Temps
Banc de l'Espagne
Sanchez crispe les mains rageusement.
CALME-TOI !
Il s'était fait avoir comme un idiot ! Il n'avait pas imaginé une seule seconde que ses adversaires s'étaient volontairement contraints à jouer à un rythme décalé.
De nouveau, il crispe ses poings.
Calme-toi !
Un de ses équipiers tente de s'approcher mais renonce assez vite devant l'aura noire qui se dégage du meneur.
Sanchez prend une longue inspiration.
Il doit retrouver son calme. La dernière fois, contre la France, il avait fait l'erreur de paniquer et il avait perdu.
Calme-toi.
Les battements de son cœur commencent enfin à reprendre un rythme normal.
Les japonais sont meilleurs qu'ils ne le croyaient. Mais leur petit stratagème ne leur avait fait que gagner du temps. Et il ne ferait pas la même erreur deux fois.
Calme-toi.
Cela prendrait un peu plus de temps mais il ne perdrait pas.
Surtout pas contre le Japon.
Banc du Japon
Louise jette un coup d'œil rapide aux résultats des autres matchs auxquels assistent Riko et Momoi. Comme prévu, il n'y a aucune surprise dans les scores, les favoris ont déjà l'avantage. Elle aurait préféré voir l'Australie devancer la France, mais elle s'y attendait.
Elle reporte son attention sur ses joueurs et pose une main sur l'épaule de Kise qui a encore du mal à reprendre son souffle et l'autre sur celle d'Aomine.
- Vous avez été parfaits mais vous devez passer la main.
Aomine ne peut s'empêcher de montrer sa déception mais Kise est plutôt soulagé. Il avait utilisé ses talents à fond et n'aurait pas pu jouer une seconde de plus.
- On a besoin de creuser l'écart au maximum et on aura besoin de vos trois points, dit Louise en se tournant vers Hyuga.
Le capitaine de Seirin est aussi surpris qu'heureux de la situation. Il ne s'attendait pas à jouer aussi vite. Et Midorima acquiesce le choix de Louise. Pendant leurs trois semaines d'entraînement, Hyuga avait gagné son respect par son jeu, ses tirs à trois points plus qu'honnêtes et son sérieux.
Jouer avec le capitaine de Seirin à ses côtés allait lui plaire.
- Comptez-sur moi coach !
- Kagami, tu remplaces Aomine.
L'as de Seirin sourit de toutes ses dents en apprenant la nouvelle. Depuis le temps qu'il rongeait son frein sur le banc. Il s'était un peu vexé quand la coach lui avait dit qu'il n'arriverait pas à suivre un rythme décalé comme les autres.
Il n'avait pas voulu la croire mais le simple spectacle de ses amis en train de brider leur jeu l'avait fait bouillir d'impatience sur le banc et il avait dû admettre qu'elle avait eu raison.
Il n'aurait jamais pu se retenir face à de tels adversaires !
Aomine lui tend son poing pour lui passer le relais.
- T'as intérêt à assurer !
France/ Australie
51-43
Banc de la France
Ferry regarde ses joueurs se reposer sur le banc.
Comme prévu, la défense australienne est une vraie passoire. Mais leur attaque est suffisamment redoutable pour qu'il ait mis ses titulaires sur le terrain dès la première minute du match.
Mais sans trop forcer, l'écart avait commencé lentement mais sûrement à se creuser. Et déjà l'issue du match ne sera pas une surprise. Il prévoit déjà de mettre son cinq majeur au repos en prévision de la partie suivante pendant la deuxième moitié du match.
Son assistant lui apporte les premiers résultats des autres matchs. Sans surprise, l'Argentine domine la Côte d'Ivoire et la Chine le Sénégal. Puis il regarde les résultats du match Espagne/Japon.
C'est le meilleur scénario possible. Les deux équipes sont au coude à coude et ils n'auraient qu'à cueillir les vainqueurs au match suivant.
Mais voir l'Espagne se faire mener de quelques points à la mi-temps alors qu'en finale de coupe d'Europe, son équipe n'avait jamais réussi à prendre l'avantage de la partie…
Il ne peut s'empêcher d'avoir un désagréable pressentiment.
Argentine/ Côte d'Ivoire
45-32
Banc de l'Argentine
Ginobili observe avec un petit sourire les joueurs de son cinq majeur tourner en rond sur le banc. La Côte d'Ivoire avait une équipe meilleure qu'il ne l'avait anticipé mais pas au point de le forcer à mettre ses meilleurs joueurs sur le terrain.
Et ses remplaçants avait mis un point d'honneur à jouer à fond contre leurs adversaires.
Son assistant vient de lui donner les premiers résultats des autres matchs et il n'a pas encore osé les regarder.
Curieusement, il a un peu peur de regarder les premiers résultats du match de l'amie de son équipier. Parce que s'il n'aime pas l'équipe d'Espagne, il reconnait sa valeur et sait que le Japon ne s'est jamais distingué à ce niveau de la compétition. Il a presque peur d'être déçu si l'écart était trop grand pour espérer un retournement de situation.
Il prend une grande respiration et regarde les chiffres.
Et lorsqu'il lève les yeux, il tombe sur le regard de son passeur qui attend son verdict avec la même anxiété qu'il avait eu une seconde avant les résultats.
- Alors ? demande-t-il sans arriver à cacher la lueur d'espoir qui brille dans ses yeux clairs.
Ginobili s'amuse de la situation. Son passeur d'ordinaire si impassible s'était trouvé un rival et il avait redoublé d'effort depuis qu'il avait vu le jeu de ce petit japonais.
- La France mène 51 à 43 contre l'Australie …
Gabriel montre des signes évident d'impatience alors Ginobili fait exprès de faire traîner un peu les choses.
- … la Chine 41 à 35 contre le Sénégal…
Le spectacle de Gabriel qui s'impatiente amuse énormément ses équipiers qui n'ont pas l'habitude de voir autant d'émotions sur le visage d'ordinaire impassible de leur sixième joueur.
Alors ses joueurs commencent à l'interpeller, l'un après l'autre, pour un oui pour un non.
Leurs motifs devenant de plus transparents à chaque seconde qui passe. Et plus ridicules aussi.
- Coach ! s'énerve Gabriel. Est-ce que…
- Le Japon mène, l'interrompt-il.
Le rare sourire qu'il lui retourne rend tous ses équipiers muets d'étonnement. La dernière et seule fois en fait où ils l'avaient vu sourire comme ça, ils venaient de gagner contre les Etats-Unis.
Note de l'auteur : La technique de l'isolation, c'est la technique phare des Cleveland Cavaliers, une technique qui laisse LeBron James seul face à celui qui le marque et qui leur a permis de tout gagner pendant longtemps.
Mais, alors que cette technique leur a permis de tout gagner marche de moins en moins bien, l'attachement à cette technique de l'équipe de Cleveland devient peu à peu une source de critiques voire de railleries dans le monde du basket.
